Meerkatze (navire, 1977)
| Meerkatze | |
Le Meerkatze à Cuxhaven | |
| Autres noms | Aquarius Aquarius Dignitus |
|---|---|
| Type | Navire de protection des pêches |
| Fonction | militaire |
| Histoire | |
| Chantier naval | Lürssen Werft, Brême |
| Fabrication | acier |
| Quille posée | 9 juin 1976 |
| Lancement | 19 novembre 1976 |
| Commission | 1977 |
| Statut | désarmé en 2008, vendu aux enchères en 2009 et renommé Aquarius |
| Équipage | |
| Équipage | 29 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 77,01 m |
| Maître-bau | 11,75 m |
| Tirant d'eau | 5,75 m |
| À pleine charge | 2386 tonnes |
| Port en lourd | 611 t |
| Tonnage | 1812 t |
| Propulsion | diesel-électrique
|
| Puissance | 2250 kW (3059 ch) |
| Vitesse | 15 nœuds (28 km/h) |
| Carrière | |
| Propriétaire | Bureau fédéral de l'agriculture et de l'alimentation |
| Armateur | Garde côtière fédérale (1977-2008) |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Cuxhaven |
| Indicatif | DBFM |
| MMSI | 211203340 |
| IMO | 7600574 |
Le Meerkatze est un navire de protection des pêches[1] du Bureau fédéral de l'agriculture et de l'alimentation, intégré à la Garde côtière fédérale. Il a été en service de 1977 à 2008.
Conception
Le Meerkatze a été conçu par le ZSM (centre de technologie navale et mécanique) à Hambourg et construit par le chantier naval Lürssen à Brême-Vegesack. Son design s’inspire largement de celui du Frithjof, mis en service en 1968. Les deux navires ont une longueur de 76,5 m, une largeur de 11,75 m et un tirant d'eau maximal de 5,45 m[1].
Le navire a une propulsion diesel-électrique. Contrairement au Frithjof, qui disposait d’un système Ward Leonard, le Meerkatze a quatre générateurs diesel, d’une puissance totale de 2897 kW, alimentant en électricité deux moteurs électriques de propulsion Siemens AG Dynamowerke, chacun d’une puissance de 1125 kW (1150 kVA), à 165 tours/minute, qui entraînent une hélice unique à pas fixe. Le navire disposait aussi d’un générateur d’urgence (ou de secours) d’une puissance de 158 kW (710 kVA) à 1500 tours/minute. La capacité totale de production d’électricité du Meerkatze est de 4,16 MVA. La tension de sortie des générateurs (660 V) permet le fonctionnement des systèmes grands consommateurs d’électricité tels que les moteurs de propulsion, le propulseur d'étrave et le système de climatisation. L’alimentation électrique principale du navire est assurée par deux transformateurs de 250 kVA. La tension de fonctionnement est de 380/220 volts. La radio (et d’autres équipements sensibles) sont alimentés par un générateur de 25 kVA[1]. Selon sa fiche technique, sa vitesse maximale est de 14,5 nœuds (environ 27 km/h)[2], mais sa vitesse maximale aux essais était de 15,5 nœuds[1].
Le Meerkatze a été conçu pour être particulièrement stable, même par mauvais temps, afin de pouvoir opérer par mer agitée dans la mer du Nord et l’Atlantique Nord. Il est classé par Germanischer Lloyd en classe E2 de brise-glace selon le système de classification allemand. Cela signifie qu’il peut traverser sans mal des épaisseurs de glace allant jusqu’à 0,6 mètre[2]. Étant un navire d’assistance aux pêcheurs de haute mer, il avait un atelier avec l’équipement pour fournir une aide technique, ainsi que des installations médicales pour les situations d’urgence : deux blocs opératoires, une unité de soins intensifs, une pharmacie avec son laboratoire de biologie médicale et une infirmerie[3].
Historique
Le Meerkatze a été construit sous le numéro de coque 13453 au chantier naval Lürssen, dans le nord de l’Allemagne. Sa construction a commencé avec la pose de la quille le . Le lancement a eu lieu le , et le navire a été achevé le . Il a été remis à l’Office fédéral allemand de l'agriculture et de l'alimentation à Cuxhaven et mis en service sous le nom de Meerkatze. Selon la tradition, il existe toujours un navire portant ce nom en service au large des côtes allemandes. Il était le troisième navire du nom. Ses prédécesseurs étaient un pétrolier inachevé de la Kriegsmarine, qui reçut le premier le nom de Meerkatze après sa conversion au chantier naval Mützelfeldtwerft à Cuxhaven en 1950. Le second Meerkatze était un navire de recherche halieutique qui a longtemps navigué sous le nom de Anton Dohrn, et fut remis en service sous le nom de Meerkatze II en 1971 après une courte période de conversion[3].
Carrière comme navire fédéral
Lorsque le Meerkatze III a été mis en service, il a assuré de nombreuses tâches comme navire de protection des pêches. Son équipage croisait en mer du Nord et dans l’Atlantique Nord et vérifiait le respect des lois nationales et internationales sur la pêche. Les inspecteurs montaient à bord des bateaux de pêche et vérifiaient leurs papiers, l’existence d’un permis de pêche valide, les équipements de pêche, la taille et les espèces de poissons capturés. Les réglementations européennes prévoient des mesures techniques pour la protection des jeunes animaux marins, telles que des tailles minimales spécifiées pour les poissons et la taille des mailles des filets de pêche. En cas de violation de la réglementation, les services pouvaient imposer une amende ou réduire le quota de prises. Le Meerkatze a ainsi joué un rôle majeur dans la lutte contre la surpêche dans ses zones d’opération[3].
Carrière civile
Début 2009, le Meerkatze III a été désarmé et remplacé par un nouveau bâtiment du même nom en avril de la même année. Vendu aux enchères par VEBEG, il a été racheté par la compagnie maritime RS Research Shipping (aujourd’hui Jasmund Shipping), basée à Brême, et rebaptisé MS Aquarius. Il fut remis en service, avec son port d’attache à Gibraltar, en tant que navire d'exploration pétrolière[3]. Jusqu’à la fin de l’année 2015, il était utilisé pour la recherche de gisements de pétrole, la pose de câbles sous-marins et dans le secteur de l’énergie éolienne. Sa dernière mission en tant que navire d’exploration l’a conduit au large des côtes de Sibérie à la fin de l’automne 2015[4].
En , le navire et son équipage ont été affrétés par deux organisations humanitaires, SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), pour opérer en Méditerranée centrale comme navire de sauvetage des immigrants clandestins tentant de s’introduire illégalement dans l’Union européenne depuis l’Afrique du Nord[5].
Notes et références
- (en-US) Dobinski, H, Lang, W et Buschen, R, « FISHERIES PROTECTION VESSEL MEERKATZE - A DIESEL-ELECTRIC SHIP WITH A SIEMENS THYRISTOR-RECTIFIER SYSTEM », Hansa, vol. 116, no 12, , p. 983 (lire en ligne).
- (de-AT) Bianca Blei, « Die deutsche 'Meerkatze' als Rettungsschiff Aquarius », sur DER STANDARD, (consulté le ).
- (de) « Fischereischutzboot MEERKATZE II », sur Passat-Verlag (consulté le ).
- ↑ (de) Maik Trettin, « „Aquarius“ startet zur Rettungsmission » [archive], sur Ostsee-Zeitung, (consulté le ).
- ↑ (de-AT) Dominik Straub, « Italien schloss Häfen für Flüchtlingsboot », sur DER STANDARD, (consulté le ).
Liens externes
- (de) « Meerkatze », sur Enzyklo (consulté le ).
- (en) Helmut B., « Fischereischutzboot MEERKATZE (1977) - Passat-V., 1 : 250 - Bilder v. Baufortschritt [Fertig] », sur Kartonbau.de - Everything around Paper- and Cardmodels, (consulté le ).
- (de) « MEERKATZE (Schiff) », sur cuxpedia (consulté le ).
- « Fischereischutzschiff Meerkatze », sur SchiffsSpotter.de (consulté le ).
- (de) « Meerkatze (Fischereischutzboot, Baujahr 1977) », sur Deutsche Digitale Bibliothek (consulté le ).
- (en) « MEERKATZE — Coast Guard/Border Patrol — Ships — Weapons », sur Military Periscope (consulté le ).
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