Louis Leménil

Louis Leménil
Portrait photographique de Gustave Le Gray.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activité
Conjoint
Enfant
Sépulture au cimetière de Montmartre.

Louis Leménil, né en à Paris et mort le à Paris 9e, est un comédien français.

Biographie

Il débuta en province, puis vint à Paris pour être engagé en 1827 au théâtre de la Gaîté. Il obtint de francs succès dans les rôles de niais et d’ahuri.

Il passe ensuite au théâtre du Palais-Royal en 1834. Étant ce qu’on appelait en argot de coulisses, « un brûleur de planches », sa voix stridente faisait porter le mot, et l’a fait exceller dans les rôles de militaires. Sans avoir l’originalité invraisemblable d’un Grassot, il savait davantage et possédait à fond toutes les ressources du métier[1].

Il a épousé Elisa Leménil, fille du mime Gougibus[a], qui jouait alors au théâtre de la Gaîté, et qui est passée avec lui au théâtre du Palais-Royal sous le nom de « Madame Leménil ».

En 1850, séduit par des offres avantageuses, ils partent tous les deux pour Saint-Pétersbourg[1], où ils s’adaptèrent parfaitement, et où ils restèrent 16 ans jusqu’à leur retraite[b]. Capable de se métamorphoser selon les besoins des rôles les plus divers, c’était un homme précieux pour un répertoire, aussi le théâtre Michel ne l’a-t-il pas lâché, lorsqu’une fois qu’il l’a eu pris[1]. Néanmoins, il a joué dans deux pièces de Labiche, à Paris, en 1860.

Il meurt, après trois semaines de souffrances[2], des suites d'une opération de la pierre[3], et est inhumé au cimetière de Montmartre, où sa femme le rejoindra en 1886.

Il est le père des architectes Émile Leménil et Edme Leménil (1836-1884).

Principaux rôles

Notes et références

Notes

  1. Née Marie Élisabeth Adrienne Gougibus, qui jouait sous le nom de « Mademoiselle Élisa » avant son mariage, puis « Élisa Leménil » après son mariage.
  2. Au moment de la guerre de Crimée, il veut partir, mais Nicolas retient tous les artistes français presque de force. Le tsar Nicolas, qui avait pour Leménil une prédilection particulière, le rencontrant sur la perspective Nevski, lui dit d’un air narquois : « Nous ne sommes donc pas contents de rester ici ? Après tout, votre situation deviendra assez embarrassante. » Et Leménil de rétorquer : « En effet, Sire. quand nous apprendrons les défaites de Votre Majesté. » Sur quoi, Nicolas lui a tourné le dos sans demander son reste[1].

Références

  1. Pierre Véron, « Et voilà… », Le Monde illustré, Paris, vol. 16, no 798,‎ , p. 3 (ISSN 0996-228X, lire en ligne sur Gallica).
  2. Jacques-Léopold Heugel, « Nécrologie », Le Ménestrel, Paris, Heugel, vol. 38, no 35,‎ , p. 8 (ISSN 2391-3096, lire en ligne sur Gallica).
  3. Acte de décès à Paris 9e, nº 891, vue 24/31. L'acte précise qu'il est né à Paris et qu'il est décédé à l'âge de 67 ans.
  4. Frères Cogniard, Rothomago, Paris, Marchant, , 16 p. (lire en ligne sur Gallica).

Liens externes

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