John James Hattstaedt
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(à 79 ans) Chicago |
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| Conjoint |
Kate "Kitty" May Castle |
John James Hattstaedt, né le à Monroe et mort le à Chicago, est un musicien et professeur américain connu pour être le fondateur ainsi que le président du Conservatoire américain de musique, qu'il établit à Chicago en 1886. Il s'agit de la plus ancienne école de musique privée délivrant des diplômes du Midwest. Il en est le président jusqu'à ce qu'il tombe malade six mois avant sa mort[1],[2]. En ce temps-là, le conservatoire compte plus de 3 000 élèves[3].
Sa veuve Kate Hattstaedt accède à la présidence, puis son fils, John Robert Hattstaedt, prend la relève en 1935. Le conservatoire ferme finalement en 1991, en raison d'une baisse des inscriptions ainsi qu'une hausse des coûts.
Biographie
John James Hattstaedt naît en 1851 à Monroe, étant le quatrième enfant d'une fratrie comptant six bambins. Ses parents sont tous les deux des immigrants de la Bavière. Son père, Georg Wilhelm Christoph Hattstaedt/Haddstadt, est un pasteur luthérien[4]. Sa mère, l'ancienne Anne Marie Schmid, connue sous le nom de Mary Hattstadt aux États-Unis, a 14 ans de moins que son mari. Elle meurt en 1861, lorsque John est âgé d'une dizaine d'années. Le veuf Wilhelm se marie de nouveau cette année-là, à Louisa Baehr, également issue de la Bavière. Ensemble, ils conçoivent un enfant. Le jeune John Hattstaedt étudie la musique dès son plus jeune âge, devenant pianiste.
Carrière
Après ses études, Hattstaedt devient professeur de musique à Détroit ainsi que Saint-Louis, où il est spécialisé dans le piano. Cette dernière ville, en particulier, compte une population importante d'immigrants allemands, qui souhaitent ardemment que leurs enfants étudient la musique. En tant qu'adulte, il rétablit l'orthographe allemande de son nom de famille.
Il déménage à Chicago en 1875, qui est en plein essor en tant que ville. Elle se développe rapidement, grâce à sa position centrale au sein de nombreux réseaux ferroviaires la reliant aux centres de ressources et de marchés, en tant que lieu de transformation et d'exportation des ressources naturelles, et en tant que centre de commerce et d'industrie dans le Midwest.
En 1886, Hattstaedt fonde le Conservatoire américain de musique, afin de développer une école de musique professionnelle dans le Midwest. Il occupe le poste de président fondateur pendant plus de quatre décennies, et enseigne également comme professeur de musique. Pendant ce temps, il pilote le développement de l'école et de son corps professoral, attirant de nombreux artistes. Il dirige le développement de l'Orchestre symphonique du Conservatoire, et les étudiants donnent régulièrement des récitals.
Environ six mois avant son décès, Hattstaedt doit renoncer à la présidence pour cause de maladie. Lorsqu'il meurt en 1931, le conservatoire dénombre 3 000 élèves. Sa veuve Kate Hallstaedt prend la relève en tant que présidente après la mort de son époux. Elle est remplacée en 1935 par leur fils, John Robert Hattstaedt, qui occupe le poste jusqu'à sa propre mort en 1978.
Vie privée
Le , Hattstadt épouse Kate (dite "Kitty"; née Kate May Castle). Ils ont trois enfants, dont deux survivent jusqu'à l'âge adulte : John Robert (1887-1978) et Louise Annie Hattstaedt (1889–1979), tous deux sont nés à Chicago. Ils se passionnent tous deux pour la musique, à la suite de leurs parents.
Kate aime profondément la musique. Durant les 72 années qu'elle a passées à Chicago, elle a assisté à l'ouverture de 62 saisons de l'Orchestre symphonique de Chicago. Tard dans la vie, elle déménage à Hollywood, afin de vivre au plus près de leur fille Louise. Elle y meurt le à l'âge de 106 ans[5].
John Robert Hallstaedt se rend à l'Université de Princeton de 1905 à 1907[6]. En 1910, il travaille comme vendeur dans la publicité. En 1920, il travaille comme promoteur musical et vit toujours dans la grande maison de ses parents.
En 1930, il épouse Maren G. Johansen, une soprano et professeure de chant. Ils ont deux enfants ensemble. En 1956, il épouse Ethel Lyon Beck (1898-1994), également à Chicago. Elle est professeure de musique. Il succède à sa mère, Kate Hallstaedt, à la présidence du Conservatoire américain de musique en 1935 et occupe le poste jusqu'à son décès en 1978. Il laisse dans le deuil des petits-enfants.
Louise Hallstaedt devient chanteuse soprano professionnelle. Elle épouse Hugh Comer Winter (1892–1963). En 1920, il travaille comme vendeur dans la publicité. Ils ont une fille, Dorothy L. Winter, et vivent dans la grande maison des parents de Louise. Tard dans la vie, Louise Winter travaille comme réalisatrice de télévision dans le sud de la Californie, et sa mère veuve quitte Chicago pour s'installer à proximité, à Hollywood.
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « John James Hattstaedt » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « Obituaries : John James Hattstaedt » [« Nécrologie : John James Hattstaedt »], Hyde Park Herald, , p. 14
- ↑ (en) Baker's Biographical Dictionary of Musicians [« Dictionnaire biographique des musiciens de Baker »], Londres, 6e éd.
- ↑ (en) « J.J. Hattstaedt Dead : Head of Music School » [« Décès de J.J. Hattstaedt : directeur de l'école de musique »], The New York Times,
- ↑ (en) Lutheran Cyclopedia [« Encyclopédie luthérienne »], Saint-Louis (Missouri), Concordia,
- ↑ (en) « Obituary : "Kate May Hattstadt" » [« Nécrologie : « Kate May Hattstadt » »], The New York Times,
- ↑ (en) Joshua Cooley Brush, As We Turn Our Memories Back : Being the Fifth Year Record of the Class of 1909, Princeton University [« Alors que nous nous remémorons le passé : Cinquième année de publication du rapport de la promotion de 1909, Université de Princeton »], Princeton University Press,
Liens externes
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