Ouled el-Qadi

(fr)Ouled el-Qadi
(ar)أولاد القاضي
Profil
Pays
Lignage
Ethnie
Fondation
XVIIe siècle

Ouled el-Qadi (arabe : أولاد القاضي, Awlād al-Qāḍī) est une tribu rifaine d’origine arabe chérifienne[1], établie au Maroc. Son territoire se situe à la frontière des Beni Saïd et Beni Sidel, sur la rive gauche de l’embouchure de l’oued Kart. Les habitations de la famille d’origine se trouvent au centre de la Kaʿda, dans une zone rocheuse entre Timzar et Ouled ʿUmar b. ʿĪsā al-Qayṭūnī, une autre tribu idrisside voisine, dans le Rif oriental[2].

Origines

Les Qadawiyun (arabe : القضاويون) désigne des familles issues de la tribu arabe chérifienne des Ouled el-Qadi (« les fils du Juge »), surnommés les Juges (al-Qudāt). Elles tirent leur nom de leur ancêtre Mansur el-Qadi, qui exerça la fonction de cadi à Amjaou, au sein des Banī Saʿīd / Sīdāl du Rif oriental, à la demande des tribus berbères locales, qui espéraient bénéficier de la bénédiction du chérif, alors estimé pour sa sagesse et la droiture de son jugement. Leur nom figure sur une stèle aux côtés de celui de leur aïeul Abū Bakr al-ʿAtīq, de même que pour leurs cousins, les Qatinun, établis à Zaydūr, dans les environs de Tlemcen — région qui fut également la terre d’origine de cet ancêtre, Abū Bakr, saint éponyme de la célèbre tribu issue de son fils ʿUmar b. Abī Bakr, connue sous le nom de Ouled Ibn Abī Bakr[3]. Ils se rattachent ainsi à la lignée idrisside par ce dernier, dix-neuvième descendant direct d’Aḥmad b. Idrīs al-Azhar, lui-même fils d’Idrīs al-Akbar.

Filiation

Les Ouled el-Qadi sont les descendants de Mansur el-Qadi, lui-même présenté comme descendant d’Idrīs II par son fils Aḥmad. La chaîne de ses ancêtres[4] indique qu’il serait le fils d’al-Ḥasan, fils de ʿĪsā., fils de Mūsā, fils d'al-Ḥasan, fils d'Ismāʿīl, fils de ʿUmar, fils d’Abū Bakr le Tlemcénien, fils de ʿUmar, fils de Mūsā, fils de Yaḥyā, fils de Zakariyyā, fils de Yaḥyā, fils de Manṣūr, fils d'al-ʿĀfiya, fils de ʿUmar, fils de Hāšim, fils de Muṣṭafā, fils de ʿAlī, fils de Šūšān, fils d'al-Ḥasan, fils d'Ibrāhīm, fils de Saʿīd, fils de Muḥammad, fils de ʿAbd al-Raḥmān, fils de ʿAlī, fils d'Aḥmad, fils d'Idrīs al-Azhar, fils d'Idrīs al-Akbar, fils de ʿAbd Allāh al-Kāmil, fils d'al-Ḥasan al-Muthanna, fils d'al-Ḥasan, fils du Lion de Dieu ʿAlī — Que la paix soit sur lui — et de la Mère des deux petits-fils Fāṭima al-Zahrāʾ, fille du Messager de Dieu Mahomet — que Dieu prie sur lui et le salue.

Voir aussi

Bibliographie

  • Mohammad Ali Amir-Moezzi, « Famille de Mahomet », dans Mohammad Ali Amir-Moezzi (Dir.), Dictionnaire du Coran, Paris, Laffont / Bouquins, , 981 p. (ISBN 978-2-221-09956-8), p. 335-338
  • (en) Moshe SHARON, « The Umayyads as ahl al-bayt », Jerusalem Studies in Arabic ans Islam, no 14,‎ , p. 116-152
  • (en) Moshe SHARON, « Ahl al-bayt, People of the House », Jerusalem Studies in Arabic ans Islam, no 8,‎ , p. 169-184
  • Ṭabarī (trad. annotée de l'arabe et éd. critique de Frédéric Bauden), Les trésors de la postérité ou les fastes des proches parents du prophète, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 579 p. (ISBN 978- 2-724-70363-4)

Articles connexes

Notes et références

  1. (ar) Document de consignation des tribus de la confédération tribale des Qalʿāya (ʾIqerʿiyen), conservé à la Bibliothèque générale de Rabat, dans le recueil Kitāb al-Ansāb, sous le numéro 1275 K. Kh.ʿ. R., Rabat
  2. (ar) حسن الفكيكي, المقاومة المغربية
  3. (ar) عبد الهادي التازي, الفهرس في عمود نسب الأدارسة, p. 67
  4. D’après un manuscrit du début du XXᵉ siècle, authentifié et validé par la Niqābat al-Ashrāf (نقابة الأشراف), institution chérifienne marocaine chargée de reconnaître les lignées se réclamant de la descendance du Prophète Muḥammad et jouant un rôle central dans la légitimation religieuse et politique de la monarchie alaouite[1].
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