Meja Mwangi

Meja Mwangi
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Biographie
Naissance
Décès
(à 76 ans)
Malindi
Nationalité
Formation
Programme international d'écriture de l'Iowa (en)
Activités
Autres informations
Site web
Distinction
Lotus Prize for Literature (en) ()

Meja Mwangi est un écrivain kényan né le à Nanyuki et mort le à Malindi[1],[2], il a grandi pendant l’insurrection Mau Mau, puis dans le ghetto de la ville de Nanyuki. Il est considéré comme l'une des figures les plus influentes de la littérature kényane[1].

Œuvre

Dans son livre majeur Going down River Road, publié en 1976, il raconte, dans un style cru et sobre, cette atmosphère interlope de cour des miracles où se côtoient des brigands, des racketeurs, des chômeurs de longue durée, des policiers véreux, des militaires déchus, des malaya (jeunes prostituées occasionnelles). Dans les bars glauques qui grouillent de travailleurs éreintés sortant des chantiers, d'autres viennent les rejoindre pour boire le Karawa, un cru maison qui ressemble à de l'eau boueuse, qui a le goût de jus d'agave et qui est aussi fort que le pétrole. Près de l'affichette du tarif des boissons, une publicité pour un produit de beauté annonce : « Rejoignez les nouveaux Africains - Une crème éclaircissante pour la peau Nouvelle Afrique ! ». Plus loin sur le mur, une autre annonce : « Gardez votre ville propre ! »

Cet environnement sert de cadre aux tentatives de survie économique des deux personnages principaux, Ocholla et Ben, ouvriers non qualifiés employés par intermittence sur un chantier de construction, habitants d'un bidonville régulièrement détruit puis reconstruit, qui passent leur temps après le travail à sa saouler ou à marchander des relations sexuelles sans lendemain avec des prostituées. Ils sont représentatifs des milliers de Kenyans non qualifiés qui migrent constamment vers la ville à la recherche d'un emploi. Ce thème des stratégies de survie des laissés pour compte est récurrent dans la fiction populaire qui émerge au Kenya dans les années 1970, avec le cadre urbain et ses évolutions en toile de fond[3].

Dans un roman plus récent (Weapon for Hunger, 1989), Mwangi dénonce le manque de vision politique des gouvernants africains qui conduit aux guerres civiles dont sont victimes les populations du continent.

Sélection de publications

  • Kill Me Quick (1973)
  • Going Down River Road (1976)
  • The Cockroach Dance (1979)
  • Carcase for Hounds (1974)
  • Taste of Death (1975)
  • The Bushtrackers (1979)
  • Bread of Sorrow (1987)
  • The Return of Shaka (1989)
  • Weapon of Hunger (1989)
  • Striving for the Wind (1990)

Références

  1. (en) Esther Nyambura, « Writer and filmmaker Meja Mwangi is dead », sur The Standard (consulté le )
  2. (en) Henry Munene, « Meja Mwangi: Reclusive novelist who took readers across the world », sur The Standard, (consulté le )
  3. (en) T. Odhiambo, « Kenyan popular fiction in english and the melodramas of the underdogs. », Research in African Literatures, vol. 39, no 4,‎ , p. 72-82 (lire en ligne)

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Lars Johansson, In the shadow of neocolonialism : a study of Meja Mwangi's novels 1973-1990, Umeå University, Umeå ;Almqvist & Wiksell distributör, Stockholm, 1992, 136 p. (ISBN 91-7174-716-8) (texte remanié d'une thèse)

Articles connexes

Liens externes


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