La Trinité-des-Laitiers
| La Trinité-des-Laitiers | |
Le château des Laitiers. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault |
| Maire Mandat |
Stéphane Lecaché 2020-2026 |
| Code postal | 61230 |
| Code commune | 61493 |
| Démographie | |
| Population municipale |
67 hab. (2023 |
| Densité | 6 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 47′ 52″ nord, 0° 22′ 39″ est |
| Altitude | Min. 245 m Max. 321 m |
| Superficie | 11,16 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Vimoutiers |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
La Trinité-des-Laitiers est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 67 habitants[1].
Géographie
Localisation
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Guiel, la rivière de Touquettes[2], la rivière Morte[3] et le fossé 02 de la commune de Saint-Evroult-de-Montfort[4],[5],[Carte 1].
La Guiel, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Charentonne à La Trinité-de-Réville, après avoir traversé huit communes[6].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de l'Enfer (0,37 ha)[Carte 1],[7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[10] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 836 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Merlerault à 13 km à vol d'oiseau[14], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 775,3 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , La Trinité-des-Laitiers est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18] et hors attraction des villes[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,3 %), prairies (23,6 %), forêts (16,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Les Laitiers en 1263[22], La Trinité des Lettiers en 1793[23].
La Trinité est un hagiotoponyme commun à une douzaine de communes en France[24].
L'élément laitiers est le souvenir de l'héritage de la florissante industrie de la métallurgie dans la toponymie régionale.
Histoire
En 1821, La Trinité-des-Laitiers (192 habitants[23]) absorbe Le Noyer-Menard (241 habitants[25]).
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et un adjoint[28].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].
En 2023, la commune comptait 67 habitants[Note 3], en évolution de +1,52 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Activité et manifestations
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Le domaine du château des Lettiers (XVIIIe siècle), partiellement inscrit aux Monuments historiques[32], son parc et un réseau hydraulique remarquable.
- Église de la Sainte-Trinité (XVIe ou XVIIe siècle).
Personnalités liées à la commune
- Luc Besson habite au domaine du château des Lettiers[33].
Il y a édifié des studios et auditoriums d'enregistrement et de mixage exceptionnels pour la musique et le cinéma : la Digital Factory.
La Trinité-des-Laitiers dans les arts
Les films Jeanne d'Arc et Arthur et les minimoys ont été en partie tournés dans le domaine, ainsi que dans la région proche.
En , le groupe Indochine a passé plusieurs semaines dans cette commune pour y enregistrer plusieurs titres de l'album Alice & June, notamment avec la chorale de Normandie Normandy Kids. Le groupe y retourne en 2011 pour travailler sur ce qui deviendra l'album Black city parade.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Résumé statistique de La Trinité-des-Laitiers sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
Notes
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- « Réseau hydrographique de la Trinité-des-Laitiers » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Sandre, « la rivière de Touquettes ».
- ↑ Sandre, « la rivière Morte ».
- ↑ Sandre, « le fossé 02 de la commune de Saint-Evroult-de-Montfort ».
- ↑ « Fiche communale de la Trinité-des-Laitiers », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Guiel ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre La Trinité-des-Laitiers et Le Merlerault », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Merlerault_sapc », sur la commune du Merlerault - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Merlerault_sapc », sur la commune du Merlerault - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de La Trinité-des-Laitiers ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Société française d'onomastique, 2000, Nouvelle revue d'onomastique, Numéros 35 à 36, page 279.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiasticque » (sic), Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 322.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Le Noyer-Menard », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
- ↑ « Jacques Perraux aimerait continuer », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Stéphane Lecaché, vient d'être élu nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- Réélection 2014 : « La Trinité-des-Laitiers (61230) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Domaine du château des Lettiers (également sur commune de Cisai-Saint-Aubin) », notice no PA00135532, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Ouest France 25 juillet 2013
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