Lamya Kaddor

Lamya Kaddor
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Lamya Kaddor, née le à Ahlen en Allemagne, est une écrivaine allemande d'origine syrienne et spécialiste de l'islam. Elle est députée au Bundestag depuis 2021 pour le parti Alliance 90/Les Verts. Elle est une figure de proue de l'islam libéral en Allemagne, souvent présente dans les médias, elle écrit plusieurs livres à ce sujet, cofonde la Fédération islamique libérale (de) (LIB eV) dont elle est aussi présidente honoraire et milite pour l'enseignement de l'islam dans les écoles publiques allemandes.

Biographie

Jeunesse et vie privée

Lamya Kaddor est née le 11 juin 1978 à Ahlen, en Westphalie, de parents immigrés syriens[1]. Elle a deux sœurs et un frère. Après des études secondaires au Städtisches Gymnasium d'Ahlen, Elle obtient une maîtrise en études arabes, études islamiques, éducation et littérature comparée à l'Université de Münster en 2003[1].

Lamya Kaddor est mariée à Thorsten Gerald Schneiders (de), rédacteur en chef chez Deutschlandfunk[2]. Elle vit à Duisbourg[3].

Enseignement

À partir de 2003, Lamya Kaddor enseigne dans une école primaire et au collège Glückauf de Dinslaken-Lohberg et occupe divers postes d'enseignement en théologie islamique, en éducation religieuse et en vie musulmane dans différentes universités de Rhénanie-du-Nord-Westphalie[1][4].

De 2004 à 2008, elle est assistante de recherche à la chaire « Religion de l'Islam » et chargée de cours pour la formation des enseignants au Centre d'études religieuses (CRS) de l'Université de Münster[4][1] [5].

Parallèlement à ses activités universitaires, Lamya Kaddor travaille pour le ministère de l'Éducation de Basse-Saxe en tant que consultante pour le développement professionnel des enseignants d'études religieuses islamiques. Elle enseigne dans le cadre d'un programme pilote du Land Études islamiques en allemand[4][5]. Elle explique : « Mon objectif est d' éduquer [les enfants et les jeunes] pour qu'ils deviennent des citoyens responsables dans leurs pratiques religieuses et de leur faire comprendre que la Loi fondamentale allemande n'est pas incompatible avec l'islam. »[6]. En tant que porte-parole du parti des Verts pour les questions intérieures au Bundestag, elle plaide pour un renforcement de l'enseignement religieux musulman en allemand dans les écoles publiques afin de lutter contre la radicalisation des jeunes musulmans[7]. Elle oppose la « transmission du savoir religieux » dans le cadre de l'enseignement religieux régulier dispensé dans les écoles publiques à une simple « instruction religieuse », comme c'est le cas dans les écoles coraniques. « Dans les écoles coraniques, l'accent est mis sur la récitation du Coran et l'apprentissage de la langue et de l'écriture arabes, tandis que les études islamiques se concentrent sur la compréhension du Coran. ». La religion musulmane n'étant pas reconnue par la Constitution au même titre que le christianisme, son enseignement est régi de façons très diverses selon les états allemands[8].

En 2013, Lamya Kaddor apprend que cinq de ses anciens élèves ont rallié la "Brigade de Lohberg", un groupe de personnes issues de la mouvance salafiste-djihadiste de Dinslaken-Lohberg et sont partis faire le Djihad en Syrie. Dans une interview, elle s'interroge sur les raisons de ce départ et exprime son propre désespoir[9]. Elle estime que l'intégration à Dinslaken a « lamentablement échoué » et que le salafisme y est devenu un mouvement de jeunesse. Selon elle, la discrimination et le manque d'activités pour les jeunes ont facilité la manipulation par des prédicateurs[6].

Engagement dans les organisations liées à l'islam

Lamya Kaddor défend un islam libéral. Elle est favorable au mariage entre personnes du même sexe et soutient l'égalité des droits pour les femmes. Ses positions progressistes sont souvent critiquées et lui attirent parfois des menaces de mort[10].

Elle est est présente ou à l'initiative de nombreuses associations de promotion ou de défense de l'islam.

Elle participe ainsi au Sommet allemand sur l'intégration (de), une série de conférences initiées en juillet 2006. En 2025, elle regrette que certains demandent sa dissolution car, à son avis, il s'agit du seul forum de dialogue entre les musulmans et l'état et déplore les coupes budgétaires qui vont impacter le fonctionnement de la Conférence[11][5][12].

Elle est membre fondatrice et première présidente de l'Association des professeurs d'études islamiques en langue allemande de Rhénanie-du-Nord-Westphalie[5].

Fédération islamique libérale

Le 27 mai 2010, Lamya Kaddor cofonde la Fédération islamique libérale (de) (LIB) à Cologne avec plusieurs autres musulmans[1]. Elle en est la première présidente jusqu'en 2016. Dans sa charte, adoptée en 2017, l'association défend une vision pluraliste de la société, s'oppose à toutes les formes de racisme et promeut une interprétation contemporaine et non dogmatique des textes religieux tels que le Coran, ainsi qu'une égalité des sexes sans discrimination[13]. Le media Ruhrbarone fait cependant remarquer en 2018 que, malgré une forte présence médiatique, la Fédération n'est pas très représentative : elle ne compte que 300 membres et quatre congrégations actives[14].

Forum musulman d'Allemagne

En 2015, Kaddor est membre cofondatrice du Forum musulman d'Allemagne (de), avec le soutien de la Fondation Konrad Adenauer[15].

Autrice

Le Coran pour enfants et adultes

Lamya Kaddor publie en 2008, en collaboration avec la pédagogue et imame Rabeya Müller, un ouvrage intitulé Der Koran für Kinder und Erwachsene (Le Coran pour enfants et adultes), « un ouvrage facile à comprendre et bien organisé, dans un style résolument libéral-musulman. »[16]. Illustré par l'artiste munichois Karl Schlamminger, ce livre propose une sélection de versets coraniques traduits en allemand simple et accessible, commentés et organisés par thèmes, permettant ainsi même aux non-initiés de lire les récits du Coran dans l'ordre chronologique[17]

Cependant, l'interprétation libérale du Coran proposée par Lamya Kaddor et Rabeya Müller est condamnée par certains milieux islamiques conservateurs, entre autres, parce que les autrices ne respectent pas l'ordre officiel des versets et utilisent des illustrations[16].

Musulmane, Femme, Allemande

En janvier 2010, Lamya Kaddor, publie le livre Muslimisch, weiblich, deutsch. Mein Weg zu einem zeitgemäßen Islam, (Musulmane, Femme, Allemande : Mon chemin vers un islam contemporain). Elle y donne pour la première fois un visage à la « majorité silencieuse » des musulmans en Allemagne. Cet ouvrage, qui contient des éléments autobiographiques, aborde à la fois la critique et l'hostilité envers l'islam et le fondamentalisme islamique[18].

Zum töten bereit

En 2016, elle publie Zum töten bereit. : Warum deutsche Jugendliche in den Dschihad ziehen (Prêts à tuer. Pourquoi de jeunes allemands rejoignent le Djihad), dans lequel elle analyse les raisons de la radicalisation de jeunes musulmans et de leur adhésion aux groupes terroristes de l' État islamique. Elle propose également les mesures que la société et la communauté musulmane doivent prendre pour enrayer cette radicalisation. Le livre est récompensé par le Prix du livre politique de la Fondation Friedrich Ebert [19][20].

Le point de rupture

En 2016, Lamya Kaddor publie Die Zerreißprobe: Wie die Angst vor dem Fremden unsere Demokratie bedroht (Le point de rupture : comment la peur de l’étranger menace notre démocratie), qui traite de l’intégration des étrangers en Allemagne. Elle y soutient que les immigrés ont une responsabilité de contribution, mais que la population autochtone doit aussi respecter les immigrés et leurs descendants comme des égaux. Suite à une augmentation considérable des messages de haine et de menaces provenant de l'extrême-droite, Lamya Kador doit prendre un congé temporaire de son poste d’enseignante. Elle accuse des personnalités de renom de participer à cette campagne de haine, citant nommément le journaliste Henryk M. Broder (de) [21][22].

Engagement politique

En 2020, Lamya Kaddor rejoint l'Alliance 90/Les Verts. L'année suivante, elle est élue députée dans la vingtième législature du Bundestag sur la liste des Verts [23][24].

Lors des négociations visant à former une coalition entre le Parti social-démocrate (SPD), Alliance 90/Les Verts et le Parti libre-démocrate (FDP) après les élections de 2021, elle fait partie de la délégation de son parti au sein du groupe de travail sur sécurité intérieure, droits civiques et protection des consommateurs, coprésidé par Christine Lambrecht, Konstantin von Notz et Wolfgang Kubicki[25]. Au Parlement, Lamya Kaddor siège à la commission des affaires intérieures depuis 2021[23]. À ce titre, elle est rapporteure de son groupe parlementaire sur les relations avec le Moyen-Orient[26].

Réélue en 2025, elle siège à la commission des affaires intérieures et à la commission des affaires étrangères[27].

En 2025, elle accompagne le ministre fédéral des affaires étrangères, Johann Wadepuhl en Syrie. Tous deux estiment que le pays n'est pas encore suffisamment sûr pour y renvoyer des syriens d'Allemagne, comme le souhaite le ministre de l'intérieur Alexander Dobrindt[28]. De même, elle rejette, au nom de son parti, la demande du ministre-président bavarois, Markus Söder, de négocier avec les talibans en Afghanistan les expulsions de réfugiés criminels afghans vers un pays en proie aux talibans. « Vouloir expulser ces dangereux délinquants violents, c'est traiter le symptôme et non la cause. [...] La plupart de ces auteurs d'actes de violence motivés par l'islamisme se sont radicalisés en premier lieu en Allemagne. »[29]

Prises de position

Droits des femmes

Selon Lamya Kaddor, l' égalité entre les hommes et les femmes est également inscrite dans l'islam. Si certains musulmans ne respectent pas pleinement ce principe. l'oppression des femmes n'est pas imputable uniquement à leur foi, mais résulte plutôt d'un ensemble complexe et interdépendant de facteurs[30].

Accès des femmes à l'imamat

Lamya Kaddor se réjouit de la création du nouveau Collège islamique de formation d'imams, une institution financée par l'état. Elle estime qu'il peut contribuer à un meilleur ancrage de la vie musulmane en Allemagne et à la lutte contre l'islamophobie. Toutefois, elle regrette que l'état n'ait pas imposé, dès le début le principe d'égalité entre les hommes et les femmes, ce qui implique la formation de femmes imames également. « Cela doit être la norme dans une société ouverte. »[31].

Le Hidjab

Lamya Kaddor justifie son refus de porter le voile islamique en arguant que, si le hijab protégeait les femmes dans la société il y a plus de mille ans, dans la société occidentale moderne, cette forme de protection est devenue obsolète et peut avoir l'effet inverse, exposant celle qui le porte à des désavantages tels que la discrimination ou le harcèlement. Cependant elle se prononce contre l'interdiction du voile à l'école, privilégiant le choix personnelle de chacune[32].

Dialogue interreligieux et antisémitisme

Avec Michael Rubinstein, directeur de la communauté juive de Duisbourg-Mülheim/Ruhr-Oberhausen, Lamya Kaddor milite pour la réduction des préjugés et le dialogue interreligieux entre juifs et musulmans. L’ignorance de l’autre religion constitue le principal obstacle pour les deux parties[33].

Avec la recrudescence des actes de haine envers les juifs et l’État d’Israël suite aux attentats terroristes du Hamas contre Israël, souvent perpétrés par des musulmans, Lamya Kaddor appelle à une « introspection rigoureuse sur la question » de l'antisémitisme. Elle soutient une approche structurelle de l'éducation civique et de la prévention de l'antisémitisme[34] .

Islamophobie et salafisme

Lamya Kaddor participe à de nombreux projets de lutte contre l'antisémitisme, l'islamisme et l'islamophobie. Elle estime que les musulmans modérés d'Allemagne ne sont pas suffisamment entendus et écoutés[4]. Elle déplore l'islamophobie croissante dans toutes les couches de la société, alimentée en partie par une image essentiellement uniquement négative des musulmans donnée par les médias. « Tant que nous ne parlons que de problèmes, lorsque nous parlons de musulmans, nous ne pouvons pas surmonter le ressentiment. » Elle considère aussi que chaque musulman doit se positionner clairement vis-à-vis du terrorisme et, en particulier, auprès d'autres musulmans [35].

Lorsque le ministre fédéral de l'Intérieur Hans-Peter Friedrich déclare, peu après sa nomination en 2011, que « Rien dans l'Histoire ne démontre que l'islam appartient à l'Allemagne », s'attirant les critiques du président fédéral, Christian Wulff, de la ministre fédéral de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger et d'autres personnalités, notamment du centre-gauche, Lamya Kaddor réagit : « C'est une une claque dans le visage des musulmans [...]De telles déclarations ne sont pas seulement fausses sur le plan politique et historique, je pense qu’elles sont dangereuses. » [36][37].

Controverses

Condamnation pour diffamation

Lamya Kaddor est accusée d'avoir propagé à plusieurs reprises une rumeur selon laquelle la sociologue Necla Kelek attribuait aux hommes musulmans un penchant pour la sodomie. après des années de calomnie, celle-ci finit par porter plainte. En décembre 2018, le tribunal régional de Berlin lui donne raison et Lamya Kaddor retire d'internet deux textes diffamatoires[38][39][2].

Litige avec l'Université de Münster

Un litige juridique oppose Lamya Kaddor au Centre d'études religieuses de l'Université de Münster, depuis juillet 2008. Lamya Kaddor est accusée de détournement de fonds de recherche, alors qu'elle déclare avoir agi avec l'accord de son supérieur, Sven Kalisch. Les poursuites pénales concluent à un non lieu le 28 octobre 2011, mais le juge se dit surpris que le parquet n'ait enquêté que sur Lamya Kaddor et non sur le professeur lui-même[40][41].

A la suite de cette affaire, Lamya Kaddor dépose une plainte pour discrimination contre Sven Kalisch et l'Université de Münster[42].

Le media Ruhrbarone la décrit comme un phénomène médiatique. Reconnaissant le bien fondé de ses actions et revendications, il déplore toutefois son agressivité et manque de tolérance face à la contradiction, « qualifiant de haineux ou d'incompétents presque tous ceux qui la critiquent, elle, l'islam ou les religions en général. »[14]. Il lui reproche d'ignorer les racines dans le monde arabe du salafisme et de sous estimer la violence inhéente à l'islam.

Litige avec le journaliste Henryk M. Broder

Dans une interview de septembre 2016, Lamya Kaddor accuse le journaliste Henryk M. Broder de contribuer à la campagne de haine et aux menaces qui la visent, plus encore depuis la publication de son livre Point de rupture[21]. Lorsque, un peu plus tard, il déclare dans un article paru dans Junge Freiheit, qu'elle est "folle", elle porte plainte contre lui pour diffamation et le fait condamner à une amende de 2000 € . Le procès en appel, en juillet 2019, aboutit à un acquittement car, l'accusé et le journaliste cité comme témoin s'étant retranché derrière leur droit au silence, il n'a pas été possible de prouver que la déclaration en question avait réellement été faite[43][44].

Publications

Comme autrice

  • (de) Islam. Geschichte, Glaube und Gesellschaft [« Islam : Histoire, Foi et Société »], Hildesheim, Gerstenberg, coll. « Lesen, Staunen, Wissen », (ISBN 978-3-8369-5578-2)
  • (de) avec Rabeya Müller, Der Islam für Kinder und Erwachsene [« L'islam pour les enfants et les adultes »], Munich, Beck, (ISBN 978-3-406-64016-2)
  • (de) avec Rabeya Müller, Der Koran für Kinder und Erwachsene [« Le Coran pour les enfants et les adultes »], Munich, Beck, , 4e éd. (1re éd. 2004) (ISBN 978-3-406-67138-8)
  • (de) Muslimisch-weiblich-deutsch! Mein Weg zu einem zeitgemäßen Islam [« Musulmane, femme, allemande ! Mon chemin vers un islam contemporain »], Piper Verlag, (1re éd. 2010) (ISBN 978-3-492-99127-8)
  • (de) Die Sache mit der Bratwurst [« L'affaire de la saucisse »], Piper Verlag, , 256 p. (ISBN 978-3-492-05787-5)
  • (de) avec Michael Rubinstein, So fremd und doch so nah. Juden und Muslime in Deutschland [« Si différents, et pourtant si proches. Juifs et musulmans en Allemagne. »], Ostfildern, Patmos, (ISBN 978-3-8436-0384-3)
  • (de) Die Zerreißprobe: Wie die Angst vor dem Fremden unsere Demokratie bedroht [« Le point de rupture : comment la peur de l'étranger menace notre démocratie »], Berlin, Rowohlt, (ISBN 978-3-87134-836-5)
  • (de) Zum Töten bereit: Warum deutsche Jugendliche in den Dschihad ziehen [« Prêts à tuer : pourquoi des adolescents allemands rejoignent le djihad »], Piper Verlag, (ISBN 978-3-492-05703-5)

Comme éditrice

  • (de) avec Thomas Bauer et Katja Strobel, Islamischer Religionsunterricht. Hintergründe, Probleme, Perspektiven, vol. 1, Münster, Lit, coll. « Veröffentlichungen des Centrums für Religiöse Studien Münster », (ISBN 3-8258-7097-9)
  • (de) avec Rabeya Müller et Harry Harun Behr, Saphir. Religionsbuch für junge Musliminnen und Muslime, Munich, Kösel,
  • (de) avec Bernd Mussinghoff et Thomas Bauer, Zukunft der Religion in Europa, vol. 5, Münster, Lit, coll. « Veröffentlichungen des Centrums für Religiöse Studien », (ISBN 978-3-8258-8510-6)

Distinctions

  • 2009 : Son manuel Saphir 5/6, rédigé en collaboration avec Rabeya Müller et Harry Harun Behr (de), reçoit le Prix du meilleur manuel scolaire européen 2009 à la Foire du livre de Francfort[45][46].
  • 2010 : Prix de la Femme musulmane européenne d'influence attribué par European Dynamic Achievers and Role Models
  • 2011: Médaille de l'intégration (de) du gouvernement fédéral. Cette médaille récompense les personnes ayant apporté une contribution exceptionnelle à l'intégration grâce à un engagement personnel remarquable[47]
  • 2015 : Nick-Knatterton-Ehrenmütze, attribué par la section du Schleswig-Holstein de l'Association fédérale des enquêteurs criminels allemands pour son engagement dans la lutte contre la radicalisation et pour services spéciaux dans la lutte contre la criminalité[48]
  • 2016 :
    • Prix du livre politique de la Fondation Friedrich Ebert pour son livre Zum Töten bereit (Prêts à tuer). Le jury déclare que le livre « contribue de manière significative aux débats d'actualité sur l'intégration, la prévention de la radicalisation et la coexistence dans une société d'immigration. » [19].
    • Prix de l'intégration de la Fondation Apfelbaum (de) pour le dialogue judéo-musulman[49]
    • Prix de l'intégration de la ville de Duisbourg[50]
  • 2017 : Top 40 dans la catégorie Société et science du magazine Kapitel [51]

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. (de) « Lamya Kaddor - Munzinger Biographie », sur www.munzinger.de (consulté le )
  2. (de) Jörg Metes, « Prozess: Necla Kelek gegen Lamya Kaddor - „Wenn Sie jemanden zitieren, müssen Sie das richtig tun" », sur www.cicero.de, (consulté le )
  3. (de) « Lamya Kaddor Bücher & Biografie | PIPER », sur www.piper.de (consulté le )
  4. (de) « Lamya Kaddor », sur domradio.de, (consulté le )
  5. (de) S. W. R. Kultur, « Lamya Kaddor », sur SWR Kultur, (consulté le )
  6. (de) Hayke Lanwert, « Islam-Lehrerin Lamya Kaddor und die "Lohberger Brigade" », WAZ,‎ (lire en ligne)
  7. (de) Julica Jungehülsing, « Religionsunterricht: Politikerinnen sprechen sich für Stärkung von Islamunterricht aus », Die Zeit,‎ (ISSN 0044-2070, lire en ligne, consulté le )
  8. (de) « islamischer Religionsunterricht an Schulen in Deutschland », Factsheet, sur Mediendienst Integration,
  9. (de) Yassin Musharbash, « Deutsche Islamisten in Syrien: "Nicht einmal die Freundinnen haben etwas geahnt" », Die Zeit,‎ (ISSN 0044-2070, lire en ligne, consulté le )
  10. (de) « Frau, muslimisch, liberal: Lamya Kaddor », sur PRO | Das christliche Medienmagazin, (consulté le )
  11. (de) « Dobrindt warnt vor Cyberangriffen und „ideologischen Drohnen“ in der AfD », Die Welt,‎ (lire en ligne)
  12. (de) Frederik Eikmanns, « Grünen Abgeordnete zu Schwarz-Rot: „Ich dachte, wir wären weiter“ », Die Tageszeitung: taz,‎ (ISSN 0931-9085, lire en ligne, consulté le )
  13. (de) Friedmann Eißler, « Neue Charta des Liberal-Islamischen Bundes (LIB) - EZW », sur www.ezw-berlin.de (consulté le )
  14. (de) Stefan Laurin, « Lamya Kaddor: Die Traum-Muslima », sur Ruhrbarone, (consulté le )
  15. (de) « „Muslimisches Forum Deutschland“ gegründet », sur www.kas.de, (consulté le )
  16. (de) Till-r. Stol, « Das heilige Buch der Lieben und Liberalen? », Die Welt,‎ (lire en ligne)
  17. (de) Martin Spiewak, « Koran ohne Schleier », Die Zeit,‎ (ISSN 0044-2070, lire en ligne, consulté le )
  18. (de) Olivera Stajić, « Muslimisch, weiblich, deutsch », Der Standard,‎ (lire en ligne)
  19. (de) « "Zum Töten bereit" – Preis Das politische Buch 2016 geht an Lamya Kaddor », sur www.fes.de, (consulté le )
  20. (de) « Lamya Kaddor », sur domradio.de, (consulté le )
  21. (de) deutschlandfunk.de, « Morddrohungen gegen Lamya Kaddor - "Die Menschen sind vollkommen enthemmt" », sur Deutschlandfunk, (consulté le )
  22. (de) « Islamwissenschaftlerin Kaddor lässt sich von Schuldienst beurlauben », sur domradio.de, (consulté le )
  23. (de) « Lamya Kaddor, Bündnis 90/Die Grünen » Accès libre, sur Bundestag (consulté le )
  24. « Allemagne: les députés font leur rentrée dans un Bundestag plus dive », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  25. (de) Britt-Marie Lakämper, « SPD, Grüne, FDP: Diese Politiker verhandeln die Ampel-Koalition », sur www.waz.de, (consulté le )
  26. (de) Marc Latsch, Alexander Triesch, « Fußball-WM 2022 in Katar: „Ich bin mir nicht sicher, was passiert, wenn homosexuelle Fans sich offen zeigen“ », sur RP ONLINE, (consulté le )
  27. (de) « Lamya Kaddor - Ausschuss-Mitgliedschaften », sur www.abgeordnetenwatch.de (consulté le )
  28. (de) Christoph Schult, « (S+) Syrien - Lamya Kaddor: »Der Innenminister schaut nur darauf, wie er Leute loswerden kann« », Der Spiegel,‎ (ISSN 2195-1349, lire en ligne, consulté le )
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  30. (de) « Lamya Kaddor im Chat. "Islamischer Religionsunterricht in die Schule" » [archive du ], sur Zweites Deutsches Fernsehen (ZDF), (consulté le )
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  32. (de) « Lamya Kaddor: Wäre Gott heute für das Kopftuch? », sur Emma (consulté le )
  33. (de) Ulrike Eichweber, « Tragen alle Juden Schläfenlocken? », Rheinische Post,‎ (lire en ligne)
  34. (de) « Kaddor sieht grüne Verdrängung von Judenhass unter Muslimen », sur domradio.de, (consulté le )
  35. (de) Christoph Heinlein, « "Islamfeindlichkeit hat alle sozialen Schichten erfasst" », Süddeutsche Zeitung,‎ (lire en ligne)
  36. « Le débat sur la place de l'islam déchire à nouveau l'Allemagne - RTBF Actus », sur RTBF, (consulté le )
  37. (en-US) Judy Dempsey, « New Interior Minister Revives a Debate: Can Muslims Be True Germans? », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  38. (de) Jörg Metes, « Lamya Kaddor stalkt Necla Kelek: Das Prinzip der gefühlten Wahrheit », sur Ruhrbarone, (consulté le )
  39. (de) Lamya Kaddor, « Meinung : Und sie sprach doch von der Sodomie des muslimischen Mannes », t-inline,‎ (lire en ligne)
  40. (de) Ralf Heimann, « Wissenschaftlerin soll 100000 Euro veruntreut haben », Münstersche Zeitung,‎ (lire en ligne)
  41. (de) Karin Völker, « Gericht stellt Verfahren ein: Uni-Geld im Schließfach ist keine Untreue », Westfälische Nachrichten,‎ (lire en ligne)
  42. (de) Hermann Horstkotte, « Spendengeld und schwarze Kassen », Frankfurter Rundchau,‎ (lire en ligne)
  43. (de) Mike Michel, « Verhandlung mit Henryk M. Broder nach zehn Minuten vertagt », Rheinische Post,‎ (lire en ligne)
  44. (de) Dirk Decker, « Islam-Wissenschaftlerin beleidigt?: Gericht spricht Henryk M. Broder frei », Bild Zeitung,‎ (lire en ligne)
  45. (en) « Islamic feminism in Germany: A contested terrain », sur euro-islam,
  46. (en) « Best European Schoolbook Award 2009 » [PDF]
  47. (de) André Zeick, « Deutschland braucht eine neue Identität », sur Focus on line,
  48. (de) « Knatterton-Ehrenmützenverleihung 2015 01.03.2015 22:45 », sur Bund Deutscher Kriminalbeamter Landesverband Schleswig-Holstein,
  49. (de) « Integrations-Preis 2016 an Lamya Kaddor », sur www.boersenblatt.net (consulté le )
  50. (de) « Duisburger Integrationspreis für Islamwissenschaftlerin Lamya Kaddor », sur Novitas-Bkk,
  51. « Lamya Kaddor (M.A.) », sur www.uni-due.de (consulté le )
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