Néférou III
| Néférou III | |||||
Le temple d'Hathor de Sarabit al-Khadim, où le nom de Néférou III est mentionné. | |||||
| Nom en hiéroglyphe |
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|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Nfr.w | ||||
| Période | Moyen Empire | ||||
| Dynastie | XIIe dynastie | ||||
| Fonction principale | Reine d'Égypte | ||||
| Prédécesseur | Néféritatjenen | ||||
| Famille | |||||
| Père | Amenemhat Ier | ||||
| Mère | Néféritatjenen ? | ||||
| Conjoint | Sésostris Ier | ||||
| Enfant(s) | ♂ Amenemhat II♀ Sébat (« Fille du roi de son corps ») | ||||
| Fratrie | ♂ Sésostris Ier♀ Néférousheryt♀ Kaÿt | ||||
| Sépulture | |||||
| Nom | Pyramide no 1 de la pyramide du roi Sésostris Ier | ||||
Néférou III est une reine de la XIIe dynastie, « Fille du roi » (sȝ.t-nỉsw.t) Amenemhat Ier, « Épouse du roi » (ḥm.t-nỉsw.t) Sésostris Ier et « Mère du roi » (mw.t-nỉsw.t) Amenemhat II[1],[2].
Biographie
La reine est la fille d'Amenemhat Ier, la sœur et épouse de Sésostris Ier et la mère d'Amenemhat II et peut-être de la princesse Sébat[3].
Néférou, encore princesse, est mentionnée dans une légende du Moyen Empire, le conte de Sinouhé. Sinouhé est en effet « assigné au service de la princesse »[4] lorsqu'il s'enfuit d'Égypte et c'est encore elle qui l'accueille à son retour en Égypte en chantant et en jouant du sistre pour remercier la déesse Hathor[5].
Attestations
La reine est mentionnée dans les documents suivants :
- un fragment de bloc découvert dans le complexe funéraire d'Amenemhat Ier à Licht[6],
- des inscriptions découvertes dans l'angle sud-est de l'enceinte de la plus grande des neuf pyramides de reines (pyramide no 1) dans le complexe funéraire de Sésostris Ier à Licht ; ces documents suggèrent que cette pyramide de reine devait lui appartenir :
- un bassin d'offrandes en granite, aujourd'hui fragmentaire, sur lequel est inscrit le texte suivant : « Que vive l'Horus Ânkhmésout[note 1], le dieu parfait, le maître des Deux Terres [Khéperkarê][note 2]. Il fit en tant que sa fondation pour la pyramide de l'épouse royale dans Khénemsout[note 3], détentrice du provilège Néférou » ;
- une statue assise fragmentaire sur laquelle on peut lire les restes d'une inscription : « ... la fille royale de [sa chair] ... la mère du roi de Haute et Basse-Égypte Néférou » ;
- la « dalle des rois » provenant de la « chapelle des rois » d'Amenemhat II située dans le temple d'Hathor du Sarabit al-Khadim ; cette dalle est divisée en trois panneaux, le panneau central est inscrit au nom d'Amenemhat Ier tandis que ceux de gauche et de droite sont incrits au nom de Sésostris Ier ; sous celui de droite est située l'inscription « la princesse (héréditaire), l'épouse royale Néférou, juste des voix et détentrice du privilège » ; à droite de cette colonne de texte est gravé la mention « sa sœur »[7] ; à proximité se trouve la seule mention de la « fille du roi de son corps » Sébat, ce qui permet de supposer que cette princesse était également la fille de Néférou III[8],
- le conte de Sinouhé, ce dernier étant, au début du récit « assigné au service de la princesse - grande des louanges -, l'épouse royale de Sésostris dans Khénemsout (et) la fille royale d'Amenhemhat dans Qa-néférou[note 4], Néférou, détentrice du privilège »[9] ; pendant l'exil hors d'Égypte de Sinouhé, le conte mentionne également la reine au travers des épithètes « la Maîtresse du pays qui-est-en-son-palais » et « la Maîtresse de l'Univers », à la fin du récit, la reine réapparaît dans le récit accompagnée de ses enfants[10].
Une stèle aujourd'hui à Munich (Gl.41) mentionne une certaine Néféret, mère d'un certain Amény[note 5] et fille d'une certaine Didit, elle-même fille d'une certaine Sathahor ; Néféret et Didit portent chacune le titre de « sœur du roi »[11],[12]. L'identification de ces différentes personnes au sein de la famille royale de la XIIe dynastie n'est pas certaine, mais l'une des possibilités est que Néféret soit identique à Néférou III et Amény au futur roi Amenemhat II[9].
Sépulture
Si la pyramide de reine no 1 du complexe funéraire de Sésostris Ier était très probablement son lieu de sépulture prévu initialement, il n'est pas certain qu'elle ait été utilisée à cette fin et sa sépulture réelle pourrait se trouver à proximité de la pyramide de son fils[6].
Notes et références
Notes
- ↑ Nom d'Horus de Sésostris Ier.
- ↑ Nom de Nesout-bity de Sésostris Ier.
- ↑ Nom de la pyramide de Sésostris Ier.
- ↑ Nom de la pyramide d'Amenemhat Ier.
- ↑ Diminutif du nom Amenemhat.
Références
- ↑ Dodson et Hilton 2004.
- ↑ Grajetzki 2005.
- ↑ Favry 2009, p. 51-56 & 60.
- ↑ Menu 2016.
- ↑ Tyldesley 2008, p. 72.
- Dodson et Hilton 2004, p. 97.
- ↑ Favry 2009, p. 54.
- ↑ Favry 2009, p. 60.
- Favry 2009, p. 52.
- ↑ Favry 2009, p. 52-54.
- ↑ Favry 2009, p. 51-52.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 99.
Bibliographie
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
- (en) Wolfram Grajetzki, Ancient Egyptian Queens: A hieroglyphic Dictionary, Golden House Publications, , 120 p. (ISBN 978-0-9547218-9-3) ;
- Joyce Ann Tyldesley, Chronique des reines d'Égypte : des origines à la mort de Cléopâtre, Actes Sud, (ISBN 978-2-7427-7566-8), « Première Période intermédiaire et Moyen Empire ».
; - Bernadette Menu, « Le manquement professionnel au Moyen Empire et dans les inscriptions de Pétosiris (IVe s. av. J.-C.) », Droit et cultures. Revue internationale interdisciplinaire, no 71, , p. 119–145 (ISSN 0247-9788, DOI 10.4000/droitcultures.3772, lire en ligne, consulté le ) ;
- Nathalie Favry, Sésostris Ier et le début de la XIIe dynastie : Karnak, Abydos, La mer Rouge, La Nubie, Paris, Pygmalion, coll. « Les Grands Pharaons », , 381 p. (ISBN 978-2-7564-0061-7).
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