Marie-Louise Charliat

| Naissance | |
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| Décès |
(à 92 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Marie Louise Fafournoux |
| Nationalité | |
| Activités |
Peintre, aquarelliste, peintre florale |
| Membre de | |
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| Maîtres | |
| Genres artistiques |
Peinture de fleurs (d), nature morte, arts décoratifs |
| Distinction |
Marie-Louise Fafournoux puis Charliat, née le à Thiers et morte le à Paris (14e arrondissement) est une artiste peintre française, spécialisée dans la peinture de fleurs.
Biographie
Marie Louise Fafournoux naît à Thiers en 1873 de Claudine Marguerite Mandet et d'Antoine Fafournoux, receveur municipal[1]. Son frère Georges est fleuriste. Elle est déjà dite artiste peintre lorsqu'elle épouse en 1895 à Paris Albert Émile Charliat (1859-apr. 1911), alors représentant de commerce[2], et dont la belle sœur Eugénie Félicie Deligny-Charliat sera fleuriste du Palais de l'Élysée[3]. Elle réside à Saint-Cloud, puis passage Duhesme à Paris, et dans les années 1930 5 rue Jean-Formigé à Paris.
Élève de Pauline Delacroix-Garnier, d'Henry-Eugène Delacroix et de Mathilde Delattre[4], qui réalise son portrait en 1900, elle expose à l'Union des femmes peintres et sculpteurs, de 1904 (« de très curieux effets de neige et de lumière, véritable symphonie en blanc »[5]) à 1927[4], et y est souvent remarquée par la critique, ainsi en 1920 : « Mme Charliat, une aquarelle [...] de roses rouges vives et franches, surprises en plein épanouissement, scrupuleusement décrites jusque dans leur moindre frisottement sans vaine application de métier, en toute liberté. »[6]. Elle participe au Salon des artistes français de 1908 à 1926[7] et est sociétaire en 1910[8].
Elle est nommée Officier d'Académie en 1906[9].
Elle est en 1907 à l'exposition des beaux-arts de Cannes avec Roses et chrysanthèmes[10]. Elle expose à la Société nationale d'horticulture en 1909, où elle est remarquée : « L'art du peintre comprend mieux que la vulgaire copie [...]. C'est en voyant des toiles comme celles de Mme Marie-Louise Charliat qu'on se rend bien compte du rôle de l'artiste. Avec beaucoup d'habileté, Mme Marie-Louise Charliat a posé des roses blanches sur du marbre, parmi des draperies, et les reflets du verre se fondent joliment avec les nuances des étoffes. De même sa Chasse d'Ambazac, où le vieil or est curieusement opposé à la fraîcheur vivante de la fleur. Tout cela est largement peint. »[11], et en 1910[12].
Elle obtient une mention honorable à la Société des amis des arts de Seine-et-Oise en 1912[13].
Elle expose en 1926 à la Galerie Armand Drouant avec Mathilde Delattre, Marius Hubert-Robert, Or-Klein et Chaud[14].
Elle meurt à l'hôpital Broussais à Paris à l'âge de 92 ans[15].
Principales expositions
Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs
- 1904 : Hommage à Bouddha et Primevères, aquarelles.
- 1905 : Coin de table, Poinssetias et Chrysanthèmes, aquarelles.
- 1906 : Fleurs rouges, Missel fleuri et Chrysanthèmes, aquarelles.
- 1908 : Chrysanthèmes, Roses, Poinssetias et Œillets rouges, aquarelles.
- 1909 : La Châsse d'Ambazac, Soleils et Asters et Roses jaunes, peintures.
- 1910 : Roses dans une coupe de cristal, Coin de salon, Roses rouges et Dahlias, aquarelles.
- 1911 : Vasque fleurie, Chrysanthèmes et Roses dans un tube de cristal, aquarelles.
- 1912 : Coin de parc et Roses, aquarelles.
- 1913 : Soleils et Asters, Chrysanthèmes, Violettes et soucis et Renoncules, aquarelles.
- 1914 : Fleurs et fruits et Dahlias, cactus, aquarelles.
- 1918 : Roses Abel Chatenay, aquarelle.
- 1920 : art décoratif.
- 1921 : Roses dans un vase de cristal et Nature morte, aquarelles ; Une vitrine : coussins bordés et appliques et Coussin, art décoratif.
- 1922 : Raisins et grenades et Pensées jaunes, aquarelles ; Vitrine de coussins brodés et appliques : I. Jonque chinoise. II. Poissons. IV (sic) Don à la tombola, art décoratif.
- 1927 : Raisins, grenades et figues (à Mme D...), Tulipes et renoncules et Pâquerettes, aquarelles ; Corbeille de fleurs (coussin) et Aras (coussin), art décoratif.
Salon des artistes français
- 1908 : Chrysanthèmes, aquarelle[16].
- 1910 : Roses dans une coupe de cristal et Coin de salon, aquarelles[8].
- 1911 : Vasque fleurie, aquarelle[16].
- 1912 : Chrysanthèmes, aquarelle[16].
- 1913 : Canards, panneau décoratif[16].
- 1920 : Missel fleuri, aquarelle, art religieux[17],[18].
- 1921 : Roses rouges, aquarelle[19].
- 1926 : Roses dans un vase de cristal, aquarelle[7].
Notes et références
- ↑ Archives départementales du Puy-de-Dôme, Thiers, naissances 1873-1874, acte no 130, vue 34/246 (avec décès en mention marginale).
- ↑ Archives de la Ville de Paris, 4e arr., mariages 25/5/1895 - 15/6/1895, acte no 431, vue 10/31.
- ↑ « La Presse », sur Gallica, (consulté le ).
- Pierre Sanchez, préface de Ch. Beauvalot, Dictionnaire de l'Union des femmes peintres et sculpteurs : répertoire des artistes et liste de leurs œuvres : 1882-1965, Échelle de Jacob, Dijon, 2010.
- ↑ « Le Triboulet », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « La Libre parole », sur Gallica, (consulté le ).
- Société des artistes français, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants expośes au Grand palais des Champs-Élysées, Charles de Mourgues frères, (lire en ligne).
- « Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure des artistes vivants... », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Journal des artistes », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Journal des artistes », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ La Petite République du 21 mai 1909 sur Retronews.
- ↑ L'Echo de Paris du 26 mai 1910 sur Retronews.
- ↑ « L'Union libérale de Versailles et de Seine-et-Oise », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « La Revue des beaux-arts », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Archives de la Ville de Paris, 14e arr., décès 20/5/1965 - 15/6/1965, acte no 2530, vue 25/31.
- « Base salons », sur salons.musee-orsay.fr (consulté le ).
- ↑ « Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure des artistes vivants... », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Claire Maingon, « Les sections d'art religieux dans les salons du Grand Palais, une expression publique de la rénovation de l'art chrétien entre 1919 et 1925 », Bulletin de la Société d'Histoire de l'Art français, Paris, , p. 373 (lire en ligne).
- ↑ « Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure des artistes vivants... », sur Gallica, (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- Eugène Hoffmann, Le livre d'or des peintres exposants et vivant au 1er janvier 1910 (1907-1909), Paris, Bureaux du livre d'or des peintres, , 5e éd. (OCLC 822684611, présentation en ligne), p. 483.
Liens externes
- Hugues Brivet, « Index des Peintres en Auvergne & Bourbonnais », .
- Ressource relative aux beaux-arts :
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