María Lozano Hernández

María Lozano Hernández
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Biographie
Naissance
Décès
(à 30 ans)
Madrid
Pseudonyme
La Gitana
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de

María de la Salud Paz Lozano Hernández, surnommée La Gitane (Valladolid, - Madrid, ) est une militante libertaire espagnole d'origine gitane. Elle fut l'une des premières femmes fusillées par la dictature de Francisco Franco[1].

Biographie

María Lozano est la fille d'Encarnación Hernández et de Ramón Lozano. Elle milite au sein de Solidarité internationale antifasciste (SIA) créée par la Confédération nationale du travail (CNT) à Valence en .

Lozano est incarcérée dans la prison pour femmes de Ventas le , avec un fils de cinq mois dont le père est emprisonné le même jour dans la prison de Santa Rita. Le bébé est mort de bronchopneumonie le [2]. María Lozano a la permission de passer la nuit à veiller son fils mort avant d'être exécutée le [3]. Florentino Salcedo, le père de son fils, avait été exécuté lui aussi, le , devant les murs du Cimetière de l'Est de Madrid[4].

Le témoignage de Josefina Amalia Villa, qui ouvre le second tome de Témoignages de femmes dans les prisons franquistes de Tomasa Cuevas, relate un cas très semblable à celui de María; il s'agit peut-être d'elle:

La gitane
Elles faisaient partie d'un même dossier anarchiste, elle et une femme qui est arrivée étant enceinte - c'est à cela qu'elle dut la vie -, et les maris ont été fusillés tous les deux. La pauvre gitane avait avec elle un petit enfant. Le bébé est tombé malade et est mort: cet après-midi-là, la femme était à côté du petit corps, comme morte elle aussi. Dans la nuit est arrivé l'ordre d'exécution. On a demandé, et obtenu, de la laisser vivre cette nuit-là. Seulement une nuit de plus à côté du corps du fils mort! Quand ils sont venus la chercher, vingt-quatre heures plus tard, elle était comme morte, se traînait, poussée, sans volonté, sans vie.

Elle a été l'une des trois mille personnes exécutées et enterrées dans la nécropole de l'Est du cimetière de La Almudena au cours des cinq premières années de répression qui ont suivi la guerre civile espagnole[5].

Reconnaissance

Le cas de María Lozano est consigné dans l'étude Liste de personnes exécutées pendant l'après-guerre (1939-1944) dans la ville de Madrid commandée par la Mairie de Madrid à l'historien Fernando Hernández Holgado.

Voir aussi

Bibliographie

  • 2003 – Femmes incarcérées: la prison de Ventas, de la République au franquisme. Hernández Holgado, Fernando. Marcial Pons Ediciones de Historia. (ISBN 978-8495379641)

Notes et références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « María Lozano Hernández » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (es) Fernández Silvia Agüero, « 101 mujeres gitanas pa’ construir tu feminismo »
  2. ↑ (es) « La historia de María Lozano, una de las primeras fusiladas por la dictadura franquista en Madrid »
  3. ↑ Mauricio, Presentación por el Tercer Teniente de Alcalde de la Corporación Municipal de Madrid, Mauricio Valiente Ots, del Acto institucional de Reparación de la ciudad de Madrid al Pueblo gitano, celebrado en la Casa Consistorial el día 20 de marzo de 2019 (lire en ligne)
  4. ↑ (es) « El hijo robado de María Pérez Lacruz, la última mujer fusilada por el franquismo », www.elsaltodiario.com (consulté le )
  5. ↑ (es) Nueva Tribuna, « Los 3.000 asesinados en la tapia del cementerio de la Almudena », Nueva Tribuna, (consulté le )
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