Mich (dessinateur)

Jean-Marie-Michel Liébaux
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Jean-Marie Michel Liébeaux[1] dit Mich, né à Périgueux le [2] et mort à La Jaille-Yvon, dans le château de sa belle-famille Messey, le [3], est un caricaturiste, un affichiste et un dessinateur français de publicités, qui connut un certain succès au début du XXe siècle, puis dans les années 1920.

Biographie

Né à Périgueux en 1881, Michel Liebeaux est le fils de Gaston Victor Liébeaux, ingénieur des ponts et chaussées, et de Suzanne Françoise EthelGomondie de Lachausselie. Son père étant nommé ingénieur en chef des ponts et chaussées en Bretagne, la famille s'établit à Nantes. Il fait des études de peinture à Nantes. Amateur de cheval, il fait son service militaire dans la cavalerie.

Élève du peintre Chaudron[Lequel ?], il commence par publier des petites satires locales. En 1904, il s'installe à Paris où ses dessins s'inspirent du style de Sem, né comme lui à Périgueux, en moins acide.

Devenu affichiste et dessinateur publicitaire sous le nom de Mich, au service de nombreuses marques, liées essentiellement au monde du cycle et de l'automobile : outre l'affiche pour l'embrocation Chanteclair (1910), il est le père du bonhomme stylo pour Onoto et du rémouleur accompagné de son chien pour les pneus Hutchinson. Il fut à l'origine de plusieurs affiches pour de grands constructeurs automobiles, en particulier pour Citroën.

Dès 1907, il propose un nouvel album intitulé À l'automobile, sous forme de portraits de personnalités en vue comme Louis Vuitton, ou Camille Jenatzy[4]. Il collabore également aux périodiques L’Écho de Paris, Fantasio ou La Vie parisienne.

En 1912, il expose au Salon des humoristes cinquante dessins de sportifs célèbres. Il épouse à Layrac le Jeanne Louis Julie Frandaz, une ancienne chanteuse d'opérette, mais qui meurt quelques mois plus tard. Il se remarie à Nantes, le , avec Marie-Anne Louise de Messey, à La Jaille-Yvon[5].

Après 1918, il devient dessinateur pour le grand quotidien sportif de l’époque, L'Auto.

Liébaux est mort à La Jaille-Yvon, en Maine-et-Loire, en 1923.

Le Musée national du sport conserve en son fonds plusieurs affiches et maquettes de Mich[6].

Le Musée départemental breton (Quimper), présente les vitraux dessinés par Mich pour l'ancien restaurant de la gare de Quimper. Il conserve aussi son affiche pour la marque "Taillan, grand vin au quinquina".

Œuvres

Hommage

Avenue Mich, à Nantes.

Bibliophilie

  • Colette, La Vagabonde, lithographies de Gaston Prost d'après Mich, 150 exemplaires numérotés, Société du livre d'art, 1924.

Références

  1. Orthographe conforme à la notice d'autorité de la BNF.
  2. « Acte de naissance n°388 avec mention de mariages et décès », Archives départementales de la Dordogne (consulté le ), p. 133/242
  3. Transcription de l'acte de décès à La Jaille-Yvon sur les registres de Périgueux sur Filae
  4. Galerie d'affiches de Mich, en ligne.
  5. Sources Geneanet.org, en ligne.
  6. Acquisitions du Musée national du sport, en ligne.

Annexes

Bibliographie

  • Guy Penaud, Mich (1881-1923), un grand illustrateur périgourdin méconnu, dans "Figures du Périgord", Éditions IFIE, , (ISBN 978-2-916265-26-1)
  • Guy Penaud, « Séance du mercredi 3 décembre 1925 : « Mich », un célèbre illustrateur oublié dans sa ville natale Périgueux », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, t. 153, no 1,‎ , p. 71-72

Liens externes

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