Musée de Manéga
| Dirigeant | |
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| Site web |
| Collections |
Masques, fétiches, tam-tam |
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| Genre |
Bendrologie |
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| Coordonnées |
12° 46′ 59″ N, 1° 30′ 32″ O |
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Le musée de Manéga, officiellement appelé musée de la Bendrologie de Manéga, est un musée privé situé à Manéga, dans la province d'Oubritenga au Burkina Faso. Fondé par Titinga Frédéric Pacéré, il est considéré comme le plus grand musée privé d'Afrique de l'Ouest[1],[2].
Localisation et accès
Le musée est situé dans le village de Manéga, à environ 50 km au nord-ouest de Ouagadougou, sur la route goudronnée menant à Kongoussi via Pabré[3].
Histoire
Le musée a été créé par Maître Titinga Frédéric Pacéré, avocat, écrivain et poète burkinabè. Son objectif était de préserver et de valoriser le patrimoine culturel ouest-africain, particulièrement celui du Burkina Faso[4].
Le concept de Bendrologie
Le terme "Bendrologie" est un néologisme créé à partir du mot "bendré", un instrument de musique sacré utilisé chez les Mossi pour rappeler les hauts faits des dynasties et les vertus du peuple. La Bendrologie englobe l'étude des arts, des traditions et de la culture matérielle de l'Afrique de l'Ouest[5],[6],[7],[1],[8].
Collections

Considéré comme le plus grand musée privé du pays - sinon de toute l'Afrique[9], il a vu le jour à l'initiative de Frédéric Titinga Pacéré, un écrivain, poète et mécène burkinabè. Le musée rassemble de nombreuses pièces qui sont autant de facettes de la culture de ce pays: masques Karinsé, Bobo et Nuni, stèles funéraires ou Yakouga[10], amulettes, fétiches, instruments de musiques rituels et céramiques traditionnelles comptent parmi les pièces majeures exposées au sein de l'établissement.
Le musée présente également des reconstitutions d'habitats traditionnels Peul, Mossi, Kasséna, Bobo et Sénoufo. L'un des pavillons du musée est consacré aux esprits des Anciens (pavillon de la mort). Afin de respecter les prescriptions de l'au-delà, il est d'usage d'y entrer déchaussé et à reculons[11].
Plusieurs sites sacrés ont été reconstitués dans l'enceinte du musée afin d'initier les visiteurs aux concepts sacrés et à la vie spirituelle des peuples du Burkina Faso.
En l'an 2000, la société nationale des postes (Sonapost) a émis une planche de quatre timbres représentant le musée de Manéga[12].
Masques traditionnels
Le musée abrite une collection exceptionnelle d'environ 500 masques sacrés, tous ayant participé à des rituels funéraires. Parmi les principales catégories :
- Masques Younyonsé
- Masques Karinsé
- Masques Nuni
- Masques Bobo
Chaque masque est accompagné d'explications sur sa symbolique, son utilisation rituelle et ses pouvoirs.
Flûtes de Boura
Le musée présente une quarantaine de "flûtes de Boura", objets archéologiques uniques datant du IIe au XIe siècle. Cette collection comprend :
- Tubes funéraires
- Jarres en terre cuite
- Bracelets rituels
- Autres éléments cérémoniels de la vallée du Niger
Pierres tombales Yakouga
Le musée conserve plusieurs dizaines de Yakouga, pierres tombales anthropomorphes considérées comme parmi les éléments les plus anciens des cultures africaines, datant de plusieurs millénaires.
Autres collections
- Stèles funéraires
- Amulettes et fétiches
- Instruments de musique rituels
- Céramiques traditionnelles
- Objets de la vie quotidienne
Infrastructures et services
Habitats traditionnels reconstitués
Le musée a reconstitué plusieurs types d'habitats traditionnels ouest-africains :
Services aux visiteurs
- Motel pour l'hébergement
- Restauration traditionnelle (sur réservation)
- Salles de congrès
- Visites guidées
Sites sacrés
Aux alentours du musée, plusieurs sites sacrés et lieux de rituels initiatiques peuvent être visités.
Importance culturelle
Le musée de Manéga représente une initiative majeure de préservation du patrimoine culturel ouest-africain. Selon son fondateur, Titinga Frédéric Pacéré: « Le Musée de la Bendrologie à Manéga n'est pas de ces musées d'observatoire à distance sans retour où des patrimoines de l'humanité subissent des vivisections, à moins d'être victimes de condescendance, d'indifférence et d'oubli. L'ami qui visite le Musée de la Bendrologie devient un élément intégré de l'intelligence en mouvement. »
Voir aussi
Notes et références
- Olivia Marsaud, « Bendrologie : les masques ont la parole », sur Afrik, (consulté le )
- ↑ « le musée de Manega », sur www.burkinatourism.com (consulté le )
- ↑ « Le Musée De La Bendrologie de Manega » (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Musée de Bendrologie de Manéga », sur MoMAA | Affordable Art Gallery & Lifestyle (consulté le )
- ↑ Christopher Wise, « Pacéré, Titinga Frédéric », dans African American Studies Center, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-530173-1, lire en ligne)
- ↑ Georges Sawadogo, « Prolégomènes à une "grammaire" du langage tambouriné : contribution à une théorie de la bendrologie », LINX, vol. 31, no 2, , p. 141–159 (DOI 10.3406/linx.1994.1330, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Morin, « Mort de Me Titinga Pacéré: le baobab de la BENDROLOGIE s’est incliné », sur Wakat Séra, (consulté le )
- ↑ Georges Sawadogo, « Prolégomènes à une "grammaire" du langage tambouriné : contribution à une théorie de la bendrologie », Linx, vol. 31, no 2, , p. 141–159 (ISSN 0246-8743, DOI 10.3406/linx.1994.1330, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Le musée de Manéga, RFI
- ↑ Les Yakouga
- ↑ Pavillon de la Mort
- ↑ Timbres du musée de Manéga
- ↑ « Tourisme : Le musée de la bendrologie de Manéga - leFaso.net », sur lefaso.net (consulté le )
Liens externes
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