Maladie de Waldenström

Maladie de Waldenström

Symptômes Macroglobulinémie (en)

Traitement
Médicament Bendamustine, (RS)-lénalidomide, ibrutinib, idelalisib, bortézomib, rituximab et thalidomide
Spécialité Oncologie, hématologie, immunologie, cardiologie et angiologie
Classification et ressources externes
CIM-10 C88.0
CIM-9 273.3
ICD-O M9761/3
OMIM 153600
DiseasesDB 14030
MedlinePlus 000588
eMedicine 207097
MeSH D008258

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La maladie de Waldenström ou lymphome lymphoplasmocytaire est un lymphome sécrétant des IgM qui provient de lymphocytes B activés[1]. Pratiquement tous les patients passent d'abord par une phase de gammapathie monoclonale de signification indéterminée de type IgM, mais les cellules B clonales de la gammapathie monoclonale de signification indéterminée portent déjà la signature moléculaire d'un clone malin[2]. Environ 20 % des patients ont un diagnostic préalable de macroglobulinémie de Waldenström non évolutive ou « smoldering » (macroglobulinémie de Waldenström indolente) avant de progresser vers une maladie active ou symptomatique[1]. La macroglobulinémie de Waldenström indolente est définie par une infiltration de la moelle osseuse par le lymphome lymphoplasmocytaire supérieure à 10 % et/ou un taux de protéine monoclonale supérieure à 3 g/dL, en l'absence de symptômes liés à la macroglobulinémie de Waldenström nécessitant un traitement.

La maladie de Waldenström est rare puisque l’on recense chaque année trois à cinq nouveaux cas par million d’habitants, soit environ 180 à 300 cas en France. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 63 ans. L’origine de cette maladie demeure inconnue. Elle n’est ni contagieuse ni héréditaire, mais une prédisposition génétique familiale semble établie. Les trois quarts des malades sont des hommes.

La maladie a été décrite la première fois par le médecin suédois Jan G. Waldenström (1906-1996) en 1944.

Incidence

Tableau clinique

La maladie de Waldenström progresse très lentement et est souvent asymptomatique. On retrouve parfois les signes cliniques suivants :

Biologie

La numération formule sanguine est souvent normale. On retrouve parfois certaines anomalies non spécifiques :

Myélogramme

Il met en évidence une infiltration lymphoïde polymorphe représentant de 20 à 100 % des cellules médullaires :

Diagnostic différentiel

Complications

Traitements

L’évolution spontanée est variable et dans certains cas, la maladie reste stable pendant des années (2 à 10 ans).

  1. Dans les formes asymptomatiques avec un taux stable de l’IgM, on propose l’abstention thérapeutique seule avec surveillance.
  2. Dans les formes symptomatiques et/ou avec une augmentation des taux de l’IgM, on propose différents types de chimiothérapie, en fonction du stade tumoral :
  • Dans les formes lentes, on propose une monochimiothérapie orale continue ;
  • Dans les formes sévères rapides et/ou compliquées, on propose une polychimiothérapie ;
  • Le sujet âgé est traité par monochimiothérapie ;
  • En cas de manifestation auto-immune, on associe la prednisone avec le chlorambucil, le cyclophosphamide et le melphalan ;
  1. Traitement symptomatique des complications et notamment de l’anémie ;
  2. En cas de syndrome d’hyperviscosité ou de neuropathie, on propose des plasmaphérèses.

Recherche de biologie moléculaire

Une mutation du gène MyD88 a été mise en évidence chez 90 % des patients[7].

Malades notables

Relativement rare, la maladie a cependant emporté plusieurs chefs d’État ou de gouvernement :

Notes et références

  1. (en) Bruno Paiva, Luis A. Corchete, Maria-Belen Vidriales et Ramón García-Sanz, « The cellular origin and malignant transformation of Waldenström macroglobulinemia », Blood, vol. 125, no 15,‎ , p. 2370–2380 (ISSN 0006-4971 et 1528-0020, DOI 10.1182/blood-2014-09-602565, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ (en) Morie A. Gertz, « Waldenström Macroglobulinemia: 2025 Update on Diagnosis, Risk Stratification, and Management », American Journal of Hematology, vol. 100, no 6,‎ , p. 1061–1073 (ISSN 1096-8652, DOI 10.1002/ajh.27666, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ (en) « Henry Bence Jones », sur whonamedit.com (consulté le ).
  4. ↑ Jean-Marc Léger et al., « Neuropathies périphériques associées à une gammapathie monoclonale : corrélations clinico-immunologiques et perspectives thérapeutiques », sur academie-medecine.fr, (consulté le )
  5. ↑ L. Boudin et al., « Syndrome de Bing et Neel : à propos de 4 cas et revue de la littérature », La Revue de Médecine Interne,‎ (DOI https://doi.org/10.1016/j.revmed.2014.05.003, lire en ligne Accès payant)
  6. ↑ [1]
  7. ↑ (en) Treon SP, Xu L, Yang G, Zhou Y, Liu X, Cao Y, Sheehy P, Manning RJ, Patterson CJ, Tripsas C, Arcaini L, Pinkus GS, Rodig SJ, Sohani AR, Harris NL, Laramie JM, Skifter DA, Lincoln SE, Hunter ZR, « MYD88 L265P somatic mutation in Waldenström's macroglobulinemia », N Engl J Med, vol. 367, no 9,‎ , p. 826-33. (PMID 22931316, DOI 10.1056/NEJMoa1200710, lire en ligne [html])
  8. ↑ Pompidou sur le site de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer : http://www.fnclcc.fr
  9. ↑ Boumedienne sur le site de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer : http://www.fnclcc.fr
  10. Le sang témoin et pilote de l’histoire sur http://www.md.ucl.ac.be
  11. ↑ Golda Meir sur le site de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer : http://www.fnclcc.fr

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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