Les Horizons divergents
| Les Horizons divergents | ||||||||
Les six volumes de la série spéciale « Auteurs francophones » dans la Grande Anthologie de la science-fiction. | ||||||||
| Directeur de publication | Gérard Klein Ellen Herzfeld Dominique Martel |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Genre | Recueil de nouvelles Science-fiction |
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| Éditeur | Le Livre de poche | |||||||
| Lieu de parution | Paris | |||||||
| Date de parution | 1999 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Les Horizons divergents est le cinquième volume de la série spéciale de La Grande Anthologie de la science-fiction, paru en 1999.
L'ouvrage, consacré (comme les autres volumes de la série spéciale) aux auteurs francophones, notamment Québécois, réunit seize nouvelles publiées entre 1981 et 1996.
La préface est rédigée par Gérard Klein ; le choix des nouvelles a été opéré par Gérard Klein, Ellen Herzfeld et Dominique Martel ; l'ouvrage a été publié au « Le Livre de poche » no 7212 en 1999.
Extrait de la préface
« (…) Entre tous, le plus difficile de tous les arts que doivent maîtriser des anthologistes est le dernier, celui de l'ordre de présentation des nouvelles, dès qu'ils renoncent à la simple chronologie. Histoire de mettre le lecteur dans le bain, les cinq premières reflètent différentes facettes d'une science-fiction relativement classique ; les cinq suivantes seront dites sociétales car elles jettent une lumière crue, et parfois cruelle, sur la société du début du prochain millénaire ; les six dernières enfin sont poétique, insolite, finale, improbable, uchronique, terrible, et donc inclassables. Il nous reste à espérer que l’avenir sera de plus en plus ce qu'il est et que nous continuerons à vous aider à le découvrir. »
— Trois derniers paragraphes de la préface
Liste et résumés des nouvelles
L'Homme singulier
- Nouvelle de Jean-Jacques Nguyen[1].
- Situation dans le recueil : p. 15 à 42.
- Résumé : Hélène Béroard est appelé par le service de la morgue de l'hôpital Broussais. On a trouvé un homme, décédé, qui portait une lettre à son intention. Peut-elle venir identifier le mort ? La jeune femme se rend à la morgue et identifie François. Elle se souvient de sa brève liaison avec lui. François lui a laissé un courrier personnel. Elle le lit : François lui explique qu'il a toujours été spécial. Dès l'enfance, il a compris qu'il n'était pas comme les autres enfants. Il avait le pouvoir de « ralentir le temps » et de lire les pensées des autres, et même de les effacer. L'utilisation, parfois involontaire de ce don, a été difficile, et parfois dramatique. Durant l'adolescence puis ses années de jeune adulte, il est parvenu à canaliser ce don. Il a pu domestiquer l'« atemporalité ». Plus tard, après des études en physique, il en est venu à penser qu'un minuscule trou noir était logé dans son cerveau : c'est ce trou noir qui lui permet de ralentir le temps et d'aspirer les pensées de ses voisins. Il est un « Homme singulier » au sens de la singularité gravitationnelle et quantique. Longtemps il a fui la compagnie des autres humains, jusqu'à ce qu'il tombe amoureux d'Hélène. Mais le trou noir de son cerveau a grandi en même temps que lui, et son don est devenu une malédiction. Quand Hélène l'a quitté, il en a été désespéré. Sa mort n'est pas un hasard : il s'est suicidé pour ne pas continuer à être différent et pour cesser de souffrir.
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Stellarum nox
- Nouvelle de Georges Panchard[2].
- Situation dans le recueil : p. 43 à 75.
- Remarque : le titre peut évoquer le poème Oceano Nox (1840) de Victor Hugo, qui provient d'une phrase de l’Enéide de Virgile (Livre II, 250), « et ruit Oceano Nox » : « et la nuit s’élance de l'océan ».
- Résumé : L'histoire se déroule de 2051 à 2227. Les humains ont visité l'espace. Cela a coûté très cher aux finances publiques et, à leur retour, les astronautes n'ont pas été fêté comme ils pensaient l'être. Ils ne sont pas revenus en héros, et la société avait changé. Au fil des pages, les astronautes meurent les uns après les autres, et la liste des présents aux obsèques des collègues se réduit inévitablement. En fin de compte, il ne reste que MacAllister, très très vieux. Sa durée de vie est sans doute liée à sa rencontre avec les seuls extraterrestres rencontrés durant leur périple, les Shavaktaris, dont on n'a jamais rien su de concret. Désormais, en ce XXIIIe siècle, il continue à vivre et à ressasser son passé, désormais unique survivant.
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Mémoire vive, mémoire morte
- Nouvelle de Gérard Klein.
- Situation dans le recueil : p. 77 à 107.
- Remarque :
- Nouvelle de tonalité « science-fiction new wave ».
- Le titre fait un clin d'œil entre d'une part la mémoire vive et la mémoire morte en informatique, et d'autre part l'expérience de vie du narrateur qui bénéficie d'une immense mémoire vive qui lui permet de se rappeler tant de souvenirs, parfois dramatiques, et une mémoire morte qu'il aurait aimé acquérir.
- Résumé : Dans cette société du XXIe siècle, on implante désormais une « Perle » dans le cerveau des embryons. Cette Perle permet d'augmenter les facultés intellectuelles et de conserver une mémoire intacte pendant des années, voire des décennies. Dans une première partie du récit, on évoque la mère qui porte l'embryon à qui on va implanter une Perle. On lui explique les bienfaits attendus de cette Perle. Dans la seconde partie, le narrateur est l'embryon qui est devenu adulte. Désormais presque surhumain, il doit composer avec cette Perle qui augmente ses capacités intellectuelles et mémorielles, mais qui ne le rend pas forcément heureux. Quand il tombe amoureux d'une femme, c'est merveilleux, mais quand quelques mois après elle le quitte, c'est épouvantable : ne rien pouvoir oublier peut devenir une malédiction. Il est le premier humain qui demande à voir retirer la Perle. Le débat chez les juristes, les scientifiques et les politiques est vif, mais finalement on fait droit à sa demande. La Perle retirée, désormais il se sent libre, vraiment libre.
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Ad majorem Dei gloriam
- Nouvelle de Mario Tessier[3].
- Remarque : le titre Ad majorem Dei gloriam, locution latine qui est la devise des Jésuites depuis cinq siècles, signifie « Pour la plus grande gloire de Dieu ».
- Publication : Yellow Submarine, numéro 120, 1996.
- Situation dans le recueil : p. 109 à 127.
- Résumé : La nouvelle est un courrier électronique que le Père Joseph Péniel, prêtre catholique, envoie au Vatican, au Préfet de la Congrégation pour la propagation de la doctrine et de la foi. Il rappelle comment l'Église a été amenée à créer le logiciel TOMAS (« Theological Orthodox Metaphysics Assisted Software »), qui permet d'implanter au sein d'autres logiciels la doctrine de saint Thomas d'Aquin. Or il a appris que la scientifique Mary Godwin avait créé le logiciel SURIEL (« Software for Universal Response Interface on Eiditic Logic »), la première intelligence artificielle de la planète, avec laquelle on pouvait discuter, échanger et même philosopher. Intrigué, Joseph Péniel est présenté à l'interface du logiciel. Il a un premier échange fort convaincant avec SURIEL. Cet échange porte sur la conscience qu'a le logiciel sur sa propre existence et sur son libre arbitre. Ébranlé par cette expérience, il demande à échanger de nouveau avec le logiciel. Cette seconde conversation porte encore sur le libre arbitre, mais aussi sur sa personnalité. Le logiciel se sent-il une personne ? A-t-il le sens du bien et du mal ? Les suites de cette discussion sont inattendues : le logiciel se demande s'il va solliciter auprès des humains un droit à acquérir la personnalité juridique. Le Père Péniel fait aussi injecter à SURIEL le logiciel métaphysique TOMAS. Et là il se produit un événement qui chamboule toutes ses connaissances et tout ce à quoi il s'attendait : SURIEL devient… un Ange et disparaît dans les arcanes du monde informatique. C'est pourquoi Joseph Péniel a l'honneur de proposer à sa hiérarchie un projet d'encyclique intitulé « Intelligentia Ex Machina ». Pour la plus grande gloire de Dieu.
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L'Arc tendu du désir
- Nouvelle de Philippe Curval.
- Situation dans le recueil : p. 129 à 150.
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Une torture à visage humain
- Nouvelle d'André Ruellan.
- Situation dans le recueil : p. 151 à 158.
- Résumé : Martin fait partie d'un groupe anarchiste qui a fait exploser l'Arc de triomphe de l'Étoile. Il est d'abord interrogé par les policiers, à qui il explique qu'« il ne sait rien », dans la mesure où chaque groupe anarchiste est indépendant des autres et que chaque membre ignore l'identité des autres membres de son groupe. Il ne peut donc rien déclarer. Le lendemain, il est emmené pour interrogatoire devant le juge d'instruction, qui l'interroge d'une manière très spéciale…
Dire non
- Nouvelle de Jean-François Somain.
- Situation dans le recueil : p. 159 à 229.
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Les Voix dans la machine
- Nouvelle de Jean Dion.
- Situation dans le recueil : p. 231 à 253.
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Sous l'œil mort de la caméra
- Nouvelle de Jean-Claude Dunyach.
- Situation dans le recueil : p. 255 à 265.
- Remarque : nouvelle de tonalité « science-fiction new wave ».
- Publication : nouvelle déjà publiée dans Univers 1986.
- Résumé : Le narrateur entre dans une rue qui est en fait une sorte d'arène. Il y a de nombreuses caméras de télévision. Le narrateur doit créer une performance artistique « sous l'œil mort de la caméra ».
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Pénurie
- Nouvelle de Jean-Pierre Andrevon.
- Situation dans le recueil : p. 267 à 278.
- Remarque : nouvelle à tonalité humoristique.
- Résumé : Dans une civilisation dystopique dans un futur indéterminé, tout devient de plus en plus petit, rétréci, malingre, rabougri. Le narrateur raconte une journée banale de sa vie, où il compare « la vie d'avant », dans laquelle régnait l'abondance, et « la vie actuelle » où tout manque. Les gens sont ponctionnés de leurs objets, de leurs corps, de leur espace de vie, par diverses « banques » qui opèrent les prélèvements inattendus et destructeurs sur leurs vies.
- Citations :
- Trois premières phrases : « Je m'étais couché à mi-nuit, dans un drôle d'état de demi-sommeil. Il me semblait avoir mal dormi, avec des fragments de rêves avortés. Une nuit bien courte de toute façon. ».
- Vers le milieu de la nouvelle : « J'ai décidé de commencer par le cinéma, et je suis entré dans une salle proche du ministère, « Le Ruisselet » (autrefois « Le Rio Grande »), où l'on projetait un film dont la critique avait dit le plus grand bien : « Le Grand Silence blanc ». La salle était déserte et je m'y suis installé à mon aise, sur un des quatre fauteuils — je veux dire : sur une des quatre caisses qui en tenaient lieu. Et pendant deux heures, je me suis abîmé dans la contemplation de l’écran blanc, qui scintillait faiblement dans les rayons du projecteur à bougies. Un beau film, vraiment reposant, et propice à la méditation. ».
- En fin de nouvelle : « J'ai mes vacances dans moins d'un mois. Avec nos économies nous pourrons peut-être partir une demi-journée. Si nous allions au parc naturel préservé ? Nous pourrions tremper nos mains dans l’eau pure de la fontaine, respirer l'odeur des fleurs de la serre, toucher l'écorce de l’arbre, écouter le chant enregistré des oiseaux et, peut-être, nous étendre cinq minutes sur le parterre d'herbe. Ne serait-ce pas merveilleux ? ».
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…suspends ton vol
- Nouvelle d'Élisabeth Vonarburg ().
- Situation dans le recueil : p. 279 à 296.
- Remarque :
- Nouvelle de tonalité « science-fiction new wave » ;
- « Ô temps, suspends ton vol » : citation issue du poème Le Lac de Lamartine.
- Résumé : Dans un récit relativement décousu mais poétique, le narrateur évoque sa vie de Sphinx, artefact créé par un artiste, aujourd'hui décédé. Ses œuvres d'art étant vouées à la dégradation et à la destruction (la mort) à moyen terme, le narrateur évoque ses espoirs, ses rêves, ses doutes. Le narrateur tombe amoureux d'une autre œuvre d'art qui, comme lui, est vouée à une disparition prochaine.
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- Article connexe : La Beauté (1957), sonnet de Charles Baudelaire évoquant une statue qui parle de son éternité.
Chasseur et Proie
- Nouvelle d'Yves Meynard.
- Situation dans le recueil : p. 297 à 316.
- Résumé :
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Le Dernier Mot
- Nouvelle de Pascal Gonthier[4].
- Situation dans le recueil : p. 317 à 321.
- Remarque : cette nouvelle, qui ne relève pas du genre de la science-fiction, est la plus courte du recueil.
- Publication initiale : En d'autres temps, en d'autres lieux…, 1994.
- Résumé : Au cours d'une croisière l'emmenant en Nouvelle-Calédonie, le narrateur rencontre un homme qui lui demande de l'aider à se suicider en lui disant au creux de l'oreille, juste avant de mourir, « le Dernier Mot » qui résumerait sa vie et le définirait. La fin se termine sur une chute inattendue : une jeune femme se trompe de cabine et lance « Pourquoi… », prononçant ainsi le dernier mot entendu par l’homme au moment de sa mort.
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L'Escaladeur
- Nouvelle de Marcel Chikhanovitch, dit « Chica »[5],[6].
- Situation dans le recueil : p. 323 à 336.
- Résumé :
- Dans ce monde, gouverné par un roi-président débonnaire et où la vie est douce, des lianes immenses tombent depuis le ciel. Nul ne sait d'où elles proviennent et si cela résulte d'un caprice de la nature ou d'une volonté divine. Ces lianes sont très pratiques pour se déplacer, en sautant de liane en liane. Après des siècles d'affrontement entre deux religions, dont l'une déclarait que les lianes étaient les « cheveux de Grand Mère », et l'autre les « poils de barbe du Père Suprême », les passions se sont apaisées. Des escaladeurs ont entrepris de grimper aux lianes pour découvrir la vérité, mais aucun d'eux n'a grimpé plus de deux jours, ni monté plus haut que quelques centaines de mètres. Un jour, Bilnek, un jeune homme banal, annonce à ses concitoyens qu'il a décidé de relever le défi : il montera jusqu'au firmament et jusqu'à la naissance des lianes. Il pense que son escalade durera plusieurs semaines et il franchira plusieurs kilomètres de hauteur pour découvrir l'ultime vérité. Après une bonne préparation, il se met à grimper. Les heures, les jours, les semaines passent. Il a dépassé la couverture nuageuse et on ne le voit plus. On sait qu'il est vivant grâce aux boîtes de conserve vides qu'il lance lors de son escalade. Un jour, on reçoit un message : « Je suis arrivé tout en haut. Je redescends. Bilnek ».
- Effectivement on le voit apparaître quelques jours après. Il révèle ce qu'il a découvert : la voûte céleste est constituée de terre, d'où pendent les lianes. Bilnek a creusé quelques centimètres de terre et se dit persuadé que la solution de la grande énigme se trouve à portée de main. Il annonce qu'il va repartir à l'aventure, avec en supplément pioche, marteau et burin pour creuser la terre de la voûte céleste. En présence du roi-président, il entame donc une seconde ascension. Il grimpe à nouveau, parvient à la voûte céleste, creuse, creuse, creuse, dépasse la couche de terre, sent qu’il y a du vide avec de l’air, et se retrouve en train de sortir du sol de l’endroit même d'où il avait entrepris l’escalade ! Derrière la voûte des cieux, il y a le sol ! Tout le monde est ébahi de le voir sortir du sol : vient-on de découvrir une nouvelle dimension ?
- Les gens creusent, élargissent l'étroit orifice, en font un grand trou pour se rendre compte de la chose. Le roi-président, appelé, arrive et salue l'exploit de Bilnek. Par mégarde, le roi-président tombe dans le trou. Comment faire pour qu'il ne meure pas ? On élargit de nouveau le trou. Cinq heures après, le roi-président tombe depuis la voûte céleste, traverse le trou… et ainsi de suite. La vie continue sur cette planète étrange : toutes les cinq heures, le roi-président traverse le trou ; on en profite pour lui remettre de la nourriture, des boissons, des journaux, etc.
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Le Huitième Registre
- Nouvelle d'Alain Bergeron.
- Situation dans le recueil : p. 337 à 376.
- Distinctions :
- La nouvelle a été proposée au prix Aurora 1994 de la « Meilleure nouvelle en français » ;
- La nouvelle a été lauréate du prix Sidewise 1999 de la « Best Short Form Alternate History ».
- Remarque à tonalité uchronique.
- Résumé :
- La nouvelle présente une histoire du monde où le point de divergence se situe dans les années 630 : Mahomet n'a jamais créé la religion musulmane et s'est rallié à l’empire romain d'Orient. De ce fait, Constantinople n'a jamais été prise par les Turcs en 1453. Le monde est dominé par deux puissances : l'Empire romain d'Orient et l'Empire chinois.
- Une grande conférence a lieu fin mars/début : un savant venu d'Inde, Ramindra Thagore, a créé un orgue spécial qui, selon lui, indiquerait les cas de bifurcation de l'histoire. Le « Huitième Registre » est son apport essentiel à cette science nouvelle qu'on appelle « Historiosophie ». Un essai préliminaire est réalisé, où l'Indien montre des résultats spectaculaires. Néanmoins, la nuit suivante, le narrateur (André Antonikas) le découvre mort assassiné et son orgue détruit en petits morceaux.
- Une enquête a lieu, au cours de laquelle André désigne Nicolas Radomir comme étant un suspect possible. L'enquête montre que Nicolas Radomir n'est nul autre que l'empereur Michel XXII Philophile lui-même, qui était allé rencontrer Ramindra Thagore et l’avait découvert mort. L'enquête montre que le coupable est l'higoumène Théobald Zacharion. La conférence tourne court et chacun retourne chez soi. On apprend que quelques mois après, un coup d'État a lieu : l'empereur Michel XXII Philophile est évincé et condamné à mort. Son successeur renonce à coloniser la Lune, laissant le champ libre aux Chinois. Quant au narrateur André Antonikas, il a découvert les plans secrets du savant indien et a reconstruit un orgue. Il a découvert le point de divergence au VIIe siècle et découvert l'histoire alternative qui en résulte.
- Publications :
- Revue Solaris n°107, 1993 ;
- Escales sur Solaris, éd. Vents d'Ouest, 1995 ;
- Corps-machines et rêves d'ange, éd. Vents d'Ouest, 1997 ;
- Les Horizons divergents, éd. Le Livre de Poche n°7212, 1999 ;
- Tesseracts Q, éd. Tesseract Books, 1996, sous le titre The Eighth Registe ;
- Northern Suns éd. Tor Books, 1999.
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Dans l'abîme
- Nouvelle de Serge Lehman.
- Distinction : Grand prix de l'Imaginaire 1995.
- Publications :
- Les Horizons divergents, 1999.
- Les Navigateurs de l'impossible, 2001, par Stéphanie Nicot.
- Le Livre des ombres, 2005.
- Situation dans le recueil : p. 377 à 404.
- Résumé :
- Au XXXe siècle, le colonel Fredrick Tsara a reçu l'ordre de sa hiérarchie, et spécialement du président-dictateur Conrath, de découvrir pourquoi et comment Georges Epstein a pu échapper à la mort lorsque les commandos de la mort dirigés par Hiago l'ont fait prisonnier. Hiago s'est trouvé en face du prisonnier et a été dans l’impossibilité de le tuer.
- Tsara doit éclaircir ce mystère. Ses recherches aboutiront à un lien direct et inouï entre les massacres commis au XXXe siècle et ceux commis par les Nazis au XXe siècle. Tsara découvrira la vérité lorsqu'il tuera Epstein, et deviendra comme lui un descendant de Salomon Steinitz.
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Autres chapitres du recueil
- Dictionnaire des auteurs + biographies : pages 405 à 418.
- Index des nouvelles parues dans La Grande Anthologie de la science-fiction : pages 419 à 435.
- Table des matières : pages 437 à 439.
- Les romans de science-fiction dans Le Livre de poche : pages 441 à 443.
Notes et références
- ↑ La notice biographique placée en fin de volume précise que Jean-Jacques Nguyen, né le 6 novembre 1958 à Paris, professeur d'histoire-géographie, est un auteur qui a écrit une douzaine de nouvelles, la plupart étant reprises dans le recueil Les visages de Mars (1998).
- ↑ La notice biographique placée en fin de volume précise que Georges Panchard, né le 4 septembre 1955 à Fribourg, en Suisse, juriste de formation, avait publié en 1990 quatre nouvelles.
- ↑ Fiche biographique sur iSFdb.
- ↑ Pascal Gonthier sur le site NooSFere (Autres fictions)
- ↑ Notice sur NooSFere
- ↑ Notice sur iSFdb.
Liens externes
- Ressources relatives à la littérature :
- Notice sur iSFdb
- « Liste des nouvelles, pagination, critique élogieuse de l'ouvrage, commentaires de quelques lignes sur chaque nouvelle » sur le site NooSFere
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