Michel-René Maupetit

| Secrétaire général de la préfecture de la Mayenne (d) | |
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| Député français |
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| Décès |
(à 89 ans) Laval |
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Michel-René Maupetit, né le à Claye et mort le à Laval[1], est un homme politique français.
Biographie
Origine
Il est le fils de Michel Maupetit, notaire royal, et de Marguerite Pottier. Michel-René Maupetit termine ses études à l'Université d'Angers, sans doute sous l'influence de son frère[2], où il prend le grade de bachelier en droit in utroque jure[2].
Famille
- Michel Maupetit, notaire royal, époux de de Marguerite Pottier
- Nicolas-Charles-Michel (1720-2 nivôse an XII) [3],[4]
- Michel-René Maupetit
- Louis Maupetit[5].
- Victor Maupetit, engagé dans les armées républicaines, décoré par Murat après la bataille de Vertingen, se retira à Laval après la chute du Premier Empire. Il fut adjoint au maire, conseiller général, reçut au passage de Napoléon III, en 1858, la médaille de Sainte-Hélène et mourut dans sa maison de la rue du Jeu-de-Paume le .[4].
- Louis Maupetit[5].
Avocat à Mayenne
Michel-René Maupetit est arrivé à Mayenne le , après avoir acheté la charge d'avocat fiscal lorsque Louise-Jeanne de Durfort, duchesse de Mazarin et de Mayenne, propriétaire à Claye, qui connaissait sa famille, le prit comme homme d'affaires[2], ce qui amena le jeune homme à y faire plusieurs voyages, à s'y faire des amis, comme Joseph François Dupont-Grandjardin[2], avant de s'y installer et d'épouser, en 1776, Marie-Louise Froger, une jeune fille de Lassay[6].
Sans quitter sa situation et ses fonctions d'homme d'affaires, il acheta le , du sieur Hochet, la charge d'avocat fiscal, et peu à près celle de procureur du roi au siège du Bourgnouvel et à l'hôtel de ville de Mayenne.
Pourvu d'une nouvelle procuration de la duchesse le , il prit à ferme une partie des droits féodaux de la la duchesse de Mazarin. Elle lui donne procuration pour régir et administrer tous ses biens situés au duché de Mayenne et lui affermait, en outre, les droits de quint, reliefs, lods et ventes et autres profits féodaux[2].
Nommé en 1779 administrateur du duché de Mayenne, Il trouva d'abord trop mince la situation qu'on lui faisait, il s'en désista, puis la reprit le [7].
L'administrateur du duché était un serviteur du seigneur de Mayenne et un homme d'affaires expérimenté. Il ne rêvait que l'agrandissement du domaine ducal, dont la vente avait été un moment décidée, en 1782 ; et ce fut grâce à ses efforts et à la confiance qu'il inspirait, qu'elle n'eut pas lieu. La suppression de l'Abbaye de Fontaine-Daniel[8] dont il était question alors, et l'éventualité d'une augmentation prochaine du duché lui servirent peut-être beaucoup dans la circonstance[9].

Ces projets d'aliénation avaient été. amenés par les graves difficultés de famille qui s'étaient produites à la mort de Louise-Jeanne de Durfort. Il conserva la confiance d'Honoré IV, prince de Monaco[2], mari de Louise d'Aumont, fille de Louise-Jeanne de Durfort, héritier en 1781 du duché de Mayenne. Il est par la suite remplacé par François Pottier dans la régie des biens de la duchesse de Valentinois[10].
Député, prête le serment du Jeu de paume
Député supplémentaire du tiers-état à l'assemblée provinciale du Maine, [2], puis à celle du mois de pour les élections des États généraux.
Le , il est l'un des électeurs nommés par le Tiers-État de la ville de Mayenne pour aller au Mans où devait avoir lieu l'élection des députés aux États-Généraux. Il prend une part active aux travaux, informa ses amis de Mayenne par une correspondance suivie[11], et prend part à la rédaction des doléances du tiers-état[12].
Il est élu le , au 5e scrutin, député aux États généraux de 1789[13]. Rentré à Mayenne, Michel-René Maupetit met en ordre à ses affaires avant de partir pour Versailles où les États-Généraux devaient s'ouvrir le ,.


Il a représenté la ville de Mayenne et le Maine aux États généraux à Versailles en 1789[14]. Il était à la salle du Jeu de paume le quand les représentants du tiers état ont officialisé l'Assemblée nationale créée quelques jours plus tôt.
Grâce à une maladie, il est reconnaissable dans tous les livres d'histoire. C'est lui qui figure, assis sur une chaise, tantôt prostré, tantôt passionné, sur les dessins et tableaux de David, de Prieur ou de Couder, qui ont illustré cette journée pour la postérité. Dans son livre, La Révolution 1770-1880, François Furet repère Michel-René Maupetit sur une œuvre de Jacques-Louis David, le Serment du Jeu de paume. En bas, à gauche, David a placé un vieux député malade, Maupetit de la Mayenne, à demi déchaussé, à peine capable de marcher, et soutenu par deux vigoureux sans-culottes qui l'aident à se soulever de sa chaise. Guy Chaussinand-Nagaret, dans Historama spécial consacré à la Révolution, identifie Maupetit, assis, sur un tableau d'Auguste Couder, sans doute le plus fidèle et qui correspond le mieux à la propre description de Michel-René Maupetit[15]. En réalité, Michel-René Maupetit était malade d'un gros rhume[16]
Vie politique
Révolution française
Michel-René Maupetit ne prend la parole dans l'Assemblée dans aucune discussion importante et ne paraît avoir fait partie d'aucun Comité[2]. Il ne monte à la tribune que pour soutenir les intérêts du district de Mayenne, se bornant à assister assidûment aux séances et à voter constamment avec la majorité[2]. Tout le reste du temps, il se contenta, comme il le reconnait naïvement, « de voter avec la majorité » (lettre du [17]).
Michel-René Maupetit ne se fait vraiment remarquer qu'à deux occasions :
- le , au serment du Jeu de paume et lorsqu'il défendit, en vain, le dossier de la ville de Mayenne qui se sentait des ambitions de chef-lieu départemental.
- Quand il faut fixer le siège épiscopal de la Mayenne, le , Louis de Boislandry, rapporteur du Comité ecclésiastique et de constitution, propose Laval ; aussitôt Michel-René Maupetit se lève et intercède pour Mayenne ; Louis-François Allard réclame pour Château-Gontier[18] ; l'Assemblée passe outre et crée l'évêché de Laval.
- le , pour faire autoriser le directoire du district de Mayenne à installer les membres du tribunal et les juges de paix[19].
Retour à Mayenne
Après la séparation de l'Assemblée nationale le , il rentre à Mayenne où il avait été nommé l'année précédente membre du conseil général de la commune et juge au tribunal du district qu'il allait présider[20]. Il continue toujours de gérer les affaires de la duchesse d'Aumont et habitant dans sa maison des Buttes, en attendant qu'il se logeât aux Courbes, dans la propriété acquise nationalement sur l'hôpital[21]. Ensuite, il allait, pendant toutes les périodes troublées, réussir à se maintenir dans les premiers rôles du département sans « se mouiller ».
Fédéralisme
Le , les administrateurs du district de Mayenne, suivant l’exemple des autorités de Laval[2], se prononcèrent en faveur de l'Insurrection fédéraliste qui éclate en province, en soutien aux députés girondins expulsés de la Convention nationale par les jacobins suite aux Journées du 31 mai et du 2 juin 1793. Michel-René Maupetit, alors membre actif du Directoire de district, participe à l’ensemble des délibérations qui réunissent, en raison de la gravité de la situation, non seulement les administrateurs, mais aussi les représentants de la municipalité, du tribunal et les principaux fonctionnaires locaux[2].
Face aux mesures répressives annoncées par la Convention nationale contre les départements ayant soutenu l’insurrection, les autorités de Mayenne, initialement engagées dans l'Insurrection fédéraliste, cherchèrent rapidement à se rétracter[2]. L'Insurrection fédéraliste, auquel s’était joint le département de la Mayenne, en soutien aux représentants girondins expulsés de la Convention, est rapidement réprimée[2] en juillet 1793. Les administrateurs du département de la Mayenne avaient pris parti pour l'insurrection et avaient même fait partir pour Caen un bataillon de volontaires[2].
Cependant, les décrets du , exigeant la rétractation sous peine de trahison et convoquant les assemblées primaires pour délibérer sur le projet de Constitution, ne furent publiés dans le département que le , après avoir été retenus par les autorités de Laval[2]. Dès leur réception, les assemblées primaires de Mayenne adoptèrent le projet constitutionnel, et les administrateurs du district, dont Michel-René Maupetit, votèrent le un arrêté de rétractation[2]. Michel-René Maupetit est alors chargé, avec un autre commissaire, de porter cet arrêté au Directoire départemental et de demander le rappel immédiat des volontaires du district encore présents à Caen[2].
Malgré cette obéissance rapide aux ordres de la Convention nationale, les représentants en mission François-Joachim Esnue-Lavallée et Thirion de la Moselle[22], sont investis des pouvoirs les plus étendus, avec pour mission d'y rétablir l'autorité de la Convention nationale et de remplacer tous les fonctionnaires qui se seraient compromis par leur adhésion au mouvement fédéraliste[2]. Ils frappèrent les fonctionnaires de Mayenne[2]. Par un arrêté du , Michel-René Maupetit est destitué de ses fonctions de président du tribunal, accusé d’avoir coopéré ou adhéré à des arrêtés jugés liberticides et fédéralistes[2].
Contrairement à d’autres administrateurs de Laval, il ne semble pas avoir été emprisonné[23], peut-être grâce à l’intervention de Jacques-François Bissy, conventionnel et membre du tribunal du district, qui séjourne dans la région en novembre 1793, suite à la nouvelle de l'envahissement de la Mayenne par l'Armée catholique et royale.
Michel-René Maupetit demeura à Mayenne pendant la Terreur, sans participer, selon les sources, aux excès qui marquèrent cette période[2]. Le (10 nivôse an II), conformément à la loi du ordonnant le dépôt des titres féodaux dans les maisons communes, Michel-René Maupetit, en tant que détenteur de documents, remplit cette obligation en déposant à la mairie de Mayenne un grand nombre de titres concernant l’ancien duché de Mayenne[2]. Selon certains récits[24], il aurait même apporté en personne des titres sur le bûcher où furent brûlés les archives féodales, bien que cette participation active à leur destruction soit contestée par les historiens, qui soulignent son caractère modéré[2].
Un certificat de civisme, que lui donna le la Société populaire de Mayenne pour appuyer sa pétition à René François-Primaudière, lui rendit une sécurité entière[21].
Directoire
Après la Chute de Robespierre, la Constitution du 5 fructidor an III (1795) instaura un nouveau corps législatif bicaméral[2]. Selon les dispositions transitoires, les deux tiers des députés devaient être issus de l’ancienne Convention nationale[2]. Le (22 vendémiaire an IV), Michel-René Maupetit est élu député dans le tiers restant, représentant ainsi la Mayenne[2] aux Élections législatives de 1795, avec 72 voix (131 votants). Le (5 brumaire an IV), il est désigné par tirage au sort pour siéger au Conseil des Anciens, où il exerce notamment les fonctions de secrétaire à partir du (1er ventôse an VII).
À l’expiration de son mandat de trois ans, Michel-René Maupetit est réélu aux Élections législatives de 1799 le (21 germinal an VII) au Conseil des Anciens pour un nouveau mandat triennal[2].
Premier Empire
Cependant, la Constitution du 22 frimaire an VIII (1799) réorganisa les institutions en remplaçant les deux conseils par un Corps législatif de 300 membres, désignés par le Sénat conservateur[2]. Aux Élections législatives de 1800, il est élu comme député de la Mayenne au nouveau Corps législatif. Michel-René Maupetit va y siéger jusqu’en 1804 (an XII). Il y est de nouveau élu secrétaire le [25] (16 nivôse an X)[26].
Tout au long de sa carrière parlementaire, Michel-René Maupetit participe à de nombreuses commissions et présenta plusieurs rapports, bien que ceux-ci aient principalement porté sur des questions mineures ou techniques[2]. Son action législative, discrète, s’inscrit dans la continuité des institutions révolutionnaires et consulaire, sans qu’il ne joue un rôle de premier plan dans les grands débats politiques de l’époque[2].
Le 11 messidor an VIII, il souscrivit pour une somme de 25 francs au monument à élever à la mémoire du général Louis Charles Antoine Desaix[26]. Aux termes de la Constitution, les députés sortant ne pouvaient être immédiatement réélus. Michel-René Maupetit revient alors à Laval. Un arrêté des consuls, en date du 12 pluviose an XII-, le nomme secrétaire-général de la préfecture de la Mayenne[26], en remplacement de Jean-François Defermon, qui lui avait succédé comme député[2].
Malgré sa participation aux troubles de la Terreur pendant son séjour à Mayenne, [2] Michel-René Maupetit ne fut pas associé aux excès révolutionnaires dans la mémoire collective[2] ; au contraire, sa réputation de modération, de sagesse et de probité fut largement reconnue. Le (24 prairial an XIII), le sénateur Louis-Nicolas Lemercier, en mission pour l’Empereur dans les départements de l’Ouest, le cita parmi les fonctionnaires méritants dans un rapport adressé à Napoléon Ier. Il le décrit comme un « citoyen éclairé et vertueux, dont l’influence est d’un grand poids »[21], et recommande son admission dans l’Ordre de la Légion d’honneur, distinction qui lui fut effectivement accordée peu après. Il est désigné comme un des Grands notables du Premier Empire du département de la Mayenne[27].
En 1808, le préfet Nicolas François Harmand d'Abancourt le présenta comme candidat à la présidence du collège électoral de la Mayenne, soulignant « la sagesse de ses opinions, la douceur de ses mœurs et l’étendue de ses connaissances », qui lui valaient une estime unanime[2]. Le , les électeurs départementaux l’inscrivirent sur la liste des candidats à la députation pour les Élections législatives de 1808, et le [28], le Sénat le rappela au Corps législatif, où il siégea jusqu’à la fin du Premier Empire[2].
Lors de la Première Restauration (1814), Michel-René Maupetit, comme la majorité de ses collègues, adhéra à la déchéance de Napoléon Ier et à la Charte constitutionnelle de 1814[29]. Le , il accompagna la délégation de la Mayenne venue présenter une adresse au roi. Il accepte à nouveau les fonctions de député aux Élections législatives de juin 1814 Après le retour de Napoléon Ier (1er mars 1815) et la dissolution du Corps législatif, il rentra à Laval, mais fut élu député par le collège électoral départemental, qu’il présidait, lors des Élections législatives de mai 1815 organisées sous les Cent-Jours[2], pour représentant à la Chambre des Cent-Jours, par 76 voix (105 votants, 242 inscrits).
Cette assemblée ne devait avoir qu'une existence éphémère et fut dissoute par le roi le . Michel-René Maupetit revient une fois encore à Laval qu'il ne devait plus dès lors quitter[2]. Il survécut toutefois à la Restauration et meurt le , à l'âge de 89 ans[2]. Depuis la Révolution française, il avait représenté pendant dix-huit ans le département de la Mayenne aux diverses assemblées législatives qui s'étaient succédé.
L'agriculture
Michel-René Maupetit avait occupé pendant la Terreur aux forges de Chailland, ses loisirs forcés à étudier religieusement les systèmes géologiques de Buffon et les théories météorologiques de Louis Cotte. Il donnait des leçons d'astronomie aux Demoiselles Martin-Ligonnière, quitte à prendre Jupiter pour Vénus[30].
Dès 1794, en effet, Michel-René Maupetit rêvait de devenir un cultivateur décidé, mais en objets utiles et productifs dédaignant les fleurs comme trop exposées aux inconsistances du temps[31],.
Il expose dans l'Annuaire de l'an XII ses connaissances dans le domaine. Sa compétence théorique s'était développée au contact journalier qu'il avait eu, de l'an XII à 1809, comme secrétaire général de la Mayenne, avec les agriculteurs, les industriels et les commerçants qui s'efforçaient dans le département de raviver ou de découvrir pratiquement des sources de richesses que les désordres de la Révolution française, les guerres de l'Empire et les conditions économiques nouvelles y avaient taries ou menaçaient d'assécher.
Plusieurs mémoires inédits nous attestent sa connaissance des matières agricoles. Il ne peut malheureusement en 1818, achever, comme on le lui demandait, un travail qu'il avait entrepris, en 1811[32], pour la Société d'agriculture, industrie et commerce de la Mayenne sur L'État actuel de l'agriculture dans le département de la Mayenne[33].
Correspondance
C'est grâce à 250 lettres rédigées dans un style fort inégal et incorrect qu'il envoya régulièrement de Versailles à son ami, Joseph François Dupont-Grandjardin, que l'on connaît mieux la manière dont le travail se fit dans les assemblées préliminaires puis aux États généraux[34]. Sa correspondance intime nous montre en lui un bon père de famille[35].
Notes et références
- ↑ Archives de la Mayenne, commune de Laval, acte de décès no 131, année 1831
- Emile Queruau-Lamerie, Notices sur quelques députés du Département de la Mayenne pendant la révolution, Laval, Imprimerie L. Moreau, , p. 1-29.
- ↑ Son frère aîné, s'était fait recevoir avocat au siège de Craon le , était procureur fiscal en 1768, épousa une Dlle Le Pannetier, de Mayenne, et logeait en 1789 chez le duc de Cossé-Brissac, gouverneur de Paris. Ce fut lui, sans doute, qui attira en Anjou son jeune frère.
- « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II
- ↑ Fils aîné, contrôleur des contributions directes pendant trente ans dans la Mayenne et l'Ille-et-Vilaine, est mort en 1843 à la Courbe de Mayenne.
- ↑ Elle mourut en 1788 après lui avoir donné deux fils : Louis et Victor, et deux filles : Hortense et Émilie.
- ↑ Quand on lui eut assuré 5.000 ₶ de traitement et le logement au Grand-Logis. Il poussait l'économie jusqu'à laisser courir les voleurs insolvables plutôt que de les emprisonner pour les avoir à nourrir, et même à relâcher ceux qui étaient à la charge du duché. Quelques pages publiées sur son compte (Ville et pays de Mayenne, p. 389 et suivantes) le montrent aussi sous un jour nouveau, faisant l'entendu dans les négociations matrimoniales. « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. IV
- ↑ Grosse-Duperon et Gouvrion 1890, p. 284.
- ↑ Il l'engagea même, l'année suivante, à acheter les biens de l'abbaye de Fontaine-Daniel qu'on parlait de supprimer, afin de rentrer dans les droits et domaines autrefois aliénés par les fondateurs. Ce projet n'eut pas de suites, mais Maupetit empêcha au moins le nouveau duc de vendre sa terre de Mayenne en lui faisant connaître que les principales seigneuries étaient sur le point de passer en d'autres mains et allaient donner ouverture à des droits considérables. Il offrit même de prendre à ferme le duché pour 75.000 ₶ par an. « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II
- ↑ Grosse-Duperon et Gouvrion 1890, p. 285.
- ↑ À partir de cette période, il entame une correspondance régulière et détaillée avec son ami Joseph François Dupont-Grandjardin. Plus de 250 lettres témoignent de cet échange épistolaire. Dans ces missives, il relate les événements contemporains auxquels il assiste, ainsi que les travaux de l’Assemblée dont il est membre. Les premières lettres, rédigées lors de son séjour au Mans, offrent un témoignage précieux sur certains incidents marquants de cette assemblée électorale.
- ↑ Le , l’assemblée préliminaire de l’ordre du Tiers-État se réunit au Mans. Lors de cette réunion, les électeurs avaient pour mission de fusionner les cahiers de doléances issus des différentes paroisses en un document unique pour chaque bailliage ou sénéchaussée principale. Une fois cette synthèse réalisée, le nombre d’électeurs devait être réduit au quart du total des participants initialement prévus. Seuls les électeurs désignés par leurs pairs pour composer ce quart étaient habilités à participer à l’assemblée générale, où ils procédaient à l’élection des députés et finalisaient la rédaction définitive du cahier de doléances de leur ordre.
- ↑ « grâce, dit-il, à la lettre imprimée contre moi, aux démarches de notre ami Lalande et à l'union des Lavallois ». L'intendant de Tours annota ainsi le nom de Maupetit : « Il a une bonne réputation ». « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II.
- ↑ A Versailles, Maupetit logea rue de l'Orangerie, garde-meuble de M. le comte d'Artois, 15 « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II.
- ↑ « Le Serment du Jeu de paume : Quand David réécrit l’Histoire » [PDF], sur chateauversailles.fr, (consulté le ).
- ↑ Il se rendit pourtant à la séance et cet acte l'a presque rendu célèbre. David, voulant reproduire la scène historique du 20 juin, se rappela le député de Mayenne, fatigué d'un jeûne de trois jours, il le représenta au premier plan, sous les traits d'un vieillard chauve, porté sur une chaise par deux hommes du peuple : licence d'artiste. « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II.
- ↑ « Pour moi, écrit-il le 3 août 1789, jusqu'ici j'ai voté à toutes les délibérations. J'ai toujours été, ainsi que MM. Lalande et Gournay, de la majorité. Aussi, s'il y a blâme à donner, il faut le donner aux décrets de l'Assemblée. »
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel du mercredi 7 juillet 1790. Compte rendu de la séance du 6 juillet.
- ↑ La municipalité de Mayenne, à qui incombait ce soin, étant démissionnaire.
- ↑ Histoire de l'Église du Mans, tome VIII, pages 152, 153.
- « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II.
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 7 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Grâce à la protection de Jacques-François Bissy, à ses condescendances révolutionnaires dans la vente des biens nationaux et la destruction du chartrier de Mayenne, au soin qu'il prit de s'absenter dans les moments trop dangereux. « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II.
- ↑ Dom Piolin, Histoire de l'Église du Mans, tome VIII, pages 152, 153.
- ↑ Moniteur universel de l'an X, n°107.
- Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny).
- ↑ François Dornic, Grands notables du Premier Empire : Mayenne, Editions du CNRS, 1986.
- ↑ Moniteur universel de 1809, n°157, 6 juin.
- ↑ Moniteur universel de 1814, n°107, 17 avril.
- ↑ « Retiré des sistèmes politiques, écrit-il à son ami (3 octobre 1794), livré à la relecture des sistèmes physiques de M. de Buffon, je regrette d'autant plus la délivrance que j'aurois pu revoir dans les roches de la forêt et de Chailland une partie du fait retracé dans cet ouvrage. Je ne quitte qu'avec regret ces méditations et je ne les laisserai que parce qu'après avoir cédé pour quelques jours au torrent qui nous entraîne, je reviendrai dans ma retraite reprendre l'ouvrage et oublier les sistèmes politiques. Je lis avec d'autant plus de fruit qu'une demi-heure de lecture m'oblige à laisser le livre et à méditer dans l'obscurité où elle me laisse ce que j'ai pu lire. C'est un effet inévitable du temps. Vous ne prendrez lunettes qu'à l'âge ordinaire ; j'en porte depuis l'âge de quinze ans et bientôt cette ressource même me manquera. »
- ↑ « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II, p. 806.
- ↑ Voir : Histoire du textile en Mayenne.
- ↑ La minute de ses réponses sont conservées aux Archives départementales de la Mayenne.
- ↑ Edna Hindle Lemay y puisera largement pour illustrer son livre La vie quotidienne des députés pendant les États Généraux.
- ↑ Faisant élever ses filles au pensionnat des Bénédictines de Lassay, sans frais de toilette, sans ménagements pour leurs défauts, choisissant pour son fils le Collège de Château-Gontier, de meilleur renom que celui de Mayenne.« Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II
Voir aussi
Bibliographie
- « Michel-René Maupetit », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]

- « Michel-René Maupetit », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II. et t. IV Article Maupetit

- Albert Grosse-Duperon et E. Gouvrion, L'Abbaye de Fontaine-Daniel : Étude historique, et le Cartulaire de Fontaine-Daniel, Mayenne, Poiner-Béalu, , 2 vol. in-8 (lire en ligne).

Sources utilisées par l'Abbé Angot
- Émile Queruau-Lamerie, Notices sur quelques députés du Département de la Mayenne pendant la révolution, 1881. Voir en ligne
- Correspondances communiquée par M. l'abbé Gilard.
- Grosse-Duperon, Etude sur Fontaine-Daniel, p. 283, 345, 412, 454.
- Cabinet Garnier.
- Archives nationales, F/1c, III, Mayenne, 2.
- Archives départementales de la Mayenne, Registre du Directoire, B. 1.835, 2.976.
- Archives départementales de la Sarthe, B. 1.225 ; C. 8.
Liens externes
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