Mamouka Mdinaradze
| Mamouka Mdinaradze | |
Mamouka Mdinaradze en 2023 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Chef du Service de sécurité d'État de Géorgie | |
| En fonction depuis le (8 mois et 19 jours) |
|
| Prédécesseur | Anri Okhanachvili |
| Successeur | Geka Geladze |
| Membre du Parlement de Géorgie | |
| – (8 ans, 9 mois et 16 jours) |
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| Président du groupe Rêve géorgien au Parlement de Géorgie | |
| Successeur | Irakli Kirtskhalia |
| Biographie | |
| Nom de naissance | მამუკა მდინარაძე |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tbilissi (RSS de Géorgie) |
| Nationalité | Géorgienne |
| Parti politique | Rêve géorgien |
Mamouka Mdinaradze (en géorgien : მამუკა მდინარაძე), né le à Tbilissi, est un homme politique et juriste géorgien. Il est à la tête du Service de sécurité d'État de Géorgie depuis , après avoir été membre du Parlement de Géorgie à partir de 2016.
Biographie
Jeunesse et études
Mamouka Mdinaradze naît le à Tbilissi, alors capitale de la RSS de Géorgie.
Il est diplômé de la Faculté de droit de l'université d'État de Tbilissi en 2000. En 2005, il devient membre du barreau géorgien et avocat de la défense spécialisé en droit pénal. Il travaille dans plusieurs cabinets d'avocats avant de créer le sien en 2015. Au cours de cette année, il reçoit le titre académique de docteur en droit.
Carrière politique
En 2016, Mdinaradze entre en politique en rejoignant le parti au pouvoir, Rêve géorgien. Il est le candidat de la majorité au pouvoir dans la circonscription de Didi Digomi lors des élections législatives de 2016, parvenant à remporter la victoire avec 51,7 % des voix. Depuis lors, Mdinaradze est membre du Parlement géorgien. En 2020, il est réélu au Parlement, au sein de la coalition : Rêve géorgien – Géorgie démocratique. Il devient whip et leader du groupe Rêve géorgien[1],[2] en 2016, fonction qu'il occupe jusqu'en 2019, puis de 2020 à 2024. Il est aussi leader de la majorité de 2019 à 2020, ainsi que depuis 2024[3].
En , il présente devant le Parlement un projet de loi destiné à lutter contre la « propagande LGBT », très critiqué et considéré comme homophobe[1].
Le , lors d'une séance parlementaire consacrée à l'examen de la loi dite des « agents de l’étranger », contestée par l'opposition car jugée favorable à la Russie, il est frappé au visage par Aleko Elissachvili, leader d'un groupe parlementaire d'opposition, avant que la situation dégénère en bagarre dans l'enceinte du Parlement[3],[4]. Il accuse par la suite Elissachvili d'avoir mis en œuvre « une provocation planifiée, supposément payée »[5].
Durant les manifestations d'opposition de 2024-2025, Mamouka Mdinaradze s'en prend à l'opposition et accuse les pays occidentaux de « chantage et menaces » après les critiques européennes et américaines contre les atteintes à la démocratie dans le pays. Il propose notamment un texte de loi visant à interdire les partis d'opposition hostiles au Rêve géorgien, qu'il associe uniformément au Mouvement national uni (UNM). Il est l'une des figures de la dérive autoritaire du gouvernement mené par le parti Rêve géorgien[6].
Service de sécurité d'État
Le , Mamouka Mdinaradze est nommé à la tête du Service de sécurité d'État, un service de renseignement au pouvoir grandissant, impliqué dans la répression du mouvement d'opposition et qualifié d'« organisme tentaculaire de surveillance et d'application de la loi »[6]. Il remplace Anri Okhanachvili, limogé après 5 mois seulement en poste en raison de son « incompétence »[7].
Mamouka Mdinaradze est considéré comme très proche de l'oligarque et ancien Premier ministre Bidzina Ivanichvili et acquis à ses idées, faisant partie du « petit noyau actuellement le plus fidèle au milliardaire ». Il est également en lien avec les milieux criminels sous le contrôle du gouvernement, ainsi que d'Alt-Info, un réseau d'extrême droite conservateur lié au FSB russe[7].
Alors que la Géorgie était historiquement un partenaire privilégié des États-Unis dans le Caucase, l'une des premières prises de positions de Mamouka Mdinaradze dans ses nouvelles fonctions cible Washington, qu'il accuse de « financer des activités anti-Géorgie ». En , il effectue sa première visite aux États-Unis, alors que les relations continuent de se dégrader entre les deux pays. Washington reproche notamment à la Géorgie d'aider la Russie à contourner les sanctions visant sa production pétrolière via sa raffinerie « fantôme » de Koulevi (en), de fermer les yeux sur l'implantation de « circuits financiers iraniens » dans le pays et sur l'influence iranienne grandissante sur la sphère politique géorgienne[8].
Immédiatement après sa nomination, il est promu lieutenant de la sécurité d'État, par la suite les promotions s'enchaînent à un rythme élevé. Il devient lieutenant-colonel le , capitaine le , commandant dès le , lieutenant le , colonel le et enfin major-général de la sécurité d'État, le plus haut grade existant, seulement 11 jours plus tard, le [9],[10].
Le , Irakli Kobakhidze annonce le remplacement à venir de Mamouka Mdinaradze par Guela Gueladze, ancien ministre de l'Intérieur, à la tête du Service de sécurité d'État. Un vote au Parlement doit avoir lieu pour confirmer ce changement[11]. Mdinaradze est nommé ministre d'État à la Coordination des agences d'application de la loi, une fonction politique créée spécifiquement pour l'occasion. Il est également vice-Premier ministre. Le Premier ministre évoque un « retour à la politique »[12].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mamuka Mdinaradze » (voir la liste des auteurs).
- (en) « Ruling Majority Tests Homophobia as Campaign Pillar », sur Civil Georgia (consulté le )
- ↑ (en) « Georgian MP punches opponent in face in brawl over ‘foreign agents’ bill », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- « Politique. Projet de loi sur les “agents de l’étranger” : des élus géorgiens en viennent aux mains », Courrier international, (consulté le )
- ↑ (en) « Georgian MP punched in face during brawl over 'foreign influence' bill », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Punch-up in Georgia’s parliament! Ruling party leader assaulted over ‘Russian law’ », sur Politico, (consulté le )
- (en) Daniel Boffey, « Georgian MP who accused west of ‘blackmail’ appointed security chief as report warns of autocratic takeover », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- « Géorgie • L'oligarque Bidzina Ivanichvili plus que jamais maître du renseignement géorgien », sur Intelligence Online, (consulté le )
- ↑ Pierre Gastineau, « Géorgie • Tbilissi fait face aux injonctions sécuritaires grandissantes de Washington », Intelligence Online, (consulté le )
- ↑ (ka) « მდინარაძეს სახელმწიფო უსაფრთხოების გენერალ-მაიორის სპეციალური წოდება მიანიჭეს », sur 2020news.ge, (consulté le )
- ↑ (en) « SSSG Head Mamuka Mdinaradze awarded highest rank of Major General of State Security », sur 1TV, (consulté le )
- ↑ (en) « Geka Geladze to become State Security Service head », sur 1TV, (consulté le )
- ↑ (en) « Mamuka Mdinaradze appointed as State Minister for Law Enforcement Coordination », sur 1TV, (consulté le )
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Sur le site officiel du Parlement de Géorgie
- Sur le site officiel de la Bibliothèque parlementaire nationale de Géorgie
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