Myr Dière

Myr Dière
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Dière
Autres noms
Myriam Dière, Myriam Mergier-Dière
Nationalité
Activité
Autres informations
Maîtres
Genres artistiques

Myr Dière, ou parfois Myriam Dière ou Mergier-Dière, née le à Saint-Servan et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une artiste peintre française de portraits, de paysages, de natures mortes et de fleurs.

Biographie

Marie Dière naît en 1882 à Saint-Servan, d'Auguste Pierre Dière et de Jeanne Alliou, propriétaires[1]. Elle épouse en 1906 à Saint-Servan Gaston Paulus Chantalou (né en 1875), notaire, dont elle divorce en 1914, et se remarie en 1921 à Paris (7e arr.) avec Paul Louis Mergier (1891-1986), ingénieur et artiste émailleur. Ils divorcent en 1925.

Élève de Paul Albert Laurens, de Louis-François Biloul et d'André Lhote[2] (elle a auprès de ce dernier pour condisciple Hélène Marre)[3], elle produit des portraits, des paysages et des fleurs[4]. Fréquemment remarquée par la critique pour ses expérimentations coloristes, son style est qualifié en 1931 de « réalisme rêveur »[5]. Influencée par le « cubisme modéré » d'André Lhote, elle fait partie de ces artistes « classiques modernisés » de l'entre deux-guerres, qui ne reprennent pas tous les codes des avant-gardes plus radicales[6].

Salons

Elle expose aux Salons parisiens de 1919 à 1939[4].

Elle accroche des portraits au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1919[7]. En 1921, elle envoie L'Homme à la Poupée à la Société nationale des beaux-arts[8]. Elle envoie Baigneuses et deux Études en 1923 aux Indépendants[9], Paysage et Peinture en 1934, un triptyque dieppois en 1936[10],[11], une marine en 1937[12]. Elle participe au Salon d'Automne en 1925 (La Cage)[13], 1930 (Tourrettes-sur-Loup et L'Escarène[14]), 1931 (Le bassin de Saint Servan[15]), 1935 (Le port de Marseille, peinture et L'entrée du château d'If, Marseille, aquarelle)[16] et 1936 (Dentellières et Servante du port[17]). Elle expose au Salon des Tuileries en 1929 (Grez-sur-Loing et Fleurs), 1931 (L'allée des pins et des fleurs)[18] et 1933 (vues de Rouen[19]). Elle est au Salon des artistes décorateurs en 1935[20].

En 1937, elle devient membre de la Société amicale des peintres et sculpteurs français, présentée par Mathilde Delattre et Gustave Dennery[21]. Elle expose la même année au pavillon de la Bretagne de l'Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne[22], ainsi qu'à l'exposition Les femmes artistes d'Europe exposent au Jeu de Paume, à laquelle elle est associée par le jury[23]. Elle expose encore, en , au Salon commun des artistes français et de la Société nationale des beaux-arts[24].

Galeries

Article relatant l'exposition particulière de Myr Dière et Lily Rossignol à la galerie Barreiro, Paris-Midi du .

Elle est à la galerie Rodrigues Henriques en 1924 avec Hélène Marre, Marie Thaon d'Arnoldi et Germaine Derbecq[25] ; à la galerie Yannick[26] en 1928 et 1932[27]. Elle expose à la galerie Barreiro en 1930 (exposition de peinture moderne avec Raoul Dufy, Suzanne Valadon, André Lhoteetc.), en 1931 avec Vera Rockline et Paul-Louis Beaumont, elle y présente des paysages méridionaux et des fleurs « éclatantes »[28], en 1932 elle y propose des bords de Seine, en 1934 elle y expose avec le Groupe Moderne (vue de l'île Saint-Louis[29]), et en 1935 y réalise une exposition particulière avec Lily Rossignol : « Quant à Myr Diere, elle n’interprète pas en douceur, elle attaquerait plutôt son œuvre ; elle aime les matins d’hiver à Paris, dans la brume ; les neiges éblouissantes de Saint-Moritz et tirent des effets inattendus des grisailles et des blancheurs auxquels elle mêle des bleus. Elle nous montre aussi des paysages bretons : Camaret, Dieppe, où ses bleus animent joliment ses gris. D’autre part, ses portraits sont « pathétiques » et c’est le meilleur compliment qu’on puisse lui faire »[30]. Elle expose au "Salon Populiste" en 1933[31].

Dans les années 1930, elle participe aux expositions des Femmes artistes modernes[2][réf. souhaitée]. À la galerie L'Art et la Mode en 1934, on relève « Mme Myr Dière expose une série de toiles d'un mouvement à la fois large et sensible. Des paysages de Rouen fort bien construits témoignent d'un tempérament où la vigueur ne nuit pas à l'équilibre »[32]. En 1934 également, avec le Groupe Moderne, elle est à la galerie Georges Petit, avec Vue de Vétheuil[33], et elle expose des peintures religieuses à la galerie Lucie Krogh[2]. En 1935, elle expose avec Hélène Marre, Madeleine Laury, Vera Rockline[34]etc. au salon des médecins[35]. En 1937, elle est à la galerie Charpentier[36], et à nouveau à L'Art et la Mode, avec des skieuses, à l'exposition La femme et le sport[37].

Manifestations féminines

En 1934, elle coorganise avec Lily Rossignol l'exposition de l'association d'entraide féminine « Mon Club », au cercle artistique féminin au 8 rue de la Paix, où l'on retrouve Chériane, Hermine David, Geneviève Gallibert, Zina Gauthier, Andrée Joubert, Hélène Marre, Vera Rockline, Marie-Anne Camax-Zoeggeretc.[38]. Elle organise en 1935 à La Coupole, avec Lily Rossignol et Tosca Favori, le dîner de fête pour la Légion d'honneur de l'artiste Stéphanie Guerzoni[39]. En 1935, avec Lily Rossignol, elle est coprésidente, au Cercle international féminin d'entraide de Madame Cyril-Berger, d'un concours d'esquisses, silhouettes et du "Profil féminin le plus pur"[40].

Domiciliée à Saint-Servan, et au 12 avenue du Maine puis au 6 de la rue de Chevreuse[41] à Paris, elle meurt à la clinique Ambroise Paré de Neuilly-sur-Seine à l'âge de 56 ans[42].

Galerie

Œuvres dans les collections publiques

  • Centre national des arts plastiques[43] :
    • Place Chateaubriand à Saint-Malo, s.d., huile sur toile 88 × 102 cm, achat par l'État en 1935 et dépôt à la mairie de Briey ;
    • Paysage, s.d., huile sur toile 50 × 65 cm, don du Comité organisateur de la tombola des artistes au profit des sinistrés du Midi, à l'initiative de Claire Valière en 1932, dépôt depuis 1934 à la mairie de Fours ;
    • Femmes nues, avant 1927, peinture 40 × 50 cm, Salon du Franc en 1927, achat par l'État et dépôt en 1927 au Ministère des affaires étrangères, Paris ;
    • Port de Brest, s.d., huile sur toile 99 × 118 cm, achat à l'artiste en 1937.

Notes et références

  1. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, naissances 1882, acte no 260 avec mentions marginales des mariages, vue 66/90.
  2. Édouard-Joseph 1936.
  3. « Comœdia / rédacteur en chef Gaston de Pawlowski », sur Gallica, (consulté le ).
  4. Bénézit 1999.
  5. « L'Amour de l'art », sur Gallica, (consulté le ).
  6. Kenneth E. Silver, Vers le retour à l'ordre : l'avant-garde parisienne et la première Guerre mondiale, Flammarion, Paris, 1991.
  7. « La France », sur Gallica, (consulté le ).
  8. « L'Ouest-Éclair », sur Gallica, (consulté le ).
  9. Société des artistes indépendants, catalogue de la 34e exposition 1923, (lire en ligne).
  10. « Le Petit Parisien », sur Gallica, (consulté le ).
  11. Catalogue de l'exposition du cinquantenaire de la Société des artistes indépendants, (lire en ligne).
  12. « Le Midi socialiste », sur Gallica, (consulté le )
  13. « L'Ouest-Éclair », sur Gallica, (consulté le ).
  14. « Le Temps », sur Gallica, (consulté le ).
  15. « Le Temps », sur Gallica, (consulté le ).
  16. « Montparnasse-Quartier latin (avec reproduction d'une œuvre) », sur Gallica, (consulté le ).
  17. « L'Express du Midi », sur Gallica, (consulté le ).
  18. « Mercure de France », sur Gallica, (consulté le ).
  19. Le Temps du 18 juin 1933 sur Retronews.
  20. « L'Art et les artistes », sur Gallica, (consulté le )
  21. « Bulletin de la Société amicale des peintres et des sculpteurs français », sur Gallica, (consulté le ).
  22. Catalogue de l'Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne. Paris, (lire en ligne).
  23. Catalogue de l'exposition « Les femmes artistes d’Europe exposent au Musée du Jeu de Paume », Paris, Musée des écoles étrangères, 1937, préface de Gérard d'Houville.
  24. « Une semaine de Paris », sur Gallica, (consulté le ).
  25. L'Intransigeant du 31 mars 1924 sur Retronews.
  26. Dans les années 1930, les galeries Reitlinger, Simonson et la récente galerie Yannick exposent des peintres dits modernistes.
  27. « L'Europe illustrée », sur Gallica, (consulté le ).
  28. « Une semaine de Paris », sur Gallica, (consulté le ).
  29. « L'Intransigeant », sur Gallica, (consulté le ).
  30. Paris-Midi du sur Gallica.
  31. « La Semaine à Paris », sur Gallica, (consulté le ).
  32. « L'Art et la mode », sur Gallica, (consulté le ).
  33. « La Griffe », sur Gallica, (consulté le ).
  34. à titre posthume.
  35. « La Vie parisienne », sur Gallica, (consulté le ).
  36. « Les Nouvelles de l'Exposition », sur Gallica, (consulté le ).
  37. « L'Aéro », sur Gallica, (consulté le ).
  38. « Notre temps », sur Gallica, (consulté le ).
  39. « La Presse », sur Gallica, (consulté le ).
  40. « La Semaine à Paris », sur Gallica, (consulté le ).
  41. De nombreux peintres ont résidé à cette adresse, dont de 1920 à 1925 Élisabeth Fuss-Amoré, également modèle d'Amedeo Modigliani et militante féministe.
  42. Archives départementales des Hauts-de-Seine, décès 01/01/1939 - 30/12/1939, acte no 559, vue 71/107.
  43. « Centre national des arts plastiques », sur Navigart.fr, (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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