Opinions et prises de positions de J. K. Rowling

La romancière britannique J. K. Rowling, auteure de Harry Potter, a suscité une attention médiatique soutenue en raison de ses opinions politiques, sociales et culturelles, exprimées publiquement depuis le milieu des années 2000.
Elle se définit comme politiquement de gauche, libérale et antiautoritaire, et revendique un positionnement de centre-gauche pragmatique, centré sur la lutte contre les inégalités économiques, la défense du libéralisme social et l'égalité des droits.
Engagée dans la vie politique britannique, Rowling a soutenu le Parti travailliste sous la direction de Gordon Brown, avant d'en critiquer les orientations ultérieures, notamment sous Jeremy Corbyn puis Keir Starmer. Ouvertement pro-européenne, elle s'est opposée à l'indépendance de l'Écosse lors du référendum de 2014 ainsi qu'au Brexit lors du référendum de 2016. Elle a également pris position contre le Parti républicain américain sous la présidence de Donald Trump et exprimé son soutien à l'Ukraine à la suite de l'Invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022.
Rowling défend la liberté d'expression, tout en entretenant des relations difficiles avec la presse, marquées par de nombreuses actions en justice. Elle s'est par ailleurs exprimée sur des questions religieuses, se décrivant comme croyante, bien que « difficilement », et traversée par le doute.
Depuis la fin de l'année 2019, ses prises de position sur les droits des personnes transgenres occupent une place centrale dans le débat public et suscitent de vives réactions. Exprimé notamment sur les réseaux sociaux et dans des textes publics, son discours est vivement critiqué par des associations de défense des droits des personnes transgenres et par diverses personnalités publiques, qui estiment que certaines de ses prises de position peuvent contribuer à renforcer des attitudes discriminatoires, tandis qu'il reçoit le soutien de personnalités issues des milieux féministes, intellectuels ou politiques, au nom de la liberté d'expression et de la nécessité d'un débat public sur les conséquences juridiques et sociales des politiques liées au genre.
Elle a affirmé son soutien au mariage entre personnes de même sexe et aux droits des personnes homosexuelles, mais a considéré que l'asexualité relèverait d'une « fausse oppression » dans un post largement vu et partagé, allant à rebours des conclusions de la communauté scientifique à ce sujet.
Opinions politiques
J. K. Rowling se décrit politiquement comme étant de gauche, libérale et antiautoritaire[1]. Elle se définit par ailleurs comme croyante, bien que « difficilement » selon ses propres termes, évoquant de nombreux doutes, y compris au sujet de l’existence de Dieu[2].
Elle a soutenu le Parti travailliste britannique sous la direction de Gordon Brown (2007–2010)[3],[4], tout en critiquant plus tard la direction du parti sous Jeremy Corbyn en 2016 et sous Keir Starmer en 2024[5],[6],[7],[8]. Elle s'est également opposée à l'indépendance de l'Écosse lors du référendum de 2014 et au Brexit, se positionnant en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne[9],[10],[11].
Rowling rejette l'étiquette d'idéologue, préférant se penser comme idéaliste, et défend un centre-gauche pragmatique, axé sur la lutte contre les inégalités économiques, le libéralisme social et l'égalité des droits[1]. Elle a par ailleurs défendu la liberté d'expression dans ses interactions avec la presse[12],[13],[14]. Elle a critiqué certaines figures politiques internationales, principalement Donald Trump, Vladimir Poutine et Benyamin Netanyahou[15],[16],[17].
Politique britannique

J. K. Rowling est une amie de longue date de Gordon Brown (Premier ministre du Royaume-Uni de 2007 à 2010) et de son épouse Sarah Brown (avec laquelle elle a travaillé pour des œuvres de charité[18]). En , Rowling a fait don d'un million de livres sterling au Parti travailliste et la même somme pour les élections générales de 2010[3]. Elle a salué l'engagement de Brown en faveur de l'amélioration des conditions de vie des familles pauvres[3]. Elle affirme ainsi :
« Je pense que les familles pauvres et vulnérables s'en tireront beaucoup mieux sous le parti travailliste que sous le parti conservateur de Cameron. Gordon Brown a introduit des mesures qui sauveront autant d'enfants que possible d’une vie sans opportunités ni choix. Concernant la pauvreté chez les enfants, le parti travailliste a renversé la tendance à long terme et se trouve en tête des pays de l’UE dans ce combat[3]. (J. K. Rowling en 2008) »
Rowling a fait l'éloge de Brown dans un essai paru dans le magazine Time en 2009, affirmant qu'elle « le souhaitait toujours à la tête du Parti travailliste »[4].
Elle a en revanche critiqué la direction du Parti par Jeremy Corbyn en 2016[5],[6]. En , Rowling a écrit qu'elle aurait du mal à soutenir le Parti travailliste sous la direction de Keir Starmer, en raison de sa position sur les questions de genre[7],[8]. Lorsque des internautes l'accusent en 2024 d'avoir des sympathies « d'extrême droite » à cause de ses opinions sur les femmes transgenres, elle affirme rester à gauche dans son discours politique, mais estime que le clivage gauche-droite a été rompu, considérant une forme de politique identitaire comme « fondamentalement illibérale, élitiste, nuisible et déconnectée des préoccupations quotidiennes des gens ordinaires, en particulier des femmes »[1].
Indépendance de l'Écosse
En tant que résidente d'Édimbourg, Rowling était éligible au vote lors du référendum de 2014 sur l'indépendance de l'Écosse et a exprimé son intention de voter « non »[9]. Elle a fait don d'un million de livres sterling à la campagne anti-indépendance Better Together (en)[10], menée par son ancien voisin et ami Alistair Darling, et a utilisé les personnages des Mangemorts de sa série Harry Potter — qui rejettent les sorciers à moins qu'ils n'aient du « sang pur » — comme référence dans la justification de son don : « Quand les gens essaient de faire un débat sur la pureté de votre lignée, les choses commencent à devenir un peu « mangemoresques » à mon goût »[19]. À la mi-, dans un article de blog posté après son don, elle explique qu'elle était « amicale » avec les membres des deux campagnes et a déclaré croire qu'« il y a des gens intelligents et réfléchis des deux côtés de cette question »[20],[21].
En 2018, Rowling a tweeté qu'elle en avait assez des « ethno-nationalistes de sang et de sol qui marchent aux côtés » des militants civiques. Elle a également déclaré que le nationalisme écossais « comportait des traces de sectarisme »[22].
Brexit
À l'approche du Référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne en 2016, Rowling s'est opposée au Brexit et a fait campagne pour que le Royaume-Uni reste dans l'UE, déclarant sur son site : « Je suis le produit bâtard de ce continent européen et je suis une internationaliste. J'ai été élevée par une mère francophile dont la famille était fière de son héritage en partie français… Mes valeurs ne sont ni contenues ni proscrites par des frontières. L'absence de visa lorsque je traverse la Manche a une valeur symbolique pour moi. Je ne suis peut-être pas chez moi, mais je suis toujours dans ma ville natale »[11].
Rowling s'est inquiétée que « racistes et fanatiques » dirigeaient une partie de la campagne pour le Brexit. Dans un billet de blog, elle a ajouté : « Comment un repli sur un individualisme égoïste et précaire peut-il être la bonne réponse alors que l'Europe est confrontée à de réelles menaces, alors que les liens qui nous unissent sont si puissants, alors que nous avons parcouru tant de chemin ensemble ? Comment pouvons-nous espérer relever les immenses défis du terrorisme et du changement climatique sans coopération et collaboration ? »[23].
Politique internationale
États-Unis

Pendant les élections présidentielles américaines, elle soutient Barack Obama en 2008 et Hillary Clinton en 2016[24],[25]. Rowling a déclaré à un journal espagnol en que la politique des États-Unis avait eu un impact négatif non seulement sur les États-Unis, mais aussi sur le Royaume-Uni ; elle a déclaré que « c'est dommage que Clinton et Obama doivent être rivaux car tous deux sont extraordinaires »[26]. Rowling a déclaré à la promotion 2008 de Harvard : « La grande majorité d'entre vous appartient à la seule superpuissance encore existante au monde. Votre façon de voter, de vivre, de manifester, la pression que vous exercez sur votre gouvernement ont un impact bien au-delà de vos frontières. C'est votre privilège et votre fardeau »[27].

Rowling a fait des analogies entre Donald Trump et son personnage Voldemort après que le candidat républicain à la présidence a appelé à interdire aux musulmans d'entrer aux États-Unis le [28]. Fin , la prise de position de l'auteure sur son compte Twitter face à la politique menée par Trump provoque une vague d'indignation de la part de certains de ses fans s'affichant pro-Trump[15]. L'auteure poste des captures d'écran de certains messages violents ou indignés qui lui sont adressés, notamment celui d'une internaute précisant avoir brûlé tous ses livres Harry Potter après dix-sept ans de lecture assidue et se disant « dégoûtée » par le comportement de J. K. Rowling[29]. Un message auquel l'auteure répond : « on peut encourager une fille à lire des livres sur la montée et la chute d’un autocrate, mais on ne peut pas la forcer à réfléchir[30] ». En contre-partie, de nombreux fans amusés des échanges apportent leur soutien à l'auteure[30], dont certains acteurs comme Emma Watson[31].
Questions amérindiennes
Le , Rowling publie sur Pottermore quatre textes exclusifs en guise d'introduction au film Les Animaux fantastiques, intitulés Histoire de la magie en Amérique du Nord. Ce texte inclut ses idées romancées sur la « magie amérindienne »[32],[33],[34],[35]. Son utilisation de figures religieuses amérindiennes et de symboles issus de cultures contemporaines vivantes pour cette œuvre de fiction a suscité des protestations de la part des communautés amérindiennes ; elle a été accusée d'insensibilité raciale, de violation des droits de propriété intellectuelle, de manque de respect et d'appropriation des « traditions amérindiennes tout en effaçant les peuples autochtones »[36].
Après avoir répondu à une question sur son interprétation des skin-walkers — ce qui a donné lieu à de nombreux tweets dirigés contre elle à ce sujet —[36], le Washington Post a écrit que « les autochtones se sont tournés vers Twitter pour exprimer leur mécontentement et exiger une réponse de Rowling, qui n'a pas répondu à ses détracteurs en ligne »[33]. « Elle n'a pas du tout abordé le sujet », écrit Adrienne Keene, « Le silence est perceptible, et assourdissant »[32].
Crise migratoire européenne
En 2015, Rowling a exprimé son soutien aux réfugiés[37],[38].
Ukraine
En réponse à l'Invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, Rowling exprime son soutien à l'Ukraine, s'engageant à financer l'aide aux enfants bloqués dans ses orphelinats[39]. Elle a également exprimé son opposition au président russe Vladimir Poutine[16].
Un mois après le début de l'invasion de l'Ukraine, Poutine compare lors d'un discours le boycott subi par les artistes russes à celui subi par J. K. Rowling[40]. Celle-ci, soutenant l'Ukraine, rejette aussitôt cette comparaison et répond que selon elle, « les critiques de la cancel culture occidentale sont malvenues de la part de ceux qui massacrent des civils pour le crime de leur résistance, ou qui incarcèrent et empoisonnent leurs détracteurs »[41].
Israël
Le , une lettre est publiée dans The Guardian, signée par Rowling et plus de 150 autres personnalités des arts et de la politique, s'opposant au boycott culturel d'Israël et annonçant la création d'un réseau de dialogue appelé « Culture pour la coexistence »[17]. Rowling a ensuite expliqué sa position plus en détail, affirmant que même si elle s'opposait à la plupart des actions de Benyamin Netanyahou, elle ne pensait pas que le boycott culturel entraînerait la destitution du dirigeant d'Israël ou contribuerait à améliorer la situation en Israël et en Palestine[42].
Religion

J. K. Rowling se considère croyante, bien que « difficilement » selon ses propres termes, éprouvant beaucoup de doutes, y compris au sujet de l'existence de « Dieu »[2]. Seule membre de sa famille à se rendre régulièrement à la messe, elle a été baptisée tardivement[43].
En 2003, le cardinal Ratzinger, futur pape Benoît XVI, s'est officiellement opposé à la série Harry Potter, qui selon lui faisait figure de « tromperies subtiles qui pourraient passer inaperçues et par là même pervertir profondément le christianisme dans l'âme[44],[45] ». En 2008, L'Osservatore Romano publie une controverse au sujet de la série, intitulée « Le double visage de Harry Potter », confrontant deux points de vue opposés sur la dimension morale de l'histoire[46],[47]. Par ailleurs, plusieurs groupes de chrétiens fondamentalistes ont dénoncé les livres Harry Potter, prétendant qu’ils prônaient la sorcellerie[48]. Face à ces accusations, J. K. Rowling se défend : « Je vais à l’église, mais je n’ai aucun lien avec les aliénés qui se situent aux extrêmes de ma religion. Personnellement, je pense qu'on peut voir cela dans mes livres. Poudlard est bien sûr une école multiconfessionnelle. Je n'ai jamais eu l'intention de convertir qui que ce soit au christianisme, je ne veux pas faire ce qu'a fait C. S. Lewis. Il est tout à fait possible de vivre une vie morale sans croire en Dieu, tout comme vivre une mauvaise vie en croyant en Dieu[49],[50] ».
Minorités sexuelles et de genre
Communauté transgenre
2018 : Premières accusations de transphobie
En , J. K. Rowling like un tweet qualifiant les femmes trans d'« hommes en robe », déclenchant les premières accusations de transphobie à son égard[51]. En réponse à la polémique, elle expliquera que ce « like » était accidentel. Elle admettra cependant par la suite son support pour la substance du message[52].
2019 : Défense de Maya Forstater

En , J. K. Rowling affiche son soutien à Maya Forstater, une chercheuse britannique dont le contrat de travail au Centre pour le développement mondial (en) n’a pas été renouvelé en raison de ses opinions critiques sur le genre, et qui a fait l'objet de l'affaire Forstater v Centre for Global Development Europe (en)[53],[54],[55]. Selon Rowling, la scientifique aurait été injustement licenciée pour avoir simplement déclaré que « le sexe [était] réel ». À la suite de son soutien public, l'auteure est à nouveau accusée de transphobie par un certain nombre de fans et de médias[56],[57].
2020 - 2021 : Accusations de féminisme radical et publication d'un essai sur le « nouvel activisme trans »
En , elle provoque la colère des militants défendant les droits des personnes trans en ironisant sur X sur l'expression utilisée par le site web Devex pour évoquer les femmes (« personnes qui ont leurs règles ») : « Je suis sûre qu'on avait un mot pour désigner ces personnes, avant. Que quelqu'un m'aide. Fammes ? Fommes ? Fimmes ? »)[58],[59],[60] ; ses propos, et son interrogation sur l'effacement du mot « femme »[59], lui valent d'être encore une fois accusée de transphobie, et d'être qualifiée de « TERF » (féministe radicale excluant les femmes trans)[61]. Par la suite, Rowling déclare que nier la réalité du sexe biologique efface les expériences des femmes du monde entier et élimine la possibilité d'une attirance pour les personnes du même sexe[62],[63]. En réponse aux critiques, elle déclare que « le sexe […] a des conséquences vécues », tout en écrivant : « Je respecte le droit de chaque personne trans de vivre de la manière qui lui semble authentique et confortable ; je connais et j'aime les personnes trans, mais effacer le concept de sexe supprime la possibilité pour beaucoup de discuter de leur vie de manière significative. Ce n'est pas de la haine de dire la vérité »[64],[65]. De nombreux internautes lui reprochent alors de confondre les notions de sexe (biologie) et de genre (relatif à la construction sociale)[64],[66]. Les propos de Rowling, bien qu'exprimés « de manière bien maladroite » selon certains universitaires[67], font écho à une tribune publiée quelques mois plus tôt sur le Huffington Post, qui considérait que les personnes trans ne devraient pas être incluses dans les espaces réservés aux femmes, ni être au centre de l’agenda féministe[67],[68]. Cette tribune avait été signée par 140 personnes issues notamment de la Ligue du droit des femmes, et des milieux médicaux et universitaires spécialistes du genre[68]. Pour le collectif, il était nécessaire « de pouvoir mesurer les inégalités entre les sexes pour les dénoncer et surtout les corriger »[68]. Il ajoute que « Aucune féministe ne met en cause la souffrance des personnes qui ne se sentent pas « nées dans le bon corps » » mais qu'il est important de « veiller à préserver nos espaces et à ce que nos stratégies restent centrées sur les filles et les femmes […] pour la survie d[e]s droits [des femmes] et de notre intégrité »[67],[68]. La tribune a été retirée à la suite de la polémique qu'elle a engendrée, puis a été remise en ligne quelques jours plus tard par le magazine Marianne, qui n'a pas souhaité prendre partie mais qui s'est dit soucieux d'encourager le débat[68].
« Feminazi. Terf. Salope. Sorcière. Les temps changent. La haine contre les femmes est éternelle. »
— J. K. Rowling sur X le (en réaction aux messages qu'elle reçoit[69]).
Le , elle publie un long article sur son site officiel, dans lequel elle explique plus en détail ses préoccupations et son point de vue concernant ce qu'elle appelle le « nouvel activisme trans »[52],[70]. Rowling qualifie de « misogynes » les arguments selon lesquels la féminité ne réside pas dans le corps sexué, ainsi que les affirmations selon lesquelles les femmes biologiques n'ont pas d'expériences communes. Elle trouve déshumanisant le langage qualifiant les femmes de « menstruatrices », et elle estime que le mouvement activiste trans cherche à éroder les femmes en tant que classe politique ainsi que biologique. Elle a également déclaré que la tentative de redéfinir la définition juridique du sexe en termes de genre mettrait en danger les espaces sûrs pour les femmes[71] et que la communauté gay et lesbienne se sentait menacée par les personnes appartenant à des minorités de genre[72]. Elle a dit craindre que les filles effectuent une transition afin d'échapper au sexisme[73],[74], et qu'elle avait survécu à des violences conjugales et à des agressions sexuelles. Elle a déclaré : « Lorsque vous ouvrez grand les portes des toilettes et des vestiaires à tout homme qui croit être ou se sent femme… vous ouvrez la porte à tous les hommes qui souhaitent entrer »[73]. Elle a également déclaré dans son essai : « Je crois que la majorité des personnes transgenres non seulement ne représentent aucune menace pour les autres, mais sont vulnérables… les personnes transgenres ont besoin et méritent d'être protégées… Je ne ressens que de l'empathie et de la solidarité envers les femmes transgenres qui ont été maltraitées par des hommes »[73],[75],[76].
L'essai a été nommé par Amol Rajan de la BBC pour le « prix Russell du meilleur texte ». La chaîne a déclaré apprécier le « courage » de Rowling pour avoir écrit cet article malgré les réactions qu'il a suscitées (cette nomination ne signifiait pas que la BBC soutenait ses arguments)[77],[78]. Parmi ceux qui ont contesté les affirmations de Rowling dans son essai figuraient notamment l'auteure Heidi Heilig (qui l'a qualifiée d'« énorme connasse »[79]) et l'actrice Felicia Day qui a déclaré que les arguments de Rowling étaient « imprégné[s] de peur et de haine »[79]. L'association caritative de défense des droits LGBT Stonewall[80] et Mermaids (en), une association caritative pour les enfants non conformes au genre, ont critiqué Rowling pour ce qu'elle considérait comme une confusion entre « femmes transgenres et prédateurs sexuels masculins »[81],[82]. Par ailleurs, des groupes de défense des droits des femmes aux États-Unis ont déclaré en 2016 que 200 municipalités autorisant les personnes transgenres à utiliser les refuges pour femmes n'avaient signalé aucune augmentation de la violence envers les femmes[83]. Les personnes appartenant à des minorités de genre ont signalé que « le comportement des politiciens, des personnalités publiques [et] des dirigeants communautaires » était un facteur clé qui augmentait les actes de discrimination et de violence dans leur vie quotidienne[72], et que les arguments comme ceux de Rowling, qui « cherchent à réifier des catégories discursives intrinsèquement instables », invisibilisaient les corps de genre varié et hypervisibilisaient les « fausses notions de sexe binarisé »[72]. Dans son essai intitulé Transformative Readings, Jennifer Duggan évoque le fait que la guerre des mots entre Rowling et ses partisans, d'un côté, et les personnes issues de minorités de genre et leurs sympathisants, de l'autre, « illustre la fracture des féminismes actuels », à l'heure où les versions plus populaires et plus commercialisables de la féminité autonome et néolibérale sont à la fois les plus visibles et dépeintes comme menacées par les personnes marginalisées[72]. Selon elle, les retombées des propos de Rowling « démontrent à quel point les interprétations des idéologies présentes dans les textes, et qui les entourent, peuvent être floues, contradictoires et contingentes »[72].
Après que Rowling a reçu le Prix Robert F. Kennedy des droits de l'homme en 2019, le président de l'organisation a publié une déclaration l'année suivante, faisant part de sa « profonde déception » du fait que l'auteure « ait choisi d'utiliser ses dons remarquables pour créer un récit qui diminue l'identité des personnes trans et non binaires »[84]. Rowling a annoncé en août qu'elle rendrait le prix[84]. Elle a ajouté : « La déclaration du groupe suggérait à tort que j'étais transphobe et que j'étais responsable de préjudices causés aux personnes trans. En tant que donatrice d'associations LGBT et défenseur du droit des personnes trans à vivre à l'abri des persécutions, je réfute catégoriquement l'accusation selon laquelle je haïrais les personnes trans ou leur souhaiterais du mal »[84].
En , son roman policier Sang trouble, qui met en scène un tueur en série revêtant une apparence féminine pour assassiner ses victimes, fait écho à ce point de vue et ravive les accusations de transphobie la visant[85],[86],[87]. Selon Alison Flood, du Guardian, un grand nombre de journalistes critiquent la tournure transphobe du roman sans avoir pu démontrer qu'ils l'avaient lu[88]. Un porte-parole de l'association Mermaids a déclaré à CNN qu'il était décevant que Rowling propage une « présentation ancienne et blessante des femmes transgenres comme une menace »[89]. Rowling, quant à elle, a précisé que le roman en question « s'inspirait vaguement » de véritables tueurs[84].
Le Monde évoque des débats qui « se polarisent »[61], entre les personnes qui dénoncent ou se désolidarisent des propos de J. K. Rowling (les jeunes acteurs principaux de Harry Potter[60],[90],[91] et les acteurs principaux des Animaux fantastiques[92],[93], les communautés et sites de fans[61],[94], etc.) et les personnes qui la soutiennent ou qui estiment que ses propos ont été mal interprétés ou exagérés[61],[95],[96]. Pour Olivia Chaumont, militante pour les droits des personnes trans, Rowling cherche à « nie[r] l'identité de genre » en niant le fait qu'une personne assignée homme à la naissance puisse devenir socialement femme[97]. Chaumont reconnaît l'empathie de Rowling envers les personnes trans vulnérables, mais estime que cette empathie ne pourrait à elle seule « excuser » sa méconnaissance de la question trans[97]. L'Express met aussi l'accent sur « l'hystérisation des débats dès qu'ils entrent dans l'arène des réseaux sociaux », et la position délicate dans laquelle s'est placée J. K. Rowling en abordant ce sujet de société sur X[98]. Pour Jennifer Duggan, le personnage « d’auteur très visible » que Rowling s’est forgé sur les réseaux sociaux révèle qu’elle est beaucoup moins progressiste que l’idéologie thématique de son heptalogie Harry Potter ne le suggère[72].
Le , la vidéaste transgenre Natalie Wynn publie un long essai vidéo sur sa chaîne détaillant l'ensemble des principaux éléments de la controverse[99].
En , J. K. Rowling dit recevoir de nombreuses menaces de mort de la part de militants LGBT depuis plusieurs mois[100],[101], des menaces que la police considère suffisamment crédibles pour être prises en compte[102]. Pour Radio France, la polémique « a pris des proportions absurdes »[100]. Pamela Paul du New York Times est du même avis et prend position en faveur de Rowling, ajoutant que la qualifier de « transphobe » est abusif et « ne correspond pas à ses véritables opinions »[102].
Joëlle Quérin, professeure de sociologie, s'appuie sur l'ouvrage Trans. Quand l’idéologie heurte la réalité de la journaliste irlandaise Helen Joyce pour défendre également J. K. Rowling[103]. Dans son ouvrage, Joyce s'interroge sur les impacts que pourraient avoir une redéfinition du mot « femme » si celui-ci devait inclure les femmes trans[104]. Selon elle, toute définition du genre ou de l'identité de genre qui fait abstraction de la biologie « mène à une impasse »[104]. Elle développe : « Si l'on s'appuie sur les témoignages de personnes trans […], être une femme consiste […] à correspondre aux stéréotypes féminins. Et d'autre part, si l'on s'appuie sur les définitions académiques ou militantes, être une femme ne signifie… rien. Les définitions du type « Est une femme quiconque affirme en être une » sont autoréférentielles et donc « vides de sens » »[104].
2022 - 2023 : Accusations de militantisme TERF, soutiens et désolidarisations
Plusieurs médias affirment que les propos de Rowling sur les personnes transgenres lui vaudront d'être écartée de l'émission Harry Potter : Retour à Poudlard, qui célèbre en le 20e anniversaire de la sortie du premier film, Harry Potter à l'école des sorciers[105],[106]. J. K. Rowling y fait néanmoins plusieurs apparitions via une interview de 2019[107],[108], et précise plus tard que c'est elle qui a décliné l'invitation, estimant qu'elle se sentait davantage concernée par les romans que par les films[109].

En , toujours sous le motif de vouloir protéger les femmes qu'elle considère plus vulnérables, elle fait partie des personnes qui s'opposent au projet de loi écossais sur la réforme de la reconnaissance de genre (en), qui prévoit de permettre aux personnes transgenres de modifier leur état civil plus facilement et plus rapidement, ce qui lui vaut d'être une nouvelle fois décriée[110]. Elle critique le chef du Parti travailliste, Keir Starmer, qui a déclaré que « les femmes transgenres sont des femmes » selon son opinion personnelle et selon la loi britannique. Elle l'accuse alors de déformer la loi[111]. Des critiques ont exprimé des inquiétudes quant à l’impact que la réforme écossaise pourrait avoir sur les espaces non mixtes tels que les refuges pour femmes et les prisons[112].
Le , J. K. Rowling félicite le commentateur Matt Walsh du média en ligne The Daily Wire pour son film What is a woman ?, en estimant que le film « met en lumière l'incohérence de la théorie de l'identité de genre et certains des préjudices qu'elle a causés »[113]. Les utilisateurs de Twitter ont vivement critiqué Rowling par la suite, pour avoir fait l'éloge d'un travail qu'ils jugent transphobe[113].

Certains sites de fans de l'univers Harry Potter, comme La Gazette du sorcier, considèrent que Rowling en vient à exercer un « militantisme transphobe » ou « anti-trans », notamment par ce qu'ils considèrent de sa part comme une volonté d'exclusion des personnes trans ou par son insistance à vouloir défendre publiquement et régulièrement certaines personnes jugées transphobes[114],[115].
Certains acteurs de la franchise, comme Jason Isaacs, Mads Mikkelsen, Ralph Fiennes et Helena Bonham Carter, dénoncent les attaques verbales contre Rowling et défendent sa liberté d'expression, sans pour autant être d'accord avec les positions de Rowling[116],[117],[118],[119]. Pour Ralph Fiennes, la colère peut devenir « stupide » lorsqu'elle n'a « aucune nuance » et les propos de J. K. Rowling n'ont, d'après lui, « rien d'obscène » : elle évoque les choses d'après sa propre expérience de femme[118]. Des propos repris par l'acteur écossais Brian Cox (pourtant favorable au projet de loi sur la réforme de la reconnaissance de genre), qui a déclaré qu'il n'aimait pas la façon dont J. K. Rowling avait été traitée : « Elle a le droit d'avoir son opinion, elle a le droit de dire ce qu'elle ressent, en tant que femme, […] à propos de son propre corps. […] Les gens ont été un peu prétentieux dans leur attitude envers J. K. Rowling »[120].
En , Daniel Radcliffe, qui avait déjà publié en juin de la même année une lettre ouverte dans laquelle il défendait les personnes trans face aux prises de position de Rowling, renouvelle son soutien dans une interview au site IndieWire dans laquelle il indique avoir souhaité avant tout rassurer sa propre fanbase et la communauté LGBT+ qui s'était fortement identifiée à la saga, en leur montrant que « tout le monde dans la franchise ne ressentait pas la même chose » que J. K. Rowling[121].
En , Rowling inaugure et finance le centre Beira's Place (en), destiné à l'accueil des femmes (sous-entendu dans le sens « biologique » du terme) victimes de violences, dans le but d'offrir les « services nécessaires dans ce genre de situation », et notamment aux femmes victimes de viol ne souhaitant pas être prises en charge par d'autres personnes que des femmes biologiques[122]. Dans sa présentation, le centre précise que « toutes les personnes présentes dans le bâtiment seront des femmes », tout en précisant un peu plus loin qu'« il n'est pas garanti qu[e les espaces du bâtiment] soient réservés aux femmes » (« […] cannot be guaranteed as women-only spaces »)[123]. En réponse à la controverse sur la question de son accès « réservé aux femmes », la directrice du centre, Isabelle Kerr, a donné plus de précisions : « Nous sommes résolument un service conçu par des femmes pour des femmes. Notre personnel est entièrement féminin. Aucun homme n'est autorisé à entrer dans nos locaux pendant nos heures de consultation. Mais cela ne signifie pas que Beira's Place n'aidera pas les femmes trans. Nous savons qu'il faut beaucoup de courage à toute personne ayant survécu à un tel appel, c'est pourquoi nous proposons un soutien téléphonique. Une fois ce processus terminé, nous proposons des services en personne plus adaptés »[124].
L'entreprise caritative Rape Crisis Scotland, qui compte 17 centres à travers l'Écosse, a salué la décision d'ouvrir ce centre, mais estime que le soutien offert par les centres d’aide aux victimes de viol devrait également être disponible pour les personnes trans et non binaires[112]. The Guardian a cité des spécialistes de crises de viol qui affirmaient que le centre Beira's Place « fournirait des services supplémentaires indispensables, car les services existants étaient submergés par de nouveaux cas » et a noté qu'« en vertu de la loi sur l'égalité, les services qui excluent les femmes trans sont légaux s'ils sont proportionnés et légitimes »[125]. En réponse à un fan qui saluait l'inauguration, Rowling a tweeté ironiquement « Merry Terfmas »[126],[127],[128],[a]. Rowling précise une nouvelle fois que selon elle, ce choix n'est pas motivé par une peur irrationnelle ou une quelconque haine envers les personnes trans, et regrette que les discussions sur le sujet deviennent compliquées du fait que ses propos soient interprétés comme « haineux »[130],[131],[132].
« Ce qu'on m'a souvent opposé, c'est qu'il n'y a pas une expérience universelle de ce qu'est la féminité. Mais il y en a une commune : c'est être une femelle. Si nous supprimons ça de nos analyses, tout s'effondre. J'ai été choquée de voir combien de femmes me contactaient pour me dire « on ne peut pas lutter sauf si c'est sur la base de notre classe de sexe »[122]. »
— J. K. Rowling (décembre 2022)
En , elle déclare ne pas être « gênée de descendre de son piédestal » et ne s'inquiète pas non plus de l'impact que son opposition à l'activisme trans pourrait avoir sur son héritage[133],[134]. Malgré les affirmations des fans selon lesquelles elle aurait trahi les messages véhiculés par ses romans Harry Potter, elle rétorque avoir maintenu « absolument » les mêmes positions que dans ses livres[135]. Elle a précisé également avoir anticipé le fait que ses opinions sur les questions transgenres rendraient « beaucoup de gens profondément mécontents » mais que cela était devenu une nécessité pour elle de le faire[135],[129]. Suzanne Moore du Telegraph dit que Rowling « n'est pas venue ici pour son propre ego. Elle aurait pu se contenter de se reposer sur ses lauriers et de savourer son immense succès. Elle a choisi de prendre position. Elle est ce que tout le monde craint : une femme qui s[e] fiche complètement [des critiques] »[12]. Moore pense également que son expérience de la violence domestique et la compréhension de Rowling de ce que signifie être pauvre, parent isolé et ne pas avoir accès aux services sociaux, sont des aspects cruciaux pour comprendre sa position[12] : « Bien qu'elle soit incroyablement riche et célèbre, une part [d'elle] se demandera toujours comment payer la prochaine facture ou payer la garde des enfants. […] Elle comprend la vulnérabilité des autres »[12].
En , elle affirme que le terme cisgenre est « un langage idéologique signifiant la croyance en un concept infalsifiable d'identité de genre »[136].
Dans son essai intitulé Qu'est-ce qu'une femme ?, Muriel Salle indique que les publications scientifiques, documents institutionnels et communications militantes mobilisent un nouveau vocabulaire dont les enjeux « ne sont pas toujours faciles à saisir »[137]. Il s'agit parfois de rendre compte de l’existence de personnes trans en questionnant les différences admises entre les sexes et en interrogeant les spécificités biologiques définissant habituellement « femmes » et « hommes », et parfois de dénaturaliser radicalement le genre, en passant par une référence explicite à l’organique[137] : « plus de « femme » donc, mais des « non-prostate owners », des « personnes ayant (ou ayant eu) une vulve », ou « un utérus », des « personnes à vagin », des « personnes qui ont leurs règles »… »[137].
Le , une loi réformant les procédures de changement de prénom et d’enregistrement de sexe à l’état civil a été votée en Belgique[138]. Selon les universitaires belges Jean-Louis Renchon et Jean-Pierre Lebrun, certaines personnes transgenres entendent supprimer toute référence au sexe, en faisant disparaître ce qu’elles considèrent comme des « catégories » clivantes (être une femme ou être un homme), car ces dernières « enfermeraient les êtres humains dans une identité qui leur serait imposée de manière prétendument arbitraire par la société »[139]. La loi adoptée en Belgique représenterait selon Renchon et Lebrun « l'apogée du caractère radical des évolutions qui se sont produites, [et] qui a consisté à vouloir fonder le sexe des êtres humains sur le « principe d’autodétermination » »[139].
En , dans le contexte d'une projection au ministère britannique de la justice, J. K. Rowling refuse une nouvelle fois de désigner les femmes trans comme étant des femmes, et se déclare prête à faire deux ans de prison plutôt qu'à utiliser des pronoms féminins pour les femmes trans[140].
Dans son analyse sur le HuffPost, Loïse Delacotte souligne un durcissement dans les propos de Rowling[141]. Ses propos font réagir le député Cyrus Engerer, qui appelle à « désigner les personnes transphobes pour ce qu'elles sont »[142],[143].
2024 : Opposition à la loi sur les crimes de haine
Le , India Willoughby porte plainte contre J. K. Rowling pour avoir parlé d'elle en tant qu'homme[144]. Rowling a aussi dit que Willoughby incarnait « un fantasme masculin misogyne de ce qu'est une femme »[144]. Willoughby a répondu « Je suis légalement une femme. Elle sait que je suis une femme et elle me considère comme un homme. C'est une caractéristique protégée »[144]. Elle a décrit les propos de Rowling comme un « crime de haine »[144]. Un porte-parole de la police a déclaré : « Bien que nous reconnaissions le bouleversement que cela a pu causer, le message a été examiné et ne répondait pas au seuil criminel »[144]. Rowling — qui reconnait de ce fait être « critique du genre », tout en se défendant de toute transphobie[145],[146],[147] — a dit par la suite que Willoughby « semblait avoir oublié la décision de l'affaire Forstater, qui « a établi que les opinions critiques en matière de genre peuvent être protégées par la loi en tant que croyance philosophique » »[144]. Elle a ajouté qu'aucune loi ne l'obligeait à « prétendre croire » que Willoughby est une femme, ou à faire référence à Willoughby comme étant une femme[144].
En , l'auteure conteste par un tweet le fait que les nazis aient détruit les premières recherches sur la communauté transgenre[148]. Elle est alors accusée de négationnisme vis-à-vis de la persécution des personnes transgenres par les nazis et des autodafés de 1933 sur ce sujet (notamment les travaux du médecin juif et homosexuel Magnus Hirschfeld)[149],[150]. Cela fait ressurgir les accusations d'antisémitisme qui avaient précédemment ciblé le jeu Hogwarts Legacy ainsi que l'auteure elle-même[151],[152].
Parallèlement, elle fait don de 70 000 £ à la contestation judiciaire intentée par For Women Scotland contre les ministres écossais devant la Cour suprême du Royaume-Uni, ce qui relance les controverses autour de l'utilisation par l'écrivaine des royalties de la licence Harry Potter dans le financement d'associations considérées par de nombreux médias comme étant transphobes[153],[154].
Rowling exprime son opposition à la loi sur les crimes haineux (en) en Écosse, qui souhaite étendre son champ d'application aux caractéristiques comme l'âge, le handicap, la religion, l'orientation sexuelle, l'identité transgenre et les variations des caractéristiques sexuelles[155],[156]. La Fédération de police écossaise et le Barreau d'Écosse ont également exprimé leurs inquiétudes quant à la menace que ce projet de loi faisait peser sur la liberté d'expression[157]. Pour le site Atlantico, la loi était « délibérément vague pour un effet dissuasif maximal » vis-à-vis de tout critique du genre[158].
Lorsque la loi entre en vigueur en , les militants transgenres saisissent l'occasion pour annoncer que le « mégenrage » est, selon eux, désormais illégal[158]. En réponse, Rowling publie une série de tweets sur dix femmes transgenres écossaises de premier plan, dont Isla Bryson, condamnée pour double viol ; Andrew Miller, ayant enlevé une jeune fille dans les Scottish Borders ; Mridul Wadhwa (en), du Edinburgh Rape Crisis Centre (en) et Katie Dolatowski, pédophile transgenre ayant agressé sexuellement une fillette de 10 ans dans les toilettes d'un supermarché à Kirkcaldy[159],[160]. Tout au long du fil de discussion, Rowling a sarcastiquement qualifié toutes les personnes de femmes, mais a précisé à la fin : « De toute évidence, les personnes mentionnées dans les tweets ci-dessus ne sont pas du tout des femmes, mais des hommes, jusqu'au dernier d'entre eux »[161],[162]. Rowling a déclaré que, si ses commentaires étaient illégaux en vertu de la nouvelle loi, elle s'attendait à être arrêtée[163]. La police écossaise a cependant déclaré que J. K. Rowling ne sera pas poursuivie, en estimant que les propos de l'écrivaine « n'étaient pas considérés comme criminels et ne feraient l'objet d'aucune action »[164]. Le Premier ministre Rishi Sunak a défendu Rowling, déclarant : « Nous ne devrions pas criminaliser de simples faits biologiques »[165],[166],[167]. Sophie Durocher du Journal de Montréal réagit à son tour : « À un moment donné, il faudrait pouvoir parler légitimement des personnes transgenres et soulever des questions sans constamment se faire traiter de « phobes » »[168].
Quelques jours plus tard, le magazine Forbes se penche sur la manière dont Rowling parvient, malgré les polémiques à répétition, à maintenir une marque personnelle forte et une influence significative au sein de l'opinion[169].
En , à l’occasion des Jeux olympiques de Paris, elle participe à la vague d’accusations à l’encontre de la boxeuse algérienne Imane Khelif, au cœur d’une controverse mondiale discutant de sa légitimité à participer aux JO dans la catégorie féminine[170]. L’autrice décrit le combat d'Imane Khelif contre Angelina Carini comme celui d'« un homme frappant une femme »[171]. Selon elle, Imane Khelif « se sait protégé[e] par [le CIO], un établissement sportif misogyne »[172]. Les accusations sont entretenues par diverses personnalités sur la base d’anciennes décisions d’autorités sportives sous secret médical et de rumeurs sur une potentielle transidentité de l’athlète[173],[174]. Selon la directrice de la Sports and Rights Alliance (SRA), les contrôles de féminité types auxquels Khelif a dû se soumettre sont une forme d'intervention médicale contraignante « basée sur la discrimination et la surveillance », parce que les athlètes « ne se conforment pas aux normes occidentales de féminité dictées par des rôles patriarcaux »,[175]. Le cyberharcèlement engendré par ces accusations amène Imane Khelif à déposer une plainte au parquet de Paris pour « cyberharcèlement aggravé », dans laquelle J. K. Rowling est citée[176].
En , après la réélection de Donald Trump, et en réponse aux commentaires sur X l'accusant notamment d'être devenue d'extrême droite et de se réjouir de son élection — Trump se positionnant pour l'interdiction des athlètes féminines transgenres[177] —, Rowling a fait référence à un article précédent dans lequel elle affirmait que la gauche britannique avait « complètement foiré sur l'idéologie de l'identité de genre » ; que les femmes comme elle « ne sont pas et n'ont jamais été d'extrême droite »[84]. Elle a ajouté : « Nous voulons simplement que la gauche se réveille, car nous la voyons faire tout son possible pour aliéner ceux qu'elle représentait »[84].
Cinq ans après son tweet polémique de 2019, elle déclare que son seul regret est de ne pas s'être exprimée plus tôt[146],[158]. Dans le Time, elle écrit que : « De nombreuses personnes autour de moi, y compris des personnes que j’aime, me suppliaient de ne pas parler […] mais le mouvement sociopolitique qui insiste sur le fait que les femmes trans sont des femmes n’était ni gentil ni tolérant, mais profondément misogyne, régressif, dangereux dans certains de ses objectifs et ouvertement autoritaire dans ses tactiques »[158].
2025 : La Cour suprême du Royaume-Uni s'aligne sur le point de vue de Rowling
En , Rowling estime qu'« aucun enfant ne naît dans le mauvais corps », arguant que les adultes promeuvent une idéologie selon laquelle les corps peuvent être modifiés, ce qui pourrait s'avérer néfaste à l'avenir. Elle a critiqué les écoles qui affirmaient les identités trans sans le consentement des parents, et soutient que les parents devraient protéger leurs enfants d'une idée reçue selon laquelle les angoisses liées à la sexualité et à la puberté peuvent être résolues par des solutions nécessitant une dépendance à vie aux médicaments[178],[179].
Le , à l'occasion de la signature du décret présidentiel Garder les hommes hors du sport féminin, Rowling poste une photo de Donald Trump le signant et s'en prend à la gauche américaine, déclarant « Félicitations à toutes les personnes de gauche qui ont fait campagne pour détruire les droits des filles et des femmes. Sans vous, il n’y aurait pas d’images comme celle-ci »[180]. Elle rajoute ensuite dans un autre tweet « L’idéologie du genre a sapé la liberté d’expression, la vérité scientifique, les droits des personnes homosexuelles ainsi que la sécurité, la vie privée et la dignité des filles et des femmes. Elle a également causé des dommages physiques irréparables chez des enfants vulnérables. Personne n’a voté pour cela, la grande majorité des gens y est opposée, et pourtant, cela a été imposé, de manière verticale, par des politiciens, des organismes de santé, le monde académique, certains médias, des célébrités et même la police »[180].

Le , la Cour suprême du Royaume-Uni tranche sur la question de la définition légale de ce qui fait qu'une femme en est une[181], donnant raison à l'association For Women Scotland qui soutenait depuis 2018 contre le gouvernement écossais, le fait que cette définition ne devait s'appliquer qu'aux personnes nées de sexe féminin[182]. J. K. Rowling, qui avait fait un don de 70 000 livres à l'association For Women Scotland l'année précédente, a salué la décision en déclarant : « Il a fallu trois femmes écossaises extraordinaires et tenaces, avec une armée derrière elles, pour que cette affaire soit entendue par la Cour suprême et, en gagnant, elles ont protégé les droits des femmes et des filles à travers le Royaume-Uni ». Cette décision a également été saluée par la cheffe de l'opposition conservatrice, Kemi Badenoch[183]. Pour Jonathon Van Maren du site Atlantico, Rowling a « eu le courage et la clairvoyance de s'opposer et de dénoncer un mouvement » qu'il qualifie de « totalitaire » et « violent », et a « mis à profit sa célébrité, sa richesse et son pouvoir culturel » pour soutenir les militants féministes[158]. Des défenseurs des droits des femmes et sympathisants de Rowling disent qu'elle a été « stratégique » et soulignent sa « ténacité » et sa « clairvoyance » dans cette contribution financière[184]. En revanche, de nombreuses associations écossaises de défense des droits LGBT+, comme Stonewall Scotland ou Equality Network (en) se sont émues de cette décision, Simon Blake (en) le président de l'association Stonewall Scotland a notamment fait part dans un communiqué de la « profonde inquiétude suscitée par les répercussions très larges de l'arrêt rendu par la Cour suprême. La décision est incroyablement inquiétante pour la communauté transgenre et tous ceux d'entre nous qui la soutiennent »[185].
Quelques jours plus tard, Rowling publie sur X une photo d'elle tenant un cocktail à la main et fumant un cigare à bord de son yacht, en reprenant le slogan de la sérié télévisée L'Agence tous risques : « J'adore quand un plan se déroule comme prévu »[184]. Cette manifestation est interprétée comme provocatrice à l’encontre de ses détracteurs : une attitude « typique » de Rowling selon le Guardian, qui « ne semble pas pouvoir être intimidée »[184].
En , elle annonce la création d’un fonds privé, le J.K. Rowling Women’s Fund, destiné selon elle à financer les « batailles légales de femmes qui protègent leurs droits liés à leur sexe biologique » — un fonds qualifié de « transphobe » par une grande majorité de médias français, dont Télérama, Libération, Elle ou L'Humanité, dans la mesure où il s'agit de lutter contre les droits des personnes trans[186],[187],[188],[189],[190]. Michel Guerrin, rédacteur en chef au journal Le Monde, pense en qu'il existe « un monde entre la J. K. Rowling [dépréciée] décrite dans les médias […] et son image réelle dans l’opinion »[191].
Mandy Rhodes, rédactrice en chef du magazine Holyrood et militante pour les droits des femmes en Écosse, admet avoir d'abord été sceptique quant à l'implication de Rowling dans la prise en charge de centres pour femmes, avant de changer d'avis[12] : « En quelques jours, j'ai compris son engagement. […] Nombre d'entre nous qui avons su rester vigilants se sont alors retrouvés dans une situation où ils essayaient de sauver leur emploi ou de préserver leur santé mentale face aux critiques. [J. K. Rowling] était en position de force et elle en a profité. Cela a vraiment tout élevé »[12]. Pour Suzanne Moore, la réaction émotionnelle de Rowling est contrebalancée par sa conviction sur les questions fondamentales, notamment que les femmes et les filles comptent particulièrement pour elle, et que les enfants ne devraient pas être médicalisés : « Elle considère cela comme l'un des plus grands scandales médicaux de la dernière décennie »[12]. Elle affirme également que de nombreuses femmes partagent les préoccupations de Rowling, mais que « les exprimer vous met dans une position très solitaire. On vous insulte constamment »[12].
Communautés gay et lesbienne
J. K. Rowling a affirmé son soutien au mariage entre personnes de même sexe et aux droits des personnes LGBTQ[192]. En , elle salue l'adoption du mariage entre personnes de même sexe par référendum en Irlande, estimant cette décision « extraordinaire et merveilleuse », et suggérant avec humour que Gandalf et son personnage Dumbledore (dont elle a révélé l'homosexualité en 2007) s'y marient[192],[193]. Elle a ajouté « Je pense que c’est important qu’un enfant apeuré qui n’a pas fait son coming out voie qu’un discours haineux peut être contesté »[192].
Communauté asexuelle
J. K. Rowling a déclaré que les personnes asexuelles ne vivraient aucune oppression, et déconsidéré celles qui affichent publiquement leur asexualité[194],[195]. En , elle ironise au sujet des personnes asexuelles dans un tweet, et déclare que la journée internationale de l'asexualité célèbre une « fausse oppression à tous ceux qui veulent que de parfaits inconnus sachent qu’ils n’ont pas envie de bais*r »[196] ; d'après Le Parisien, elle « s'en prend à la communauté asexuelle » par ces paroles[196]. Laura Westford, du site Medium, estime que Rowling est ignorante sur le sujet[197]. Selon Westford, dire qu'il s'agit d'une « fausse oppression » est « absurde », dans la mesure où des personnes asexuelles ont déjà témoigné entre 2018 et 2022 de violences sexuelles et de viols correctifs ayant pour but de « corriger » leur asexualité[197],[198]. Lorsqu'un internaute dit que « Tout possède sa propre Journée Internationale maintenant » et se demande quelle sera la prochaine, Rowling répond : « Je veux une Journée Internationale de "J'en ai marre de ce truc" » (« I want an International Bored Of This Shit day »)[199],[200].
D'après l'analyse des chercheuses Danielle L. et Deborah L. Hall, ces posts ont créé un stress minoritaire largement diffusé parmi les personnes asexuelles qui y ont été exposées, car il invalide les oppressions bien réelles que ces personnes ont vécues[195].
Liberté d'expression
En 2009, Rowling a écrit sur ce que signifiait pour elle être britannique : « Cela signifie un État-providence dont nous devrions être extrêmement fiers et une tradition de tolérance et de liberté d'expression que nous devrions défendre jusqu'à notre dernier souffle collectif »[201].
Suzanne Moore a dit à propos de Rowling : « En tant qu'écrivaine, elle défend passionnément la liberté d'expression. C'est quelque chose que ses détracteurs ne comprennent pas forcément dans les arguments qu'elle défend »[12].
Lettre sur la justice et le débat ouvert
En , Rowling a signé une lettre ouverte publiée dans le Harper's Magazine, intitulée « Lettre sur la justice et le débat ouvert (en) »[202], avec 150 autres personnalités publiques, principalement des écrivains et des universitaires. La lettre affirme notamment que « le libre échange d'informations et d'idées, moteur d'une société libérale, est de plus en plus restreint » ; critique « la vogue de l'humiliation publique et de l'ostracisme » et « une certitude morale aveuglante » ; met en garde contre la propagation de la peur dans les arts et les médias, et dénonce le président Donald Trump comme étant « une réelle menace pour la démocratie »[203],[204],[205],[206].
Les objections à la lettre comprenaient des accusations selon lesquelles Rowling et les autres signataires disposaient de moyens puissants pour publier leurs opinions, et qu'il était malhonnête de tenter de faire taire ceux qui pourraient critiquer leurs points de vue[207],[208],[209],[210]. Certains pensaient que Rowling, spécifiquement, essayait de supprimer les critiques concernant ses déclarations au sujet de la transidentité[207]. Après avoir appris qui avait également signé la lettre, Jennifer Finney Boylan (en) a exprimé des regrets pour son soutien et a déclaré qu'elle n'aurait pas signé si elle avait su qui étaient les autres signataires[206]. Plusieurs des signataires ont défendu leur lettre, la décrivant comme une prise de position contre ce qu'ils ont appelé les « forces de l'illibéralisme »[203].
Presse
J. K. Rowling entretient des relations difficiles avec la presse et a tenté d'influencer le type de couverture médiatique qu'elle reçoit[211]. Elle se décrit en 2003 comme « trop susceptible »[211].
En 2011, elle a intenté plus de 50 actions contre la presse[13]. Elle n'apprécie pas le tabloïd britannique Daily Mail[212], qu'elle a poursuivi avec succès en 2014 pour diffamation concernant sa période de mère célibataire[14].
La Leveson Inquiry sur la presse britannique a nommé Rowling comme « participante principale » en 2011. Elle était l'une des nombreuses célébrités soupsçonnées d'avoir été victimes d'écoutes téléphoniques[14]. L'année suivante, elle a critiqué la décision de David Cameron de ne pas mettre en œuvre toutes les recommandations de l'enquête publique et a soutenu la campagne Hacked Off, faisant pression pour une réforme plus stricte des médias[213],[214].
Troubles alimentaires
En 2006, Rowling a critiqué les mannequins émaciés, affirmant que « leur seule fonction au monde semble être de soutenir le commerce de sacs à main hors de prix et de chiens de la taille d'un rat ». Elle a condamné les canons de beauté sociétaux dans un « monde obsédé par la minceur » et les couvertures de magazines mettant en scène des personnes « gravement malades ou souffrant de troubles alimentaires »[215].
Rowling a été critiquée à la fois pour ses commentaires sur les personnes en sous-poids – espérant que ses filles ne deviendraient pas des « clones émaciés, égocentriques et écervelés » – et pour sa représentation des personnes en surpoids dans Harry Potter ; Rowling a rétorqué que les personnages de Harry Potter qui sont « plutôt ronds » incluent « plusieurs de mes personnages les plus importants, admirables et adorables »[216].
Avortement
En 2017, Rowling a exprimé son opposition à la politique de Mexico (en), qui bloquait le soutien du gouvernement américain aux organisations internationales fournissant des conseils en matière d'avortement, lorsque la politique a été rétablie par Donald Trump, et a déclaré qu'elle soutenait le droit à l'avortement, en particulier dans les pays sous-développés[217]. En 2022, elle a déclaré qu'elle pensait que toutes les femmes devraient avoir droit à « un avortement sûr et légal si elles souhaitent interrompre une grossesse »[218].
Écologie
Rowling a été récompensée en 2007 par l'Ordre canadien de la forêt après avoir exigé que ses livres soient imprimés sur des papiers « écologiques »[219].
En 2008, Rowling a bloqué la publication finlandaise de son dernier roman Harry Potter sur papier finlandais parce qu'il ne possédait pas la certification écologique qu'elle privilégie[220].
Autres
Amnesty International
L'emploi de Rowling à Amnesty International lui a fait comprendre que « l'imagination est ce qui nous permet de compatir aux souffrances atroces des personnes qui ont souffert et d'agir en leur faveur ». Le danger de l'inaction, a-t-elle déclaré, vient de ceux qui « préfèrent ne pas exercer leur imagination du tout »[27].
Littérature
Lorsqu'elle était enfant et jeune adolescente, Rowling avait la possibilité de lire tous les livres présents dans la maison de ses parents sans aucune restriction[221]. En 2008, elle s'est jointe à d'autres pour s'opposer à la classification par tranche d'âge des livres pour enfants, en signant une pétition qui affirme que la proposition d'imposer des tranches d'âge est « mal conçue, préjudiciable aux intérêts des jeunes lecteurs et très peu susceptible de faire la moindre différence sur les ventes »[222].
Notes et références
Notes
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Political views of J. K. Rowling » (voir la liste des auteurs).
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « J. K. Rowling » (voir la liste des auteurs).
Références
- (en) Ryan Smith, « JK Rowling Clarifies Political Views », sur Newsweek.com, (consulté le ).
- « Un an dans la vie de J. K. Rowling (passage sur la religion à 6:40) », sur YouTube (consulté le ).
- Ben Leach, « Harry Potter author JK Rowling gives £1 million to Labour », sur The Telegraph, (consulté le ).
- (en) J. K. Rowling, « Gordon Brown », sur Time, (consulté le ).
- (en) Anushka Asthana, « Rowling gave 'blast of reality' on Jeremy Corbyn, says Labour MP » [archive du ], sur The Guardian, (consulté le ).
- (en) Verity Ryan, « Rowling: Labour Party has turned into a 'solipsistic personality cult' » [archive du ], sur The Daily Telegraph, (consulté le ).
- (en) Eleni Courea et Mabel Banfield-Nwachi, « Starmer says he is proud of Labour record on women’s rights after JK Rowling criticism », sur The Observer, (consulté le ).
- (en) Brian Wheeler, « JK Rowling accuses Labour of abandoning women over trans rights », sur BBC News, (consulté le ).
- (en) Decca Aitkenhead, « JK Rowling: 'The worst that can happen is that everyone says, That's shockingly bad' » [archive du ], sur The Guardian, London, (consulté le ) : « She is not so private that she won't say which way she'll vote in the Scottish referendum – "I'm pro union" ».
- (en) Severin Carrell, « JK Rowling donates £1m to Scotland's anti-independence campaign » [archive du ], sur The Guardian, (consulté le ).
- (en) J. K. Rowling, « On Monsters, Villains and the EU Referendum » [archive du ], sur JKRowling.com, (consulté le ).
- (en) Marianka Swain, « Why JK Rowling upended her career to oppose trans activism », sur The Daily Telegraph, (consulté le ).
- (en) Lisa O'Carroll et Josh Halliday, « Leveson inquiry: JK Rowling and Sienna Miller give evidence » [archive du ], The Guardian, (consulté le ).
- (en) « Daily Mail pays damages to JK Rowling » [archive du ], BBC News, (consulté le ).
- Ludivine Trichot, « La guerre qui oppose J.K. Rowling aux pro-Donald Trump sur Twitter est déjà mythique », sur Huffington Post, (consulté le ).
- (en) Arnaud Siad, Nathan Hodge et Toyin Owoseje, « J.K. Rowling hits back at Putin after he likened Russia to her in rant against cancel culture » [archive du ], sur CNN, (consulté le ).
- (en) « Israel needs cultural bridges, not boycotts – letter from JK Rowling, Simon Schama and others » [archive du ], The Guardian, (consulté le ).
- ↑ « Chancellor's daughter remembered at christening service », sur The Scotsman, (consulté le ).
- ↑ (en) Felicity Morse, « JK Rowling donates £1m to Scottish independence 'No' campaign and calls some nationalists 'Death Eaters' » [archive du ], sur The Independent, (consulté le ).
- ↑ (en) J. K. Rowling, « J.K. Rowling explains why she is supporting the Better Together Campaign » [archive du ], JKRowling.com, (consulté le ).
- ↑ (en) Adam Withnall, « JK Rowling Better Together donation: Calls for calm in Scottish », sur The Independent, (consulté le ).
- ↑ (en) Alison Flood, « JK Rowling attacked for saying Scottish nationalism 'contains traces of bigotry' » [archive du ], sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en) Roisin O'Connor, « People's Vote: Steve Coogan, Patrick Stewart and Delia Smith among famous faces marching for second Brexit referendum » [archive du ], sur The Independent, (consulté le ).
- ↑ (es) Juan Cruz, « "Ser invisible... eso sería lo más" », sur El Pais, (consulté le ).
- ↑ Leila Panacchione, « Abra-ca-da-bra: J.K. Rowling a encore démonté Trump sur Twitter durant le débat », sur NewsMonkey, (consulté le ).
- ↑ (es) Juan Cruz, « Ser invisible... eso sería lo más » [archive du ], sur El Pais (consulté le ) : « Estoy obsesionada con las elecciones en Estados Unidos. Porque tendrá efectos profundos en el resto del mundo. La política exterior de Estados Unidos en los últimos años ha afectado, para mal, tanto a su país como al mío. ... Quiero a un demócrata en la Casa Blanca. Y me parece una lástima que Clinton y Obama tengan que ser rivales porque ambos son extraordinarios. ».
- (en) J. K. Rowling, « The Fringe Benefits of Failure, and the Importance of Imagination » [archive du ], sur Harvard Magazine, (consulté le ).
- ↑ (en) Helena Horton, « Donald Trump is 'worse than Voldemort', says Harry Potter author JK Rowling » [archive du ], sur The Daily Telegraph, (consulté le ).
- ↑ (en) « Guess it's true what they say: you can lead a girl to books about the rise and fall of an autocrat, but you still can't make her think », sur Twitter, (consulté le ).
- « J.K Rowling, l'auteure de Harry Potter, est en guerre ouverte avec ses fans pro-Donald Trump », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ Alix Fourcade, « J.K Rowling en guerre contre ses fans qui soutiennent Donald Trump », sur Le Figaro, (consulté le ).
- (en) Alison Flood, « JK Rowling under fire for writing about 'Native American wizards' – History of Magic in North America, being serialised on Rowling's Pottermore website, attacked for using an ancient culture 'as a convenient prop' » [archive du ], The Guardian, London, (consulté le ).
- ↑ (en) Brinton Parker, « J.K. Rowling Just Gave Us Everything to Know Before Fantastic Beasts » [archive du ], sur POPSUGAR, (consulté le ).
- ↑ (en) Paula Young Lee, « Pottermore problems: Scholars and writers call foul on J.K. Rowling's North American magic » [archive du ], sur Salon, (consulté le ).
- Adrienne Keene, « Magic in North America Part 1: Ugh. » [archive du ], Native Appropriations, (consulté le ).
- ↑ (en) Linda Morris, « J.K. Rowling, John Green, Patrick Ness unite authors to spur refugee social media fundraiser » [archive du ], sur The Sydney Morning Herald, (consulté le ).
- ↑ (en) Kaeli Wells, « J.K. Rowling, One Direction, Olivia Wilde Express Support for European Refugees » [archive du ], The Hollywood Reporter, (consulté le ).
- ↑ (en) « JK Rowling to match funding for emergency Ukrainian orphanages appeal » [archive du ], sur The Independent, London, (consulté le ).
- ↑ « Cancel culture : Vladimir Poutine compare la Russie à J. K. Rowling, qui lui répond », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ « Vladimir Poutine se compare à J.K. Rowling, l'écrivaine lui répond », sur HuffPost, (consulté le ).
- ↑ (en) « Cultural boycotts: JK Rowling » [archive du ], Twitlong, (consulté le ).
- ↑ (en) « Un an dans la vie de J. K. Rowling (passage à partir de 4:00) », sur YouTube (consulté le ).
- ↑ (en) « Pope Opposes Harry Potter Novels - Signed Letters from Cardinal Ratzinger Now Online », sur Life Site News, (consulté le ).
- ↑ Pierre Desjardins, « Le pape Benoît XVI, alias le cardinal Joseph Ratzinger - Qui est donc celui qui condamne Harry Potter ? », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le Vatican débat d'Harry Potter », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Clément Solym, « Harry Potter sera-t-il excommunié par le Vatican ? », sur ActuaLitté, (consulté le ).
- ↑ (en) Linda Morris, « Devil in the detail: Vatican exorcises Harry Potter », sur The Syndney Morning Herald, (consulté le ).
- ↑ (en) Shawn Adler, « 'Harry Potter' author J.K. Rowling opens up about books christian imagery », sur MTV, (consulté le ).
- ↑ Nancy Gibbs, « J.K. Rowling », sur Time Magazine, (consulté le ).
- ↑ (en) « JK Rowling has a 'clumsy and middle-aged moment' by liking a 'transphobic' tweet », sur indy100.com, (consulté le )
- (en) J. K. Rowling, « J.K. Rowling Writes about Her Reasons for Speaking out on Sex and Gender Issues », sur JKRowling.com, (consulté le ).
- ↑ (en) « Maya Forstater: Woman sacked over trans tweets loses tribunal » [archive du ], BBC News, (consulté le ).
- ↑ (en) Vic Parsons, « Researcher defends ‘trans women aren’t women’ tweets at employment tribunal », sur PinkNews, (consulté le ).
- ↑ « J.K. Rowling : la ‘maman’ d’Harry Potter accusée de transphobie », sur Antenne Réunion, (consulté le ).
- ↑ Marwane Touati, « J.K. Rowling accusée de transphobie pour un tweet », sur Huffington Post, (consulté le ).
- ↑ « J.K. Rowling est critiquée pour avoir défendu une personne condamnée pour transphobie », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ (en-US) Jenny Gross, « Daniel Radcliffe Criticizes J.K. Rowling’s Anti-Transgender Tweets », sur The New York Times, (consulté le ).
- « Pour J. K. Rowling, ses messages sur les femmes et les trans ont été «profondément» mal compris », sur Le Figaro, (consulté le ).
- Pauline Bock, « J.K. Rowling accusée de transphobie : loin d’être une première », sur Télérama, (consulté le ).
- Mathilde Loire, « Les fans de « Harry Potter » secoués par les propos jugés transphobes de J. K. Rowling », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ) [PDF].
- ↑ (en) Marni Sommer, Virginia Kamowa et Therese Mahon, « Opinion: Creating a more equal post-COVID-19 world for people who menstruate » [archive du ], Devex, (consulté le ).
- ↑ (en) Olivia Petter, « JK Rowling criticised over 'transphobic' tweet about menstruation » [archive du ], The Independent, (consulté le ).
- « J.K. Rowling publie des tweets jugés transphobes et s'attire les foudres d'Harry Potter », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Victória Theonila, « JK Rowling est à nouveau accusée de transphobie », sur Lofficiel.com, (consulté le ).
- ↑ Eléna Pougin, « Les tweets transphobes de J.K. Rowling sur les menstruations vivement critiqués », sur Marie Claire (consulté le ).
- Éliane Viennot et Joëlle Wiels, Être féministe en 2020 ou Comment faire face au succès ?, (lire en ligne), p. 9 à 27. [PDF]
- Pauline Arrighi, « Trans : suffit-il de s’autoproclamer femme pour pouvoir exiger d’être considéré comme telle ? », sur Marianne, (consulté le ).
- ↑ Florence Colombani, « Transgenres, cancel culture, violences… Les confessions de J. K. Rowling », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ « J.K. Rowling, l'autrice de la saga "Harry Potter", révèle avoir été victime de violences conjugales », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ (en) J. K. Rowling, « J.K. Rowling Writes about Her Reasons for Speaking out on Sex and Gender Issues » [archive du ], sur Jkrowling.com, (consulté le ).
- (en) Jennifer Duggan, « Transformative Readings: Harry Potter Fan Fiction, Trans/Queer Reader Response, and J. K. Rowling », sur Springer Nature Link, (consulté le ).
- (en) Estelle Shirbon, « J.K. Rowling reveals past abuse and defends right to speak on trans issues » [archive du ], Reuters, (consulté le ).
- ↑ (en) Anthony D'Alessandro, « J.K. Rowling Defends Trans Statements In Lengthy Essay, Reveals She's A Sexual Assault Survivor & Says "Trans People Need And Deserve Protection" » [archive du ], Deadline, (consulté le ).
- ↑ (en) Sandra Gonzalez, « J.K. Rowling explains her gender identity views in essay amid backlash » [archive du ], CNN, (consulté le ).
- ↑ (en) Danielle Garrand, « .K. Rowling defends herself after accusations of making "anti-trans" comments on Twitter » [archive du ], CBS News, (consulté le ).
- ↑ (en) « The winners: 2020 Russell prize for best writing. » [archive du ], BBC News, (consulté le ).
- ↑ (en) « BBC nominates J.K.Rowling's controversial essay of trans rights for award » [archive du ], dw, (consulté le );
- (en) Kalhan Rosenblatt, « J.K. Rowling doubles down in what some critics call a 'transphobic manifesto’ », sur NBC News, (consulté le ).
- ↑ (en) « The battle for Stonewall: the LGBT charity and the UK's gender wars » [archive du ], New Statesman, (consulté le ).
- ↑ (en) « An open letter to J.K. Rowling » [archive du ], Mermaids, (consulté le ).
- ↑ (en) Matt Moore, « Mermaids writes open letter to JK Rowling following her anti-trans tweets » [archive du ], Gay Times, (consulté le ).
- ↑ (en) « Explainer: J. K. Rowling and trans women in single-sex spaces: what's the furore? » [archive du ], Reuters, (consulté le ).
- Brendan Morrow, « A timeline of JK Rowling's anti-trans shift », sur The Week (consulté le ).
- ↑ Alice Lavigne, « JK Rowling critiquée pour l'intrigue jugée transphobe de son nouveau livre », Komitid, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Suyin Haynes, « Trans and Non-Binary Authors Respond to J.K. Rowling’s New Novel », Time, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « JK Rowling’s new novel about murderous cross-dresser accused of being transphobic », sur The Independent, (consulté le ).
- ↑ (en) Alison Flood, « JK Rowling's Troubled Blood: don't judge a book by a single review », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en) Lianne Kolirin, « JK Rowling’s new book sparks fresh transgender rights row », sur CNN, (consulté le ).
- ↑ « Rupert Grint respecte le travail de J.K Rowling, mais est en total désaccord avec sa position sur la transidentité », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ « Les anciens élèves de Poudlard prennent la parole contre J.K. Rowling, elle répond », sur Têtu, (consulté le ).
- ↑ (en) Louis Chilton, « Fantastic Beasts star Katherine Waterston says trans rights message felt ‘important to communicate’ after JK Rowling controversy », sur The Independent, (consulté le ).
- ↑ (en) Zack Sharf, « Eddie Redmayne: ‘Vitriol’ Against J.K. Rowling Is ‘Equally Disgusting’ to Anti-Trans Social Media », sur Indiewire, (consulté le ).
- ↑ Chantal Guy, « J. K. Rowling vue par quatre (ex-)fans transgenres », sur La Presse, (consulté le ).
- ↑ Tribune collective, «Nous, féministes, soutenons J.K. Rowling contre le lynchage des activistes trans», sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Benjamin Pierret, « Ralph Fiennes, de la saga Harry Potter, "ne comprend pas" la "violence" des critiques faites à J. K. Rowling », sur BFMTV, (consulté le ).
- Olivia Chaumont, « JK Rowling nie l’identité de genre », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ) [PDF].
- ↑ Agnès Poirier, « JK Rowling en pleine tourmente médiatique », sur L'Express, (consulté le ).
- ↑ (en) Nancy Jo Sales, « ‘The internet is about jealousy’: YouTube muse ContraPoints on cancel culture and compassion », sur The Guardian, (consulté le )
- Sonia Devillers, « J.K. Rowling, la polémique jusqu’à l’absurde ? », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « J. K. Rowling, accusée de transphobie, se dit menacée », sur Le Point, (consulté le ).
- (en) Pamela Paul, « In Defense of J.K. Rowling »
, Gale Academic Onefile (publié initialement sur The New York Times), (consulté le ).
- ↑ Joëlle Quérin, « Effacer les femmes », sur Érudit.org, (consulté le ).
- Helen Joyce, Trans. Quand l’idéologie heurte la réalité, M Éditeur, , 360 p. (lire en ligne), p. 11-12.
- ↑ Jules Legendre, « "Harry Potter" : pourquoi J.K. Rowling ne participera pas à l'épisode des retrouvailles », sur Femme actuelle, (consulté le ).
- ↑ « Quand Harry (Potter) tue sa maman », sur Arrêt sur images, (consulté le ).
- ↑ « Pour les 20 ans de Harry Potter au cinéma, J. K. Rowling finalement de « Retour à Poudlard » », sur Ouest-France, (consulté le ).
- ↑ (en) Dan Seddon, « Harry Potter's 20th anniversary special does feature JK Rowling », sur Digital Spy, (consulté le ).
- ↑ The Rowling Library, « J.K. Rowling with Graham Norton: The Ink Black Heart, Harry Potter and more », sur YouTube, (consulté le ).
- ↑ Athena Rivas, « J.K Rowling s'oppose à nouveau à une loi sur les droits des personnes trans », sur HuffPost, (consulté le ).
- ↑ (en) Rachel Russell, « JK Rowling accuses Keir Starmer of 'misrepresenting equalities law' on trans women » [archive du ], sur Sky News, (consulté le ).
- « JK Rowling funds women-only rape help centre in Edinburgh », sur bbc, (consulté le ).
- (en) Alex Cooper, « JK Rowling and Matt Walsh Bond Over Transphobia, Get Blasted Online », sur The Advocate, (consulté le )
- ↑ « J.K. Rowling sort de son silence sur Twitter pour défendre une transphobe », sur La Gazette du sorcier, (consulté le ).
- ↑ « Box-office : Il ne faut pas enterrer « Les Secrets de Dumbledore » si vite », sur La Gazette du sorcier, (consulté le ).
- ↑ Olivia Forestas, « Harry Potter: Jason Isaacs ne veut pas tourner le dos à J.K. Rowling », sur mcetv.ouest-france.fr, (consulté le ).
- ↑ (en) Emma Nolan, « Mads Mikkelsen Calls Reaction to J.K. Rowling's Trans Comments 'Crazy’ », sur Newsweek.com, (consulté le ).
- Caroline Madjar, « Ralph Fiennes dénonce les attaques « dégoûtantes » reçues par J.K. Rowling », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ « « Je déteste la cancel culture » : Helena Bonham Carter prend la défense de J.K Rowling et Johnny Depp », sur HuffPost, (consulté le ).
- ↑ (en) Derek Healey, « Brian Cox backs Nicola Sturgeon’s ‘canny’ independence push as he defends JK Rowling over gender reform row », sur The Press and Journal, (consulté le ).
- ↑ Simon Cherner, « Daniel Radcliffe réaffirme son soutien aux transgenres et désavoue J.K. Rowling », sur Le Figaro, (consulté le ).
- Vincent Jolly, « Face aux attaques, la riposte féministe de J.K. Rowling », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « About Us », sur beirasplace.org.uk (consulté le ).
- ↑ Marion Scott, « Beira's Place : des milliers de personnes aidées par le centre d'aide aux victimes de viol d'Édimbourg, créé par J.K. Rowling », sur The Sundey Post, (consulté le ).
- ↑ (en) « JK Rowling launches support centre for female victims of sexual violence » [archive du ], sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en) Alex Bollinger, « JK Rowling gleefully tweets anti-trans "holiday" message to fan » [archive du ], LGBTQ Nation, (consulté le ).
- ↑ (en) John Russel, « JK Rowling opened a rape crisis center that excludes trans women » [archive du ], LGBTQ Nation, (consulté le ).
- ↑ (en) Trudy Ring, « J.K. Rowling Lambasted for 'Merry Terfmas' Tweet », The Advocate, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
- Yann Mougeot et Emile Leauthier, « Pourquoi J.K. Rowling, créatrice d’Harry Potter, est-elle accusée de transphobie ? », sur L'Humanité, (consulté le ).
- ↑ (en) Suzanne Moore, « An Exclusive Interview with JK Rowling about her New Project », sur suzannemoore.substack.com (consulté le ).
- ↑ (en-US) Zachary Mettler, « J.K. Rowling Speaks Out Against Transgenderism and Cancel Culture, ‘It’s Going to Have to Be Me, Isn’t It?’ », sur Daily Citizen, (consulté le ).
- ↑ (en) « SEE IT: J.K. Rowling attacked for sexual violence support charity for women only », sur Washington Examiner, (consulté le ).
- ↑ (en) Greg Evans, « J.K. Rowling Podcast Debut: 'I Do Not Walk Around My House Thinking About My Legacy' » [archive du ], sur Deadline, (consulté le ).
- ↑ (en) « JK Rowling dismisses backlash over trans comments: 'I don't care about my legacy' » [archive du ], sur BBC News, (consulté le ).
- Sarah Shaffi, « JK Rowling says she knew her views on transgender issues would make ‘many folks deeply unhappy’ », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en) Armando Tinoco, « Elon Musk Says 'Cis' & 'Cisgender' Are 'Considered Slurs' On Twitter; 'Harry Potter' Author J.K. Rowling Weighs In On Terms » [archive du ], sur Deadline, (consulté le ).
- Muriel Salle, Qu'est-ce qu'une femme ?, Éditions Matériologiques, (lire en ligne), « Quand le mot « femme » disparaît. Innovations sémantiques ou nouvelles formes d’invisibilisation ? », p. 69-91.
- ↑ « Loi du 20 juillet 2023 – une avancée idéologique sur fond d’obstacles structurels », sur genrespluriels.be, (consulté le ).
- Jean-Pierre Lebrun et Jean-Louis Renchon, Où va la famille ? : Droit et psychanalyse, Érès, (lire en ligne), « Vers l’autodétermination de son sexe ? », p. 193 à 270.
- ↑ « J. K. Rowling s’en prend encore aux personnes transgenres », sur L'essentiel, (consulté le ).
- ↑ « J.K Rowling persiste et signe « Non » pour elle, les femmes trans ne sont pas des femmes », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ « "Harry Potter" : J.K Rowling prête à faire de la "prison", sa nouvelle sortie transphobe », sur Public.fr, (consulté le ).
- ↑ Maya Boukella, « J.K. Rowling irait « en prison avec plaisir », plutôt que reconnaître qu’une femme trans est une femme », sur Madmoizelle, (consulté le ).
- (en) « India Willoughby’s JK Rowling complaint did not meet criminal threshold – police », sur The Press and Journal, (consulté le ).
- ↑ (en) Reuters, « Transgender broadcaster reports J.K. Rowling to police over social media comments », sur Reuters, (consulté le )
- « J. K. Rowling confie que des proches l’ont « suppliée » de ne pas évoquer les personnes transgenres », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ « Pour J. K. Rowling, le mouvement en faveur de la transidentité est « profondément misogyne et dangereux » », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ (en) Vivian McCall, « Yes, JK Rowling, the Nazis Did Persecute Trans People », sur The Stranger, (consulté le ).
- ↑ (en) Laura Bradley, « J.K. Rowling Insinuates Nazis Did Not Burn Trans Books », The Daily Beast, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Yes, J.K. Rowling, the Nazis persecuted transgender people », sur www.advocate.com (consulté le ).
- ↑ (en) Nardos Haile, « "You're engaging in Holocaust denial": Critics slam J.K. Rowling's latest anti-trans stance », sur Salon, (consulté le ).
- ↑ Paul Guillibert et Frédéric Monferrand, Le capitalisme magique d’Harry Potter, (lire en ligne), « Classe, race et histoire dans le monde de J. K. Rowling », p. 58 à 69.
- ↑ (en) Mary Wright, « JK Rowling donates £70k to stop the SNP changing the definition of a 'woman' », sur Scottish Daily Express, (consulté le ).
- ↑ (en) Libby Brooks, « Transgender judge seeks leave to intervene in UK court case over legal definition of 'woman' » [archive du ], sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en) Libby Brooks, « Humza Yousaf criticises 'disinformation' over new Scottish hate crime law », The Guardian, (ISSN 0261-3077, consulté le ).
- ↑ (en) Harry Gillies, « The impact of Scotland’s controversial hate crime law a year on » [archive du ], sur Southwest Londoner, (consulté le ).
- ↑ (en) « New Scottish hate crime laws 'could devastate legitimacy of police' » [archive du ], BBC News, (consulté le ).
- Jonathon Van Maren, « Comment J.K. Rowling a vaincu les radicaux transgenres », sur Atlantico, (consulté le ).
- ↑ (en) Leo Sands, « Scotland's hate speech law ignites culture war far outside its borders » [archive du ]
, sur The Washington Post, (consulté le ) : « In a series of social media posts, which misgendered trans women and mocked their physical appearance, Rowling — who lives in Scotland — wrote that 'freedom of speech and belief are at an end … if the accurate description of biological sex is deemed criminal,' and dared Scottish police to arrest her 'if what I’ve written here qualifies as an offense.' ».
- ↑ (en) Katy Scott, « Yousaf 'not surprised' JK Rowling posts are not criminal » [archive du ], sur BBC News, (consulté le ) : « Humza Yousaf said he was "not surprised" police had assessed JK Rowling's online posts challenging the new hate crime law to be non-criminal. The Harry Potter author described several transgender women as men, including convicted prisoners, trans activists and other public figures. ».
- ↑ (en) John Boothman, « JK Rowling will not face prosecution under Scotland hate crime law » [archive du ]
, sur The Times, (consulté le ).
- ↑ (en) Louis Chilton, « Arresting JK Rowling wouldn't have made her anti-trans comments any less harmful » [archive du ], sur The Independent, (consulté le ).
- ↑ (en) James Cook et Paul Hastie, « JK Rowling in 'arrest me' challenge over Scottish hate crime law » [archive du ], sur BBC News, (consulté le ).
- ↑ « J. K. Rowling ne sera pas poursuivie après ses critiques contre une loi sur la transidentité en Écosse », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
- ↑ Caroline Madjar, « J. K. Rowling défie la police écossaise de l’arrêter pour ses propos sur les femmes transgenres », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ (en) Megan Bonar, « Prime minister backs JK Rowling in row over new hate crime laws » [archive du ], sur BBC News, (consulté le ).
- ↑ (en) Sopan Deb, « Scottish Hate Crime Law Takes Effect as Critics Warn It Will Stifle Speech » [archive du ]
, sur The New York Times, (consulté le ).
- ↑ Sophie Durocher, « J.K. Rowling: ni anti-trans ni transphobe! », sur JDM, (consulté le ).
- ↑ (en) Jeetendr Sehdev, « The J.K. Rowling Effect: Navigating Controversy In Brand Behavior », sur Forbes, (consulté le ).
- ↑ Ali Aomar, « La boxeuse algérienne Imane Khelif accusée d'être transgenre par des médias étrangers », sur observalgerie.com, (consulté le ).
- ↑ (en-US) Paolo Armelli, « The Shameful Controversy Over Olympic Boxer Imane Khelif », Wired, (ISSN 1059-1028, lire en ligne, consulté le )
- ↑ William Gittins, « What did J.K. Rowling say about Algerian boxer Imane Khelif after Angelina Carini abandoned Olympic fight? », sur As, (consulté le ).
- ↑ « Dans les larmes et une salle acquise à sa cause, Khelif plus forte que la haine », sur 20minutes.fr, (consulté le )
- ↑ « Qu'est-ce que la "transinvestigation", ces enquêtes transphobes qui visent les célébrités ? », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ « Hyperandrogénie : derrière les polémiques, une discrimination sexiste et raciste ? », sur information.tv5monde.com, (consulté le )
- ↑ « Plainte d’Imane Khelif : le parquet de Paris ouvre une enquête pour « cyber-harcèlement aggravé » », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Rafi Schwartz, « Trump orders ban on trans female athletes », sur The Week, (consulté le ).
- ↑ (en) Tom McArdle, « JK Rowling says 'no child is born in the wrong body' » [archive du ], sur The Daily Telegraph, (consulté le ).
- ↑ (en) Sophie Perry, « JK Rowling claims there 'are no trans kids' » [archive du ], sur PinkNews, (consulté le ).
- (en) Marc Tamasco, « JK Rowling mocks the left after Trump signs ‘No Men in Women’s Sports’ executive order », sur New York Post, (consulté le )
- ↑ (en) « For Women Scotland Ltd (Appellant) v The Scottish Ministers (Respondent) - UK Supreme Court », sur supremecourt.uk (consulté le ).
- ↑ « J. K. Rowling juge que les droits des femmes sont protégés au Royaume-Uni grâce à une décision de la Cour suprême », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Au Royaume-Uni, la définition légale d’une femme repose sur le sexe biologique et non sur le genre, tranche la Cour suprême », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- (en) Caroline Davies, « JK Rowling’s journey from Harry Potter creator to gender-critical campaigner », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en-GB) « Stonewall responds to today’s Supreme Court ruling », sur Stonewall (consulté le ).
- ↑ Emma Defaud, « J.K. Rowling poursuit sa croisade transphobe avec un fonds privé financé par les profits de “Harry Potter” », Télérama, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jolan Maffi, « J.K. Rowling : regarder la série “Harry Potter” financera ses idéaux transphobes », Les Inrockuptibles, (lire en ligne, consulté le );
- ↑ « Transphobie : la créatrice milliardaire de Harry Potter J.K. Rowling alimente un fonds contre les personnes trans », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Alexandra Tizio, « Comment J.K. Rowling utilise sa fortune de la saga « Harry Potter » pour poursuivre sa croisade transphobe », Elle, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Julie Debray-Wendeling, « J.K. Rowling créé un fonds privé transphobe avec l’argent d’Harry Potter », L'Humanité, (lire en ligne, consulté le );
- ↑ Michel Guerrin, « Il y a un monde entre la J. K. Rowling démonétisée décrite dans les médias en raison de ses propos sur les femmes trans et son image réelle dans l’opinion », sur Le Monde, (consulté le ).
- « Quatre fois où J.K. Rowling, l'auteure de la saga "Harry Potter", a été magique sur Twitter », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ Laura Boudoux, « Attaquée par des fanatiques, J.K. Rowling défend le mariage gay », sur Elle, (consulté le ).
- ↑ « Pourquoi l’autrice J. K. Rowling provoque (encore) de nouveaux appels à boycotter Harry Potter », sur Elle, (consulté le ).
- (en) Danielle L. Hall et Deborah L. Hall, « Asexual identity strength and age of self-identification as factors in mental health. », Psychology of Sexual Orientation and Gender Diversity, (ISSN 2329-0390 et 2329-0382, DOI 10.1037/sgd0000874, lire en ligne, consulté le ).
- Maïlis Rey-Bethbeder, « « Bonne journée de la fausse oppression » : après ses propos transphobes, J.K. Rowling s’en prend à la communauté asexuelle », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le ).
- (en) Laura Westford, « J.K. Rowling Shows Her Ignorance Once Again, but Why Target Asexuals? », sur Medium, (consulté le ).
- ↑ (en) Chelsea Hood, « Sexual Violence Against the Asexual Community », sur mcasa.org, (consulté le ).
- ↑ (en) « J.K. Rowling's new target? The asexual community », sur out.com (consulté le ).
- ↑ (en) Amber Harding, « JK Rowling Pokes Fun At Ridiculous ‘International Asexuality Day’ », sur outkick.com, (consulté le ).
- ↑ (en) J. K. Rowling, « What does it mean to be British? » [archive du ], sur Governance of Britain, Ministry of Justice, (consulté le ).
- ↑ (en) « A Letter on Justice and Open Debate » [archive du ], New York, (consulté le ).
- (en) Allyson Chiu, « Letter signed by J.K. Rowling, Noam Chomsky warning of stifled free speech draws mixed reviews » [archive du ], sur The Washington Post, (consulté le ).
- ↑ (en) « J.K. Rowling, Margaret Atwood, more decry 'intolerance of opposing views' in open letter on free speech » [archive du ], USA TODAY, (consulté le ).
- ↑ (en) « JK Rowling joins warning over free speech » [archive du ], BBC News, (consulté le ).
- (en) Anagha Srikanth, « Harper's Letter condemning 'cancel culture' draws debate on social media » [archive du ], The Hill, Washington DC, (consulté le ).
- (en) Sonia Elks, « J.K. Rowling signs letter warning over free speech after trans row » [archive du ], Reuters, (consulté le ).
- ↑ (en) Hannah Giorgis, « A Deeply Provincial View of Free Speech » [archive du ], The Atlantic, Washington DC, (consulté le ).
- ↑ (en) « A More Specific Letter on Justice and Open Debate » [archive du ], The Objective (Substack), (consulté le ).
- ↑ (en) Jeff Yang, « The problem with 'the letter' » [archive du ], CNN.com, (consulté le ).
- Salter et Stanfill 2020, p. 48.
- ↑ (en) Catherine Lockerbie, « All aboard the Hogwarts express », The Scotsman, , p. 2.
- ↑ (en) Laura Smith-Spark, « Author J.K. Rowling feels 'duped' by Cameron over hacking inquiry », CNN, (consulté le ).
- ↑ (en) JK Rowling, « I feel duped and angry at David Cameron's reaction to Leveson » [archive du ], The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en) « Rowling slams 'emaciated' models » [archive du ], BBC News, (consulté le ).
- ↑ (en) « Rowling's weighty issue » [archive du ], The Times (ISSN 0140-0460, consulté le ).
- ↑ (en) « J.K. Rowling Takes Down Trump For Reinstating Anti-Abortion Rule » [archive du ], (consulté le ).
- ↑ (en) J.K. Rowling, « Well, in my case the answer would be yes and yes. I've always supported gay marriage & I support women's right to safe, legal abortion should they wish to terminate a pregnancy. I suspect most GC people would answer the same way, but by all means let journalists ask the question. », sur X, .
- ↑ (en) « JK Rowling wins the 'Order of the Forest’ », sur Financial Post, (consulté le ).
- ↑ (en) « Special Paper Required for Harry Potter Book » [archive du ], The New York Times, (consulté le ).
- ↑ Lindsey Fraser, Rencontre avec J. K. Rowling, l'auteur de Harry Potter, Gallimard, (ISBN 2-07-054580-6), p. 16.
- ↑ (en) Lindesay Irvine, « JK Rowling says no to age banding on children's books » [archive du ], The Guardian, London, (consulté le ).
Articles connexes
- Portail de l’Écosse
- Portail de la politique britannique
- Portail du socialisme
- Portail de la transidentité
- Portail de Harry Potter