Niafunké

Niafunké
Niafunké
marché
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Tombouctou
Cercle Niafunké
Maire Samba Bah
Démographie
Population 10 123 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 15° 55′ 45″ nord, 3° 59′ 27″ ouest
Localisation
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Niafunké
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Niafunké

Niafunké (également orthographié Niafounké) est une petite ville chef-lieu de la commune de Soboundou et du cercle de Niafunké dans la région de Tombouctou.

Géographie

Niafinké est un port fluvial situé sur la rive gauche au nord du fleuve Niger et sur la route nationale RN 33 (axe Ségou-Tombouctou) à 170 km au sud-ouest du chef-lieu régional Tombouctou.

Histoire

Appartenances historiques

Cité Bozo, VIIe siècle
Ville tributaire des Touaregs, 1750
Empire peul du Macina, 1818-1862
Ville tributaire des Touaregs
Drapeau de la France Haut-Sénégal et Niger, Soudan français 1894-1960
Drapeau du Mali Mali depuis 1960

Poste de Niafunke sur l'Isa-Ber (photo Fortier).

La ville a été fondée par un cultivateur du nom de Bilangala Baliandou de Kolondèle[réf. nécessaire]. Elle prend le nom de Niafoïdié qui signifie en songhaï « les enfants d'une même mère » avant d'évoluer par corruption en Niafunké[1]. Le plan de sécurité alimentaire rapporte que la ville pourrait être fondée au VIIe siècle par les pêcheurs Bozo et Sorkos. Elle est connue à partir de 1400 alors qu'elle est convoitée par les Ardos et Empereurs Peuls du Macina en raison de ses richesseses et de sa position stratégique. Les Touaregs s'emparent de la région du haoussa vers 1750. Niafunké est prise par la colonne française du colonel Joffre en 1894, elle intègre le cercle de Soumpi en 1896, l'administration militaire laisse la place à l'administration civile en 1903. Le chef-lieu du cercle est transféré à Niafunké en 1905. Le Mali indépendant instaure l'arrondissement central de Niafunké en 1966[2].

Depuis le milieu des années 1990, Niafunké est devenue célèbre pour avoir été la ville de naissance du chanteur malien Ali Farka Touré, qui s'y est investi énormément en développant l'agriculture (installation de pompes à eau). Il en devint le maire le , jusqu'à sa mort en 2006.

Administration

De l'indépendance du Mali jusqu'en 1977, le cercle de Niafunké appartenait à la région économique et administrative de Mopti, puis à cette date fut rattaché à la région de Tombouctou (6e région).

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Ousmane Sall    
30 mai 2004 2006 Ali Farka Touré URD Cultivateur, musicien, chanteur
2009 en cours Samba Bah URD  

Infrastructures et services

Lors du recensement de 2009, la localité est desservie par les services suivants[3]. :

  • sept écoles
  • deux pharmacies
  • deux formations de santé
  • un campement administratif
  • une poste
  • deux caisses d'épargne et de crédit
  • un marché
  • 23 points d'eau

Économie

L'économie de la ville de Niafunké est essentiellement locale, basée sur l'agriculture, l'élevage et la pêche, le commerce de marchandises. Il existe un tourisme croissant car Niafunké est une ville de transit : pour se rendre à Tombouctou par voie fluviale, ou pour aller découvrir les mégalithes de Tondidarou.

Personnalités liées à la commune

  • Ali Farka Touré (1939-2006), musicien et chanteur ayant vécu à Niafunké, dont il a été maire de 2004 à sa mort.
  • Soumaila Cissé , né le à Tombouctou au Mali (alors Soudan français) et mort le à Neuilly-sur-Seine (France), est un homme politique malien. Ministre entre 1993 et 2002, il est longtemps le chef de file de l'opposition malienne et plusieurs fois candidat à la présidence de la République du pays (en 2002, 2013 et 2018).
  • DR BOUBACAR SADA SY

Niafunké et les arts

Ali Farka Touré, personnalité éminente de la ville, compose l'album Niafunké (1999) en hommage à celle-ci. En 2005, il a aussi participé à une chanson intitulée Monsieur le Maire de Niafunké, sur l'album In The Heart Of The Moon de Toumani Diabaté.

Au cinéma, Niafunké apparaît dans le film-documentaire Ali Farka Touré, le miel n'est jamais bon dans une seule bouche (2001) de Marc Huraux 2001 et également dans le film sur Boubacar Traoré et le blues de la boucle du Niger, Je chanterai pour toi (2001) de Jacques Sarasin.

Notes et références

  1. Ali Farka Touré, le miel n'est jamais bon dans une seule bouche, documentaire de Marc Huraux et Jean-Michel Humeau, Les Films d'ici, 2001 – visionner sur Youtube.
  2. PSA Commune de Soboundou, 2006.
  3. Instat Mali, 4e RGPH 2009, Répertoire des villages, p.273, mars 2013

Liens externes

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