Émile Gilliard

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(à 94 ans) Liège |
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| Distinctions | Liste détaillée Cocâde ( et ) Prix Georges-Michaux (N'alez nin dîre qu'i baure ! (d)) () Espiègle de prose en langue régionale (On vî fuzik èruni èt sacants-ôtès paskéyes (d) À chîjes trawéyes (d)) () |
Émile Gilliard, né à Malonne le et mort à Liège le , est un écrivain belge de langue wallonne et un militant wallon
Bibliothécaire de profession, il s'investit avec passion dans la défense de sa langue régionale, en particulier de sa variété de Moustier-sur-Sambre, dont sa famille est originaire. Sa carrière littéraire s'étale sur plus de 65 ans, durant lesquels il se révèle un écrivain très prolixe. Il s'investit en outre dans plusieurs organismes littéraires dialectaux et préside notamment la Société de langue et de littérature wallonnes à la fin des années 1990.
Il est un représentant de la « nouvelle poésie wallonne » et se démarque en particulier par la veine engagée qu'il cultive dans une partie de son œuvre.
Biographie
Émile Gilliard a passé son enfance et son adolescence à Moustier-sur-Sambre. Sa grand-mère paternelle résidait à Jemeppe-sur-Sambre, où il a vécu plusieurs années auprès d'elle ; sa famille maternelle, quant à elle, était originaire de Spy. Ses grands parents ne parlaient que le wallon ; il l'a donc appris à leur contact[1]. Quant à sa vocation littéraire, Émile Gilliard l'attribue à la découverte d'un livre en wallon de Jules Pirot, vers ses douze ans[2].
Il effectue l'essentiel de sa carrière à la bibliothèque des Comtes de Hainaut à Mons, en tant que bibliothécaire, puis en tant que directeur. Auparavant, il a été enseignant au Collègue du Sacré-Cœur de Profondeville, de 1954 à 1957, puis a été employé comme secrétaire, jusqu'en 1959. Il prend sa retraite en 1993[3].

Il épouse Jeanine Schmitz le 27 novembre 1957[3]. Elle est le sujet d'un grand nombre de ses poèmes[4], et en particulier du dernier recueil inédit paru du vivant de l'auteur, Zouprale (2022). Son frère, Fernand Gilliard, est peintre ; c'est lui qui a réalisé l'illustration de couverture de Dès djins à paurt.
Émile Gilliard meurt à Liège le [5]. Il est inhumé à Moustier-sur-Sambre, le village dont il est originaire[6].
Carrière de littérateur
Émile Gilliard est l'auteur de nombreux recueils de poèmes comme Chîmagrawes (wa) (1955), Pâtërs po tote one sôte di djins (1959), Vias d’mârs´ (wa) (1961), Rukes di tëre (1966), Li dêrène saison (1976), Sillicose valley et tchökmwâr (1989), Vicadje (1992). « Disciple proche » de Jean Guillaume[7], il appartient comme lui à la « nouvelle poésie wallonne », où son œuvre voisine aussi avec celles de Georges Smal et de Willy Félix[8].
Ses efforts dans cette veine sont très tôt remarqués. En 1959, il obtient le Prix biennal de la Ville de Liège pour son deuxième recueil (au troisième tour de scrutin par 5 voix contre 3 pour Jo Duchesne (wa)[9]) ; il devient ensuite membre du jury de ce prix[10]. En 1965, il est finaliste du Prix biennal de littérature wallonne du Gouvernement, qui est finalement remis à Géo Libbrecht pour la période 1958-1963[11]. En 1969, il remporte le prix du 60e anniversaire du cercle dialectal Lès Rèlîs Namurwès (catégorie poésie), avec un recueil inédit intitulé Li cinquyin.me saîzon[12],[note 1].
À compter des années 1970, il renouvèle sa manière d'écrire de la poésie, en recourant davantage au vers libre et en explorant des perspectives « marquées par l'engagement, la métaphysique, le désespoir et le minimalisme[13] ». En 1980, il obtient encore le Prix Georges Michaux de la Ville de Namur, pour son recueil N'alez nin dîre qu'i baure ![14].
Également auteur de proses, il a notamment traduit en wallon le roman Collines de Jean Giono sous le titre Su lès tiènes[15].
Il a reçu le Prix triennal de l'œuvre en prose en 1996 et le Prix triennal de poésie en 2005. En 2000, il publie Conjugaison et lexique de 5000 verbes wallons (wa) et, en 2008, il obtient le Prix de philologie pour son Dictionnaire wallon. Niyau d' ratoûrnûres èt d' mots walons d'après Moustî èt avaur la (wa).
Il collabore notamment aux périodiques littéraires Les Cahiers wallons et micRomania[16].
Maurice Piron a sélectionné des œuvres poétiques d'Émile Gilliard dans les deux anthologies qu'il dédie à la littérature wallonne : Poètes wallons d'aujourd'hui (1961)[6],[17] et Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie (1979).
Rôle au sein de sociétés littéraires

Émile Gilliard est reçu comme membre des Rèlîs Namurwès en 1953[18],[19]. À deux reprises, en 1963[20] et en 2009[réf. nécessaire], il obtient la cocarde décernée au membre ayant fourni le travail le plus méritoire au cours de l'exercice écoulé.
Il est élu en 1977 à la Société de langue et de littérature wallonnes, où il succède à Auguste Laloux[21]. En 1995, il en est élu président[3] ; il occupe cette fonction de 1996 à 1998[19],[note 2].
Il est aussi administrateur de la Commission culturelle de l'organisation Wallonie libre[14].
Analyse de l'œuvre
Le poète engagé
Considérant les recueils Chîmagrawes, Pâtêrs po tote one sôte di djins, Li Dêrène saison et Silicose Valley & Tchōkmwâr, Marie-Thérèse Bettonville-Counet pointe la présence d'une critique sociale dans la poésie de Gilliard. À cet égard, elle insiste sur le désenchantement et la résignation qui traversent son œuvre :
« Désabusé et lucide, il puise sa matière dans la réalité douloureuse de la classe ouvrière exploitée. Il clame, dans des visions lancinantes, son désenchantement face à la destruction de la vraie vie passée et la résignation de l'homme soumis à la facilité. Il faut oser revenir à l'essentiel, à l'humain, aspirer quand même à dépasser la routine embourbée, continuer inexorablement le jeu de l'existence[22]. »
Selon Jean Guillaume, le thème central de Pâtêrs po tote one sôte di djins est « la haine du simulacre ». Il juge à cet égard Gilliard plus sévère que Franz Dewandelaer, qui a également exploité ce thème en poésie wallonne. Dans ce recueil, le poète dénonce « les pharisiens, les nantis » et venge « leurs victimes, les pauvres, […] les meurtris, ceux qui n'ont pas eu de chance, […] ceux qu'un mauvais coup, parce qu'ils avaient faim, a conduits en prison, et qui sont purs »[23]. Guillaume juge, de ce fait, qu'« il est peu de littérature aussi noire »[23].
La même veine sociale s'observe dans le recueil N'alez nin dîre qu'i baure ![24]. Willy Bal la compare à celle rencontrée chez Franz Dewandelaer[25]. Il relève dans ce recueil des critiques de la « longue peine de l'exploité » et de la « domination anonyme de l'argent », qu'il met en avant pour justifier le ton général de l'œuvre :
« La poésie d'Emile Gilliard est pleine de cris de révolte, de sanglots retenus, de ricanements réprimés, elle gronde parfois de colère, elle grince des dents, elle serre les poings[26]. »
Depuis le décès d'Émile Gilliard, les critiques qui s'intéressent à son œuvre pointent toujours le caractère engagé de sa poésie[27],[28]. Ainsi, en 2023, à l'occasion de la réédition du recueil Bokèts po l’ dêrène chîje, un critique met en évidence « deux veines majeures de l’œuvre gilliardienne » : le questionnement sur l’homme et son environnement et la défiance envers l’exploiteur, en communion avec tous les exploités[29].
Le prosateur ancré en Basse-Sambre
La quasi-totalité de la prose narrative d'Émile Gilliard est située dans la région de Moustier-sur-Sambre, en Basse-Sambre. La localité fictive de Rodjimont y occupe une place importante.
Julien Noël (wa), son successeur à la Société de langue et de littérature wallonnes, estime que, dans l'œuvre en prose de Gilliard, l'expression personnelle qu'on retrouve en poésie s'efface. En effet, le sujet est d'abord un cadre de vie et ses habitants, qui constituent un « monde en voie de disparition »[30]. Noël note que Gilliard exploite ce cadre littéraire « sans sentimentalisme et sans jugement pour ses pairs et pour ses devanciers »[31] et relève également la présence d'une perspective écologiste[32].
Ce cadre littéraire est en relation directe avec la trame narrative :
« le Rodjimont d’Émile Gilliard est une localité intranquille. Ce n’est pas une caricature figée dans un temps incertain, c’est l’archétype des villages wallons, de Basse-Sambre et d’ailleurs, qui ont basculé vers une nouvelle ère vers l’époque où l’auteur sortait lui-même de l’enfance. […] En créant le petit univers de Rodjimont, Émile Gilliard va spécialement s’intéresser à ses marges — ses personnages habitent sur des crêtes ou au pied de tiennes… Ce n’est pas anodin : c’est l’occasion de s’intéresser à la psychologie des derniers touchés par le progrès […], mais aussi de mettre en scène quelques dangers de l’isolement, dans un monde qui devient plus menaçant chaque jour[33]. »
De par cet attrait pour le thème de l'isolement et l'influence de Jean Giono, quelques nouvelles d'Émile Gilliard relèvent du réalisme magique[34].
Réception critique
Le premier recueil de poésie d'Émile Gilliard, Chîmagrawes (1955), fait l'objet d'une réception favorable : « On sent chez lui le désir d'évasion propre à la jeunesse inquiète d'aujourd'hui. Il use d'une langue vierge et ferme, de rythmes vigoureux et suggestifs. » Dès ces débuts, une influence de Jean Guillaume est remarquée[35]. Guillaume lui-même, dans un texte daté de 1975, émet une appréciation positive de Chîmagrawes et du talent qu'y déploie Gilliard, dont il souligne alors la jeunesse : « un recueil adolescent, gauche et beau, inégal mais riche de sève, et dont le déséquilibre même nous touche comme s'il plaidait pour un poète qui ne s'est pas toujours trouvé[36]. »
Considérant le recueil Pâtêrs po tote one sôte di djins, paru quatre ans plus tard, Jean Guillaume estime que Gilliard a atteint la maturité poétique : « La sensibilité, subjuguée, passe au service de l'idée. Moins chatoyant, le recueil durcit son unité : il dit, plus qu'il ne chante, et il dit très fort[23]. »
En 1965, le jury du Prix biennal de littérature wallonne émet aussi une appréciation positive sur ce troisième recueil :
« M. Gilliard est poète, indiscutablement. Son meilleur recueil, Pâtërs po tote one sôte di djins, a été fort apprécié par le jury. Toutes les ressources du wallon de Moustier-sur-Sambre, dialecte de M. Gilliard, y sont maîtrisées et contribuent à donner à une pensée claire, à une chaude sensibilité, à une belle imagination, du relief et de l'éclat. Le vers, sans s'assujettir totalement aux normes classiques, est toujours mesuré et coule sans effort. Il transmet au lecteur une poésie aux accents profondément humains. Considérant ces qualités, le jury souhaite voir M. Gilliard persévérer dans la poésie dialectale et serait heureux si des mérites aussi incontestables pouvaient recevoir leur récompense[11]. »
Le travail de lexicographe d'Émile Gilliard a aussi fait l'objet d'une réception positive. En 2011, le linguiste Jean Germain a qualifié son Dictionnaire wallon de « nouveau monument de la lexicographie namuroise »[37].
Diffusion internationale
Des poèmes d'Émile Gilliard ont été édités en russe par Evgueni Vinokourov (Из современной бельгийской поэзии. Пер. с фр., флам., валлонского, 1965)[38].
Il a également été traduit en langue anglaise par Yann Lovelock (en), qui a fait paraitre des adaptations de ses œuvres dans les anthologies The Colour of the Weather (1980)[39] et Luminous Candle (1997) et dans deux périodiques littéraires britannique et irlandais : Trends (no 3/6) et The Honest Ulsterman (en) (no 103)[40].
Prix et distinctions
- 1951 : Prix Chîjes èt pasquéyes de Vers l'Avenir[41]
- 1952 : Prix Joseph-Durbuy de la Ville de Huy[41]
- 1953 : admission à la société des Rèlîs Namurwès
- 1953 : Prix du journal Nosse Pèron[41]
- 1956 : 1er prix de prose et 3e prix de poésie au concours spécial du Xe anniversaire de Chîjes èt pasquéyes[35]
- 1959 : Prix biennal de la Ville de Liège, pour Chîmagrawes et ses autres œuvres poétiques[41],[42]
- 1969 : 1er prix du 60e anniversaire des Rèlîs Namurwès (catégorie Poésie) pour un recueil inédit, Li cinquyin.me saîzon[43]
- 1970 : Prix du Gouvernement pour Rukes di têre[41],[44]
- 1977 : admission à la Société de langue et de littérature wallonnes, en tant que successeur d'Auguste Laloux
- 1980 : Prix Georges-Michaux de la Ville de Namur, pour N'alez nin dîre qu'i baure ![41],[45]
- 1996 : Prix triennal de l'œuvre en prose de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ex-æquo avec Laurent Hendschel), pour On vî fuzik èruni èt sacants-ôtès paskèyes et À chîjes trawéyes
- 2005 : Prix triennal de poésie de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour Bokèts po l' dêrène chîje
- 2008 : Prix biennal de philologie de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour son Dictionnaire wallon
- 2023 : finaliste de l'Espiègle de poésie en langue régionale, pour Zouprale[46]
Œuvres
Émile Gilliard a diffusé une part importante de ses œuvres sous la forme de microéditions confidentielles, entre lesquelles elles connaissent diverses modifications qui peuvent se rapporter à la transcription, à la disposition (dans le cas des poésies) ou au titre, voire qui peuvent constituer des réécritures complètes[47]. Un autre versant de son œuvre connait en revanche une diffusion via le circuit de la librairie ; il est de ce fait l’auteur le plus publié dans la collection « Littérature dialectale d’aujourd’hui » de la Société de langue et de littérature wallonnes, qui inclut six de ses livres[21].
En ce qui concerne la transcription, une des évolutions observées chez l'auteur concerne un son marqué « ê » dans les premières éditions et « ë » par la suite. C'est notamment le cas pour les titres Pâtêrs po tote one sôte di djins et Rukes di têre. L'auteur justifie ce choix dans son article « Le wallon tel qu'on le parlait à Moustier » :
« Nous possédons également à Moustier un son è long (proche de â très ouvert ou de in) : fiêr ‘fer’, tchêr ‘cher’, poûssêre ‘poussière’, notamment. On le retrouve également dans les verbes conjugués comme ètèrer, intrer où le son è est suivi d'une syllabe avec e muet : on l'ètêrerè, nos-intêrerans, i mostêreront. Il est typique de notre entité. Pour permettre au lecteur de le distinguer facilement, en practicien régional que je suis, je l'écris ë, graphie que j'ai adoptée pour mon dictionnaire et dans mes œuvres les plus récentes[48]. »
Poésie
- (wa) Chîmagrawes, Moustier-sur-Sambre, Imprimerie Léonard, , 64 p.
- (wa) Al craye dèl vîye, , 16 p.
- (wa) Pâtêrs po tote one sôte di djins, Namur, Imprimerie Servais, , 40 p.Ce recueil a connu une 2de édition en 2001, conjointement à deux autres.
- (wa) « Vias d’mârs´ », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, année 1961 no 9, novembre, p. 145-176 (ISSN 2030-6091, lire en ligne
).Ce recueil a connu une 2de édition en 2001, conjointement à deux autres. - (wa) Rukes di têre, Mons, Éditions de diffusion du livre wallon, coll. « La poémathèque wallonne » (no 1), , 36 p.Ce recueil a connu une 2de édition en 2001, conjointement à deux autres.
- (wa) Li Dêrène saison, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Littérature dialectale d'aujourd'hui » (no 2), , 44 p.
- (wa) « N'alez nin dîre qu'i baure ! : Carmina Walonica I », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, 44e année no 2, , p. 17-32 (ISSN 2030-6091, lire en ligne
).Également reproduit dans M.L. Michaux-Dossogne (préf. Willy Bal), Dix années de poésie dialectale couronnée par le Prix Georges Michaux patronné par la Ville de Namur : 1972-1982, , p. 123-141. - (wa) Silicose Valley & Tchōkmwâr, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Littérature dialectale d'aujourd'hui » (no 20), , 51 p.
- (wa) « Paurt èt r'vindje », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, 53e année nos 7-8, , p. 121-140 (ISSN 2030-6091, lire en ligne
). - (wa) Pâtêr po nosse payis walon, Union culturelle wallonne, , 15 p.
- (wa + fr) À ipe : Limites (préf. Jean-Marie Pierret), Mons, Éditions de diffusion du livre wallon, coll. « La poémathèque wallonne » (no 4), , 72 p.
- (wa + fr) À ipe, Cheuyants côps d'ouy d'Apocalipe : À la limite, Sombres perspectives d'Apocalypse, Charleroi, CROMBEL, coll. « micRomania » (no 35), , 2e éd., 136 p. (ISBN 978-2-931107-00-3).
- (wa) Li navia dèl pîrète, Mons, Éditions de diffusion du livre wallon, coll. « La poémathèque wallonne » (no 5), , 40 p.
- (wa) Vicadje, Mons, Éditions de diffusion du livre wallon, , 48 p.
- (wa) « Come dès gayes su on baston et autres poèmes », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, 58e année no 11, , p. 165-180 (ISSN 2030-6091, lire en ligne
). - (wa) « Crèchinces », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, 61e année no 4, , p. 49-72 (ISSN 2030-6091, lire en ligne
).Ce recueil a connu une 2de édition en 2004, au sein de Bokèts dèl dêrène chîje. - (wa) Pâtërs po tote one sôte di djins, Vias d’ mârs et Rukes di tëre, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 106 p.
- (wa) Bokèts dèl dêrène chîje : Skèrnaches, Plomions, Crèchinces, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 90 p.
- (wa + fr) Bokèts po l' dêrène chîje : Poèmes pour l'ultime veillée, Charleroi, CROMBEL, coll. « micRomania » (no 39), , 2e éd., 159 p. (ISBN 978-2-931107-08-9, présentation en ligne).
- (wa) Wayemadje, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Littérature dialectale d'aujourd'hui » (no 38), , 48 p. (ISBN 978-2-930505-16-9).
- (wa) Céncante powézîyes rèlîtes foû d’ mès scriyadjes, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 62 p.
- (wa) On-èsté dins vos-ouy et Noste Ârcadîye da nos-ôtes, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 46 p.On-èsté dins vos-ouy a fait l'objet d'une réédition augmentée, assortie d'une adaptation en français : (wa + fr) On-èsté dins vos-ouy : Un été dans vos yeux, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Littérature dialectale d'aujourd'hui » (no 45), , 72 p. (ISBN 978-2-930505-37-4).
- (wa + fr) Zouprale : Sauvageonne, Charleroi, CROMBEL, coll. « micRomania » (no 37), , 56 p. (ISBN 978-2-931107-05-8).
- (wa + fr) Su lès spales do novia djoû : Sur les épaules du jour nouveau, Bruxelles, Fédération Wallonie-Bruxelles - Service général des Lettres et du Livre, coll. « Fureur de lire », , 24 p. (ISBN 978-2-930964-75-1, présentation en ligne, lire en ligne
[PDF]).
Prose
- (wa) Rodjimont : Paskéyes di todi, , 144 p.
- (wa) « A chîjes trawéyes », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, 59e année no 11, , p. 153-172 (ISSN 2030-6091, lire en ligne
). - (wa) On vî fuzik èruni èt sacants-ôtès paskèyes, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Littérature dialectale d'aujourd'hui » (no 29), , 56 p.
- (wa) « Dèl Ruwane au Bwès Djilèt », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, 63e année nos 7-8, , p. 97-132 (ISSN 2030-6091, lire en ligne
). - (wa) Dès djins à paurt, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 80 p.
- (wa) Lès djoûs racoûtichenut : Ratûzadjes dèl dêrène bèguène di Goyèt, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 115 p.
- (wa) Lès coméres dèl coû èt sacants paskéyes, 70 p.
- (wa) Paskéyes d’ avaur ci, Charleroi, CROMBEL, coll. « micRomania » (no 19), , 328 p.Ce livre constitue la 2de édition des recueils de nouvelles suivants : Rodjimont, À chîjes trawéyes, Dèl Ruwane au Bwès Djilèt et Dès djins à paurt. Il comporte en outre 15 récits inédits.
- (wa) Su lès trîs dès Golètes, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 82 p.
- (wa) S’apinse Seûr Lidîye : Ratûzadjes dèl dêrène bèguène di Goyèt, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 97 p.
- (wa) Dèviè l'an carante : Sovenances rassërcîyes, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Littérature dialectale d'aujourd'hui » (no 40), , 109 p.
Essais
- (wa) « Poésie wallonne en 1993 », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, 56e année no 7, , p. 97-112 (ISSN 2030-6091, lire en ligne
). - L'Œuvre poétique wallonne de Franz Dewandelaer (1909-1952) (coécrit avec Yvan Dewandelaer, Émile Lempereur et Jean-Marie Pierret), Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Mémoire wallonne » (no 7), , 76 p.
- Le Centième anniversaire des Rèlîs namurwès (coécrit avec Joseph Dewez, Jean Germain et Bernard Louis), Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Mémoire wallonne » (no 14), , 128 p. (ISBN 978-2-930505-10-7).
- Défense et promotion de la langue wallonne, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 160 p.
- Hommage à Gabrielle Bernard (1893-1963) (coécrit avec Bernard Louis), Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Mémoire wallonne » (no 20), , 94 p. (ISBN 978-2-930505-26-8).
Ouvrages philologiques
- Conjugaison et lexique de 5000 verbes wallons : Wallon central - Parler de Moustier-sur-Sambre, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 240 p.
- Dictionnaire wallon : Niyau d' ratoûrnûres èt d' mots walons d'après Moustî èt avaur la (payis d' Nameur), Liège, Dîre èt scrîre è walon, , XIV-690 p.
- Complément au Dictionnaire wallon, Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 112 p.
- Spots èt ratoûrnûres : Proverbes et expressions typiques du wallon de Moustier-sur-Sambre (wallon central), Charleroi, CROMBEL, coll. « micRomania Lingva » (no 10), , 239 p. (ISBN 978-2-930364-84-1).
Traductions
- (wa) Jean Giono (trad. du français), Su lès tiènes [« Collines »], Mons, Édition de Diffusion du livre wallon, , 144 p.
- (wa + fr) Daniel Barbez (trad. du picard), Lès mots dè pèpère da Félicyin [« Lès meots du Pèpère Félicien »], Bruxelles, Fédération Wallonie-Bruxelles, Service général des Lettres et du Livre, coll. « Lès bab'lutes » (no 1), , 38 p.
Notes et références
Notes
- ↑ Ce recueil parait finalement sept ans plus tard, sous le titre Li Dêrène saison et dans une version largement remaniée[12].
- ↑ Émile Gilliard lui-même situe cette présidence de 1995 à 1999 (Dictionnaire wallon. Niyau d' ratoûrnûres èt d' mots walons d'après Moustî èt avaur la (payis d' Nameur), Liège, éd. Dîre èt scrîre è walon, 2007, p. VII) ; face à cette instabilité des données, nous avons suivi la source secondaire.
Références
- ↑ Émile Gilliard, « Le wallon tel qu'on le parlait à Moustier », dans Bernard Louis et Émile Gilliard, Hommage à Gabrielle Bernard (1893-1963), Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Mémoire wallonne » (no 20), (ISBN 978-2-930505-26-8), p. 36.
- ↑
Émile Gilliard, Dictionnaire wallon : Niyau d' ratoûrnûres èt d' mots walons d'après Moustî èt avaur la (payis d' Nameur), Liège, Dîre èt scrîre è walon, , p. VI :
« Un jour, vers mes 12 ans, je trouvai chez mes parents un livre écrit en wallon. Une révélation pour moi. C'était “Lès fauves da nosse vîye mére” de l'abbé Jules-Joseph Pirot. Il m'inspira la rédaction de mes premiers essais d'écriture wallonne. Récits de petite guerre de gamins qu'avec mon frère Jean nous rêvions de publier dans quelque revue. Expérience évidemment sans lendemain. »
- Elizabeth Sleeman (dir.), International Who's Who in Poetry 2004, Londres-New York, éd. Europa Publications, 2003, p. 123.
- ↑ Dewez 2023, p. 33-34.
- ↑ J.No., « Namur - Jemeppe: le wallon pleure son écrivain Emile Gilliard », sur L'Avenir, (consulté le )
- Noël 2023.
- ↑ Émile Gilliard, « 1950 : Pacifique révolution chez les Rèlîs », dans Joseph Dewez et al., Le Centième anniversaire des Rèlîs namurwès, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Mémoire wallonne » (no 14), (ISBN 978-2-930505-10-7), p. 32.
- ↑ Bs d'Hule (pseud. Jules Rivière), « Poètes wallons d'aujourd'hui par Maurice Piron de l'Académie Royale de Langue et de Littérature française » (rubrique « Chîjes èt Pasquéyes », no 783), Vers l'Avenir, .
- ↑ P. W., « Le prix biennal de littérature wallonne de la ville de Liège », Le Soir, 73e année no 303, 20-21 décembre 1959, p. 3 (ISSN 1375-5668, lire en ligne
).
- ↑ M.L. Michaux-Dossogne 1982, p. 122.
- Pierre Ruelle, « Rapport sur le Prix biennal de littérature Wallonne (poésie — période 1958-1963) », dans Bulletin de l'Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises, t. XLIII, no 1, Bruxelles, Palais des Académies, 1965, p. 55-56.
- Noël 2025b, p. 9.
- ↑ Noël 2025b, p. 15.
- Dodet 1980.
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- Frankinet 2023, p. 5.
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- ↑ Dodet 1980.
« Samedi, les nouveaux lauriers lui étaient décernés pour son recueil “N'alez nin dîre qu'i baure”, une œuvre dans laquelle l'échevin s'est plu à discerner “une profonde tendresse familiale et un amour des petites gens”. »
- ↑ Willy Bal, préface à M.L. Michaux-Dossogne 1982, p. 10.
- ↑ Willy Bal, préface à M.L. Michaux-Dossogne 1982, p. 11.
- ↑ Baptiste Frankinet, « Panorama de la littérature en langues régionales romanes de Wallonie »
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- ↑ « Biobibliographie », dans Paul Gilles et Lès Rèlîs Namurwès, Qué bia bouquèt ! : Anthologie sonore du wallon namurois, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, (ISBN 978-2-96033-400-5, présentation en ligne), p. 243 :
« Poète des petites gens, il […] dénonce le plus souvent les injustices sociales et les dérives de notre époque. »
- ↑ Julien Noël, « Rééditer, c’est remettre du bois sur le feu de veillée », sur Le Carnet et les Instants, Fédération Wallonie-Bruxelles, (consulté le ).
- ↑ Noël 2025a, p. 8-9.
- ↑ Noël 2025a, p. 9.
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Voir aussi
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Hubert Jacques, « Dix années d'activité wallonne du Cercle Royal littéraire “Lès Rèlis Namurwès” : Du Le au LXe Anniversaire », Les Cahiers wallons, année 1969 no 2, , p. 25-46 (lire en ligne
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- Charly Dodet, « Le poète Emile Gilliard reçoit le prix (désormais biennal) Georges Michaux », Vers l'Avenir, .

- M.L. Michaux-Dossogne (préf. Willy Bal), Dix années de poésie dialectale couronnée par le Prix Georges Michaux patronné par la Ville de Namur : 1972-1982, , 159 p.

- Jean Guillaume, La poésie wallonne : Profils parallèles, visages aimés, Supplément au tome LII, Liège, H. Dessain, coll. « Les études classiques », , 47 p.

- « Julien Noël, nouveau membre titulaire » (discours d'hommage à son prédécesseur Émile Gilliard), Chronique de la Société de langue et de littérature wallonnes, année 2025 no 2, 2e trimestre, p. 3-21.

- Julien Noël, « De la multiplication des poèmes : À propos des quatrains “ardennais” d'Émile Gilliard », Chronique de la Société de langue et de littérature wallonnes, année 2025 no 3, 3e trimestre, p. 9-16.

- Julien Noël, Su lès spales do novia djoû d'Émile Gilliard : Carnet pédagogique (propositions de séquences de cours à destination des deuxième et troisième degrés du secondaire), Bruxelles, Fédération Wallonie-Bruxelles - Service général des Lettres et du Livre, coll. « Dossiers pédagogiques de la Fureur de lire », , 24 p. (lire en ligne
)
Articles nécrologiques
- Julien Noël, « Décès d'Émile Gillard », sur Objectif plumes, (consulté le ).

- Joseph Dewez, « Émile Gilliard èst mwârt », Les Cahiers wallons, 2e série, 86e année no 2, , p. 33-34.

- Jean-Luc Fauconnier, « Émile Gilliard (Malonne 1928 - Liège 2023) », èl bourdon, no 755, .

- Baptiste Frankinet, « In memoriam. Émile Gilliard (1928-2023) », Chronique de la Société de langue et de littérature wallonnes, no 2, 2e trimestre 2023 (lire en ligne
). 
Liens externes
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