Léonard Baguilma Ywassa
| Léonard Baguilma Ywassa | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ambassadeur du Togo auprès de la Communauté économique européenne | |
| – | |
| Ambassadeur du Togo en France | |
| – | |
| Prédécesseur | Gibirila Sidi-Touré |
| Successeur | Jean-Marie Barandao |
| Ministre de l'Économie rurale | |
| – (1 an, 3 mois et 7 jours) |
|
| Président | Nicolas Grunitzky |
| Gouvernement | Grunitzky II |
| Successeur | Firmin Abalo |
| Député togolais | |
| – | |
| Élection | 27 avril 1958 |
| Circonscription | Niamtougou Est |
| Ministre du Travail, des Lois sociales et de l'Instruction publique | |
| – (1 an, 7 mois et 25 jours) |
|
| Président | Nicolas Grunitzky |
| Prédécesseur | Poste créé |
| Successeur | Martin Sankaredja |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Niamtougou (Togo français) |
| Date de décès | (à 78 ans) |
| Lieu de décès | Lomé |
| Nationalité | |
| Parti politique | UCPN |
| Profession | Ingénieur agronome |
Léonard Baguilma Ywassa, né le à Niamtougou (Togo français) et mort le , est un ingénieur agronome de formation, homme politique et diplomate togolais. Figure de proue de l'Union des chefs et populations du Nord puis de l'Union démocratique des populations togolaises, il s'investit dès 1958 en politique en rejoignant le premier gouvernement du Togo alors encore français. Il occupe plus tard les fonctions de député, puis à nouveau de ministre après le coup d'État de 1963.
Mis à l'écart du gouvernement après le coup d'État de Gnassingbé Eyadéma, il se tourne vers la fonction publique et la diplomatie, notamment auprès de la France et de la Communauté économique européenne.
Biographie
Jeunesse et éducation
Léonard Ywassa naît le à Niamtougou[1] à Koka dans la circonscription de Niamtougou[2]. Il est le fils de Baguissa Ywassa et Lucie Bella[1]. Il appartient à l'ethnie losso[3]. Il commence ses études à l'école primaire supérieure de Lomé, entre 1940 et 1943[4]. Avec son homologue Antoine Meatchi, il étudie l'agronomie à l'école d'agriculture d'Ondes puis à l'institut agricole de université de Nancy (actuelle école nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires) à partir de 1948[5],[6]. Il participe alors à la fondation de l'association Jeune Togo, la première association territoriale d'étudiants d'Afrique subsaharienne en France[7]
Carrière politique
Il fait partie des figures majeures de l'Union des chefs et populations du Nord (UCPN), un parti regroupant initialement des intellectuels et chefs de village du Nord du Togo. Il fait partie des premiers membres, aux côtés d'Antoine Meatchi, Dermane Ayéva, Mama Fousséni et Nanamalé Gbegbeni[8],[9].
Il fait partie du premier gouvernement togolais (1956 - 1958) mené par Nicolas Grunitzky, alors que le Togo est toujours sous tutelle français. Il est alors Ministre du Travail, des Lois Sociales et de l’Instruction Publique[10]. Il est écarté du gouvernement le temps que Sylvanus Olympio est à la tête du gouvernement, et se tourne donc vers l'Assemblée nationale où il est député entre 1958 et 1961 dans la circonscription de Niamtougou Est sous l'étiquette de l'UCPN[11]. Il est alors promu secrétaire de l'Union démocratique des populations togolaises en 1960[12] et ce jusqu'en 1963[13].
A cette date, qui correspond au coup d'État de 1963, il soutient Nicolas Grunitzky et entre dans son second gouvernement en tant que ministre de l'Économie rurale en 1966[14]. Il en est évincé lors du coup d'État de 1967[12] mais reste proche du gouvernement et de la fonction publique. Il travaille notamment pour le ministère de l'agriculture à partir de 1969 en tant que conseiller technique[15] et comme directeur de l'école nationale d'agriculture de Tové à partir de 1967[16].
Carrière diplomatique
Après s'être éclipsé de la scène politique togolaise, Ywassa est nommé ambassadeur du Togo en France en , succédant à Gibirila Sidi-Touré[17]. Quatre mois plus tard, il prend une nouvelle fonction diplomatique : ambassadeur auprès de la Communauté économique européenne. Il prend sa retraite en 1986[12].
Il fait partie de la commission de vérification des pouvoirs de la conférence plénipotentiaires pour l'établissement de l'association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Ouest qui se tient en 1970[18].
Vie privée
Il vivait dans le quartier de Tokoin à Lomé. Il est condamné le pour diffamation publique, puis amnistié deux ans plus tard[1].
Il meurt le . Un hommage lui est apporté en 2025 pour célébrer les 65 ans de l'indépendance du Togo[19].
Décorations
Commandeur de l'ordre du Mono (1964)[20]- Commandeur de la Légion d'honneur Française[réf. nécessaire].
Références
- « Amnisties individuelles », Journal officiel de la République togolaise, no 226, , p. 507 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Marchés tropicaux et méditerranéens, vol. 24, p. 1771.
- ↑ Yves Marguerat, « Les stratégies scolaires au Togo à l’époque du mandat français : Le cours complémentaire de Lomé et la formation des élites modernes », Cahiers d’études africaines, nos 169-170, , p. 389-408.
- ↑ Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo et Gilchrist S. Olympio, Histoire du Togo : La palpitante quête de l'Ablodé (1940-1960), NM 7 Éditions, , p. 479.
- ↑ Pierre Ali-Napo, Histoire des travailleurs-manoeuvres et soldats du Nord-Togo au temps colonial : La main-d'oeuvre forcée pour le Sud-Togo, du début de la colonisation au mandat français, , p. 114.
- ↑ « Ancien Vice-président du Togo, mort de diète noire », Le Médium, no 73, (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo et Gilchrist S. Olympio, Histoire du Togo : La palpitante quête de l'Ablodé (1940-1960), NM 7 Éditions, , p. 231.
- ↑ « Lutte pour l’ accession à la souveraineté internationale : le Togo rend un vibrant hommage aux figures de proue de l'indépendance », sur innovafrica1.com, (consulté le ).
- ↑ Histoire des Togolais des origines aux années 1960, vol. 4 : Le refus de l'ordre colonial, , p. 579.
- ↑ « Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche », sur made-in-togo.com (consulté le ).
- ↑ Godwin Tété, Écrits circonstanciels de militantisme politique : 2002-2013, L'Harmattan, , p. 245.
- (en) Jennifer C. Seely et Samuel Decalo, Historical Dictionary of Togo, Rowman & Littlefield Publishers, , p. 387.
- ↑ (en) Daily Report, Foreign Radio Broadcasts : Numéros 11-12, , p. 13.
- ↑ « Le parti de l'ancien président Olympio n'est pas représenté au sein du nouveau gouvernement », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Nomination par décret du président de la République », Journal officiel de la République togolaise, , p. 377 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Décret N°67-152 du 24-7-67 portant nomination du directeur de l'école nationale d'agriculture de Tové », Journal officiel de la République togolaise, , p. 384 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « M. Ywassa nommé ambassadeur du Togo à Paris », Le Monde, (lire en ligne
).
- ↑ Jean-Pierre Dobbert, « Acte constitutif de l'Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'ouest (4 septembre 1970) », Annuaire Français de Droit International, no 17, , p. 717-738 (lire en ligne).
- ↑ « Le Togo honore 42 figures de son indépendance », sur alafiakultur.tg, (consulté le ).
- ↑ « Décret N°64-23 du 21-2-64 portant nomination dans l'Ordre du Mono », Journal officiel de la République togolaise, no 183, , p. 964 (lire en ligne [PDF]).
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