Myr Dière
| Naissance | |
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| Décès |
(à 56 ans) Neuilly-sur-Seine |
| Nom de naissance |
Marie Dière |
| Autres noms |
Myriam Dière, Myriam Mergier-Dière |
| Nationalité | |
| Activité |
| Maîtres | |
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| Genres artistiques |
Peinture de portrait, paysage, nature morte, peinture de fleurs (d), peinture religieuse |
Myr Dière, ou parfois Myriam Dière ou Mergier-Dière, née le à Saint-Servan et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une artiste peintre française de portraits, de paysages, de natures mortes et de fleurs.
Biographie
Marie Dière naît en 1882 à Saint-Servan, d'Auguste Pierre Dière et de Jeanne Alliou, propriétaires[1]. Elle épouse en 1906 à Saint-Servan Gaston Paulus Chantalou (né en 1875), notaire, dont elle divorce en 1914, et se remarie en 1921 à Paris (7e arr.) avec Paul Louis Mergier (1891-1986), ingénieur et artiste émailleur. Ils divorcent en 1925.
Élève de Paul Albert Laurens, de Louis-François Biloul et d'André Lhote[2] (elle a auprès de ce dernier pour condisciple Hélène Marre)[3], elle produit des portraits, des paysages et des fleurs[4]. Fréquemment remarquée par la critique pour ses expérimentations coloristes, son style est qualifié en 1931 de « réalisme rêveur »[5]. Influencée par le « cubisme modéré » d'André Lhote, elle fait partie de ces artistes « classiques modernisés » de l'entre deux-guerres, qui ne reprennent pas tous les codes des avant-gardes plus radicales[6].
Salons
Elle expose aux Salons parisiens de 1919 à 1939[4].
Elle accroche des portraits au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1919[7]. En 1921, elle envoie L'Homme à la Poupée à la Société nationale des beaux-arts[8]. Elle envoie Baigneuses et deux Études en 1923 aux Indépendants[9], Paysage et Peinture en 1934, un triptyque dieppois en 1936[10],[11], une marine en 1937[12]. Elle participe au Salon d'Automne en 1925 (La Cage)[13], 1930 (Tourrettes-sur-Loup et L'Escarène[14]), 1931 (Le bassin de Saint Servan[15]), 1935 (Le port de Marseille, peinture et L'entrée du château d'If, Marseille, aquarelle)[16] et 1936 (Dentellières et Servante du port[17]). Elle expose au Salon des Tuileries en 1929 (Grez-sur-Loing et Fleurs), 1931 (L'allée des pins et des fleurs)[18] et 1933 (vues de Rouen[19]). Elle est au Salon des artistes décorateurs en 1935[20].
En 1937, elle devient membre de la Société amicale des peintres et sculpteurs français, présentée par Mathilde Delattre et Gustave Dennery[21]. Elle expose la même année au pavillon de la Bretagne de l'Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne[22], ainsi qu'à l'exposition Les femmes artistes d'Europe exposent au Jeu de Paume, à laquelle elle est associée par le jury[23]. Elle expose encore, en , au Salon commun des artistes français et de la Société nationale des beaux-arts[24].
Galeries

Elle est à la galerie Rodrigues Henriques en 1924 avec Hélène Marre, Marie Thaon d'Arnoldi et Germaine Derbecq[25] ; à la galerie Yannick[26] en 1928 et 1932[27]. Elle expose à la galerie Barreiro en 1930 (exposition de peinture moderne avec Raoul Dufy, Suzanne Valadon, André Lhote, etc.), en 1931 avec Vera Rockline et Paul-Louis Beaumont, elle y présente des paysages méridionaux et des fleurs « éclatantes »[28], en 1932 elle y propose des bords de Seine, en 1934 elle y expose avec le Groupe Moderne (vue de l'île Saint-Louis[29]), et en 1935 y réalise une exposition particulière avec Lily Rossignol : « Quant à Myr Diere, elle n’interprète pas en douceur, elle attaquerait plutôt son œuvre ; elle aime les matins d’hiver à Paris, dans la brume ; les neiges éblouissantes de Saint-Moritz et tirent des effets inattendus des grisailles et des blancheurs auxquels elle mêle des bleus. Elle nous montre aussi des paysages bretons : Camaret, Dieppe, où ses bleus animent joliment ses gris. D’autre part, ses portraits sont « pathétiques » et c’est le meilleur compliment qu’on puisse lui faire »[30]. Elle expose au "Salon Populiste" en 1933[31].
Dans les années 1930, elle participe aux expositions des Femmes artistes modernes[2][réf. souhaitée]. À la galerie L'Art et la Mode en 1934, on relève « Mme Myr Dière expose une série de toiles d'un mouvement à la fois large et sensible. Des paysages de Rouen fort bien construits témoignent d'un tempérament où la vigueur ne nuit pas à l'équilibre »[32]. En 1934 également, avec le Groupe Moderne, elle est à la galerie Georges Petit, avec Vue de Vétheuil[33], et elle expose des peintures religieuses à la galerie Lucie Krogh[2]. En 1935, elle expose avec Hélène Marre, Madeleine Laury, Vera Rockline[34], etc. au salon des médecins[35]. En 1937, elle est à la galerie Charpentier[36], et à nouveau à L'Art et la Mode, avec des skieuses, à l'exposition La femme et le sport[37].
Manifestations féminines
En 1934, elle coorganise avec Lily Rossignol l'exposition de l'association d'entraide féminine « Mon Club », au cercle artistique féminin au 8 rue de la Paix, où l'on retrouve Chériane, Hermine David, Geneviève Gallibert, Zina Gauthier, Andrée Joubert, Hélène Marre, Vera Rockline, Marie-Anne Camax-Zoegger, etc.[38]. Elle organise en 1935 à La Coupole, avec Lily Rossignol et Tosca Favori, le dîner de fête pour la Légion d'honneur de l'artiste Stéphanie Guerzoni[39]. En 1935, avec Lily Rossignol, elle est coprésidente, au Cercle international féminin d'entraide de Madame Cyril-Berger, d'un concours d'esquisses, silhouettes et du "Profil féminin le plus pur"[40].
Domiciliée à Saint-Servan, et au 12 avenue du Maine puis au 6 de la rue de Chevreuse[41] à Paris, elle meurt à la clinique Ambroise Paré de Neuilly-sur-Seine à l'âge de 56 ans[42].
Galerie
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Joueur de cartes, 1922. -
Breton au café, 1922. -
Parc, s.d., aquarelle. -
Paysage, s.d. -
Paysage de montagne, s.d. -
Paysage du Midi, 1930. -
Paysage, avant 1932, collection CNAP. -
Saint Servan, s.d. -
Port, s.d.
Œuvres dans les collections publiques
- Centre national des arts plastiques[43] :
- Place Chateaubriand à Saint-Malo, s.d., huile sur toile 88 × 102 cm, achat par l'État en 1935 et dépôt à la mairie de Briey ;
- Paysage, s.d., huile sur toile 50 × 65 cm, don du Comité organisateur de la tombola des artistes au profit des sinistrés du Midi, à l'initiative de Claire Valière en 1932, dépôt depuis 1934 à la mairie de Fours ;
- Femmes nues, avant 1927, peinture 40 × 50 cm, Salon du Franc en 1927, achat par l'État et dépôt en 1927 au Ministère des affaires étrangères, Paris ;
- Port de Brest, s.d., huile sur toile 99 × 118 cm, achat à l'artiste en 1937.
Notes et références
- ↑ Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, naissances 1882, acte no 260 avec mentions marginales des mariages, vue 66/90.
- Édouard-Joseph 1936.
- ↑ « Comœdia / rédacteur en chef Gaston de Pawlowski », sur Gallica, (consulté le ).
- Bénézit 1999.
- ↑ « L'Amour de l'art », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Kenneth E. Silver, Vers le retour à l'ordre : l'avant-garde parisienne et la première Guerre mondiale, Flammarion, Paris, 1991.
- ↑ « La France », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « L'Ouest-Éclair », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Société des artistes indépendants, catalogue de la 34e exposition 1923, (lire en ligne).
- ↑ « Le Petit Parisien », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Catalogue de l'exposition du cinquantenaire de la Société des artistes indépendants, (lire en ligne).
- ↑ « Le Midi socialiste », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Ouest-Éclair », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Le Temps », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Le Temps », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Montparnasse-Quartier latin (avec reproduction d'une œuvre) », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « L'Express du Midi », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Mercure de France », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Le Temps du 18 juin 1933 sur Retronews.
- ↑ « L'Art et les artistes », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Bulletin de la Société amicale des peintres et des sculpteurs français », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Catalogue de l'Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne. Paris, (lire en ligne).
- ↑ Catalogue de l'exposition « Les femmes artistes d’Europe exposent au Musée du Jeu de Paume », Paris, Musée des écoles étrangères, 1937, préface de Gérard d'Houville.
- ↑ « Une semaine de Paris », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ L'Intransigeant du 31 mars 1924 sur Retronews.
- ↑ Dans les années 1930, les galeries Reitlinger, Simonson et la récente galerie Yannick exposent des peintres dits modernistes.
- ↑ « L'Europe illustrée », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Une semaine de Paris », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « L'Intransigeant », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Paris-Midi du sur Gallica.
- ↑ « La Semaine à Paris », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « L'Art et la mode », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « La Griffe », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ à titre posthume.
- ↑ « La Vie parisienne », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Les Nouvelles de l'Exposition », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « L'Aéro », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Notre temps », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « La Presse », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « La Semaine à Paris », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ De nombreux peintres ont résidé à cette adresse, dont de 1920 à 1925 Élisabeth Fuss-Amoré, également modèle d'Amedeo Modigliani et militante féministe.
- ↑ Archives départementales des Hauts-de-Seine, décès 01/01/1939 - 30/12/1939, acte no 559, vue 71/107.
- ↑ « Centre national des arts plastiques », sur Navigart.fr, (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, t. I (A-E), Art & Édition, , 478 p. (lire en ligne), p. 413.
- René Édouard-Joseph, Supplément au Dictionnaire biographique des artistes contemporains, Paris, SADAG, , 162 p. (lire en ligne), p. 51-52.
- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 4 (Coudert-Dzwonowski), Paris, Gründ, , 957 p. (ISBN 978-2-7000-3010-5, lire en ligne), p. 570.
Liens externes
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