Les Lanciers polonais

Les Lanciers polonais
Informations générales
Auteur
Langue
français
Pays
Date de création
1815
Sujet

Les Lanciers polonais est une chanson française composée en 1815 par Eugène de Pradel, qui rend hommage aux lanciers polonais de la Garde impériale, unité de cavalerie légère de la Garde impériale de Napoléon.

Mélodie

L'auteur propose de chanter son œuvre sur l'air du Magistrat irréprochable, une mélodie composée par un certain Wicht et apparaissant à la scène 28 de la comédie en un acte Monsieur Guillaume ou le voyageur inconnu de Pierre-Yves Barré, Jean-Baptiste Radet et François-Georges Desfontaines. Cette dernière est représentée pour la première fois au théâtre du Vaudeville de Paris le 12 pluviôse an VIII ()[1].

L'ai du Magistrat irréprochable se retrouve également dans la 3e édition de la Clé du Caveau[2] où il porte le numéro 76[3]. Il sert de support à de nombreuses autres œuvres et Eugène de Pradel lui-même l'utilise pour plusieurs autres poèmes et improvisations.

Paroles

Les lanciers polonais de la Garde impériale.

Voici les paroles de la chanson d'Eugène de Pradel[4] :

Dans la froide Scandinavie
Du héros retentit le nom :
Soudain la Pologne asservie
Se lève pour Napoléon.
Il avait brisé les entraves
De ce peuple ami des Français,
Et la France au rang de ses braves
Compta les lanciers polonais.

Sans regret quittant leur patrie,
Pour Napoléon ces guerriers
Vont jusqu'aux champs de l'Ibérie
Cueillir des moissons de lauriers.
Partout où l'honneur les appelle
Ils volent tenter des hauts faits,
Et partout la gloire est fidèle
Aux braves lanciers polonais.

Quand la Fortune, trop volage,
Quand la plus noire trahison,
Ensemble ont trompé le courage
De notre grand Napoléon,
Il fit, en déposant les armes,
De touchants adieux aux Français,
Et l'on vit répandre des larmes
Aux braves lanciers polonais.

Napoléon, l'âme attendrie
Leur dit, dans ces cruels momens:
« Retournez dans votre patrie ;
« Adieu, je vous rends vos sermens»
Il croyait, dans son triste asile,
N'être suivi que de Français;
Mais il retrouva dans son ile
Encor des lanciers polonais.

O vous qu'à nos belles journées
La gloire a fait participer !
Polonais, de vos destinées
Le ciel doit enfin s'occuper ;
Mais fussiez-vous dans les alarmes,
Amis, nous n'oublirons jamais
Que nous avions pour frères d'armes
Les braves lanciers polonais.

Utilisation

  • L'œuvre sert de premier habillage au futur hymne national belge, La Brabançonne, lorsque celle-ci est composée par le Français Jenneval et publiée à Bruxelles dans Le Courrier des Pays-Bas du [5].

Notes et références

  1. « Monsieur Guillaume ou le voyageur inconnu », sur kulturpool (consulté le )
  2. « Partition de l'air des lanciers polonais repris du Magistrat irréprochable », sur Musée virtuel de la musique maçonnique (consulté le )
  3. Pierre Capelle, La clé du Caveau, à l'usage de tous les chansonniers français, des amateurs, auteurs, acteurs du vaudeville & de tous les amis de la chanson, Paris, Capelle et Renard, , 518 p. (lire en ligne)
  4. Albert Vanderlinden, Une « Brabançonne » inconnue, t. 49, coll. « Bulletins de l'Académie Royale de Belgique », (lire en ligne), p. 215
  5. « La Brabançonne dans le Courrier des Pays-Bas du  », sur magasinpittoresque.be (consulté le )
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