Marie-Philippe Coupin de La Couperie

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans) Versailles |
| Nom de naissance |
Marie-Philippe Coupin |
| Nationalité |
française |
| Activité |
Peintre, peintre sur porcelaine, lithographe, professeur de dessin |
| Formation |
Atelier d'Anne-Louis Girodet |
| Mouvement | |
| Fratrie |
Marie-Philippe Coupin de La Couperie, né Marie-Philippe Coupin le à Sèvres et mort le à Versailles, est un peintre, peintre sur porcelaine, lithographe et professeur de dessin français.
Élève d'Anne-Louis Girodet, il est principalement rattaché à la peinture troubadour, dont il reprend les sujets historiques et littéraires inspirés du Moyen Âge et de la Renaissance. Il travaille également pour la manufacture nationale de Sèvres et enseigne le dessin à l'École militaire de La Flèche, puis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il est le frère du critique d'art Pierre-Alexandre Coupin.
Biographie
Famille et formation
Marie-Philippe Coupin naît à Sèvres le 11 juin 1773. Il est le troisième enfant de Claude Coupin, négociant originaire de Chichery, et le frère aîné du critique d'art Pierre-Alexandre Coupin. Les deux frères servent ensemble dans l'armée à partir de 1793[1].
Selon la Deutsche Nationalbibliothek, le complément « de La Couperie » est un ajout choisi par l'artiste afin de ne pas être confondu avec son frère Pierre-Alexandre Coupin[2].
Il entre en 1800 dans l'atelier d'Anne-Louis Girodet, dont il devient l'un des élèves. Il reste proche du cercle de Girodet, ainsi que de Marie-Victoire Jaquotot[1].
Manufacture de Sèvres et enseignement
Coupin de La Couperie travaille d'abord comme peintre sur porcelaine à la manufacture nationale de Sèvres. Il participe notamment à la réalisation de plaques destinées aux piédestaux des vases Cordeliers, ensemble lié à la célébration des campagnes napoléoniennes. Le musée du Louvre conserve plusieurs éléments de cet ensemble, dont des plaques peintes par Coupin de La Couperie en 1809 pour les piédestaux des vases[3],[4].
Il devient ensuite professeur de dessin à l'École militaire de La Flèche, puis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr[1].
Peinture troubadour
Coupin de La Couperie est surtout connu comme peintre troubadour. Son œuvre s'inscrit dans un goût pour les scènes historiques, littéraires et sentimentales inspirées du Moyen Âge, de la Renaissance et de l'histoire nationale.
Son tableau le plus célèbre, Les Amours funestes de Francesca de Rimini, est présenté au Salon de 1812. L'œuvre connaît un succès important et est acquise par l'impératrice Joséphine de Beauharnais. Une autre version ou œuvre proche, Francesca de Rimini, est conservée au palais des Beaux-Arts de Lille[5].
Parmi ses autres tableaux figurent Mademoiselle d'Arjuzon implorant la Bonté Divine, anciennement intitulé Gabrielle d'Arjuzon priant pour le rétablissement de sa mère, conservé au musée du Louvre, ainsi que Valentine de Milan pleurant son époux Louis d'Orléans, conservé au musée des Beaux-Arts de Blois[6],[7].
En 1824, il expose au Salon Raphaël ajustant la coiffure de la Fornarina avant de la peindre. L'œuvre, acquise par le Nationalmuseum de Stockholm en 2019, est présentée par le musée comme un exemple important de la peinture troubadour[8].
Œuvres
| Tableau | Titre | Date | Dimensions | Notes | Lieu de conservation |
|---|---|---|---|---|---|
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Les Amours funestes de Francesca de Rimini | 1812 | 82 × 105 cm | Présenté au Salon de 1812 | Arenenberg, Napoléonmuseum |
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Mademoiselle d'Arjuzon implorant la Bonté Divine | vers 1812-1814 | 46 × 56 cm | Ancien titre : Gabrielle d'Arjuzon priant pour le rétablissement de sa mère | Paris, musée du Louvre[6] |
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Sully montrant à son petit-fils le monument renfermant le cœur d'Henri IV | 1819 | 211 × 178 cm | Présenté au Salon de 1819 | Pau, musée national du château |
| La Continence de Bayard | vers 1820 | 41 × 48,5 cm | Collection particulière | ||
| Francesca de Rimini | 1822 ? | 102 × 82 cm | Lille, palais des Beaux-Arts de Lille[5] | ||
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Valentine de Milan pleurant son époux Louis d'Orléans | 1822 | Blois, musée des Beaux-Arts[7] | ||
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Raphaël ajustant la coiffure de la Fornarina avant de la peindre | 1824 | 81,5 × 65 cm | Présenté au Salon de 1824 | Stockholm, Nationalmuseum[8] |
| Le Baptême de Clovis | 1827 | Versailles, cathédrale Saint-Louis | |||
| Trait de la vie de Charlemagne | 1827 | Versailles, cathédrale Saint-Louis |
Notes et références
- Sidonie Lemeux-Fraitot, « Coupin, Pierre-Alexandre », sur Institut national d'histoire de l'art, (consulté le ).
- ↑ (de) « Coupin de la Couperie, Marie-Philippe », sur Katalog der Deutschen Nationalbibliothek (consulté le ).
- ↑ « Médaillon : La liberté rendue à Dantzig », sur Collections du musée du Louvre (consulté le ).
- ↑ « Piédestal du vase LP 3272 », sur Collections du musée du Louvre (consulté le ).
- « Les Amours funestes de Francesca de Rimini », sur Palais des Beaux-Arts de Lille (consulté le ).
- « Mademoiselle d'Arjuzon implorant la Bonté Divine », sur Collections du musée du Louvre (consulté le ).
- « Coupin de la Couperie, Marie Philippe (1773-1851) », sur Utpictura18, Aix-Marseille Université (consulté le ).
- « Painting by the French painter Coupin de la Couperie », sur Nationalmuseum, (consulté le ).
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Marie-Philippe Coupin de la Couperie sur Artnet
- Andromède - The Art Institute of Chicago
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