Opération Justice rendue
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Sud du Liban |
| Issue | Cessez-le-feu |
| inconnues | inconnues |
| 1 mort 3 blessés |
8 à 50 morts |
L'Opération Justice rendue (Operation Accountability) ou « guerre des Sept-Jours » est une opération militaire israélienne qui s'est déroulée du 25 au au Liban-Sud contre le Hezbollah et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général. Elle a été lancée en réaction aux tirs de roquettes répétées contre les villages israéliens près de la frontière et les attaques contre les troupes israéliennes déployées dans le Sud-Liban occupé.
Avant l'opération
Le , le Hezbollah lance une attaque dans une zone du Liban du Sud occupée par Israël, tuant cinq soldats israéliens. Le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, demande alors à la Syrie, qui occupe le reste du pays, de maîtriser le Hezbollah. Israël se décide cependant à lancer l'Opération « Justice rendue »[1].
Déroulement
Après avoir évalué qu'une incursion terrestre majeure conduirait à d'importantes pertes israéliennes, un plan de bombardements par l'artillerie et l'aviation est adoptée par l'armée israélienne dans le but d'éradiquer la menace posée par le Hezbollah et la guérilla palestinienne. Son objectif secondaire est de perturber la vie civile et forcer la population à fuir vers le nord (vers Beyrouth) avec l'intention de monter les civils contre le Hezbollah, ce qui obligerait les gouvernements libanais et syrien à prendre des mesures pour lutter contre les activités du Hezbollah[1].

L'Armée du Liban Sud, milice supplétive de l'armée israélienne, soutient cette offensive en donnant par radio les consignes d'évacuation à la population, et en indiquant les zones qui allaient être bombardées.
Toutefois, l'objectif d'Israël de forcer les civils à faire pression sur Beyrouth est un échec. Israël est mondialement condamné et le Hezbollah en est sorti inébranlable[1]. Un cessez-le-feu est négocié par les États-Unis au bout d'une semaine de combat, sous une forme d'un accord oral selon lequel Israël a accepté de s'abstenir d'attaquer des cibles civiles au Liban tandis que le Hezbollah s'engage à cesser les tirs de roquettes sur le nord d'Israël[2].
Divers
Cette opération est le baptême du feu de Hassan Nasrallah.
Bilans
L'offensive fait, selon un article de 2006, 132 tués[3], dont entre 118 et 120 morts civils, et provoqué l'exode temporaire d'environ 300 000 Libanais et réfugiés palestiniens. Les pertes du Hezbollah sont de 50 tués selon le gouvernement israélien, et de 8 selon le gouvernement libanais. De graves dégâts sont causés aux infrastructures du Liban-Sud, destructions qui valurent à Israël des critiques internationales. Pendant cette opération, un soldat israélien est tué et trois autres blessés, 2 civils israéliens sont tués et 13 autres blessés[4].
Notes et références
- Ben-Yehuda, Hemda, 1954-, The Arab-Israeli conflict transformed : fifty years of interstate and ethnic crises, State University of New York Press, (ISBN 0585465711, 9780585465715 et 079145245X, OCLC 52856220, lire en ligne)
- ↑ (en) « "Operation Accountability" », sur GlobalSecurity.org, (consulté le ).
- ↑ AFP, « Les grandes opérations militaires israéliennes au Liban depuis 1978 », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ (en)« Civilian Pawns », sur Human Rights Watch, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
- Conflit israélo-arabe
- Conflit israélo-libanais
- Conflit israélo-palestinien
- Sud-Liban
- Occupation israélienne du Sud-Liban
Liens externes
- Portail du conflit israélo-arabe
- Portail de l’histoire militaire
- Portail des années 1990