Mohamed Boussaïd

Mohamed Boussaïd
محمد بوسعيد
Illustration.
Fonctions
Ministre marocain de l'Économie et des Finances

(4 ans, 9 mois et 21 jours)
Monarque Mohammed VI
Chef du gouvernement Abdel-Ilah Benkiran
Saâdeddine El Othmani
Gouvernement Benkiran II
El Othmani I
Prédécesseur Nizar Baraka
Successeur Abdelkader Amara (intérim)
Mohamed Benchaâboun
Wali du Grand Casablanca et gouverneur de la préfecture de Casablanca

(1 an et 5 mois)
Monarque Mohammed VI
Prédécesseur Mohamed Halab
Successeur Khalid Safir
Wali de Souss-Massa-Drâa et gouverneur de la préfecture d'Agadir Ida-Outanane

(2 ans, 2 mois et 10 jours)
Monarque Mohammed VI
Prédécesseur Rachid Filali Amine
Successeur Mohamed El Yazid Zellou
Ministre du Tourisme et de l'Artisanat

(2 ans, 2 mois et 20 jours)
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Abbas El Fassi
Gouvernement El Fassi
Prédécesseur Adil Douiri
Successeur Yassir Znagui
Ministre de la Modernisation des Secteurs Publics

(3 ans, 3 mois et 11 jours)
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Driss Jettou
Gouvernement Jettou II
Prédécesseur Najib Zerouali
Successeur poste supprimé
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Fès (Maroc)
Nationalité Marocaine
Parti politique Rassemblement national des indépendants
Diplômé de École des Ponts ParisTech
Profession Ingénieur
Religion Islam

Mohamed Boussaïd est un haut fonctionnaire et responsable politique marocain né le à Fès.

Au début des années 2000, il est cadre au Ministère des Finances. Ingénieur diplomé de l'École des Ponts, il est reperé et promu par Meziane Melfiqh.

En 2004, il intègre le gouvernement Jettou II comme ministre de la fonction publique. Il est ensuite Ministre du Tourisme dans le gouvernement Abbas El Fassi.

Le , il est nommé wali de la région de Souss-Massa-Drâa.

Le , il est nommé wali de la région du Grand Casablanca.

Le il est ministre de l’Économie et des finances dans le gouvernement Benkiran II et est reconduit dans le gouvernement El Othmani I

Biographie

Jeunesse et études

Né en 1961 dans la médina de Fès, il commence tout d'abord dans une école publique de Fès où il reste jusqu'au bac décroché en sciences mathématiques en 1980, au lycée Moulay Driss. À partir de là, il s’envole pour la France pour continuer ses études[1].

En 1986, Boussaïd obtient un diplôme d'ingénieur de l'École des Ponts ParisTech qui portait alors comme nom École nationale des ponts et chaussées. Entre 1986 et 1992, Il exerce en tant qu'ingénieur au conseil de la banque commercial du Maroc. Ensuite de 1992 à 1994, il exerce les fonctions de directeur général adjoint d'une société marocaine spécialisé dans la production[1],[2].

Entre 1994 et 1995, il est chargé de portefeuille à la Banque Marocaine du commerce et de l'Industrie. De 1995 à 1998, il occupe ensuite le poste du chef du cabinet du ministre des travaux publics puis du ministre de l'agriculture et ensuite de l'équipement et de l'environnement[1],[2].

De 1998 à 2001, il devient directeur des programmes et des études au Ministère de l’Équipement. Pendant qu'il occupe ce poste, Boussaïd réussit à obtenir un MBA à l'École nationale des ponts et chaussées en 2000[1],[2].

À partir de 2001 jusqu'en 2004, il occupe le poste de directeur des établissements publics et des participations, et devient ensuite directeur des entreprises publiques et de la privatisation au Ministère des Finances et de la Privatisation[1],[2].

Ministre de la fonction publique (2004-2007)

Il a ensuite occupé le poste de ministre chargé de la modernisation des secteurs publics en 2004 dans le gouvernement Jettou II.

Ministre du tourisme (2007-2010)

Il devient ministre du Tourisme et de l'Artisanat dans le gouvernement Abbas El Fassi du au après le remaniement effectué par le roi Mohamed VI.

Wali (2010-2012)

Le , il est nommé par le roi Mohammed VI wali de la région de Souss-Massa-Drâa et gouverneur de la préfecture d'Agadir Ida-Outanane, en remplacement de Rachid Filali Amine[1],[2].

Le , Wali de la région du Grand Casablanca et gouverneur de la préfecture de Casablanca en remplaçant Mohamed Halab[1].

Ministre de l'Économie et des Finances (2013-2018)

Le il est nommé ministre de l’Économie et des Finances dans le gouvernement Benkiran II en remplacement de Nizar Baraka.

Fin 2015, il lance la réforme de démutualisation de la bourse de Casablanca.

En 2016, il est mis en cause pour avoir obtenu des terrains au quartier Souissi de Rabat à un prix défiant toute concurrence [3]. 22 associations marocaines demandent sa démission[4].

Réagissant, Boussaid affirme que ce terrain était destiné « aux serviteurs de l’Etat » [5]. Pour l'association Transparency Maroc, la qualité de « Serviteurs de l’Etat  » ne saurait autoriser ceux qui s’en prévalent à se servir [6].

La même année, Boussaid annonce l'introduction en bourse de 40% du capital de Marsa Maroc pour 1,9 milliard de dirhams.

En éclate au Maroc un appel au boycott des entreprises Centrale Danone, Sidi Ali, et Afriquia.

Réagissant, le ministre Boussaid qualifie ceux qui boycottent de Mdwakhin ("abrutis") [7].

Il est limogé le et remplacé par Mohamed Benchaâboun. Le motif de son limogeage donne lieu à de multiples interprétations[8].

Affaires

Affaires «  des serviteurs de l'État »

En 2016, il est mis en cause pour avoir obtenu un terrain au quartier Souissi de Rabat à un prix défiant toute concurrence [3].

22 associations marocaines demandent sa démission[4]. Réagissant, Mohamed Boussaid affirme que ce terrain est destiné « aux serviteurs de l’Etat » [5]. Pour l'association Transparency Maroc, la qualité de « Serviteurs de l’Etat  » ne saurait autoriser ceux qui s’en prévalent à se servir sur les biens publics de l'État [6].

Notes et références

  1. Mohamed Boussaïd, wali de Casablanca, La Vie Eco, , consulté le .
  2. [PDF] Biographie de Mohamed Boussaïd, Portail dela région du Grand Casablanca, consulté le .
  3. « Hassad et Boussaid ont également acquis des terrains du Domaine privé de l'État », sur Medias24,
  4. « 22 associations marocaines demandent la démission de Hassad et Boussaid », sur La redaction,
  5. Le Monde avec AFP, « Maroc : polémique autour de l’acquisition à des prix dérisoires de terrains de l’Etat », sur Le Monde,
  6. Transparency Maroc, « Observatoire de la Corruption »
  7. « Boussaïd réagit au boycott des produits marocains », sur Medias24,
  8. Bilal Mousjid, Boussaid : itinéraire d'un ingénieur ambitieux devenu argentier déchu (2018)

Articles connexes

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