Unione Sindacale Milanese
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| Fondation |
Avril 1913 |
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| Type | |
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| Siège |
23, Viale Lodovico (Milan) |
| Pays |
| Fondateur | |
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| Affiliation | |
| Idéologie |
L'Unione Sindacale Milanese (USM) est une organisation syndicale italienne fondée en 1913 par Filippo Corridoni liée à l'Unione Sindacale Italiana (USI).
Histoire
Syndicalisme révolutionnaire
Fondée en avril 1913 par Filippo Corridoni dans l'orbite de l'Unione Sindacale Italiana (USI), l'Unione Sindacale Milanese (USM) soutint les grèves durant la Semaine rouge. L'organisation disposait de son propre organe, L'Avanguardia, qui n'aura que 28 numéros.
L'organisation obtint l'adhésion des syndicats métallurgiques, des gaziers, des travailleurs de l'habillement, des tapissiers et décorateurs.
Interventionnisme
Avec le début de la Première Guerre mondiale le 28 juillet 1914, l'USM se prononca pour l'entrée en guerre de l'Italie contre les Empires centraux. Alors que le 8 août, le comité exécutif de l'USI réaffirmait sa condamnation de la guerre, contraire aux intérêts du prolétariat, les syndicalistes révolutionnaires partisan de l'entrée en guerre recréèrent Comité syndicaliste milanais, comité auquel se joignirent l'USM[1], la Chambre du Travail de Parme et un certain nombre de syndicalistes révolutionnaires qui venaient de quitter l'USI[2] comme Decio Bacchi. Le 18 août 1914, Alceste De Ambris prononca, au nom de l'USM, un violent discours contre le neutralisme, soutenant la nécessité d’aider la France et l’Angleterre contre la réaction teutonique et plaçant la guerre sur le même plan que la Révolution française[2].
Au début du mois d’octobre 1914, la plupart des membres de l'USM, dont Corridoni et Bacchi, prirent part à la fondation des Faisceaux d'action internationaliste[2].
Immédiate après-guerre
Le 14 avril 1918, sur l’initiative de l’USM et de l'Unione Socialista Italiana (USI), fut organisé une convention des organisations ouvrières adhérant au Comité Syndical Italien[3]. Ces organisations avaient reconnu « la nécessité de présenter devant la Nation, de manière compacte et bien définie, les forces du travail afin d'en faire valoir les intérêts et les aspirations pendant et après la guerre », et de prendre l’initiative d’un congrès pour la réorganisation d’un Comité Syndical Italien. La date fut fixée aux 26 et 27 avril à Milan, et Tullio Masotti devait y présenter un rapport sur les « Compensations de l’État aux combattants »[3]. Il fut également décidé de fonder le journal L’Italia Nostra, organe de l'USM[4].
Membres
- Filippo Corridoni
- Decio Bacchi
- Pulvio Zocchi
- Alceste De Ambris
- Amilcare De Ambris
- Attilio Deffenu
- Edmondo Rossoni
- Ettore Bartolozzi (1887-?)
- Mario Pellegrini (1899-1981)
- Antonio Croci (1888-?)
Notes et références
- ↑ Stefano Fabei, « Pagine libere : la voce del sindacalismo rivoluzionario interventista (1914-1915) », I sentieri della ricerca, no 6, (lire en ligne)
- Zeev Sternhell, Nascita Dell'ideologia Fascista, Baldini Castoldi Dalai,
- Federico Goddi, « Tullio Masotti : L'itinerario di un sindacalista rivoluzionarie », Giornale di Storia Contemporanea, no 1, (lire en ligne)
- ↑ Angelo Oliviero Olivetti, Dal sindacalismo rivoluzionario al sindacalismo integrale, Milano, Cooperativa archivistica e bibliotecaria, (lire en ligne)
Bibliographie
- Unione Sindacale Italiana Usi-Ait, Le figure storiche dell'Unione Sindacale Italiana, U.S.I., 2012.
- Federico Goddi, Tullio Masotti : L'itinerario di un sindacalista rivoluzionarie, Giornale di Storia Contemporanea, n°1. 2011.
- Zeev Sternhell, Nascita Dell'ideologia Fascista, Baldini Castoldi Dalai, 1997.
- Stefano Fabei, Pagine libere : la voce del sindacalismo rivoluzionario interventista (1914-1915), I sentieri della ricerca, n°6, 2007.
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