La Trinité-de-Réville
| La Trinité-de-Réville | |
Église de la Trinité. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie |
| Maire Mandat |
Patrick Delanoue 2020-2026 |
| Code postal | 27270 |
| Code commune | 27660 |
| Démographie | |
| Gentilé | Trinirévillais |
| Population municipale |
252 hab. (2023 |
| Densité | 23 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 58′ 16″ nord, 0° 30′ 52″ est |
| Altitude | Min. 145 m Max. 206 m |
| Superficie | 11,15 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Bernay (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Breteuil (Eure) |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
La Trinité-de-Réville est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
Géographie
Le village de Réville est situé sur la rive gauche de la Charentonne. La Trinité du Mesnil Josselin est situé sur la rive droite de la Charentonne.
Localisation
Les communes limitrophes sont Broglie, Chamblac, La Chapelle-Gauthier, La Goulafrière, Mesnil-en-Ouche, Montreuil-l'Argillé et Saint-Agnan-de-Cernières.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Charentonne, la Guiel et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].
La Charentonne, d'une longueur de 63 km, prend sa source dans la commune de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois et se jette dans la Risle à Nassandres sur Risle, après avoir traversé 16 communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques de la Charentonne sont données par la station hydrologique située sur la commune de La Trinité-de-Réville. Le débit moyen mensuel est de 1,9 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 24,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 67,7 m3/s, atteint le [4].
La Guiel, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune de La Trinité-des-Laitiers et se jette dans la Charentonne sur la commune, après avoir traversé huit communes[5]. Les caractéristiques hydrologiques de la Guiel sont données par la station hydrologique située sur la commune de Montreuil-l'Argillé. Le débit moyen mensuel est de 0,671 m3/s[Note 3]. Le débit moyen journalier maximum est de 8,6 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 29,3 m3/s, atteint le même jour[6].

Voies routières
La commune est traversée par les routes départementales RD 33 et RD 107.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Côtes de la Manche orientale » et « Normandie (Cotentin, Orne) »[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 823 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernay à 15 km à vol d'oiseau[13], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 666,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 5].
Urbanisme
Typologie
Au , La Trinité-de-Réville est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bernay, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[17]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,4 %), prairies (27,7 %), forêts (21,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Réville est une ancienne commune rattachée en 1842 à celle de la Trinité du Mesnil Josselin[21].
La Trinité est attestée sous les formes Sancta Trinitas de Mesnillo Jocelini (L. P.) et La Trinité-près-la-Roussière (invent. des titres du Bec)[21].
La Trinité est un hagiotoponyme commun à une douzaine de communes en France[22].
Réville est attesté sous les formes Villa Remigii vers 1000 (dotalitium de la duchesse Judith), Roilvilla(Orderic Vital) en 1050 (Fauroux 122)[23], Revilla en 1128 (cartulaire de Saint-Évroult, charte de Henri Ier, roi d’Angleterre)[24], Reville-sur-Charentonne en 1828 (Louis Du Bois)[25].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale qui parait homonyme de Réville (Manche, Regis villa 1226) au sens apparent de « domaine rural du roi »[23], l'élément Ré- s'expliquant par l'ancien français et normand rei « roi » cf. rei, seconde moitié du Xe siècle (St Léger, éd. J. Linskill, 14), terme issu du latin regem, accusatif de rex, regis « souverain » et « chef, maître »[26]. Cependant la forme la plus ancienne Roilvilla semble s'opposer à cette explication[23].
Son église est placée sous l'invocation de la Sainte Trinité.
Histoire
Les deux communes de La Trinité-du-Mesnil-Josselin et de Réville, (Roilvilla en 1050), ont été réunies en 1842[27].
Économie
Politique et administration

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].
En 2023, la commune comptait 252 habitants[Note 7], en évolution de +5,44 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église de la Trinité.
Patrimoine naturel
Site Natura 2000
- Risle, Guiel, Charentonne[32].
Personnalités liées à la commune
L'acteur Jacques Villeret et sa femme Irina Tarassov y acquièrent une propriété l'été 1981. Ils y vécurent jusqu'à leur séparation en 1998.
Puis, Jacques Villeret quitta la commune en pour rejoindre Croth où il venait d'acquérir une autre maison en bordure de rivière. Un mois plus tard, le , il y meurt d'une hémorragie interne alors qu'il entrait dans sa 55e année.
Irina Tarassov-Villeret fait revivre dans son livre Un jour tout ira bien édité chez Flammarion, l'amour qu'ils portaient tous deux à cette région de l'Eure.
Voir aussi
Notes et références
Notes
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 272 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/09/2001 au 01/06/2024.
- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 557 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1978 au 01/06/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de la Trinité-de-Réville » sur Géoportail (consulté le 16 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
- ↑ « Fiche communale de la Trinité-de-Réville », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Charentonne ».
- ↑ « Station hydrométrique « La Charentonne à la Trinité-de-Réville» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Guiel ».
- ↑ « Station hydrométrique « La Guiel à Montreuil-l'Argillé» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre La Trinité-de-Réville et Bernay », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bernay », sur la commune de Bernay - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bernay », sur la commune de Bernay - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bernay », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 220.
- ↑ Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiastique » in Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 322 (lire en ligne) Les noms de lieux d'origine ecclésiastique
- François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 164
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, Librairie Droz, , p. 947.
- ↑ Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 181.
- ↑ Site du CNRTL : étymologie de roi (lire en ligne)
- ↑ François de Beaurepaire - Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, pages 164 et 201
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- La Trinité-de-Réville sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Portail de l’Eure
- Portail des communes de France





![La Trinité-de-Réville[1]](./_assets_/0c70a452f799bfe840676ee341124611/Brosen_windrose-fr.svg.png)
