Mosaïque de l'aurige vainqueur de Dougga

Mosaïque de l'aurige vainqueur de Dougga
Image illustrative de l’article Mosaïque de l'aurige vainqueur de Dougga
Vue de la mosaïque.
Type Mosaïque
Dimensions 1,25 m x 0,82 m[A 1],[D 1] ; 1,45 m x 1,10 m[E 1]
Matériau marbre, « pâte d'émail et de verre »
Fonction Commémoration d'une victoire
Période IVe siècle
Culture Rome antique
Date de découverte Seconde moitié/fin du IVe siècle
Lieu de découverte Dougga
Coordonnées 36° 48′ 34″ nord, 10° 08′ 04″ est
Conservation Musée national du Bardo
Signe particulier Inv. A 262[H 1].
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La mosaïque de l'aurige vainqueur, appelée aussi mosaïque d'Éros, est une mosaïque romaine datée du IVe siècle provenant du site archéologique de Dougga, en Tunisie, occupé au moins depuis l'époque numide.

La mosaïque représente un aurige en fin de course de cirque avec un quadrige, dont trois chevaux sont conservés. Elle est un témoignage du goût du public pour les jeux, y compris pendant l'Antiquité tardive. Pendant les courses, qui se déroulent dans des édifices particuliers, les cirques, des équipes, associées à des couleurs, s'affrontent souvent au prix de graves dangers.

Le site de Dougga comportait un cirque qui n'a jamais fait l'objet de travaux de construction majeurs selon l'état des connaissances du début du XXIe siècle, basées sur des documents épigraphiques. Il s'agit en effet d'un champ aménagé avec quelques équipements au début du IIIe siècle. Dougga subit un reflux urbain à partir de l'Antiquité tardive, comme nombre de cités antiques de l'actuelle Tunisie, mais n'est jamais totalement abandonnée.

La mosaïque de l'aurige vainqueur est découverte au tout début du XXe siècle dans un secteur fouillé du site archéologique à la suite de mesures d'expropriation. La population présente est transférée dans un nouveau village dénommé Nouvelle Dougga. Quant à la mosaïque, elle est déposée et transférée au musée national du Bardo ; elle est depuis lors une composante du très riche panel d'œuvres conservées dans cette institution portant sur la thématique des jeux du cirque et retrouvées en particulier sur le territoire de l'Afrique proconsulaire.

Histoire et localisation

Dougga et ses spectacles de courses

Vue générale d'un site archéologique au milieu d'arbres et au premier plan du sable
Vue générale du site archéologique de Dougga.

Dougga est très anciennement occupée, depuis au moins le Néolithique. La cité antique est fondée au VIe siècle av. J.-C.[J 1]. Elle n'intègre le giron romain qu'en avec la chute de Juba Ier[J 2]. Coexistent à partir de Tibère un pagus de la colonie de Carthage, de droit romain, et une communauté autochtone. La cité devient municipe sous le règne de Septime Sévère en 205 puis colonie en 261[J 2]. Pendant environ deux siècles, le site est « une sorte de chantier permanent »[J 3]. À son extension maximale, il s'étend sur une superficie de 70 ha, pour une population de 5 000 habitants dans la ville stricto sensu[J 4].

Les jeux du cirque sont très prisés dans le monde romain et particulièrement en Afrique[K 1]. Les cirques ont une forme de quadrilatère avec les extrémités en demi-cercle, l'arène étant partagée en deux parties par une séparation appelée spina. Les spectateurs assistent aux courses dans des gradins[B 1].

Le cirque de Dougga mesure 393 m de long, avec une spina longue de 190 m et large de 6 m. Le cirque de Carthage mesure pour sa part 570 m de long[J 5]. Celui de Dougga est mal conservé[E 2]. Situé à l'écart de la ville, il est un « exemple rarissime d'un édifice rustique » selon Jean-Claude Golvin. Il comporte une spina et des bornes, mais pas de cavea. L'édifice, qui n'a jamais été l'objet de grands travaux, était un champ de course[I 1]. Quatre factions étaient en lice : les bleus, les verts, les rouges et les blancs ; ces factions sont organisées en associations[B 2] et présentes dans chaque course[M 1]. Au IIIe siècle, les blancs fusionnent avec les bleus et les rouges avec les verts[M 1]. Les courses peuvent être extrêmement dangereuses pour la vie des cochers[B 3].

Vue d'alignements de pierre au premier plan avec à l'arrière-plan une ville en ruines et au fond un paysage vallonné
Vue du cirque de Dougga.

Le cirque de Dougga est cité dans la dédicace du temple de la Victoire de Caracalla, datée de 214. Gabinia Hermiona offre « le champ qu'on appelle le cirque […] pour les plaisirs du peuple »[1]. La spina est embellie sous le règne de Sévère Alexandre comme le signalent deux inscriptions, dont l'une datée de 225. Les fouilles du site archéologique ont livré deux graffitis relatifs aux jeux du cirque[I 1]. L'un des graffitis est situé sur une dalle du temple de Liber Pater et figure le plan de l'édifice avec des carceres, ainsi que des feuilles de lierre symbolisant une faction avec une palme[J 5].

Au IVe siècle, la cité reste prospère, mais, au début du Ve siècle, elle entre dans un processus de ruralisation, qui touche à peu près toutes les cités du nord-ouest de l'actuelle Tunisie. La fortification byzantine érigée sur le site par Solomon est destinée à abriter la population plutôt que d'avoir un rôle stratégique[J 4].

Histoire antique du secteur et de la mosaïque

Vue de ruines avec un paysage vallonné à l'arrière-plan
Vue générale du quartier de la ville entre le Capitole et Dar Lacheb.

La mosaïque est découverte dans un édifice privé fouillé entre l'édifice aux fonctions inconnues dit Dar Lacheb et le Capitole[A 2] ; la demeure est toutefois très endommagée[A 3]. La pièce dans laquelle est trouvée l'œuvre mesurait 3,65 m sur 6,50 m[A 4]. Les maisons du secteur comportent, outre des mosaïques, des placages de marbre et des stucs peints sur les murs[A 5]. Le mur oriental de la pièce dans laquelle la mosaïque a été retrouvée conservait des stucs décorés[A 4].

La maison particulière est contiguë à une place triangulaire qui fait face à Dar Lacheb. Sur cette place donnaient une autre maison et une boutique[A 4]. La mosaïque est détruite partiellement dès l'Antiquité du fait de la construction d'un mur destiné à agrandir la terrasse d'une autre maison[A 6].

La mosaïque est datée de la seconde moitié, voire de la fin du IVe siècle[F 1],[C 1]. Le secteur est profondément remanié à l'époque byzantine[A 7].

Redécouverte

Photographie ancienne en noir et blanc d'un homme assis dans un canapé
Paul Gauckler dans son appartement de Tunis.

Les premières missions archéologiques sur le site archéologique de Dougga débutent après l'instauration du protectorat français au début des années 1880. Les premières fouilles scientifiques sont réalisées une dizaine d'années plus tard par Louis Carton et passent sous la direction du service des Antiquités de Tunisie à l'aube du XXe siècle. Les travaux peuvent avancer au fur et à mesure des expropriations[A 2].

Le secteur entre le Capitole et Dar Lacheb, fouillé en 1901, est occupé par quatre maisons expropriées et démolies pour permettre les recherches[A 2]. L'espace de l'ancienne ville antique n'a jamais cessé d'être occupé, et il faut installer les populations dans un nouveau village appelé Nouvelle Dougga. La couche de déblais est haute d'environ quatre mètres dans le secteur où est trouvée la mosaïque[A 8].

Vue de l'intérieur d'un édifice en ruine avec un temple muni de son fronton à l'arrière-plan
Édifice dit Dar Lacheb et le Capitole de Dougga.

La mosaïque est retrouvée non loin de l'édifice dit Dar Lacheb par Alfred Merlin, à la suite des directives de Paul Gauckler, directeur du Service des antiquités[A 2]. Première scène avec personnage dégagée sur le site, la mosaïque de l'aurige vainqueur intègre aussitôt les collections du musée du Bardo[A 3].

Composition et description

Composition

Mosaïque représentant un conducteur de chars avec trois chevaux et figurant les stalles de départ à l'arrière-plan.
Détail sur la zone préservée.

La mosaïque est constituée de grosses tesselles de marbre pour l'encadrement et de petites tesselles « en pâte d'émail et de verre » aux couleurs vives, bleu, rouge, jaune et blanc pour le motif central[A 9].

L'encadrement mesure à l'origine 2,60 m sur 1,20 m et comporte des motifs de losanges noirs sur fond blanc[A 3]. La composition géométrique comporte des motifs de fleurettes[G 1]. La scène devait initialement être carrée[A 1], mais la mosaïque a perdu sa partie basse[A 10] et il subsiste uniquement trois des quatre chevaux du quadrige. La mosaïque a également des lacunes dans sa partie gauche, même si la bordure est partiellement conservée[A 1]. La composition actuelle mesure 1,25 m sur 0,82 m[A 1].

Description

La mosaïque constitue le panneau central de la mosaïque originelle[H 1] qui avait des motifs géométriques avec un quadrillage oblique[G 1].

Elle est parsemée de végétaux : feuille de lierre ou de vigne à côté de l'aurige, rameau de lierre, tiges de millet et feuille de vigne à proximité des chevaux[G 1].

Représentation d'un aurige vainqueur

Détail d'une mosaïque, personnage portant un fouet dans une main et une couronne dans l'autre
Détail de l'aurige.

Le motif comporte un cocher de cirque vainqueur aux courses de char[A 3]. L'aurige, très jeune[N 1], est vu de face, la tête mesurant à elle seule 0,16 m[A 3]. Il est figuré avec un grand souci de réalisme selon Mohamed Yacoub[F 2]. Le visage du cocher est juvénile, et ses gestes sont rigides[F 3].

Le personnage est habillé de manière classique pour un aurige : une tunique verte et une ceinture très large avec des courroies. Ces courroies sont utilisées pour protéger lors des chutes et réduire également la prise des vêtements au vent[A 11]. Cette ceinture sert par ailleurs à le protéger des frottements des rênes[F 1]. Il porte aussi un casque[G 1] ou un nimbe[N 1].

Le conducteur tient un fouet et une couronne végétale dans son bras droit, ainsi qu'une palme verte dans son bras gauche, sa main gauche reposant sur sa hanche[A 3]. Il appartient à l'équipe des verts[E 2].

Représentation de l'équipage

Protomé de deux chevaux avec au-dessus de la tête d'un des deux un nom en latin
Détail du groupe de chevaux dont un porte le nom de Frunitus.

Les chevaux sont caparaçonnés, harnachés luxueusement[E 2] et pourvus d'« étoffe rouge » ; ils ont la tête baissée et ouvrent la bouche, en serrant leur mors[A 10]. Parmi les chevaux, deux sont nommés sur la mosaïque Amandus (« l'aimable »[D 1] ou le « bien-aimé[E 2] ») et Frunitus (« le jovial » [D 1] ou « le gai[E 2] »), d’après leur caractère[F 3].

Ils sont placés de façon symétrique, deux par deux[A 10], une position très fréquente à l'époque[F 2]. La partie basse des chevaux est perdue, en dessous du poitrail[A 10]. Les deux autres chevaux étaient peut-être nommés, mais ces noms ont été perdus[A 1]. Le cheval situé à l'extrême droite du cavalier a complètement disparu[A 1].

Rare représentation d'éléments techniques du cirque romain

Portes grillagées d'un bâtiment
Détail des carceres représentés sur la mosaïque.

Les hippodromes sont des édifices peu présents sur les mosaïques tunisiennes, mis à part les exemples significatifs de la mosaïque du cirque de Carthage et la mosaïque du cirque de Gafsa, plus tardive. La mosaïque de Dougga suggère l'édifice par la présence des grilles des écuries du bâtiment[K 1]. Ces édifices sont peu connus par les fouilles archéologiques, hormis l'exemple notable du cirque de Carthage fouillé lors des travaux de la campagne internationale de l'Unesco[K 2].

Représentation sur mosaïque d'une course de chevaux en mosaïque avec les spectateurs dans la partie supérieure
Mosaïque du cirque de Gafsa, inv. A19 du musée national du Bardo.

À l'arrière-plan se trouvent les grilles de départ du cirque qui est le cadre de la course[A 12] : on voit cinq arcades et des portillons munis de grilles[E 2],[L 1]. Cela évoque les écuries[G 1], représentées selon une perspective classique[F 3]. Les portes battantes à claire-voie sont peut-être celles des remises du cirque[F 3]. Au-dessus est représenté un bâtiment tétrastyle, édifice à fronton[M 2], un temple ou la loge de l'ordonnateur des jeux du cirque[F 3]. John H. Humphrey et Katherine Dunbabin optent pour la loge du magistrat[L 1]. Sur la gauche subsistent des traces d'un autre bâtiment selon Dunbabin[L 1].

Inscription

Au dessus de l'aurige et à gauche[H 1] se trouve l'inscription Eros omnia per te (« Éros, tout grâce à toi. »)[A 1],[2]; cette phrase est interprétée très vite comme une acclamation[G 1], Éros étant longtemps interprété comme le surnom de l'aurige[D 1] dans le cadre de son activité sportive[F 1]. Le nom est très répandu dans l'épigraphie[N 1]. Cette interprétation de l'inscription ne fait cependant pas l'unanimité, les inscriptions ne devant pas selon Jean-Pierre Darmon être considérées comme « univoques » du fait des relations entre le texte et les images associées[N 2].

Darmon évoque de mauvaises interprétations de noms inscrits sur les mosaïques, parfois considérés comme ceux des mosaïstes. L’ambiguïté peut aussi avoir été voulue[N 3]. Selon l'auteur, l'inscription est une acclamation envers Éros, ne représente pas nécessairement le nom de l'aurige, et peut posséder un double sens[N 1]. Le nom de l'aurige pourrait être le pendant au nom des chevaux[N 1].

Interprétation

Témoignage du goût pour les courses

Mosaïque représentant un aurige habillé en rouge, tenant une couronne et une palme, avec quatre chevaux.
Mosaïque de l'aurige vainqueur provenant de Thuburbo Majus, IVe siècle, musée national du Bardo, inv. A 376. Il tient une couronne et une palme[M 3].

Les spectacles sportifs étaient prisés dans toutes les sphères de la société romaine[B 1], tant ceux de l'amphithéâtre que ceux de l'hippodrome selon Augustin d'Hippone[M 1]. L'Afrique a possédé de remarquables édifices destinés aux courses[I 2]. Le mosaïste a représenté les chevaux qui ont apporté la victoire à l'aurige[L 1]. Celui représenté est peut-être le plus talentueux, ou alors le propriétaire supportait le parti des verts, la Factio Prasina, sous les couleurs desquelles l'aurige représenté avait couru[F 3]. Les auriges pouvaient changer de factions[F 1]. La mosaïque témoigne du goût du public pour les courses de cirque, y compris tardivement, après l'invasion vandale de Carthage au Ve siècle : l'aurige appartient à la faction des verts, et les vainqueurs devenaient très riches[D 1], les meilleurs amassant des fortunes[B 1].

De nombreuses représentations du thème sont connues, particulièrement en Afrique romaine[E 2], et ces documents ont « une valeur documentaire »[F 3]. Malgré les lacunes signalées dans la partie basse et à gauche, l'œuvre est « en très bon état et [...] la mosaïque produit [...] un fort bel effet » selon Alfred Merlin[A 1]. Le type de représentation date de l'art grec mais « la symétrie et la frontalité » se répand dans l'Antiquité tardive[F 1].

Commémoration d'une victoire

Détail d'une mosaïque avec un aurige nommé Euphumos dans un décor architectural
Euphumos, de la faction des bleus, sur la mosaïque des auriges grecs de Carthage.

Les chevaux de course sont souvent évoqués dans les mosaïques, en commémoration de victoires[I 3]. Les auriges les plus connus bénéficiaient d'inscriptions honorifiques ou de statues[L 1], comme celle découverte à Carthage au début des années 1980. Les mosaïques peuvent être soit un objet de commémoration, soit un hommage à un aurige vainqueur[K 3]. La popularité du sujet en Afrique proconsulaire est particulièrement importante[K 4].

Les cochers ou chevaux sont souvent présents sur les mosaïques retrouvées dans la Tunisie actuelle, en vogue surtout à partir du IVe siècle[M 3], comme sur la mosaïque dite des auriges grecs dégagée à Carthage-Dermech et conservée dans le musée paléo-chrétien de Carthage : les quatre cochers qui sont présentés sont les champions des quatre factions, les bleus, les blancs, les verts et les rouges[K 5]. Les traits des visages sont très individualisés[M 2]. Selon Mongi Ennaïfer, le « concept général de la compétition victorieuse » est mis en avant[K 6].

Vue de deux statues dont une femme qui n'a pas de tête et un homme qui porte une cruche et une sorte de bâton.
Deux statues romaines du musée national de Carthage, dont une statue de l'aurige vainqueur, découverte à proximité du cirque de Carthage, avec des habits assez similaires à ceux de l'aurige de Dougga[B 4].

La demeure dans laquelle la mosaïque est retrouvée était celle de personnes riches[A 5]. Cette œuvre retrouvée dans le contexte d'une demeure privée semble devoir être interprétée comme une commémoration de jeux offerts par un magistrat ou le propriétaire, et en particulier d'une victoire d'un aurige dont le nom est Éros selon Mohamed Yacoub[F 2].

Signification symbolique ?

Certains chercheurs ont désiré mettre en évidence un sens symbolique à l'œuvre. Selon Mongi Ennaïfer, l'inscription de la mosaïque de l'aurige de Dougga, Omnia per te, est un témoignage de « bon augure » et le terme Éros peut rappeler l'importance de l'amour[K 7]. Le mosaïste a souhaité également signifier « l'influence bénéfique de l'amour grâce auquel on gagne la course »[E 2] et obtient le triomphe selon Hédi Slim[E 2],[G 1].

Jean-Pierre Darmon évoque la volonté de la mosaïque de glorifier la faction des verts au moyen d'un personnage symbolique et de faire perdurer le souvenir des chevaux lui ayant permis la victoire. Le personnage est le dieu de l'amour, représenté en aurige, il a apporté la victoire par sa « toute-puissance ». Dans son interprétation l'inscription aurait donc le sens « Éros, tout ce qui a été accompli (par les Verts) l'a été grâce à Toi »[N 1].

Les motifs végétaux présents près des chevaux ont été interprétés comme les attributs des Saisons par Alfred Merlin et Louis Poinssot. Dans cette situation, Éros comme substitut du Soleil dirige un quadrige tiré par les Saisons, la mosaïque possédant un sens symbolique. Katherine Dunbabin considère que c'est une idée fausse car les végétaux ont mal été identifiés par les chercheurs[L 2].

Le nom des chevaux peut aussi avoir eu une « valeur prophylactique »[K 8]. Les courses étaient dangereuses et les auriges risquaient leur vie à chaque fois[F 1]. Les symboles présents sur la mosaïque ont une fonction apotropaïque ou pour appeler la chance[L 3]. La mosaïque peut symboliser la victoire et apporter bonne chance à la maison ou aux spectateurs[L 3]. Les victoires peuvent aussi symboliser une défaite des forces du mal et les jeux ont une valeur religieuse[K 9].

Notes et références

  • « Les fouilles de Dougga en 1901 »
  1. Merlin 1902, p. 76.
  2. Merlin 1902, p. 69.
  3. Merlin 1902, p. 74.
  4. Merlin 1902, p. 77.
  5. Merlin 1902, p. 85.
  6. ↑ Merlin 1902, p. 77-78.
  7. ↑ Merlin 1902, p. 78.
  8. ↑ Merlin 1902, p. 87.
  9. ↑ Merlin 1902, p. 76-77.
  10. Merlin 1902, p. 75.
  11. ↑ Merlin 1902, p. 74-75.
  12. ↑ Merlin 1902, p. 75-76.
  • Histoire générale de la Tunisie, vol. I : L'Antiquité
  1. Slim et al. 2003, p. 253.
  2. ↑ Slim et al. 2003, p. 253-255.
  3. ↑ Slim et al. 2003, p. 254.
  4. ↑ Slim et al. 2003, p. 255.
  • Le musée du Bardo : départements antiques
  1. ↑ Yacoub 1993, p. 134.
  • Le Bardo, la grande histoire de la Tunisie
  • La Tunisie antique
  • Splendeurs des mosaïques de Tunisie
  1. Yacoub 1995, p. 313.
  2. Yacoub 1995, p. 313-314.
  3. Yacoub 1995, p. 314.
  • De Carthage à Kairouan : 2 000 ans d'art et d'histoire en Tunisie
  1. Collectif 1982, p. 177.
  • Musée du Bardo : musée antique
  1. Yacoub 1982, p. 62.
  • Le stade et le cirque antiques : sport et courses de chevaux dans le monde gréco-romain
  1. Golvin 2012, p. 111.
  2. ↑ Golvin 2012, p. 108.
  3. ↑ Golvin 2012, p. 110.
  • Dougga
  1. ↑ Khanoussi 2008, p. 5.
  2. Khanoussi 2008, p. 7.
  3. ↑ Khanoussi 2008, p. 8-9.
  4. Khanoussi 2008, p. 10.
  5. Khanoussi 2008, p. 61.
  • « Le thème des chevaux vainqueurs à travers la série des mosaïques africaines »
  1. Ennaïfer 1983, p. 817.
  2. ↑ Ennaïfer 1983, p. 818.
  3. ↑ Ennaïfer 1983, p. 823.
  4. ↑ Ennaïfer 1983, p. 843.
  5. ↑ Ennaïfer 1983, p. 819-821.
  6. ↑ Ennaïfer 1983, p. 822.
  7. ↑ Ennaïfer 1983, p. 823-824.
  8. ↑ Ennaïfer 1983, p. 824.
  9. ↑ Ennaïfer 1983, p. 839-840.
  • The Mosaics of Roman North Africa: Studies in Iconography and Patronage
  1. Dunbabin 1978, p. 97.
  2. ↑ Dunbabin 1978, p. 97-98.
  3. Dunbabin 1978, p. 98.
  • Les courses de chars : une compétition où s’expriment de graves rivalités de classes
  1. Yacoub 2015, p. 201.
  2. Yacoub 2015, p. 208.
  3. Yacoub 2015, p. 205.
  • « Des noms qui n'en sont pas : fausses interprétations ou mauvaises lectures d'inscriptions africaines en mosaïque »
  1. Darmon 2018, p. 249.
  2. ↑ Darmon 2018, p. 247.
  3. ↑ Darmon 2018, p. 248.

Voir aussi

Bibliographie

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Ouvrages généraux

Ouvrages sur Dougga ou sur la mosaïque

Travaux sur les jeux du cirque

Articles connexes

Liens externes

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