Pierre-Alexandre Coupin

Pierre-Alexandre Coupin
Biographie
Naissance
Décès
(à 61 ans)
Paris
Nom de naissance
Pierre-Alexandre Coupin
Nationalité
française
Activité
Critique d'art, critique littéraire, fonctionnaire
Fratrie
Autres informations
Distinction

Pierre-Alexandre Coupin, aussi appelé Pierre-Alexandre Coupin de La Couperie, né le à Sèvres et mort le à Paris, est un critique d'art, critique littéraire et fonctionnaire français.

Chef de bureau à l'enregistrement et à l'administration des domaines, il est principalement connu pour ses articles dans la Revue encyclopédique, pour son Essai sur J. L. David, publié en 1827, et pour son travail d'édition des œuvres posthumes d'Anne-Louis Girodet. Il est le frère du peintre Marie-Philippe Coupin de La Couperie.

Biographie

Pierre-Alexandre Coupin naît à Sèvres le 21 septembre 1780. Il est l'un des enfants de Claude Coupin, négociant originaire de Chichery, dans l'Yonne, établi à Sèvres. Il est le frère cadet du peintre Marie-Philippe Coupin de La Couperie, avec lequel il reste proche et avec lequel il est parfois confondu[1].

À partir de 1793, il sert dans l'armée avec son frère et participe à la campagne d'Italie. Durant cette période, il consacre une partie de ses loisirs à l'étude des œuvres d'art. De retour en France, il fréquente les milieux artistiques proches d'Anne-Louis Girodet, dont son frère est l'un des élèves, ainsi que plusieurs salons parisiens, notamment celui de François Gérard[1].

Sur le plan professionnel, Coupin exerce comme chef de bureau à l'enregistrement et à l'administration des domaines. La Bibliothèque nationale de France le présente comme auteur et critique d'art, sous la forme internationale « Coupin, Pierre-Alexandre (1780-1841) »[2].

Critique d'art

Pierre-Alexandre Coupin publie ses premiers articles de critique d'art en 1819 dans la Revue encyclopédique. Il y rend notamment compte du Salon et défend une approche proche de l'école néoclassique, au moment où la génération romantique prend une place croissante dans la vie artistique française[1].

Il poursuit cette collaboration par de nombreux textes consacrés à la peinture, à la sculpture, à la gravure, à la lithographie et aux expositions artistiques. Il collabore aussi au Kunstblatt de Stuttgart et au Dictionnaire de la conversation et de la lecture, pour lequel il rédige plusieurs notices consacrées à des artistes, des notions artistiques ou des figures de l'histoire de l'art[1].

Son ouvrage le plus connu, Essai sur J. L. David, peintre d'histoire, paraît en 1827. L'ouvrage est consacré à Jacques-Louis David et présente les principales œuvres du peintre, leurs circonstances de création, leurs références antiques et le rôle joué par plusieurs élèves ou collaborateurs de David[3].

Travaux sur Girodet

Proche du cercle de Girodet, Pierre-Alexandre Coupin participe après la mort du peintre à la publication de plusieurs recueils liés à son œuvre. Entre 1825 et 1829, il révise et édite des textes de Girodet, rédige des notices et contribue à la mise en ordre de ses œuvres littéraires, esthétiques et de sa correspondance[1].

En 1829, il publie les Œuvres posthumes de Girodet-Trioson suivies de sa correspondance, précédées d'une notice historique et mises en ordre par ses soins. Plusieurs volumes de cette édition sont conservés et numérisés par la Bibliothèque nationale de France sur Gallica[4],[5].

Sociétés savantes et distinction

Pierre-Alexandre Coupin est membre de plusieurs sociétés savantes, dont la Société de la morale chrétienne, la Société de géographie et la Société de l'histoire de France. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur sous le règne de Louis-Philippe Ier[1].

Décorations

Archives

Un fonds Coupin de La Couperie est conservé aux archives départementales des Yvelines sous les cotes J2071 à J2075. Il comprend notamment des notices manuscrites de critique d'art consacrées aux Salons de 1819 à 1828, ainsi que des documents relatifs aux beaux-arts et à la famille Coupin de La Couperie[6]. Une notice AGORHA de l'Institut national d'histoire de l'art signale également ce fonds et renvoie à la notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France[7].

Publications principales

  • Un mois à Venise ou recueil de vues pittoresques dessinées par M. le comte de Forbin et M. de Juinne, Paris, Engelmann, 1825.
  • Notice nécrologique sur M. le baron Denon, Paris, Rignoux, 1825.
  • Anacréon, recueil de compositions dessinées par Girodet et gravées par M. Chatillon son élève, avec la traduction en prose des odes de ce poète, faite également par Girodet, Paris, Chaillou-Potrelle, 1825.
  • Notice nécrologique sur Charles Mercier-Dupaty, Paris, Rignoux, 1826[8].
  • Les Amours des dieux, recueil de compositions dessinées par Girodet et lithographiées par ses élèves avec un texte explicatif rédigé par P. A. Coupin, Paris, Engelmann, 1826.
  • Essai sur J. L. David, peintre d'histoire, ancien membre de l'Institut, officier de la Légion d'honneur, Paris, Paul Renouard, 1827[3].
  • Sappho, Bion, Moschus, recueil de compositions dessinées par Girodet avec la traduction en vers par Girodet de quelques unes des poésies, Paris, Chaillou-Potrelle, 1829.
  • Œuvres posthumes de Girodet-Trioson suivies de sa correspondance, précédées d'une notice historique, et mises en ordre par P.-A. Coupin, Paris, Jules Renouard, 1829[4].

Notes et références

Liens externes

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