Marie-Philippe Coupin de La Couperie

Marie-Philippe Coupin de La Couperie
Portrait de Marie-Philippe Coupin de La Couperie, 1816, par Anne-Louis Girodet
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie-Philippe Coupin
Nationalité
française
Activité
Peintre, peintre sur porcelaine, lithographe, professeur de dessin
Formation
Mouvement
Fratrie

Marie-Philippe Coupin de La Couperie, né Marie-Philippe Coupin le à Sèvres et mort le à Versailles, est un peintre, peintre sur porcelaine, lithographe et professeur de dessin français.

Élève d'Anne-Louis Girodet, il est principalement rattaché à la peinture troubadour, dont il reprend les sujets historiques et littéraires inspirés du Moyen Âge et de la Renaissance. Il travaille également pour la manufacture nationale de Sèvres et enseigne le dessin à l'École militaire de La Flèche, puis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il est le frère du critique d'art Pierre-Alexandre Coupin.

Biographie

Famille et formation

Marie-Philippe Coupin naît à Sèvres le 11 juin 1773. Il est le troisième enfant de Claude Coupin, négociant originaire de Chichery, et le frère aîné du critique d'art Pierre-Alexandre Coupin. Les deux frères servent ensemble dans l'armée à partir de 1793[1].

Selon la Deutsche Nationalbibliothek, le complément « de La Couperie » est un ajout choisi par l'artiste afin de ne pas être confondu avec son frère Pierre-Alexandre Coupin[2].

Il entre en 1800 dans l'atelier d'Anne-Louis Girodet, dont il devient l'un des élèves. Il reste proche du cercle de Girodet, ainsi que de Marie-Victoire Jaquotot[1].

Manufacture de Sèvres et enseignement

Coupin de La Couperie travaille d'abord comme peintre sur porcelaine à la manufacture nationale de Sèvres. Il participe notamment à la réalisation de plaques destinées aux piédestaux des vases Cordeliers, ensemble lié à la célébration des campagnes napoléoniennes. Le musée du Louvre conserve plusieurs éléments de cet ensemble, dont des plaques peintes par Coupin de La Couperie en 1809 pour les piédestaux des vases[3],[4].

Il devient ensuite professeur de dessin à l'École militaire de La Flèche, puis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr[1].

Peinture troubadour

Coupin de La Couperie est surtout connu comme peintre troubadour. Son œuvre s'inscrit dans un goût pour les scènes historiques, littéraires et sentimentales inspirées du Moyen Âge, de la Renaissance et de l'histoire nationale.

Son tableau le plus célèbre, Les Amours funestes de Francesca de Rimini, est présenté au Salon de 1812. L'œuvre connaît un succès important et est acquise par l'impératrice Joséphine de Beauharnais. Une autre version ou œuvre proche, Francesca de Rimini, est conservée au palais des Beaux-Arts de Lille[5].

Parmi ses autres tableaux figurent Mademoiselle d'Arjuzon implorant la Bonté Divine, anciennement intitulé Gabrielle d'Arjuzon priant pour le rétablissement de sa mère, conservé au musée du Louvre, ainsi que Valentine de Milan pleurant son époux Louis d'Orléans, conservé au musée des Beaux-Arts de Blois[6],[7].

En 1824, il expose au Salon Raphaël ajustant la coiffure de la Fornarina avant de la peindre. L'œuvre, acquise par le Nationalmuseum de Stockholm en 2019, est présentée par le musée comme un exemple important de la peinture troubadour[8].

Œuvres

Tableau Titre Date Dimensions Notes Lieu de conservation
Les Amours funestes de Francesca de Rimini 1812 82 × 105 cm Présenté au Salon de 1812 Arenenberg, Napoléonmuseum
Mademoiselle d'Arjuzon implorant la Bonté Divine vers 1812-1814 46 × 56 cm Ancien titre : Gabrielle d'Arjuzon priant pour le rétablissement de sa mère Paris, musée du Louvre[6]
Sully montrant à son petit-fils le monument renfermant le cœur d'Henri IV 1819 211 × 178 cm Présenté au Salon de 1819 Pau, musée national du château
La Continence de Bayard vers 1820 41 × 48,5 cm Collection particulière
Francesca de Rimini 1822 ? 102 × 82 cm Lille, palais des Beaux-Arts de Lille[5]
Valentine de Milan pleurant son époux Louis d'Orléans 1822 Blois, musée des Beaux-Arts[7]
Raphaël ajustant la coiffure de la Fornarina avant de la peindre 1824 81,5 × 65 cm Présenté au Salon de 1824 Stockholm, Nationalmuseum[8]
Le Baptême de Clovis 1827 Versailles, cathédrale Saint-Louis
Trait de la vie de Charlemagne 1827 Versailles, cathédrale Saint-Louis

Notes et références

  1. Sidonie Lemeux-Fraitot, « Coupin, Pierre-Alexandre », sur Institut national d'histoire de l'art, (consulté le ).
  2. ↑ (de) « Coupin de la Couperie, Marie-Philippe », sur Katalog der Deutschen Nationalbibliothek (consulté le ).
  3. ↑ « Médaillon : La liberté rendue à Dantzig », sur Collections du musée du Louvre (consulté le ).
  4. ↑ « Piédestal du vase LP 3272 », sur Collections du musée du Louvre (consulté le ).
  5. « Les Amours funestes de Francesca de Rimini », sur Palais des Beaux-Arts de Lille (consulté le ).
  6. « Mademoiselle d'Arjuzon implorant la Bonté Divine », sur Collections du musée du Louvre (consulté le ).
  7. « Coupin de la Couperie, Marie Philippe (1773-1851) », sur Utpictura18, Aix-Marseille Université (consulté le ).
  8. « Painting by the French painter Coupin de la Couperie », sur Nationalmuseum, (consulté le ).

Liens externes

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