La-livinière (AOC)
| La-livinière | |
Vignoble produisant du minervois. | |
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP |
|---|---|
| Reconnue depuis | 1999 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble du Languedoc-Roussillon |
| Sous-région(s) | Petit Causse |
| Localisation | Aude et Hérault |
| Climat | méditerranéen |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
2 169 heures (à Carcassonne) |
| Superficie totale | 2 600 hectares identifiés |
| Superficie plantée | 322 hectares (en 2023)[1] |
| Nombre de domaines viticoles | 2 coopératives et 45 vignerons |
| Cépages dominants | grenache N[note 1], mourvèdre N, syrah N et lledoner pelut N |
| Vins produits | rouges |
| Production | 10 144 hectolitres (en 2023)[1] |
| Pieds à l'hectare | minimum 4 000 ceps/ha[2] |
| Rendement moyen à l'hectare | 32 hl/ha (en 2023)[1] |
| Site web | cru-la-liviniere.com |
Un la-livinière[note 2], ou minervois-la-livinière avant 2022, est un vin rouge d'appellation d'origine contrôlée (AOC) produit dans la région naturelle dite du Petit Causse, au bas du piémont de la montagne Noire. L'aire d'appellation concerne six communes, à cheval sur les départements de l'Aude et de l'Hérault.
Histoire
La petite aire de production (sur six communes, dont La Livinière) fait d'abord partie de celle du minervois, reconnu VDQS en 1951 puis AOC en 1985. Le décret du créé l'appellation plus restrictive « Minervois-La Livinière »[3], renommée par l'arrêté du en appellation « La Livinière »[2].
Vignoble
Aire d'appellation
| Images externes | |
| Carte des communes concernées | |
| Cartes cadastrales de l'appellation | |
| Orthophotos du parcellaire de l'appellation | |
Situé au bas du piémont de la montagne Noire, au cœur du Petit Causse, l'aire d'appellation s’étend sur six communes, dont cinq de l’Hérault que sont Azillanet, Cesseras, Félines-Minervois, La Livinière et Siran, ainsi qu'une commune de l’Aude, Azille[2].
Orographie et géologie
Les crus de la Livinière ont la particularité de se situer à une altitude de plus de 400 m. Son terroir calcaire de l’ère tertiaire culmine sur les gorges de la Cesse. Un mélange de schistes, de grès, de quartz, de marbre, de calcaire, de cailloux, de sables et d'argiles où les alluvions et l'érosion ont patiemment fait leur œuvre. Creusant des gorges dans le causse, façonnant un peu plus bas la succession de collines gréseuses parsemée de bois, tapissant enfin la terrasse de cailloux.
Climatologie
Le climat très frais pour le Languedoc, à forte amplitude de température, procure aux vins une acidité qui garantit une bonne garde tout en alliant élégance et amplitude.
Encépagement
Selon le cahier des charges qui encadre l'appellation, les vins doivent provenir principalement des cépages suivants : grenache N[note 1], syrah N, lledoner pelut N et mourvèdre N.
L'ensemble grenache, syrah et mourvèdre doit représenter au minimum 60 % de l'encépagement, c’est-à-dire de la totalité des parcelles, dont 40 % pour l'ensemble syrah et mourvèdre. Un complément de cépages secondaire est possible, à savoir carignan N, cinsault N, picpoul (ou piquepoul) N, terret N et rivairenc N[2].
Méthodes culturales et réglementaires

Selon le cahier des charges qui encadre l'appellation, les vignes doivent être plantées et taillées dans certaines conditions. Toute nouvelle plantation ou replantation doit être réalisée à partir de 2019 à une densité minimale de 4 200 pieds à l'hectare[2] et les vignes sont conduites en taille courte avec six coursons à un ou deux yeux. Toutefois, le cépage syrah peut être conduit en taille longue Guyot avec un long bois à six yeux maximum et un ou deux coursons de rappel à un ou deux yeux.
Les vins doivent être élaborés selon les usages locaux. Les raisins doivent être apportés rapidement jusqu'aux lieux de vinification sans avoir été écrasés ni tassés. Les vins doivent être obtenus soit par vinification classique comportant le foulage préalable accompagné ou non d'égrappage, soit par mise en œuvre de vendanges composées de raisins entiers.
Pour l'élaboration de ces vins, la thermovinification, plusieurs foulages ou pompages successifs, les vinificateurs continus, les cuves à remontage automatique, les cuves à recyclage de marcs, les érafloirs centrifuges, les égouttoirs à vis et les pressoirs continus sont interdits.
L'irrigation est cependant possible, pour autant que les parcelles concernées aient fait l'objet d'une déclaration.
Vins

Le la-livinière est une « appellation communale » du vignoble du Languedoc-Roussillon (selon la hiérarchie mise en place par le CIVL)[4], uniquement en rouge. Sur son aire de production, les vignerons peuvent aussi fabriquer de l'« appellation sous-régionale » minervois (en rouge, rosé ou blanc), de l'« appellation régionale » languedoc, plusieurs IGP (pays-d'oc, terres-du-midi, aude et le-pays-cathare) et du vin sans indication géographique (VSIG, sous le nom de « Vin de France »).
Volumes
Selon le service des Douanes, les données de production des années récentes sont[1] :
| Année | minervois-la-livinière | la-livinière | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2022 | 327 | 10 040 | 30 | – | ||
| 2023 | 322 | 10 144 | 32 | – | ||
| 2024 | 189 | 4 670 | 24 | 165 | 4 785 | 29 |
Producteurs
L’appellation regroupait en 2008, selon les chiffres de son syndicat[5], 200 producteurs, trois caves coopératives et 34 caves particulières. Au moment du renommage 2022, se sont 45 producteurs, dont deux coopératives[6].
Notes et références
Notes
- Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec des minuscules, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute deux majuscules au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.
Références
- « Open Data | Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le ).
- « Cahier des charges de l'appellation d'origine protégée « LA LIVINIÈRE » », homologué par l'« arrêté du », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 12 février 1999 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Minervois-La Livinière » », publié au JORF no 39 du .
- ↑ « Le socle et la hiérarchie », sur languedoc-aoc.com (consulté le ).
- ↑ « AOC Minervois-La-Livinière »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Languedoc Wines (consulté le ).
- ↑ « AOP La Livinière – De causse en terrasse », sur languedoc-wines.com.
Voir aussi
Liens externes
- « La Livinière – Singulier et pluriel – Le 1er cru du Languedoc », sur cru-la-liviniere.com (site de l'ODG de l'appellation)
- « AOP La Livinière – De causse en terrasse », sur languedoc-wines.com (site du CIVL)
- « AOC Minervois-la-Livinière », sur languedoc-aoc.com (site de l'ODG languedoc)
Articles connexes
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