Mademoiselle Hus
| Sociétaire de la Comédie-Française |
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(à 71 ans) Paris |
| Nom de naissance |
Adélaïde-Louise-Pauline Hus |
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Mademoiselle Hus |
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Auguste Hus I (d) Jean-Baptiste Hus |
Adélaïde-Louise-Pauline Hus, connue sous le nom de Mademoiselle Hus, est une actrice française, née à Rennes le [1] et morte à Paris le .
Biographie
Fille des comédiens François Hus et Françoise Gravillon, Adélaïde Louise Pauline Hus est la sœur de Jean-Baptiste Hus.
Elle débute au Théâtre-Français le dans le rôle de Zaïre dans la pièce éponyme de Voltaire, mais n'est pas reçue. Deux ans plus tard, en , elle est de nouveau engagée à la Comédie-Française pour jouer le rôle d'Hermione dans Andromaque. Elle est reçue 136ème sociétaire le suivant[2].
Mariage et descendance
De sa liaison avec Auguste Louis Bertin de Blagny, trésorier général des parties casuelles, elle eût une fille : Nicole Françoise Adélaïde Bertin d'Antigny[3] (Versailles, 29 mars 1756 - Montmartre, 15 février 1840), qui épousa Alexandre Auguste Robineau (1747-1828)[4] [5].
Auguste Louis Bertin de Blagny avait acheté en 1757 pour Mademoiselle Hus l'ancienne demeure du peintre Noël Hallé[6], puis celle de Jean de Julienne, face au château de La Muette, où il installa une sorte de conservatoire dédié au théâtre[7]. Jusqu'en 1761, elle tint, dans cette demeure, la folie Bertin (sur le site de l'actuelle Maison de Balzac[8]), un salon qui rassemblait tous les adversaires des philosophes des lumières[7], dont Louis Marie Stanislas Fréron. Ce salon fut stigmatisé par Diderot dans Le Neveu de Rameau, sous l'expression de "ménagerie Bertin" [9] [10] .
Séparée de Louis Auguste Bertin de Blagny en 1761, elle eût ensuite d'autres protecteurs[7].
En 1774, elle épouse le distillateur Louis Élie Lelièvre. Le couple divorce en 1793 [7].
Théâtre
Carrière à la Comédie-Française
- 1754 : Les Tuteurs de Charles Palissot de Montenoy : Julie
- 1755 : L'Orphelin de la Chine de Voltaire : Asséli
- 1763 : L'Anglais à Bordeaux de Charles-Simon Favart : Clarice
- 1765 : L'École des maris de Molière : Isabelle[11]
- 1765 : Tartuffe de Molière : Marianne
- 1765 : L'Époux par supercherie de Louis de Boissy : Constance
- 1765 : Les Folies amoureuses de Jean-François Regnard : Agathe
- 1765 : L'École des femmes de Molière : Agnès
- 1766 : Les Femmes savantes de Molière : Henriette[12]
- 1766 : George Dandin de Molière : Angélique
- 1766 : Le Dépit amoureux de Molière : Lucile
- 1766 : Le Festin de pierre de Thomas Corneille d'après Molière : Elvire
- 1766 : L'Avare de Molière : Elise
- 1766 : L'Homme à bonnes fortunes de Michel Baron : Leonor
- 1766 : Le Malade imaginaire de Molière : Angélique
- 1766 : L'Enfant prodigue de Voltaire : Lise
- 1767 : La Métromanie d'Alexis Piron : Lucile
- 1767 : Les Plaideurs de Jean Racine : la comtesse
- 1767 : L'Amour médecin de Molière : Lucinde
- 1767 : Crispin rival de son maître d'Alain-René Lesage : Angélique
- 1767 : Monsieur de Pourceaugnac de Molière : Lucette
- 1768 : Hylas et Sylvie de Marc-Antoine-Jacques Rochon de Chabannes : l'amour travesti en amazone
- 1769 : Les Étrennes de l'amour de Jean-François Cailhava de L'Estandoux : la comtesse
- 1769 : Le Bourgeois gentilhomme de Molière : Lucile
- 1769 : Le Médecin malgré lui de Molière : Lucinde
- 1770 : Le Marchand de Smyrne de Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort : Amélie
- 1770 : Le Sicilien ou l'Amour peintre de Molière : Isidore
- 1771 : Le Persifleur d'Edme-Louis Billardon de Sauvigny
- 1772 : Le Préjugé vaincu de Marivaux : Angélique
- 1773 : L'Amour à Tempé de Françoise-Cécile de Chaumont, dame Falconet : L'Amour
- 1773 : L'Assemblée d'Augustin-Théodore Lebeau de Schosne, suivi de L'Apothéose de Molière (ballet)
- 1773 : Le Centenaire de Molière de Jean-Baptiste Artaud : Angélique
- 1773 : Sganarelle ou le Cocu imaginaire de Molière : Célie
- 1774 : La Partie de chasse de Henri IV de Charles Collé : Agathe
Notes et références
- ↑ Acte de baptême d'Adélaide Louise Pauline Hus, Registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Étienne de Rennes (24/01/1726 - 31/01/1735), cote GGStEt 14, Archives de Rennes, 545 p. (lire en ligne), p. 491
- ↑ Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français, ceux d'hier : biographie, bibliographie, iconographie; T. 2. E-Z, Genève, Bibliothèque de la Revue Universelle Internationale Illustrée, (lire en ligne), p. 206
- ↑ Olivier Blanc, Les Libertines - Plaisir et liberté au temps des Lumières, Paris, Perrin, , 284 p. (lire en ligne), p. 181-194
- ↑ M. Prevost, Dictionnaire de Biographie Française, tome sixième, Paris, Letouzey et Ané, , col. 249
- ↑ Thierry Claeys, Dictionnaire Biographique des Financiers en France au XVIIIe siècle, tome 1, Paris, S.P.M., , p. 233-235
- ↑ « La Maison de Balzac », sur voyageursaparistome16.unblog.fr, (consulté le )
- Bernard Vassor, « Adélaïde Louise Pauline Hus de la Comédie-Française », sur autourduperetanguy.blogspirit.com, (consulté le )
- ↑ « Le 47 rue Raynouard », sur studio.bluelionguides.com (consulté le )
- ↑ Thierry Claeys, Dictionnaire Biographique des Financiers en France au XVIIIe siècle, tome 1, Paris, S.P.M., , p. 234
- ↑ Benoit Melançon, « La ménagerie Bertin était-elle un salon littéraire ? Antiphilosophie et sociabilité au Siècle des lumières », sur books.openedition.org (consulté le )
- ↑ Distribution sur Les Archives du spectacle.net
- ↑ Les Femmes savantes sur le site de la Comédie-Française
Source
- Base documentaire La Grange sur le site de la Comédie-Française (pièces et rôles joués)
Liens externes
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