Jeanne Maxime-David
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 89 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Jeanne Marie Charlotte Léonie Malvoisin |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Conjoint | |
| Enfant |
Jeanne Malvoisin, dite Jeanne Maxime-David (née le à Chaumont et morte le dans le 16e arrondissement de Paris[1]), est une femme de lettres française. Amie, entre autres, de Julien Cain, de Tristan Bernard, de Marcel Prévost, de Charles Munch et de [[{Geneviève Maury]]{Sfn|Romilly|2011|p=90, 121, 192-193}}, elle est la mère de l'helléniste et académicienne Jacqueline de Romilly.
Biographie
Fille d'un professeur de lettres[2], elle est élève du Lycée Molière (1897-1904) ou elle a pour camarade Geneviève Maury[3],[4] Jeanne Malvoisin épouse Maxime David, un jeune et brillant normalien agrégé de philosophie, quelques années avant la guerre de 1914-1918. Une fille, Jacqueline, naît de leur union en . Mais le caporal Maxime David est tué au front le , à Saint-Mard-les-Triots dans la Somme[5].
Élevant désormais seule sa fille, elle entame quelques années plus tard une carrière littéraire sous le nom de plume de Jeanne Maxime-David[5]. La publication de ses romans donne lieu, dès , à des articles de presse élogieux saluant leur « saveur ironique », le « don d'observation, l'intelligence aiguë et la pénétrante malice » de leur auteur[6]. Parmi les critiques les plus éminents ayant célébré son talent d'écrivain et ses dons pour le théâtre, figurent René Lalou, Ramon Fernandez, Robert Brasillach, Marcel Arland, Gabriel Marcel et Albert Thibaudet[7]. En 1922, la pièce de théâtre L'Amitié imprévue, écrite en collaboration, obtient le second prix d'un concours organisé par Comœdia ; elle est représentée au Casino de Nice et au Théâtre de l'Athénée. Pendant plusieurs années, elle publie chaque mois une nouvelle pour des hebdomadaires comme Candide et Gringoire. En 1934, le roman Amélie est publié d'abord en feuilleton dans le journal Le Temps[8].Ce roman frôla le prix Goncourt[9].
Ces succès littéraires n'empêchent pas Jeanne Maxime-David d'exercer également plusieurs autres activités : elle est un temps journaliste politique à la radio[10] et lectrice pour Gaston Baty au Théâtre Montparnasse[11]. Peu après la Libération, elle devient membre du Comité de lecture et du Comité des Lettres et des Arts pour la radio auprès, entre autres, de Pierre Descaves : elle lit des manuscrits de pièces de théâtre pour apprécier leur valeur afin d'envisager leur éventuelle diffusion et se lance également dans la traduction d'œuvres depuis l'anglais[12]. Proposant ses propres œuvres sous des pseudonymes, elle devient ainsi un auteur de théâtre radiophonique[13]. Elle est en outre l'auteur d'un grand nombre d'adaptations pour la radio des œuvres de Maupassant, Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Émile Zola et Jules Verne[14].
Sa vie est racontée par sa fille, Jacqueline de Romilly, dans un récit autobiographique intitulé Jeanne, écrit en 1977 et publié en 2011[15].
Œuvres
Romans
- La Victoire des dieux lares, Grasset, 1923
- Le Puits aux abeilles, Éditions de l'Œuvre, 1923
- Un homme comme quelques autres, Flammarion, 1926
- Balancez vos dames, Flammarion, 1928
- Premier inceste, Flammarion, 1928
- Amélie, Plon, 1934
- Madame Lafarge, 1952
- Mazaniello
- Pourquoi as-tu fait ça ?
Théâtre
- L'Amitié imprévue, 1922
- la Nouvelle Marée, 1922
- Goha le simple (adaptation théâtrale du livre d'Albert Adès et Albert Josipovici)
- Michel Lambertier
- Le Banc
- Le Stylo vide
- La Maison d'Isabelle
ainsi que de nombreuses adaptations théâtrales et pièces pour la radio.
Nouvelles
- La vie n'est pas un roman (recueil de trois nouvelles)
Notes et références
- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 16e, no 243, vue 1/31.
- ↑ Romilly 2011, p. 15.
- ↑ Marie-Louise Rançon, Femmes savantes II : 80e anniversaire du lycée Molière, Paris, Association des anciennes élèves du Lycée Molière,
- ↑ Centenaire du lycée Molière. Mémorial 1888-1988, La Châtre, , 133 pages
- « Discours de réception de Jules Hoffmann » (Discours de réception de M. Jules Hoffmann au fauteuil de Mme Jacqueline de Romilly de l’Académie française), sur academie-francaise.fr, (consulté le ).
- ↑ Romilly 2011, p. 75.
- ↑ Romilly 2011, p. 143-144.
- ↑ Romilly 2011, p. 142.
- ↑ Marie-Claude Martin, « Par pudeur, Jacqueline de Romilly voulait que «Jeanne» ne soit publié qu’après sa mort », le temps, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Romilly 2011, p. 121.
- ↑ Romilly 2011, p. 151.
- ↑ Romilly 2011, p. 209, 215 à 218.
- ↑ Romilly 2011, p. 197 à 203.
- ↑ Romilly 2011, p. 213 à 215.
- ↑ « Le livre secret de Jacqueline de Romilly », sur Le Figaro, (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Jacqueline de Romilly, Jeanne, Paris, Éditions de Fallois, , 248 p. (ISBN 978-2-87706-757-7).

Liens externes
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Portail de la littérature française et francophone