Pétition contre la loi Duplomb

Éléments de la page de la pétition tels qu'ils apparaissent sur le site officiel petitions.assemblee-nationale.fr, au , au soir.

La pétition contre la loi Duplomb, précisément nommée « Non à la Loi Duplomb — Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective »[1], est une pétition en ligne créée le sur le site de l'Assemblée nationale.

Première pétition sur le site de l'Assemblée nationale française à atteindre les 500 000 signatures, elle ouvre la possibilité d'un débat parlementaire, neuf jours après sa mise en ligne. Triplant le nombre de signataires deux jours après sa création, elle devient la deuxième pétition la plus signée après celle de 2018 en faveur de la justice climatique L'Affaire du siècle ; elle dépasse les deux millions de signataires le .

La pétition est débattue à l'Assemblée nationale le .

Historique

Contexte

Présentée par les sénateurs Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UDI), soutenue par le gouvernement Bayrou, différents élus de droite et d'extrême droite et la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et combattue par la gauche, les écologistes, des associations environnementales, la Confédération paysanne, les associations de médecins et de lutte contre le cancer et de nombreux scientifiques, la loi Duplomb prévoit notamment la réintroduction dérogatoire de plusieurs pesticides de la famille des néonicotinoïdes[2] et la facilitation de l'implantation de certains projets agricoles, répondant ainsi à plusieurs revendications du syndicat FNSEA.

Création de la pétition

Une pétition en ligne s'opposant au texte, est déposée le sur le portail numérique de l'Assemblée nationale française, deux jours après l'adoption de la loi Duplomb[3], par Éléonore Pattery, une étudiante en master Qualité, sécurité, environnement / Responsabilité sociétale des entreprises[4], qui écrit

« en tant que future professionnelle de la santé environnementale et de la responsabilité collective, j’apprends chaque jour à appliquer ce que vous — législateurs — refusez aujourd’hui de respecter vous-mêmes[5] »

La pétition obtient un soutien surprenant[6],[7],[8],[9].

Évolution du nombre de signataires

Date0500 0001 000 0001 500 0002 000 0002 500 00010/07/202523/07/202501/08/2025Nombre de signatures
Évolution du nombre de signatures recueillies par la pétition du au [10].
Voir ou éditer le jeu de données, et la définition du graphe.

Le , elle passe le cap des 500 000 signatures[11], ouvrant la possibilité, si ces signatures proviennent d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer, d'organiser un débat en séance publique à l'Assemblée nationale sur la pétition — et non sur la loi[8],[12] —, ce qui serait une première au sein de la Ve République[13].

Le , la pétition dépasse le seuil symbolique du million de signatures[14]. Le nombre de 1,5 million de votants est atteint dans la soirée du lundi [15],[16],[17], et la barre des deux millions le [18]. Elle atteint 2 131 368 signatures à la date limite de recueil des signatures, le .

Une des principales pétitions signées en France

Cette pétition devient la pétition la plus signée sur le site de l'Assemblée nationale, devançant celle s'opposant aux « morts, violences et abus liés à la chasse », signée par 122 484 personnes en 2021, ayant abouti à la création d'une mission de contrôle sur la sécurisation de la chasse, et celle pour la dissolution de la Brigade de répression de l'action violente motorisée (BRAV-M), ayant recueilli 263 887 signatures, en 2023[19],[13].

Par ailleurs, la pétition contre la loi Duplomb devance en nombre de signataires la pétition d'opposition à la hausse des prix du carburant en 2018, précurseure du Mouvement des Gilets jaunes, qui rassemble 1,2 million de signatures[20], ainsi que celle d'opposition à la loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, portée par la ministre Myriam El Khomri en 2016, qui rassemble 1,3 million de signataires, ce qui n'empêchera néanmoins pas l'adoption de cette loi[21].

Néanmoins, L'Affaire du siècle, la pétition initiée en par quatre grandes associations (Fondation pour la nature et l'homme, Greenpeace France, Notre affaire à tous et Oxfam France) visant à faire reconnaître l'inaction climatique de l'État français, conserve le record avec environ 2,3 millions de signatures[21],[22].

Cadre juridique et processus de signature

Le droit de pétition devant les deux chambres du Parlement est prévu par l'ordonnance n° 58-1100 du .

Selon le règlement intérieur de l'Assemblée Nationale, à partir de 500 000 signatures, et du moment qu'elles sont issues d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer, la conférence des présidents de l'Assemblée peut décider d'organiser un débat en séance publique dédié à cette pétition. Ce débat n'est pas assorti d'un vote (et donc d'une abrogation de la loi, même si des députés peuvent déposer des propositions de loi ultérieure allant dans ce sens)[23].

Pour signer la pétition, il est nécessaire de s'identifier via la plateforme FranceConnect afin d'assurer la validité de la signature. Une fois connecté, il faut cocher une case pour valider la signature de la pétition. Un processus similaire permet de la retirer[24],[25], tout en garantissant une signature unique[26], contrairement à ce que peuvent affirmer des messages postés sur les réseaux sociaux comme X[27].

Soutiens

Pierre Niney, Julien Doré et EnjoyPhoenix apportent leur soutien à la pétition.

Cette pétition divise le monde agricole : si des syndicats comme la FNSEA (majoritaire)[28] et la Coordination rurale sont favorables à la loi, la Confédération paysanne (troisième syndicat agricole du pays, qui a rassemblé 21% des suffrages lors des élections aux chambres d'agricultures peu avant la pétition) demande de l’abroger[29].

Le magazine L'abeille de France, publié par le syndicat national d'apiculture diffuse sur son site un appel à signer cette pétition[30]. La pétition reçoit également le soutien de certaines personnalités, comme l'acteur Pierre Niney, le chanteur Julien Doré ainsi que des créatrices de contenus comme EnjoyPhoenix[31].

Le , divers scientifiques et sociétés savantes (dont les représentants de la Société française de pédiatrie, du Centre national de la recherche scientifique, et de l'Institut national du cancer) signent une tribune dans Le Monde pour demander le retrait de la loi, en faveur du principe de précaution et évoquant notamment la pétition en cours[32],[33]. Le lendemain, alors que le débat sur la loi est relancé par le succès de la pétition, le Conseil national de l'Ordre des médecins se prononce en défaveur de la loi Duplomb[34].

Réactions et critiques

Réaction en France

Monde politique

Compte tenu du succès de la pétition, le , Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, se déclare favorable à l'organisation d'un débat, comme le permet le règlement intérieur, mais estime qu'il « ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée »[12],[35], tandis que le président de la République, Emmanuel Macron a la prérogative constitutionnelle, selon l'article 10, de demander le réexamen du texte, et la reprise d'une procédure législative classique[36].

Le , Laurent Duplomb accuse « l'extrême-gauche et les écologistes » d'avoir « diabolisé » son texte de loi. Il estime que sans cette influence, les Français ne se seraient pas autant mobilisés pour signer la pétition qui vise à faire pression, selon lui, sur le Conseil constitutionnel[37].

Le , la majorité des partis, ainsi que le gouvernement, se déclarent favorables à un débat[38],[39]. En raison des vacances parlementaires, la conférence des présidents de l'Assemblée nationale ne peut statuer sur le sujet avant le [40].

Une des dispositions contestées, celle afférente à la réintroduction des néonicotinoïdes, est finalement censurée par le Conseil constitutionnel le [41].

Le débat à l'Assemblée nationale, symbolique et sans conséquence[42], a finalement lieu le [43]. Non suivi d'un vote, il confirme le clivage entre les défenseurs d’une agriculture qui doit produire à armes égales avec ses voisins, quitte à revenir sur certaines règles et contraintes, et les tenants de la transition agroécologique[44].

Monde agricole

Le Figaro signale l'existence de contre-pétitions qualifiée également de pétition permettant de « soutenir le monde agricole » et ses agriculteurs qui « nourrissent les Français ». Selon le quotidien, une quinzaine de pétitions sont publiées sur la plateforme de l'Assemblée nationale dont l'une, publiée le par un agriculteur de 53 ans, est signée 48 heures plus tard par plus de 500 personnes[45].

Le , à Toulouse ainsi qu'à Limoges, à l'appel de la Coordination rurale, des agriculteurs souillent les abords des locaux appartenant au parti Les Écologistes pour « dénoncer » cette pétition, tout en déployant des banderoles hostiles à la députée Sandrine Rousseau[46].

Réactions à l'étranger

Le média alternatif espagnol Tercera Información titre « Les Français rejettent la loi visant à réintroduire les pesticides », en qualifiant la pétition d'« événement sans précédent »[3].

En Allemagne, le journal Süddeutsche Zeitung explique qu'une « sensation démocratique que personne n’avait prédite fait irruption en plein milieu des vacances d’été françaises »[47].

Analyses

Loïc Blondiaux, professeur de science politique, explique lors d’une interview publiée par France Info que si l'impact juridique de cette pétition sera vraisemblablement assez faible, les parlementaires et le président de la République devraient tenir compte de cette pétition dans les choix futurs. L'absence de conséquences à la mobilisation contre ce texte pourrait, toujours selon ce professeur, alimenter un sentiment grandissant d'une certaine forme de « déni de démocratie ». Il précise également que les pouvoirs publics devraient envisager à institutionnaliser des « formes de délibérations avec les citoyens »[48].

Pour Jean-Marc Proust, critique littéraire sur Marianne, « La pétition contre la loi Duplomb témoigne d'un refus d'une démocratie expéditive »[49] et selon Anne de Guigné, journaliste au Figaro Magazine, la pétition et les débats qui l'entourent illustreraient « la manière dont le principe de précaution a façonné les mentalités depuis vingt ans »[50].

Références

  1. ↑ « Pétition « Non à la Loi Duplomb — Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective. » », sur Assemblée nationale, (consulté le ).
  2. ↑ « Résultat du vote de la Loi Duplomb sur l’agriculture » Accès libre, sur datan.fr, (consulté le ).
  3. « Pétition contre la loi Duplomb : “Du jamais-vu dans l’histoire récente de la France” » Accès payant, Courrier international, (consulté le ).
  4. ↑ AFP, « « Je défends la voix de la liberté » : qui est Éléonore Pattery, l’étudiante à l’origine de la pétition contre la loi Duplomb ? » Accès libre, Le Parisien, (consulté le ).
  5. ↑ J.F, « Pétition contre la loi Duplomb : ce que l'on sait sur son autrice Éléonore Pattery » Accès libre, sur TF1 Info, (consulté le ).
  6. ↑ Alice Martin, « Loi Duplomb : une pétition demandant l’abrogation du texte décrié collecte plus de 90 000 signatures » Accès libre, Ouest-France, (consulté le ).
  7. ↑ « Loi Duplomb : une pétition contre le texte rassemblant plus de 100 000 signatures mise en ligne sur le site de l'Assemblée nationale » Accès libre, sur France Info, (consulté le ).
  8. Claire Tervé, « 156 000 signatures en huit jours : cette pétition contre la loi Duplomb devient virale » Accès libre, sur Le HuffPost, (consulté le ).
  9. ↑ Pierre Breteau et Adel Miliani, « Loi Duplomb : où en est la pétition et quelle suite peut lui être donnée », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  10. ↑ « Loi Duplomb : combien de personnes ont signé la pétition, et peut-elle réellement influencer le gouvernement ? », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. ↑ AFP, « Une pétition contre la loi Duplomb franchit les 500 000 signatures, ouvrant la possibilité d’un débat à l’Assemblée nationale », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  12. M.D., AFP, « Pétition contre la loi Duplomb : « Un débat ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée », prévient Yaël Braun-Pivet » Accès libre, sur 20 Minutes, (consulté le ).
  13. AFP, « La pétition contre la loi Duplomb sur le site de l’Assemblée nationale bat tous les records... pour rien ? » Accès libre, Le Nouvel Obs, (consulté le ).
  14. ↑ « Loi Duplomb : la pétition demandant son abrogation dépasse le million de signatures » Accès libre, sur France 24, (consulté le ).
  15. ↑ « La pétition contre la loi Duplomb fait réagir les apiculteurs provençaux » Accès libre, sur France bleu, (consulté le ).
  16. ↑ AFP, « Une pétition contre la loi Duplomb dépasse le million de signatures, ouvrant la possibilité d’un débat à l’Assemblée nationale », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  17. ↑ Mathilde Gérard et Robin Richardot, « Plus d’un million de signatures contre la loi Duplomb : une pétition à succès, mais un sort politique incertain », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  18. ↑ « Loi Duplomb : la pétition s'opposant au texte dépasse les 2 millions de signatures », sur BFM Business, (consulté le ).
  19. ↑ AFP, « Pétition pour l’abrogation de la loi Duplomb : plus d’1,8 million de signatures sur le site de l’Assemblée nationale », Libération (consulté le ).
  20. ↑ « Loi Duplomb : les pétitions peuvent-elles vraiment faire changer la loi ? 3 pétitions l'ont démontré », sur France 3 Centre-Val de Loire, (consulté le ).
  21. Zoé Samin, « Plus d'un million de signatures contre la loi Duplomb : ces pétitions françaises qui ont (pour l'heure) fait mieux » Accès libre, sur TF1 Info, (consulté le ).
  22. ↑ « Questions d'environnement - Loi Duplomb en France : une pétition peut-elle changer le cours de l'histoire ? », sur Radio France internationale, (consulté le ).
  23. ↑ « Pétition contre la loi Duplomb : plus de 1,8 million de signatures sur le site de l'Assemblée nationale », sur Vie-publique.fr, (consulté le ).
  24. ↑ « Comment fonctionne la plateforme des pétitions ? » Accès libre, sur Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale (consulté le ).
  25. ↑ Antoine Roche, « Comment signer la Loi Duplomb » Accès libre, sur Les Numériques, (consulté le ).
  26. ↑ Benjamin Hue, « Pétition contre la loi Duplomb : comment sont authentifiés et comptabilisés les signataires ? » Accès libre, sur RTL, (consulté le ).
  27. ↑ « Peut-on signer la pétition contre la loi Duplomb plusieurs fois ? », sur Le HuffPost, (consulté le ).
  28. ↑ « Loi Duplomb et pesticides : comment la FNSEA a imposé ses revendications », Sud Ouest, (consulté le ).
  29. ↑ Clément Anal, « Loi Duplomb : la FDSEA du Gard partage une contre-pétition, la réponse cinglante de la Confédération paysanne » Accès libre, sur Ici (radio), (consulté le ).
  30. ↑ « Pétition contre la loi Duplomb, Soyons nombreux à la signer! » Accès libre, sur labeilledefrance.com, (consulté le ).
  31. ↑ Jeanne Cassard, « Plus d’un million de signatures contre la loi Duplomb : le gouvernement sous pression » Accès libre, sur Reporterre, (consulté le ).
  32. ↑ « « Le Conseil constitutionnel doit censurer la loi Duplomb au nom du principe de précaution » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  33. ↑ « Des scientifiques dénoncent la loi Duplomb, « dangereuse pour la santé » », sur 20 Minutes, (consulté le ).
  34. ↑ « "Sur le plan médical, le doute n'est pas raisonnable" : l'Ordre national des médecins s'engage contre la loi Duplomb », sur France Info, (consulté le ).
  35. ↑ AFP, « Record absolu pour la pétition contre la loi Duplomb » Accès libre, sur 20 Minutes, (consulté le ).
  36. ↑ « « Emmanuel Macron a la possibilité de ne pas promulguer la loi Duplomb, lorsqu’elle lui sera soumise » », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  37. ↑ James Abbott, « "Quand on fait peur à tout le monde, voilà le résultat": la réaction de Laurent Duplomb à la pétition contre sa loi » Accès libre, sur RMC, (consulté le ).
  38. ↑ Elie Abergel, « "Je pense qu'il faut le faire par respect" : la majorité des partis favorables à un débat parlementaire après le succès de la pétition contre la loi Duplomb » Accès libre, sur France Info, (consulté le ).
  39. ↑ AFP, « Loi Duplomb : le gouvernement se dit favorable à un débat et souhaite l’avis de l’Anses » Accès libre, La Croix, (consulté le ).
  40. ↑ Nathalie Segaunes, « Loi Duplomb : l’exécutif à son tour sous pression », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  41. ↑ « Loi Duplomb : le Conseil constitutionnel censure les dispositions autorisant la réintroduction de l’acétamipride », le Monde,‎ (lire en ligne)
  42. ↑ Lucie Delaporte, « Parodie de débat autour de la pétition contre la loi Duplomb à l’Assemblée », sur Mediapart, (consulté le )
  43. ↑ « Loi Duplomb : sept mois après, la pétition record sur l’agriculture enfin débattue à l’Assemblée nationale », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  44. ↑ Mathilde Gérard, « Loi Duplomb : le débat sur la pétition à l’Assemblée nationale confirme les clivages sur l’agriculture », le Monde,‎ (lire en ligne)
  45. ↑ Clara Hidalgo, « Des contre-pétitions tentent d’émerger pour défendre la loi Duplomb et le monde agricole » Accès libre, Le Figaro, (consulté le ).
  46. ↑ AFP, « Loi Duplomb : des agriculteurs jettent du fumier et des ordures sur les locaux des Ecologistes à Toulouse et à Limoges » Accès libre, Le Monde, (consulté le ).
  47. ↑ « Vu de l’étranger. Pétition contre la loi Duplomb : une “sensation démocratique”, et après ? » Accès limité, Courrier international, (consulté le ).
  48. ↑ Robin Prudent, « Pétition contre la loi Duplomb : "En France, le pouvoir est extrêmement concentré et la participation citoyenne peu valorisée", selon Loïc Blondiaux », Courrier international, (consulté le ).
  49. ↑ Jean-Marc Proust, « Jean-Marc Proust : "La pétition contre la loi Duplomb témoigne d'un refus d'une démocratie expéditive" », sur marianne.net, (consulté le ).
  50. ↑ Anne de Guigné, « Anne de Guigné: «La pétition contre la loi Duplomb ou le principe de précaution vingt ans plus tard» », sur lefigaro.fr, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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