Jacqueline de Romilly

Jacqueline de Romilly
Fonctions
Présidente
Sauvegarde des enseignements littéraires (d)
-
Fauteuil 7 de l'Académie française
-
Président de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
Présidente
Association Guillaume-Budé
-
Présidente
Association des lauréats du concours général
-
Présidente
Association pour l'encouragement des études grecques en France
Secrétaire générale
Association pour l'encouragement des études grecques en France
-
Raymond Weil (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jacqueline David
Pseudonyme
Jacqueline Rancey
Nationalités
grecque (à partir de )
française
Formation
Activités
Père
Mère
Conjoint
Michel Worms de Romilly (d) (de à )
Autres informations
A travaillé pour
Collège de France (-)
École normale supérieure de jeunes filles (-)
Université de Lille (-)
Université de Paris (-)
Université de Bordeaux (d) (-)
Membre de
Maître
Distinctions
signature de Jacqueline de Romilly
Signature.

Jacqueline Worms de Romilly[N 1], plus connue sous le nom de Jacqueline de Romilly, née Jacqueline David le à Chartres et morte le à Boulogne-Billancourt, est une philologue, essayiste, traductrice et helléniste française.

Elle reçoit de la Grèce la nationalité hellénique en 1995, à titre honorifique.

Membre de l'Académie française, première femme professeur au Collège de France et première femme membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, elle est connue pour ses travaux sur la civilisation et la langue de la Grèce antique, en particulier à propos de Thucydide, objet de sa thèse de doctorat.

Biographie

Origines familiales

Née à Chartres[1] le [2], Jacqueline David est la fille de Maxime David, un philosophe appartenant à une famille juive et de la femme de lettres Jeanne Maxime-David, née Malvoisin.

Maxime David est élève du Lycée Janson de Sailly, obtient lors du concours général de 1900, les mêmes résultats que ceux de sa fille en 1930[3]. Il est normalien, reçu cacique dans la section lettres, en [4]. Il est élève d’Émile Durkheim, de Lucien Lévy-Bruhl,et de Marcel Mauss.Il rédige sous la direction d'Émile Durkheim un mémoire pour son diplôme d'études supérieures sur "Le Communisme sexuel en Australie"[5]. Parallèlement, il prépare l'agrégation de philosophie, qu'il réussit à la première place en 1907[5]. Il est professeur agrégé de philosophie successivement à Avignon[6], Saint-Quentin[5],[7] et Chartres. Il est traducteur de David Hume, d’Eduard Meyer et de William James. Le caporal Maxime David, mobilisé au 102e régiment d'infanterie est tué au front le , à Saint-Mard dans la Somme, lors de la Première Guerre mondiale[8],[9],[10],[11]. Étant Mort pour la France, son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale[12],[5],[1].

Maxime David, est le fils de Lucien David, un agent de change à la Bourse de Paris, victime d’un assassinat par six balles de pistolet, le 21 septembre 1902, à Étretat, sur la route de Fécamp[13].Cet homicide est considéré comme un crime passionnel commis par Jean Syndon, car ce dernier entretenait une relation adultère avec Alice David qui lui avait commandé des tableaux de sa famille[14],[15] ,[16],[17],[18].Il a deux frères qui décèdent durant la Grande Guerre[19].Elle est la nièce du journaliste de l’Action française Pierre David.

Maxime David rencontre Jeanne Malvoisin, ancienne élève du lycée Molière (1897-1904)[20], à la Sorbonne, où ils suivent les cours d'Henri Bergson.Ils se marient le à la mairie du 16e arrondissement[21].Elle est la fille d’un professeur de lettres[22].Elle perd son frère durant la Première Guerre mondiale[19].Elle devient femme de lettres, journaliste et traductrice après la Première Guerre mondiale[23].Elle écrit des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre sous le pseudonyme de Jeanne Maxime-David[23].Elle est lectrice de Gaston Baty au Théâtre Montparnasse[23]. Elle est journaliste politique à la radio[23].Elle écrit des pièces radiophoniques à la demande de Pierre Descaves[23].Elle est auteur d’un grand nombre d’adaptation d’œuvres littéraires pour la radio[23]. Elle est amie , entre autres, de Julien Cain, de Tristan Bernard, de Marcel Prévost, de Charles Munch et de Geneviève Maury[23],[1].Jacqueline de Romilly n’a jamais lu un seul ouvrage écrit par sa mère[24].

Jacqueline David n’est reconnue comme pupille de la Nation que le 13 mars 1921[19].Jeanne David élève désormais seule sa fille, avec l'objectif que son enfance ne se ressente pas de la mort de son père, tout en désirant la voir première de sa classe[8]. Elle connaît une enfance heureuse dans leur appartement de la rue des Bauches, dans le 16e arrondissement de Paris[23].

Études

Jacqueline David suit ses études secondaires au lycée Molière (1924-1931) où elle croise Christiane Desroches Noblecourt, Solita Salgado, Nicole Weil-Salon et Dominique Desanti[20]. En 1930, elle est la première lauréate féminine du concours général[N 2], avec un premier prix de version latine et un deuxième prix de version grecque et obtient l'année suivante un accessit de philosophie.Elle réussit dans les mêmes disciplines et avec les mêmes prix que son père en 1900 [25].L’évènement est salué par la presse notamment par Pierre Lazareff[26],[27],[20],[28], sans déclencher quelques inquiétudes sur le futur d’une jeune fille aussi brillante[19].Sa mère avait répondu à un journaliste que si la jeune fille réussissait la première partie de son baccalauréat, elle ferait « sa philo » mais qu’elle préférerait pour elle « un bon mari pas trop embêtant ! » [25].Jacqueline de Romilly se souviendra de cette époque et de cette première place de « Première » avec humilité :Il n’y avait pas de grec, on ne se rend pas compte que ces choses qui nous paraissent évidentes sont récentes. Je l’ai déjà dit pour ma vie car c’est tout à fait net. J’ai fait du grec la première année où il y avait grec pour les filles. J’ai été prise au concours générale, la première année où les filles avaient le droit de concourir au concours général et j’ai été la première femme ici ou là, pas parce que j’étais mieux que les autres mais parce que c’était la première année qu’on pouvait[19].

Après ses classes de Lettres supérieures et de Première supérieures au lycée Louis-le-Grand, elle est admise à vingt ans à l'École normale supérieure (promotion 1933[N 3],[1]),dans les pas de son père , dans la même promotion que Pierre Amandry, Roger Caillois, André Chastel, Alain Guillermou, Georges Gusdorf, Henri Maldiney et Ernest Will[26]. En 1933, sa mère lui offre en cadeau une édition ancienne de l’Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide, œuvre qui va avoir une influence déterminante sur sa vie[8].

Affiche de la pièce Les Perses d’Eschyle interprété par le Groupe de théâtre antique de la Sorbonne en 1936.

Élève de Louis Bodin[29]et de l'helléniste Paul Mazon, elle est reçue 10e à l'agrégation de lettres[1] en 1936. Elle tient le rôle de la reine dans Les Perses d’Eschyle, lors de la représentation inaugurale du Groupe de théâtre antique de la Sorbonne qui se déroule dans la cour de la Sorbonne aux côtés de de Jacques Veil et de Roland Barthes, sur une mise en scène de Paul Mazon en 1936[30],[31].

Mariage et début dans l’enseignement

Renonçant à la bourse de recherche dont elle bénéficiait, elle demanda un poste d’enseignant et fut nommée professeur lycée à Bordeaux[8], Tournon et Montpellier entre 1936 et 1939, elle est ensuite chargée de cours à l'université de Bordeaux pour l'année 1939-1940[30]. Alors que son travail de thèse, était engagée sur Thucydide, la guerre éclata[8].

Elle se marie à l’église en 1940 avec Michel Worms de Romilly[1],[8], éditeur aux Belles Lettres, dont elle divorce en 1972[N 4]. Elle garde néanmoins le nom de son mari, ainsi qu’une maison de famille en Provence, au pied de la montagne Sainte-Victoire.

Pendant la Seconde Guerre mondiale

Son mari part sous les drapeaux. A la nouvelle de l’armistice, elle songe à passer en Angleterre mais elle y renonce pour attendre son mari démobilisé. La famille s’établit à Toulouse dans des conditions matérielles difficiles puis rejoint Aix-en-Provence[19].Du fait de l'origine juive de son père comme de son mari (descendant d'Olry Worms de Romilly), elle se voit refuser le droit d'enseigner par le régime de Vichy en et son mari perd son travail[8],[23]. Jacqueline de Romilly en parlera bien plus tard comme d’un « accident de l’Histoire, une honte provisoire pour les autres » mais nullement une humiliation[19].Ils quittent Paris et sont obligés de se cacher dans la campagne d’Aix-en-Provence.Ils vivent avec mère et belle-famille[23]. Sa mère ne la quitte pas durant cette période d’occupation de la France par l'Allemagne,car le couple utilise son nom pour leur identité.Après s’être caché dans la maison de son mari à Aix-en-Provence, puis à Aix-les-Bains, et Clermont-Ferrand (où ils échappent de peu à une rafle à leur hôtel), et enfin un village en Savoie. Il leur faut souvent changer de cachette[19]. Pour supporter cette période, Jacqueline de Romilly s’évade à travers la préparation de sa thèse d’État sur Thucydide et la guerre du Péloponnèse[23],[29].

Carrière universitaire

Réintégrée dans la fonction publique après la Libération, elle enseigne en khâgne au lycée de jeunes filles de Versailles (lycée La Bruyère) de 1945 à 1949[29].En 1946-1947, elle est assistante à la Sorbonne[32],[8]. Après avoir soutenu sa thèse d'État de doctorat ès lettres en 1947 à l'université de Paris, sous le titre Thucydide et l’impérialisme athénien : la pensée de l’historien et la genèse de l’œuvre[8], elle est nommée maître de conférences en 1949, puis professeur de langue et littérature grecques classiques à l'université de Lille[33] (1951) poste qu'elle occupe de 1949 à 1957[1]. Elle enseigne en même temps à l’École normale supérieure de jeunes filles (Sèvres) de 1953 à 1960, et à la Sorbonne de 1957 à 1973[1], dont elle dirige l'UER de grec à l'université Paris IV-Sorbonne de 1969 à 1973, qu’elle sut préserver l’unité et l’harmonie dans la tourmente de 1968[29], et directeur de l'École doctorale « Mondes de l'Antiquité » de 1969 à 1973[33],[29].

La Sorbonne

Elle participe alors à de nombreux colloques ou congrès internationaux portant aussi bien sur Thucydide que sur les sophistes ou le théâtre grec. Elle noue des relations avec nombre de savants comme Peter Green, Albin Lesky (en), Wolfgang Schadewaldt, Vincent Robin d'Arba Desborough, Arnaldo Momigliano, Georges Méautis, Mario Untersteiner, Bruno Snell (en), Helmut Berve, Thomas B. L. Webster, Peter von der Mühll, Giorgio Colli, Bernard van Groningen (nl), Nathan Grinbaum, Ronald Syme, Jean Bingen, Russell Meiggs, Marie Delcourt, Moses Finley, Friedrich Solmsen, Joseph Hardy, Carsten Høeg (en), Geoffrey de Ste. Croix, Dionisie Pippidi (it), Francisco Rodríguez Adrados, Herbert Jennings Rose, Ioannis Kakridis, Arnold Wycombe Gomme ou John Boardman et acquiert bientôt une renommée internationale[30],[34],[29],[26].Elle participe à la création du Thesaurus Linguae Graecae, en 1971, un centre de recherche à l'université de Californie à Irvine consacré à la réalisation d'une base de données regroupant l'ensemble des textes écrits en grec[35].

Le Collège de France

À partir de 1973[2], elle occupe la chaire de la Grèce antique au Collège de France[1], où elle est la première femme professeur car « Certainement des professeurs du Collège de France ont voté pour moi car j’étais une femme et beaucoup plus qu’à cause de mon grec dont ils se moquaient éperdument. Alors bon, j’en ai profité mais j’étais sûre qu’il y avait ce désir de marquer que le Collège pouvait accueillir une femme. Alors c’était glorieux et intimidant. Du coup je me suis dit qu’il fallait en être digne et faire un travail scientifique poussé… poussé.»[19].Elle y dispense un cours sur La Grèce et la formation de la pensée morale et politique. Elle enseigne également à l’étranger, à Oxford et Cambridge, ainsi que dans différentes universités des États-Unis, et donne de nombreuses conférences en Grèce[30]. Jacqueline de Romilly prend sa retraite en 1984, à l'âge de 70 ans[8]. Elle devient alors professeur honoraire du Collège de France[36].

Outre ses fonctions d'enseignement, elle exerce également au sein de jurys de concours d’agrégations de Lettres et de Grammaire, des Écoles normales Supérieures, de l’École nationale des Chartes et de l’École du Louvre[29],[34],[30].Elle assume des responsabilités au sein d’institutions françaises :le comité consultatif des universités, le Centre national de la recherche scientifique, à l'École française d'Athènes, à l’École française de Rome, à Institut français d'archéologie orientale, à l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient, à la Fondation Thiers, au Conseil scientifique de l’Institut de recherche et d'histoire des textes, à la Commission consultative des recherches archéologiques à l’étranger (1968-1986), membre du conseil d’administration de l’ORTF (1968-1974) et de la Bibliothèque nationale (1975-1984), et président de la commission française pour l'UNESCO (1982-1994)[29],[34],[30].

Par ailleurs elle est membre des comités scientifiques de nombreuses institutions étrangères entre autres :la Fondation Hardt pour l'étude de l'Antiquité classique (1958-1996), de l’Institut archéologique allemand d'Athènes, de l’Institut archéologique australien à Athènes (en), de l’Institut archéologique autrichien d'Athènes, de l’École belge d'Athènes, de l’Institut canadien en Grèce, de l’Institut danois d'Athènes, de l’École américaine d'études classiques à Athènes, de l’Institut finlandais d'Athènes, de l’Institut géorgien d'Athènes, de l’Institut irlandais d'études helléniques à Athènes (en), de l’École archéologique italienne d'Athènes, de l’Institut norvégien d'Athènes, de l’ Institut néerlandais d'Athènes (en), de l’École britannique à Athènes, de l’Institut suédois à Athènes, de l’École suisse d'archéologie en Grèce, de l’Institut d'étude de la préhistoire égéenne pour la Crète orientale (en), et de la Bibliothèque nordique à Athènes (en)[34],[36],[29],[30].

Militante pour les études grecques classiques

Aryballe [vase antique] en forme de chouette et logotype de la section grecque de la « Collection des universités de France ».
 
Aryballe [vase antique] en forme de chouette et logotype de la section grecque de la « Collection des universités de France ».
Aryballe [vase antique] en forme de chouette et logotype de la section grecque de la « Collection des universités de France ».

Elle est secrétaire de rédaction en 1936, chroniqueur en 1939, chef de service en 1946, rédacteur en chef en 1949, directeur de la Revue des études grecques de 1953 à 1988.Elle codirige la Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes de 1962 à 1987[37].Elle est rédacteur en chef des revues : l’Année philologique, la Revue des études anciennes, le Bulletin de correspondance hellénique, la Revue historique, le Journal des savants, Archéologia, rédacteur en chef adjoint de la Revue du Nord, ainsi que chef de service dans Les Nouvelles de l'archéologie et la Revue des deux Mondes[32].

Elle est responsable de la série grecque de la collection Études anciennes aux Belles Lettres de 1949 à 1993. Elle est responsable de la série grecque de la Collection des universités de France aux Belles Lettres de 1955 à 1993 en collaboration avec Alphonse Dain jusqu’en 1964, puis avec Jean Irigoin de 1964 à 1993[38].

Elle est trésorier de 1948 à 1953, secrétaire général de 1953 à 1962, puis présidente de l’Association pour l'encouragement des études grecques en France en 1962.Depuis 1963 elle est présidente d’honneur de l’association[37].Elle est trésorier de 1955 à 1973, secrétaire général de 1973 a 1980, puis préside l'Association Guillaume-Budé de 1980 à 1984.Par ce titre de présidente de l’association, elle est ex officio président du conseil de surveillance des éditions Les Belles Lettres,et des éditions Klincksieck durant cette même période[38].Elle devient présidente d'honneur des deux maisons d’éditions et de l’association[38],[39].Elle préside la Société de linguistique de Paris en 1964 avant d’être sa secrétaire entre 1971 et 1978[40].Elle est la présidente fondatrice de l’Association des professeurs de langues anciennes de l'enseignement supérieur de 1968 à 1972[41].Elle est secrétaire général de la Fédération internationale des associations d'études classiques de 1969 à 1989[42].Elle préside l’Association des lauréats du concours général de 1978 à 1983[43].En février 1978 elle fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l’Europe des libertés[44].Elle fonde en l'association Sauvegarde des Enseignements littéraires, qu'elle préside jusqu'en [45].

Elle passe à Apostrophes, l’émission célèbre de Bernard Pivot, et y gagne une grande popularité.Jacqueline de Romilly est notamment à l'origine de deux actions : l'appel à témoignage, avec Nikos Aliagas, destiné à « inviter des jeunes de 13 à 15 ans à témoigner, par écrit, d’actes de solidarité réalisés par d’autres jeunes qu’ils connaissent »[46], et une campagne de levée de fonds (soutenue par l'UNESCO) destinée à financer le reboisement des forêts grecques dévastées par les incendies de l'été 2007[47].

Souvent en désaccord affiché avec le fonctionnement du système éducatif français[48], elle publie en 1984 un ouvrage très engagé sous le titre L’Enseignement en détresse, puis prononce un discours à l’Institut de France en 2008, intitulé Enseignement et éducation[49]. Lors de sa dernière intervention publique, elle déclare : « Nos ennemis ne sont pas à l'extérieur, mais bien à l'intérieur de l'Institution », visant le courant « pédagogiste » qui noyaute le ministère de l'Éducation nationale[50].

À partir des années 1990, le désir de faire découvrir à un public plus large les beautés de la littérature grecque, que l’institution scolaire tend à négliger, conduit Jacqueline de Romilly à écrire des ouvrages moins techniques, qui confrontent la culture grecque aux problèmes de notre temps : elle raconte alors Alcibiade ou les dangers de l’ambition (Paris, de Fallois, 1995), Hector (Paris, de Fallois, 1997) ou l’Orestie (2003) ; elle expose les Problèmes de la démocratie grecque (1975) ou montre La Grèce antique à la découverte de la liberté (1989) ou La Grèce antique contre la violence (2000). Et elle poursuit avec une énergie que l’âge laisse inentamée sa croisade en faveur de l’étude du grec et de la littérature grecque, publiant encore en 2000, en collaboration avec Jean-Pierre Vernant entre autres, Pour l’amour du grec (Paris, Bayard, 2000) ou, les Petites leçons sur le Grec ancien (Paris, Stock, 2008)[29],[26].

Pour son inlassable défense et son illustration des études grecques classiques, elle est honorée de la nationalité grecque en 1995. La cérémonie a lieu sur la Pnyx. Elle est nommée par la Grèce « ambassadrice de l'hellénisme » en 2000[26], [34].

Membre de l’Institut de France

Institut de France

Elle est élue à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le , au fauteuil de l'helléniste Pierre Chantraine. Elle est la première femme élue à cette académie[8],[2], qu'elle préside en 1987.A partir du 24 juin 1983, elle est conservateur de la Villa Kerylos qui appartient à l’Institut de France[51].

Le , à 75 ans, elle devient la deuxième femme, après Marguerite Yourcenar, à entrer à l'Académie française : elle est élue au 7e fauteuil, précédemment occupé par André Roussin, le même jour que Jacques-Yves Cousteau[8].Marguerite Yourcenar ayant refusé l'habit vert, Jacqueline de Romilly est la première femme à le porter[52].Elle est reçue sous la coupole par Alain Peyrefitte le 26 octobre 1989.La cérémonie est filmée intégralement par la télévision française et diffusée par la chaîne FR 3. Cependant, elle préfère remplacer l’épée par un attribut féminin, un sac à main brodé de palmes[53],[21],[26],[34]. Elle a reçu une broche symbolique après son élection à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1975[26],[34],[21]. Lors de son installation, le nouvel académicien se voit attribuer un mot du dictionnaire ; celui de Jacqueline de Romilly est « Lance »[1],[21],[26],[34]. Elle demeure la seule femme à avoir été membre de deux académies de l'Institut de France.Elle participe activement à la commission du Dictionnaire[26],[34].

Le , elle est reçue à l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, avec un discours intitulé Mythe et tragédie dans la Grèce antique[54], [26],[34].

Elle reçoit sous la Coupole Hector Bianciotti en 1997, et est déléguée à la séance publique annuelle des cinq Académies en 1994 et en 2008. Avec son discours de réception et sa réponse au discours de réception de Hector Bianciotti, elle prononce neuf discours dans le cadre de ses travaux académiques[1],[26],[34].

En 2009, elle devient la doyenne d’âge de l’Académie française, à la mort de Claude Lévi-Strauss[26],[34].

Fin de vie et mort

À partir de 1997, elle perd progressivement la vue, mais son entourage lui permet de maintenir un rythme de publications soutenu[8].Elle doit se faire lire ou enregistrer sur cassette les textes dont elle souhaite prendre connaissance. Elle doit dicter les articles ou ouvrages qu’elle prépare[26],[34].

Ayant reçu le baptême en 1940, Jacqueline de Romilly a achevé sa conversion au catholicisme en 2008, à 95 ans, assistée d'un prêtre maronite[55]. Elle meurt à 97 ans, à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, le [56].

Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, salue la mémoire d'une femme « qui a porté toute sa vie la langue et la culture grecques », jugeant que le meilleur hommage à lui rendre « serait d'attacher plus d'importance désormais à la langue grecque dont elle a été le plus grand défenseur dans notre pays »[57]. L'éditeur Bernard de Fallois lui rend un hommage appuyé : « Elle désarmait par son espèce d'autorité naturelle. Elle avait ce mélange de simplicité, de sérieux et de gaîté des grands professeurs »[58].

Sépulture de Jacqueline de Romilly.

De nombreuses personnalités politiques rendent hommage à Jacqueline de Romilly. Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy salue « une grande humaniste dont la parole nous manquera ». Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, estime qu'avec elle « disparaît l'un des très grands esprits de notre temps ». De son côté, le Premier ministre François Fillon a salué « une grande dame des lettres et de la culture qui eut une longue et brillante carrière ». Le président du MoDem, François Bayrou, souligne « la volonté de se battre sans cesse pour défendre les bases de cette culture à laquelle elle croyait […] et aussi une infatigable volonté d'être présente par l'écriture ». Le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, relève quant à lui que Jacqueline de Romilly « n'a eu de cesse tout au long de sa vie de révéler à nos contemporains l'infinie richesse des humanités »[59],[60].

À l'étranger, le ministère grec de la Culture fait part du « deuil de la Grèce », estimant que Jacqueline de Romilly fut « une alliée rare et combative » du pays, et que « sa voix et son œuvre furent déterminants pour mettre en valeur la culture grecque »[57]. Aux États-Unis, la presse salue une « figure prééminente de la littérature du XXe siècle ».

Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse sous son nom de jeune fille (10e division, allée 13 sud - 15 Ouest ). Une messe est célébrée à l’Église de Saint-Germain-des-Prés le 5 mai 2011 par Claude Dagens[61]Jacqueline de Romilly disait d'elle-même ne pas avoir eu, « bien sûr », la vie qu'elle souhaitait[56] :

« Avoir été juive sous l'Occupation, finir seule, presque aveugle, sans enfants et sans famille, est-ce vraiment sensationnel ? Mais ma vie de professeur a été, d'un bout à l'autre, celle que je souhaitais. »

— Dans Une certaine idée de la Grèce, livre d'entretien avec Alexandre Grandazzi (p. 338 édition Livre de poche).

Fondation Jacqueline de Romilly

Jacqueline de Romilly créée par legs la Fondation Jacqueline de Romilly qui a pour objet de soutenir des initiatives visant à encourager des liens entre la France et Israël.En respect des volontés exprimées dans son testament, la fondation a été créée sous l’égide de la Fondation de France en 2011 quelques mois après son décès. Selon les volontés de la défunte, la fondation est destinée à aider l’Etat d’Israël, et peut agir en Israël même, mais aussi en soutenant des Israéliens en France. Elle incarne ainsi son souhait de voir encouragés les liens entre Israël et la France, et son engagement durable pour le dialogue des cultures et la solidarité internationale[62].

Étude de la littérature grecque

Buste de Thucydide

En 1953, elle entreprend l’édition et la traduction des huit livres de l’Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide, qui l’occuperont pendant près de vingt ans[8]. Elle dit apprécier ses capacités d'historien à faire ressortir les éléments essentiels, et à analyser les causes et conséquences des évènements qu'il étudie. Passionnée par le personnage, elle rédige de plus trois livres sur lui (Thucydide et l’impérialisme athénien, Histoire et raison chez Thucydide, La Construction de la vérité chez Thucydide), et tient de nombreuses conférences dont une partie a été publiée sous le titre L’Invention de l’histoire politique chez Thucydide[63],[26].

Fiction

En 1945, elle publie 3e Classe dans la Collection Blanche chez Gallimard sous le pseudonyme de Jacqueline Rancey[64],[65]. Jacques Perret écrit à son propos : « On demande à Jacqueline Rancey que ses prochains romans soient seulement aussi bons que celui-ci »[66].Par la suite elle écrit des romans: Ouverture à cœur (1990), Rencontre publié en 2013, des recueils de nouvelles: Les Œufs de Pâques (1993), Laisse flotter les rubans (1999), Sous des dehors calmes (2002), et un récit autobiographique sur sa mère écrit en 1977, publié à titre posthume suivant ses volontés, en 2011, Jeanne[67]

Honneurs

Décorations

Décorations de Jacqueline de Romilly exposées au musée de la Légion d'honneur.

Distinctions

Affiliations en France

Académies

Elle est membre entre autres de plusieurs académies et sociétés dont[36]:

Sociétés savantes

Affiliations hors de France

Elle est membre correspondant ou étranger de diverses académies et sociétés savantes, parmi lesquelles[30],[1],[36],[29],[34],[26] :

Académies

Sociétés savantes

  • Deutsche Altphilologenverband (Allemagne)
  • Mommsen-Gesellschaft (Allemagne)
  • Sodalitas (Autriche)
  • Bundesarbeitsgemeinschaft Klassischer Philologen (Autriche)
  • Sociedade Brasileira de Estudos Clássicos (Brésil)
  • Stasinos (Chypre)
  • Dansk Selskab for Oldtids-og Middelalderforskning (Danemark)
  • Filologisk-Historiske Samfund (Danemark)
  • Sociedad Española de Estudios Clásicos (Espagne)
  • Society for Ancient Studies (Hongrie)
  • Norsk Klassisk Forbund (Norvège)
  • Parnassos Literary Society (Grèce)
  • Philologos (Grèce)
  • Scientific Society of Athens (Grèce)
  • Associazione Italiana di Cultura Classica (Italie)
  • Società italiana per lo studio dell’ antichità classica (Italie)
  • Malta Classics Association (Malte)
  • Nederlands Klassiek Verbond (Pays-Bas)
  • Polskie Towarzystwo Filologiczne (Pologne)
  • Associação Portuguesa de Estudos Clássicos (Portugal)
  • Societatea de Studii Clasice din Romania (Roumanie)
  • Classical Association (Royaume-Uni)
  • Society for the promotion of Hellenic Studies (Londres)
  • Classical Association of Scotland (Écosse)
  • Svenska Klassikerförbundet (Suède)
  • Schweizerische Vereinigung für Altertumswissenschaft (Suisse)
  • Groupe romand des études grecques et latines (Suisse)
  • Society for Classical Studies (USA)
  • Turkish Institute of Archaeology (Turquie)
  • Association internationale de papyrologues
  • Association internationale d'épigraphie grecque et latine
  • Associazione Internazionale di Archeologia Classica
  • Centro Internazionale per lo Studio dei Papiri Ercolanesi Marcello Gigante
  • International Plato Society
  • Société internationale de bibliographie classique
  • Société internationale pour l'histoire des droits de l'Antiquité

Distinctions universitaires

Plusieurs universités d'Europe et d'Amérique du Nord ont accordé à Jacqueline de Romilly un titre de docteur honoris causa[1] :

Hommages

Odonymie

Divers

  • En 2012, le ministère de l'Éducation nationale crée le « Prix Jacqueline de Romilly » pour valoriser les initiatives pédagogiques en langues et cultures de l’Antiquité[86]. Parmi les 108 classes participantes, trois sont récompensées dans la catégorie collège, et trois dans la catégorie lycée[87]. Alors qu'une seconde édition est annoncée pour 2014, le prix, objet de critiques[50], est finalement supprimé[87].
  • Un timbre à l’effigie de Jacqueline de Romilly est émis par La Poste en 2020[88].

Publications

Jacqueline de Romilly est l'auteur de nombreux ouvrages et traductions, dont :

  • 3e Classe, Gallimard, 1945 (sous le pseudonyme de Jacqueline Rancey) (ISBN 2070253481).
  • Thucydide et l'impérialisme athénien, la pensée de l'historien et la genèse de l'œuvre, thèse de doctorat, 1947 ; 1951 ; Belles-Lettres, 1961.
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    • éd. grecque : Η ηπιότητα στην αρχαία ελληνική σκέψη / Jacqueline de Romilly · επιμέλεια Νίκος Μπακουνάκης · μετάφραση Κατερίνα Καλαντζοπούλου. - 1η έκδ. - Αθήνα : Εκδοτικός Οίκος Α. Α. Λιβάνη, 2007. - 588σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6014-1536-9).
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  • L'Enseignement en détresse, Julliard, 1984 ; 1991 (ISBN 978-2260003618).
  • « Patience, mon cœur » : l'essor de la psychologie dans la littérature grecque classique, Belles-Lettres, 1984 ; Plon, Agora, 1994 (ISBN 978-2266051927).
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  • La construction de la vérité chez Thucydide, Julliard, 1990 ; Juliard, 1999, coll. Conférences, essais et leçons du Collège de France, 137 p. (ISBN 2-2600-0654-X et 978-2-2600-0654-1).
  • Ouverture à cœur, de Fallois, 1990, (ISBN 978-2-2530-5989-9).
  • Écrits sur l'enseignement, de Fallois, 1991 (ISBN 978-2877061339).
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    • éd. grecque : Ο θησαυρός των λησμονημένων γνώσεων / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Μπάμπη Αθανασίου, Κατερίνα Μηλιαρέση. - Αθήνα : Το Άστυ, 2000. - 194σ. · 24x18εκ. (ISBN 9-6086-3311-7 et 978-9-6086-3311-7).
  • Laisse flotter les rubans, de Fallois, 1999, 235 p. (ISBN 2-8770-6367-4 et 978-2-7028-3844-0).
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  • Héros tragiques, héros lyriques, Fata Morgana, 2000 (ISBN 978-2851945297).
  • Roger Caillois hier encore, Fata Morgana, 2001 (ISBN 978-2851945587).
  • Sous des dehors si calmes, de Fallois, 2002, Le Livre de Poche 2004 (ISBN 978-2253072621).
  • avec Alexandre Grandazzi Une certaine idée de la Grèce, de Fallois, 2003 ; LGF, 2006, poche, 346 p. (ISBN 2-2531-1133-3 et 978-2-2531-1133-7).
    • éd. grecque : Μια ορισμένη αίσθηση της Ελλάδος : Jacqueline de Romilly συνομιλίες με τον Alexandre Grandzzi / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Κατερίνα Μηλιαρέση. - Αθήνα : Το Άστυ, 2004. - 259σ. (ISBN 9-6086-3318-4 et 978-9-6086-3318-6).
  • De la Flûte à la Lyre, Fata Morgana, 2004 (ISBN 978-2851946164).
    • éd. grecque : Από το φλάουτο στην Απολλώνια λύρα / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Αθηνά-Μπάμπη Αθανασίου, Κατερίνα Μηλιαρέση. - 1η έκδ. - Αθήνα : Το Άστυ, 2005. - 102σ. · 24x17εκ. (ISBN 9-6086-3319-2 et 978-9-6086-3319-3).
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    • éd. grecque : Η έξαρση της δημοκρατίας στην αρχαία Αθήνα / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Αθηνά-Μπάμπη Αθανασίου, Κατερίνα Μηλιαρέση. - 1η έκδ. - Αθήνα : Το Άστυ, 2006. - 147σ. · 24x17εκ. (ISBN 9-6089-2520-7 et 978-9-6089-2520-5).
  • Les Roses de la solitude, 2006 ; LGF, 2007, poche, 153 p. (ISBN 2-2531-2210-6 et 978-2-2531-2210-4).
    • éd. grecque : Τα ρόδα της μοναξιάς / Jacqueline de Romilly · μετάφραση Άννυ Σπυράκου · επιμέλεια σειράς Θανάσης Καράβατος, Δημήτρης Πλουμπίδης, Κώστας Πόταγας. - 1η έκδ. - Αθήνα : Κοινός Τόπος Ψυχιατρικής, Νευροεπιστημών & Επιστημών του Ανθρώπου, 2007. - 142σ. · 21x13εκ. (ISBN 978-9-6067-2303-2).
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  • Le Sourire innombrable, de Fallois, 2008 ; LGF, 2009, poche, 120 p. (ISBN 2-2531-2655-1 et 978-2-2531-2655-3).
  • Petites leçons sur le grec ancien, avec Monique Trédé-Boulmer, Stock, 2008 ; LGF, 2010, poche, 148 p. (ISBN 2-2531-2912-7 et 978-2-2531-2912-7).
    • éd. grecque : Μαθήματα ελληνικών / Ζακλίν ντε Ρομιγύ, Μονίκ Τρεντέ · μετάφραση Χριστιάννα Σαμαρά · επιμέλεια σειράς Τάκης Θεοδωρόπουλος. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ωκεανίδα, 2009. - 232σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6041-0588-5).
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  • La grandeur de l'homme au siècle de Périclès, de Fallois, 2010, coll, Littérature, 123 p. (ISBN 2-8770-6718-1 et 978-2-8770-6718-8).
    • éd. grecque : Το ανθρώπινο μεγαλείο στον αιώνα του Περικλή / Ζακλίν ντε Ρομιγύ. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ωκεανίδα, 2010. - 160σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6041-0622-6).
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  • Jacqueline de Romilly raconte l'Orestie d'Eschyle, Bayard Centurion, coll. La mémoire des œuvres, 2006, 117 p. (ISBN 2-2274-7600-1 et 978-2-2274-7600-4).
    • éd. grecque : Η αφήγηση της "Ορέστειας" του Αισχύλου / Ζακλίν ντε Ρομιγύ · μετάφραση Ανθή Ξενάκη · επιμέλεια σειράς Τάκης Θεοδωρόπουλος. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ωκεανίδα, 2008. - 165σ. · 21x14εκ. (ISBN 978-9-6041-0498-7).
  • La tragédie grecque, PUF, coll. Quadrige, Grands textes, 2006, 192 p. (ISBN 2-1305-5872-0 et 978-2-1305-5872-9).
  • Sous des dehors calmes, de Fallois, 2002, 163 p. (ISBN 2-8770-6453-0 et 978-2-8770-6453-8).
  • Les Grands Sophistes dans l'Athènes de Périclès, LGF, 2004, poche, coll. Références, 345 p. (ISBN 2-2531-0803-0 et 978-2-2531-0803-0).
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  • avec Fabrice Amedeo, Actualité de la Démocratie Athénienne, 2006, 170p., Bourin éditeur (ISBN 978-2849410486).
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  • Pour l'amour du grec [ancien], Bayard, 2000,188p., (ISBN 978-2227139114).
    • éd. grecque : Αγαπάμε τα αρχαία ελληνικά / Jacqueline de Romilly · επιμέλεια Jean - Pierre Vernant, Αναστάσιος Στέφος · μετάφραση Αλέξανδρος Κόντος. - 1η έκδ. - Αθήνα : Ποταμός, 2002. - 212σ. · 21x17εκ. (ISBN 9-6075-6375-1 et 978-9-6075-6375-0).
  • Jeanne, récit autobiographique, de Fallois, 2011. (ISBN 978-2-87706-757-7)[90].
  • Ce que je crois, de Fallois, 2012, 158p. (ISBN 978-2877067966).
  • Rencontre, de Fallois, 2013, Le Livre de Poche 2015 (ISBN 978-2253194392).
  • Magie et Rhétorique en Grèce ancienne, Les Belles Lettres,2019, (ISBN 978-2251448879).
  • Émerveillements: Réflexions sur la Grèce antique, Bouquins, édition établi par Marion Bellissime, préface de Pascal Charvet, Monique Trédé et Arnaud Zucker, 2019, 1376p. (ISBN 978-2221239162).

Traductions de Jacqueline de Romilly :

  • Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, édition bilingue français-grec, Belles Lettres (1re éd. : 1953-1972), 2009, coll. Classiques en poche :
    • Tome 1, Livres I et II, 404 p. (ISBN 2-2518-0005-0 et 978-2-2518-0005-9).
    • Tome 2, Livres III, IV, V, 532 p. (ISBN 2-2518-0006-9 et 978-2-2518-0006-6).
    • Tome 3, Livres VI, VII et VIII, 553 p. (ISBN 2-2518-0007-7 et 978-2-2518-0007-3).

Notes et références

Notes

  1. Worms de Romilly est le patronyme de son ex-époux, dont la famille possède Le Petit Écho de la Mode. À la Révolution, ces Worms avaient acheté le château de Romilly.
  2. Le concours général avait été ouvert aux lycéennes en 1924.
  3. Entre 1904 et 1939, l'École normale supérieure de la rue d'Ulm est ouverte aux jeunes filles.
  4. Michel Worms de Romilly (devenu Worms de Romilly-Antoine-May), petit-fils d'Ernest May, se remariera avec Nicole Pleven, fille de René Pleven, épouse en premières noces de Stanislas Mangin.
  5. En grec moderne, commandeur s'écrit « ταξιάρχης ».

Références

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Voir aussi

Bibliographie

Filmographie

Articles connexes

Liens externes

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