Josée Spinosa-Mathot

Josée Spinosa-Mathot
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Philippeville
Nom de naissance
Joséphine Alice Ghislaine Mathot
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de
Distinctions

Josée Spinosa-Mathot, née à Tinqueux le et morte à Philippeville le , est une écrivaine belge de langue wallonne.

Membre du cercle littéraire Lès Rèlîs Namurwès et de la Société de langue et de littérature wallonnes, elle est considérée comme une des meilleures plumes féminines wallonnes de son époque.

Biographie

Joséphine Alice Ghislaine Mathot nait le à Tinqueux[1], dans l'unité urbaine de Reims[note 1], de parents originaires de Sautour et de Jamagne[2],[3]. Son père, Désiré Mathot, est maçon de profession ; sa mère, Sophie Rosa Saint-Hubert, est sans emploi au moment de sa naissance[1]. Mariée à Zéphir Spinosa, Josée Mathot publie ses œuvres sous son nom d'usage (« Josée Spinosa-Mathot » ou « Josée Spinosa », au début de sa carrière).

Elle est membre du cercle littéraire des Prind paçyince[2] et est admise en 1968 comme membre titulaire des Rèlîs Namurwès[4]. En 1972, elle reçoit la cocarde de la membre la plus méritante de cette dernière société[5].

En tant qu'autrice dialectale, elle fait partie du groupe d'écrivains associés à la voie moderne qui s'ouvre dans la deuxième moitié du XXe siècle[4]. Elle est autodidacte[6].

Elle remporte en 1969 le Prix des Critiques wallons — pour son recueil de poésie Feuwèyes[7] — et en 1971 le Prix biennal de la Ville de Liège[5]. En 1982, elle est reçue comme membre titulaire de la Société de langue et de littérature wallonnes[3], où elle succède à Félix Rousseau[8].

Josée Spinosa-Mathot est également l'autrice de recueils pour enfants, tels que Tchic-tchac pèrnèlîs et Bèguinètes èt jolibwès[3].

Elle meurt à Philippeville[3] le .

Réception critique

En 1979, Jean Lechanteur, l'un des rédacteurs de l'encyclopédie La Wallonie, le Pays et les Hommes, la cite parmi les « espoirs de la relève attendue » de la poésie wallonne[9]. Selon Victor George, Josée Spinosa-Mathot est « une des meilleures plumes féminines wallonnes »[3].

Ses œuvres figurent dans plusieurs anthologies : Fleurs dialectales (Lès Rèlîs Namurwès, 1974), The Colour of the Weather (The Menard Press, 1980), Līmēs II (Traditions et Parlers populaires Wallonie-Bruxelles, 1992[note 2]), Scrîre (Union culturelle wallonne, 1993[note 3]), Paroles d'oïl (Geste éditions, 1994[note 4]), Contes en langues de Wallonie (Musée de la Vie wallonne, 2018[note 5]), Qué bia bouquèt ! (Lès Rèlîs Namurwès, 2023)…

Prix et Distinctions

Œuvres

Poésie

  • (wa) A l'tâye aus fréjes (préf. Lucien Léonard, Clément Dimanche, ill. Jacqueline Hotton), Nismes, Imprimerie Bourtembourg Frères, , 52 p.
  • (wa + fr) Feuwèyes : Poèmes en dialecte accompagnés d'une traduction littérale (préf. Félix Rousseau), Nismes, Imprimerie Bourtembourg Frères, , 56 p.
  • (wa) Èl bos qu’on faît lès violes, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Littérature dialectale d'aujourd'hui » (no 10), , 36 p.
  • (wa) « En dèskindant l' tiène… », Les Cahiers wallons, 2e série, 58e année no 2,‎ , p. 17-32 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre).

Prose

Littérature d'enfance

  • (wa) Tchic-tchac pèrnèlîs, Louvain-la-Neuve, .
  • (wa) « R'ciclâdje » (pièce de théâtre en un acte), Les Cahiers wallons, 2e série, 46e année no 10,‎ , p. 157-165 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre).
  • (wa) Bèguinètes èt jolibwès, Charleroi, Association littéraire wallonne de Charleroi-Centre d'étude du wallon occidental de la région carolorégienne, .
  • (wa) Passerôse èt Tirliris (préf. Danielle Trempont-Bury, ill. Muriel Dessoy), .

Livres audio

  • (wa) Dès mots coulêur du payis (édition sur disque compact, coproduction par Guy Heynen et le Centre culturel de Philippeville, lectures par Josée Spinosa-Mathot, Yvette Squélard et François Lequeut), .

Conférences

  • « Le rôle humain du dialecte à l'heure des grandes communautés », Les Cahiers wallons, 2e série, année 1973 no 10,‎ octobre-novembre, p. 141-152 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre).

Notes et références

Notes

  1. De ce fait, c'est la mention « Reims » qui figure comme lieu de naissance dans les principales biographies de l'autrice[2],[3].
  2. (wa) Marie-Thérèse Counet (dir.), Jean-Luc Fauconnier (dir.) et Albert Maquet (dir.) (ill. Jean Wittebroodt), Līmēs, t. II : Choix de textes en langues régionales romanes de Wallonie, Bruxelles, Traditions et Parlers populaires Wallonie-Bruxelles, coll. « Tradition Wallonne » (no 5), , 108 p. (lire en ligne Accès libre [PDF]). Les pages 92 et 93 sont consacrées à Josée Spinosa-Mathot.
  3. (wa + pcd) Scrîre : Panorama de la littérature en langues régionales de Wallonie de 1970 à 1990 (poésie et prose) (préf. Charles Josserand), Liège, Union culturelle wallonne, coll. « Walo+ Littérature », , 239 p.. Les pages 153 à 155 sont consacrées à Josée Spinosa-Mathot.
  4. (wa + pcd + fr) Paroles d'oïl : Choix de textes en langues d'oïl avec traductions et glossaires (wallon, picard, champenois, normand, gallo, morvandiau, poitevin-saintongeais) (préf. Jacques Mauvoisin), Mougon, Geste éditions-Défense et Promotion des Langues d'Oïl, coll. « Parlanjhe », , 250 p. (ISBN 2-905061-95-2). Les pages 39 et 40 sont consacrées à Josée Spinosa-Mathot.
  5. (wa + fr) Baptiste Frankinet (dir.), Paul Mahoux (dir.) et Lisbeth Renardy (dir.), Contes en langues de Wallonie : Recueil illustré, Liège, province de Liège (Musée de la Vie wallonne), , 78 p. (ISBN 978-2-39010-045-4). Ce recueil contient le conte En chuwant l' roye (« En suivant la rue ») de Josée Spinosa-Mathot, qui est illustré par François Focant.

Références

  1. « Tinqueux : Naissances, publications de mariage, mariages, décès - 1913-1922 - 2 E 672/12 », sur Archives départementales de la Marne (consulté le ).
  2. (wa + fr) Fleurs dialectales (préf. P. Charlier), Lès Rèlîs Namurwès, , p. 78.
  3. « Biobibliographie », dans Paul Gilles et Lès Rèlîs Namurwès, Qué bia bouquèt ! : Anthologie sonore du wallon namurois, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, (ISBN 978-2-96033-400-5, présentation en ligne), p. 261.
  4. Émile Gilliard, « 1950 : Pacifique révolution chez les Rèlîs », dans Le Centième anniversaire des Rèlîs namurwès, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Mémoire wallonne » (no 14), (ISBN 978-2-930505-10-7), p. 32.
  5. (wa) « Po l' sèyance do swèssante-quatyin.me anivèrsaire dès Rèlîs… », Les Cahiers wallons, année 1973 no 10,‎ octobre-novembre, p. 141 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre).
  6. Lovelock 1980, p. 14.
  7. Lovelock 1980, p. 62.
  8. « Josée Spinosa-Mathot » [html], sur Société de langue et de littérature wallonnes (version du sur Internet Archive).
  9. Jean Lechanteur, « La Poésie wallonne au XXe siècle », dans Rita Lejeune & Jacques Stiennon (dir.), La Wallonie, le Pays et les Hommes, t. 3, La Renaissance du livre, (lire en ligne Accès libre), p. 208.
  10. « Josée Spinosa-Mathot : Œuvres écrites en français » [html], sur Société de langue et de littérature wallonnes (version du sur Internet Archive).

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Yann Lovelock, The Colour of the Weather : An Anthology of Walloon Poetry Edited and Translated by Yann Lovelock, Londres, The Menard Press, , 63 p. (ISBN 0-903400-47-2). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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