Mansoura (Golan)
Mansoura (ﻣﻨﺼﻮرة)[1] est un ancien village syrien situé sur le plateau du Golan[2] détruit après la guerre des Six-Jours.
Histoire
L'archéologue germano-étatsunien Gottlieb Schumacher explore le site dans les années 1880 et le décrit comme « un grand village tcherkesse, près d'El-Kuneitrah, [peuplé] de 400 habitants[3]. »[4].
À la fin du XIXe siècle, le village est attaqué plusieurs fois par les Druzes dans le cadre de conflits à propos de terres contestées[5].
Dans les années 1930, un conflit foncier oppose le chef de la tribu des al-Fadl (en) et trois Libanais[6].
Après son occupation de la zone lors de la guerre des Six-Jours en 1967, Israël commence à détruire les villages syriens du Golan[7],[8]. Le village de Mansoura est détruit dès 1967[2], y compris sa mosquée[9].
C'est le lieu d'origine de la famille de l'anthropologue française d'origine tcherkesse Éléonore Merza (en)[10].
Voir aussi
Notes
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mansura, Syria » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Ray Murphy et Declan Gannon, « Changing the Landscape: Israel's Gross Violations of International Law in the Occupied Syrian Golan », al-Marsad, (consulté le ), p. 67
- H. Kotef, The Colonizing Self: Or, Home and Homelessness in Israel/Palestine, Duke University Press, coll. « Theory in Forms », (ISBN 978-1-4780-1286-3, lire en ligne), p. 5: "Situated in the Golan Heights, Mansura is a Syrian village that was demolished in 1967."
- ↑ "A large Circassian village, near el-Kuneitrah" and having 400 residents.
- ↑ Gottlieb Schumacher, The Jaulân: Surveyed for the German Society for the Exploration of the Holy Land, London, Richard Bentley and Son, (lire en ligne), p. 218
- ↑ V. Hamed-Troyansky, Empire of Refugees: North Caucasian Muslims and the Late Ottoman State, Stanford University Press, (ISBN 978-1-5036-3775-7, lire en ligne)
- ↑ ‘Abbasi et Seltenreich 2007, p. 39
- ↑ Shai, « The Fate of Abandoned Arab Villages in Israel, 1965-1969 », History and Memory, vol. 18, no 2, , p. 100–101 (DOI 10.2979/his.2006.18.2.86)
- ↑ Sulimani et Kletter 2022, p. 55–56
- ↑ Sulimani et Kletter 2022, p. 59
- ↑ Amira Hass« A Woman Digs for Her Circassian Family's Roots - and Plants Her Own - in the Golan », Haaretz, 16 mai 2016.
Bibliographie
- Gideon Sulimani et Raz Kletter, « Settler-Colonialism and the Diary of an Israeli Settler in the Golan Heights: The Notebooks of Izhaki Gal », Edinburgh University Press, vol. 21, no 1, , p. 48–71 (ISSN 2054-1988, DOI 10.3366/hlps.2022.0283)
- Mustafa ‘Abbasi et Yair Seltenreich, « A Leader on Both Sides of the Border: The Amir Fa'our al-Fa'our Between Syria and Mandatory Palestine », Holy Land Studies, vol. 6, no 1, , p. 23–49 (ISSN 1474-9475, DOI 10.3366/hls.2007.0013)
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