Luigi Razza

Luigi Razza
Fonctions
Ministre des Travaux publics du royaume d'Italie
-
Député
XXIXe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXVIIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXVIIe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 42 ans)
Le Caire
Nom de naissance
Luigi Razza
Nationalité
Activité
Autres informations
Organisation
A travaillé pour
Parti politique

Luigi Razza, né le à Vibo Valentia et mort le au Caire, est un syndicaliste, journaliste et homme politique fasciste italien.

Il fut Ministre des Travaux publics (janvier-) sous le régime fasciste.

Biographie

Syndicaliste révolutionnaire et interventionniste

Luigi Razza naquit à Monteleone di Calabria (aujourd'hui Vibo Valentia) de Leone et Carmela De Luca. Après sa petite enfance, son père, gardien de prison, fut muté à Noto, en Sicile, il entra au lycée « Di Rudini », dont il obtint le baccalauréat en 1912. Après ses études secondaires, il s'intéressa au syndicalisme révolutionnaire et fut envoyé dans les Pouilles comme dirigeant de l'Union Sindacale Italiana (USI) par Filippo Corridoni. Il écrivit dans L'Avanguardia, organe de l'Unione Sindacale Milanese crée par Corridoni en mars 1913.

En 1914, il s'installa à Milan, où il obtint une licence en droit. Il y rencontra Mussolini, qui l'engagea comme rédacteur à Il Popolo d'Italia. Au début de la Première Guerre mondiale, il fut réformé à plusieurs reprises pour cause de douleurs thoraciques et de santé fragile ; ses frères Domenico et Giuseppe, nés à Monteleone respectivement le et le , furent également réformés pour la même raison. Malgré cela, Luigi Razza parvint à s'engager volontairement en 1916 avec le grade de sous-lieutenant dans la Brigade Volturno. Il combattit dans le Val Posina, dans le Trentin et sur le mont Cimone, où il reçut deux Croix de guerre pour sa bravoure. Durant cette période, il collabora activement aux journaux de tranchées.

Les premières années du fascisme

Après la guerre, dans la ville libre de Trente, il devint rédacteur en chef du journal socialiste Il Popolo, fondé en 1900 par Cesare Battisti, et correspondant du Popolo d'Italia. Secrétaire du Faisceau d'action révolutionnaire interventionniste, il participa en 1919 à la fondation des Faisceaux de combat italiens et, en 1920, fut nommé secrétaire du Fascio de Trente. Il fut l'un des sansepolcristi à rejoindre la franc-maçonnerie[1].

Avec la montée du fascisme, Razza devint, après la Marche sur Rome, membre du Grand Conseil du fascisme et du Conseil national des Corporations. En 1923, il fut nommé vice-secrétaire général de la Confédération des corporations syndicales fascistes et en 1924 élu député sur la Liste nationale.

Carrière syndicale

En , la Confédération nationale des corporations syndicales fut scindée en six confédérations (industrie, agriculture, commerce, transports et navigation, banque, travailleurs maritimes et aériens, professions libérales et artistes). Razza devint secrétaire de la Confédération nationale des travailleurs agricoles. En 1929, il fut réélu député au Parlement italien puis, en 1930, fut nommé commissaire au sein du nouveau Commissariat aux migrations et à la colonisation intérieure, rattaché à la Présidence du Conseil des ministres. Il fut réélu député en 1934. L'apogée de sa carrière politique fut atteinte le , lorsqu'il fut nommé ministre des Travaux publics dans le gouvernement de Mussolini.

Mort

Il resta en fonction jusqu'au , date de sa mort dans un accident d'avion au-dessus d'Almaza ( Le Caire ), alors qu'il se rendait en Érythrée. L'avion, parti de Guidonia, fit escale au Caire pour la nuit. Le matin du , dix minutes après le décollage, une explosion provoqua le crash de l'appareil, entraînant la mort des sept occupants (trois passagers et quatre membres d'équipage). L’incident provoqua immédiatement une vive émotion, y compris dans la presse étrangère, et l’on parla même d’attentat, mais les causes réelles ne furent jamais élucidées. De fait, la commission d’enquête dépêchée par le gouvernement italien déclara rapidement qu’il était impossible de déterminer les raisons de l’incident.

La ville coloniale de Massah, en Cyrénaïque, fut nommée en son honneur.

Monument à Luigi Razza à Vibo Valentia.

Notes et références

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Luigi Razza » (voir la liste des auteurs).
  1. Luca Irwin Fragale, La Massoneria nel Parlamento. Primo novecento e Fascismo, Morlacchi Editore, , 101 p. nota 91.

Bibliographie

  • Nazareno Salimbeni, Luigi Razza - Uomo da non dimenticare, Mapograf, 1998.
  • Florence Fanto, La vita la politica a Vibo Valentia dal 1918 al 1940, Mapograf, 2003.
  • AA. VV., In memoria di Luigi Razza, Stab. tip. del genio civile, Roma, 1935.
  • Beneduci Carlo, Il monumento a Laugi Razza di Fortunato Longo tra storia, arte e società, Vibo Valentia Monteleone, 2005.
  • Dotto Salvatore, Luigi Razza di Calabria: menzogna e delitto di Stato, Giarre, 2002.
  • Razza Luigi, Pubblicazione in memoria di Luigi Razza a cura di Giuseppe Pisani, Vibo Valentia tip. G.Froggio, 1935.
  • Lischi Dario, In memoria di Luigi Razza. A cura della Confederazione Fascista dei lavoratori dell'agricoltura di Pisa, Nistri Lischi, 1936.

Liens externes