José Maria da Silva Paranhos Júnior

José Maria da Silva Paranhos Júnior
José Maria da Silva Paranhos Júnior vers 1875.
Fonction
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de São Francisco Xavier (en)
Nationalité
Formation
Faculté de droit de Recife (en)
Activités
Père
Mère
Vicomtesse de Rio-Branco (d)
Fratrie
Alfred da Silva-Paranhos (d)
Conjoint
Marie Philomène Stevens (d)
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Ministère des Relations extérieures ( - )
Jornal do Brasil ()
A Nação (d) ()
Parti politique
Parti conservateur (en)
Membre de
Distinctions
Blason.
signature de José Maria da Silva Paranhos Júnior
Signature.

José Maria da Silva Paranhos Júnior (Rio de Janeiro, — ibidem, ), baron de Rio Branco (en portugais Barão do Rio Branco) est un avocat, historien, diplomate et homme politique brésilien, qui fut ministre des Affaires étrangères entre 1902 et 1912.

Biographie

Il négocia des litiges frontaliers entre le Brésil et quelques-uns de ses voisins, et il consolida les frontières du Brésil moderne. Il est considéré comme l'un des Brésiliens les plus illustres, et son habileté diplomatique et son travail ont été essentiels aussi bien pour gagner les arbitrages qui ont opposé le Brésil à l'Argentine et à la France, que dans l'incorporation au Brésil d'un nouveau territoire pris à la Bolivie, l'Acre. Sous l'influence de ce ministre des Affaires étrangères, le gouvernement brésilien, auquel il appartient, a été le premier à reconnaitre la République portugaise[1].

Il a été nommé baron peu avant la fin de la période impériale. Mort le [2], pendant le carnaval de Rio. Il est enterré au cimetière de Caju (en), au nord de la ville.

Le Sénat portugais, à la demande de son président Anselmo Braamcamp Feire, interrompt pendant 10 minutes la séance no 39 du , ses membres restant assis en silence. Un compte-rendu officiel relate cet ordre de geste collectif[3]. Mais cet hommage diplomatique minuté, est décidé par et pour le Sénat portugais sans répétition ultérieure. Il constitue un précédent parlementaire qui indique que la grammaire politique du silence commémoratif existe en Europe avant l'après-Grande Guerre, mais il n'est pas l'origine institutionnelle de la pratique mondiale de la minute de silence[4],[a].

La capitale de l'État de l'Acre (Rio Branco) et l'Académie diplomatique du Brésil (Institut Rio Branco) portent son nom. En 1912, l'Avenida Central de Rio de Janeiro a été renommée Avenida Rio Branco.

Vie privée

Il est le père de cinq enfants : Raul (1873), Marie-Clothilde (1875), Paulo (1876), Amélie (1878), et Hortencia (1885).

Citations

« Le territoire c'est la puissance »[Où ?] [Quand ?].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Le silence minuté observé le par le Sénat portugais n'est pas le premier. Par exemple en Autriche l'Abgeordnetenhaus (« Chambre des députés ») du commence peu après 15 h par une Trauerminute (« minute de deuil ou minute de silence ») pour la mort du de l'archiduc Otto[5].

Références

  1. ↑ (pt) Paula Marques Santos, « As Relações Portugal-Brasil na primeira metade do século XX (1910-1945) » [« Relations Portugal-Brésil dans la première moitié du XXe siècle (1910-1945) »] [PDF] (chapitre d'un livre), sur repositorio.ipv.pt (Institut polytechnique de Viseu), Porto, CEPESE / Fronteira do Caos, (consulté le ), vue 4.
  2. ↑ (pt) Ministério das Relações Exteriores, « Centenário da morte do Barão do Rio Branco » [« Centenaire de la mort du baron de Rio Branco »], sur gov.br, Brasília, (consulté le ).
  3. ↑ (pt) Alberto Pimentel (rédacteur), « Sessão legislatiava de 1911-1912 : Diáro do Senado » [« Session législative de 1911-1912 : Journal du Sénat »] (débats parlementaires), Diáro da Câmara dos Deputados, République portugaise « Sessão no 39 »,‎ , p. 2 col. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ (en) Karsten Lichau, « Soundproof Silences? : Towards a Sound History of Silence » [« Des silences insonorisés ? Vers une histoire sonore de silence »], International Journal for History, Culture and Modernity, Amsterdam, Uopen Journals, vol. 7, no 1,‎ , p. 861 n. 2 (e-ISSN 2213-0624, DOI 10.18352/hcm.586, lire en ligne [PDF], consulté le ).
  5. ↑ (de) « Der Auftakt zur Wahlrechtsreform von 1907 : Am 5. November 1906 legte ein Dringlichkeitsantrag den Grundstein » [« Le début de la réforme de la loi électorale de 1907 : Le , une motion d'urgence pose la première pierre »] (communication parlementaire no 162), sur parlament.gv.at, Vienne, Parlament Österreich, (consulté le ).

Liens externes

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