Marie-Suzanne Le Quéau

| Procureur général près la cour d'appel de Paris | |
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| depuis le | |
| Procureure générale Cour d'appel d'Aix-en-Provence | |
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| Procureure générale Cour d'appel de Douai | |
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| Directrice des affaires criminelles et des grâces | |
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Maryvonne Caillibotte (d) | |
| Procureure de la République Tribunal de grande instance d'Evry (d) | |
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| Procureure de la République Tribunal de grande instance d'Evreux (d) | |
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| Procureure de la République Tribunal de grande instance d'Auxerre (d) | |
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| Naissance | |
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Marie-Suzanne Le Quéau, née le à Quimper, est une magistrate française exerçant les fonctions de procureure générale près la cour d'appel de Paris.
Biographie
Formation
Marie-Suzanne Le Quéau est titulaire d'une maîtrise de droit et d'un DEA en droit privé[1].
Carrière
Marie-Suzanne Le Quéau commence sa carrière comme auditrice de justice en [1]. Elle est nommée juge d'instruction en 1984 au tribunal de première instance de Limoges[1]. Procureure de la République près le tribunal de grande instance de Bernay (1992-1995), procureure de la République adjoint près le tribunal de grande instance de Pontoise (1996-1999), procureure de la République près le tribunal de grande instance d'Auxerre (1999-2004), inspectrice des services judiciaires à la Chancellerie (2004-2007), procureure de la République près le tribunal de grande instance d'Évreux (2007-2010) et d'Evry (2010-2012).
En sa qualité de procureure de la République d'Auxerre en 2000, elle est chargée de l'affaire Emile Louis qui connaît de nombreux rebondissements[2],[3].
En sa qualité de procureure de la République d'Evry en 2011, elle gère l'affaire mettant en cause Georges Tron, secrétaire d'État chargé de la Fonction publique.
De 2012 à 2014 elle dirige la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG)[4] et suit la création de la loi du sur la suppression des instructions individuelles, texte auquel elle révèle être attachée pour son importance déontologique[5].
Procureure générale près la cour d'appel de Douai de 2014 à 2019[6], elle prend part à un groupe de travail transfrontalier pour combattre l'immigration illégale[7].
Elle est ensuite procureure générale à la cour d'appel d'Aix-en-Provence dès [8],[9] et déclare à sa prise de poste « J’invite mes collègues femmes à laisser leurs doutes de côté, à croire en leurs capacités et à faire preuve d’audace dans leurs demandes de postes. »[7]
En 2020, elle préside la conférence nationale des procureurs généraux.
En 2022, elle est élue vice-présidente du conseil d’administration de l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) en tant que personnalité extérieure[7].
Elle est également membre du conseil d'administration de l'Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ), désignée par arrêté du garde des Sceaux, ministre de la Justice, à compter du .
Sur proposition du ministre de la justice Éric Dupond-Moretti, elle est nommée procureure générale près la cour d'appel de Paris le par décret paru le [10],[2] après avis favorable à sa nomination du Conseil supérieur de la magistrature le [4]. Elle est la deuxième femme à exercer ce poste après Catherine Melet-Champrenault[2].
Elle porte un intérêt particulier à la lutte contre la criminalité organisée[11], aux atteintes environnementales[7],[9] et au développement de l'intelligence artificielle[11].
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur (2017)[12]
Commandeur de l'ordre national du Mérite (2023)[13]
Médaille d'honneur de l'administration pénitentiaire, or
Références
- « Annuaire rétrospectif de la magistrature XIXe – XXe siècles », sur annuaire-magistrature.fr, (consulté le )
- Corentin Lesueur, « Marie-Suzanne Le Quéau, nouvelle procureure générale de Paris : une magistrate qui « coche toutes les cases » », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Françoise-Marie Santucci, « La coupable négligence du tribunal d'Auxerre. », sur Libération, (consulté le )
- Le Figaro avec AFP, « Marie-Suzanne Le Quéau officiellement nommée procureure générale de Paris », sur LEFIGARO, (consulté le )
- ↑ Sandrine Zientara-Logeay, « Un long chemin vers la transformation des relations entre justice et politique. Témoignage d'anciens directeurs des affaires criminelles et des grâces (1990-2014) », Les Cahiers de la Justice, vol. N° 1, no 1, , p. 91 (ISSN 1958-3702 et 2678-601X, DOI 10.3917/cdlj.1601.0091, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Guillaume Cugier, « Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la cour d’appel de Douai | La Gazette Nord-Pas de Calais », sur www.gazettenpdc.fr, (consulté le )
- Maxence Daguier, « Qui est Marie-Suzanne Le Quéau, la nouvelle procureure générale de Paris ? », sur L'Obs, (consulté le )
- ↑ Monde avec AFP, « Marie-Suzanne Le Quéau nommée procureure générale de la cour d’appel de Paris », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- Martine Debette, « La procédure pénale numérique est un changement de culture auquel il faut se préparer », sur mesinfos, (consulté le )
- ↑ Décret du 31 juillet 2023 portant nomination (magistrature) (lire en ligne)
- [vidéo] « Entretien avec Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale de Paris », Ministère de la Justice, , 5:34 min (consulté le )
- ↑ Décret du 13 juillet 2010 portant promotion et nomination
- ↑ « Marie-Suzanne Le Queau - JORFSearch », sur jorfsearch.steinertriples.ch (consulté le )
Articles connexes
Liens externes
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