Marie Alizon

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(à 22 ans) Auschwitz |
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Simone Alizon (d) |
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Marie Alizon (née le à Rennes et morte le à Auschwitz) est une résistante française.
Biographie
Résistance
Fille d'hôteliers, Aimée Marie Françoise Alizon prend la direction de l'entreprise familiale lorsque sa mère tombe gravement malade.
Marie, surnommée Mariette[1], Alizon et sa sœur Simone, surnommée Poupette , entrent en contact avec le réseau Johnny en . Ce réseau opère en Bretagne depuis et s’occupe principalement des bateaux de guerre allemands stationnés à Brest, lorsqu’à la suite d’arrestations, le réseau doit abandonner ses points d’émission du Finistère. C’est à Rennes que le réseau s’installe et Marie et Simone Alizon reçoivent les renseignements « codés » qu’elles transmettent par la suite aux radios du réseau qui radiotélégraphient à Londres. Deux opérateurs radios seront hébergés dans l’hôtel, où les membres du réseau sont accueillis lors de leurs déplacements à Rennes.
Arrestation
Marie et Simone Alizon sont arrêtées par la Feldgendarmerie les 13 et . Incarcérées quelques jours à Rennes, elles sont ensuite transférées à la prison de la Santé à Paris, puis à la maison d’arrêt de Fresnes et finalement, le , au fort de Romainville. Elles n'apprennent qu'en la mort de leur mère intervenue le [réf. nécessaire].
Déportation
Elles sont déportées ensemble au camp d’Auschwitz le (par le convoi des 31000). Marie meurt, épuisée, des suites d'une otite non soignée après avoir été transférée au revier le [2].

Simone Alizon survit aux camps, conservant d'importantes séquelles. Elle se marie avec l’un des fondateurs du réseau Johnny, Jean Le Roux[1].
Distinctions et hommage
Distinctions
Médaille de la Résistance française à titre posthume (décret du )[3],[4]- Morte pour la France[3]
Odonymie
Les deux sœurs Marie et Simone Alizon ont une rue à Rennes à leurs noms[3]. La ville de Tinténiac en Ille-et-Vilaine a également donné le nom des deux soeurs à une de ses rues[5].
Exposition
Elle fait partie des 16 femmes dont le parcours est présenté dans le cadre de l'exposition temporaire « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 » organisée par les Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) du au [6].
Notes et références
- « Mariette et Poupette en Résistance : les sœurs Simone et Marie Alizon », sur enenvor.fr (consulté le )
- ↑ Caroline Moorehead (trad. de l'anglais), Un train en hiver, Paris, Cherche Midi, , 592 p. (ISBN 978-2-266-25872-2), p. 344
- Paulina Brault, « Nom de rue donné à la mémoire de Marie et Simone Alizon, résistantes-dèportées, membres du réseau Johnny », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le ).
- ↑ « Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Ville de Tinténiac, « Plan de la ville » [PDF], sur Ville de Tinténiac
- ↑ Archives nationales, « Expositions » (consulté le ).
Bibliographie
- Simone Alizon, L'exercice de vivre, FeniXX, , 388 p. (ISBN 978-2-744-10504-3)
Voir aussi
Articles connexes
- Résistance intérieure française
- Femmes dans la Résistance intérieure française
- Réseau Johnny
- Convoi des 31000
- Auschwitz
Lien externe
- Biographie de Marie et Simone Alizon, sur memoirevive.org
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