Paul Artôt

Paul Artôt
Biographie
Naissance
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(à 83 ans)
Ixelles
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Maître
Distinction

Paul Artôt, né à Bruxelles, le et mort à Ixelles le , est un peintre et un dessinateur belge et le fondateur du « Prix Paul Artôt », décerné par l'Académie royale de Belgique.

Biographie

Famille

Paul (Paul Joseph Ferdinand) Artôt, né rue des Fabriques no 33 à Bruxelles le , est le fils de Maurice Georges Artôt (1841-1917), employé au Ministère des Travaux publics et de Marie Jeanne Pettens (1844-1928). Il épouse à Ixelles le Louise Henriette Van der Hecht (1879-1958), fille du peintre Henri Van der Hecht. Parmi leurs témoins de mariage figurent les artistes Adolphe Wansart et Georges Baltus[1],[2].

Formation

L'Amour sauvé des eaux (1904).

Paul Artôt étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, sous la direction de Jean-François Portaels. Il participe aux « Salons du Mardi », organisés sous l'égide de Ray Nyst, qui réunit de nombreux artistes et personnalités belges et étrangères, en particulier symbolistes et occultistes[3]. En 1892, il se forme à Florence, où il se rend durant quelques mois, accompagné de Georges Baltus, à l'invitation de Joséphin Peladan qui les initie à la beauté des primitifs italiens[4].

Carrière

Paul Artôt commence à exposer au Salon d'Art idéaliste en 1897, puis envoie ses œuvres au 6e salon de La Libre Esthétique en 1899[5]. Entre 1900 et 1912, il enseigne à la School of Art de Glasgow, créée sous l'impulsion de l'architecte Charles Rennie Mackintosh. Il est professeur de dessin et de peinture. De 1903 à 1910, ses cours sont consacrés à la peinture animalière d'après nature. Devenu, en 1908, membre du conseil des professeurs, il est, en 1911, nommé responsable des modèles vivants et costumés[4].

De retour en Belgique, l'artiste est présent au Salon de l'Estampe de 1914 et au Salon Pour l'art, la même année. Après la Première guerre mondiale, il expose notamment à la Biennale de Venise (1920), aux Salons d'Anvers de 1920 et 1926. Il continue à envoyer des œuvres aux expositions du cercle Pour l'art jusqu'en 1934. Le , il est nommé professeur du cours supérieur de dessin à l'Institut supérieur des beaux-arts d'Anvers[6].

Paul Artôt meurt, trois semaines après son épouse, à l'âge de 75 ans, dans sa maison-atelier, avenue Maurice no 9 à Ixelles le [7]. Conformément à ses dernières volontés, son épouse et lui font donation en faveur de l'Académie royale de Belgique de leur appartement, rue Jeanne à Bruxelles. L'Académie est mandatée pour recueillir les revenus de la fondation afin d'attribuer un prix biennal dénommé « Prix Paul Artôt » destiné à l'auteur (âgé de moins de 40 ans), d'une fresque ou d'un tableau à l'huile, dont la composition est exprimée par la figure humaine. Le prix est créé 1958, année de la mort de l'artiste et de sa femme et attribué pour la première fois en 1962, à l'issue de la période biennale 1960-61[8],[9].

Œuvre

Caractéristiques

Jeune femme assoupie au bord de l'eau.

Le champ pictural de Paul Artôt couvre essentiellement les portraits, les nus et les paysages. Il recourt à différents médias et techniques : peinture à l'huile, aquarelle, tempera et dessin. Il réalise également des fresques. Ses portraits sont connus pour leur acuité psychologique[10].

Au début de sa carrière, il est profondément inspiré par le style néoclassique de Jean-Auguste-Dominique Ingres. Il intègre cette inspiration dans ses cours de dessin, encourageant ses élèves à développer une compréhension chimique de leurs pigments et à dessiner au crayon de craie plutôt qu'au fusain traditionnel[4].

Sélection d'œuvres

  • Jeune fille (dessin) exposé au Salon de Bruxelles de 1903[11].
  • Rêverie, Salon de printemps de 1920 à Bruxelles.
  • Portrait au Salon d'Anvers de 1920.
  • Tristan et Yseult au Salon Pour l'art de 1922.
  • Jeune femme au Salon d'Anvers de 1926.
  • L'Enfant prodigue, L'Endormie et Le Baiser, lithographies exposées au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 1929.
  • Fresque du fronton de la grande ogive du chœur à l'église de Sainte-Marie du Cœur de Jésus au couvent de Nederbrakel, représentant l'éducation des enfants et les soins dispensés par les religieuses (1950)[12].

Collections muséales

  • Musée des Beaux-Arts de Gand :
    • Portrait d'homme (1918), lithographie sur papier, inventaire no 1947-N, format 31 × 25,2 cm, acquis en 1947[13].
    • Portrait d'un garçon (s.d.), crayon à la craie rouge sur papier, inventaire no 1907-L, format 36,8 × 25,8 cm, acquis en 1907[14].

Distinctions

Liste des lauréats du Prix Paul Artôt

La liste est établie sur base des bulletins de l'Académie royale de Belgique[9].

Prix Paul Artôt
Année Lauréat Résidence
1 1962 Micheline Boyadjian Bruxelles
2 1964 Pierre Pasteels Archennes
3 1966 Charles Van Deun Anvers
4 1968 Nicole Everard de Harzir Bruxelles
5 1970 Non décerné
6 1972 Charles Szymkowicz Lodelinsart
7 1974 Jean-Marie Molle Brasménil
8 1976 Jacques Ransy Marcinelle
9 1978 Dany Vienne Mons
10 1980 Christian Rolet Bruxelles
11 1982 Daniel Pelletti La Louvière
12 1984 Bernard Rinchon Saint-Ghislain
13 1986 Michel Mineur
14 1988 Denis de Ridder Bruxelles
15 1990 Nathalie Pirotte
16 1992 Geoffroy De Volder Bruxelles
17 1994 Nathalie Stockman Grez-Doiceau
18 1996 Jean-Pierre Gonthier
19 1998 Jean Séroux
20 2000 Laurence Gillain Flawinne
21 2002 Pierre Gérard Liège
22 2004 Didier Leemans Bruxelles
23 2006 Stephan Balleux Bruxelles
24 2008 Frédéric Penelle Bruxelles
25 2010 Clara Fanise Plasticienne française
26 2012 Thierry Grootaers Liège
27 2014 Non décerné
28 2016
29 2018 Yoann Van Parijs
30 2020 Justine Taillard
31 2022
32 2024 Pierre Maurcot
33 2026


Références

  1. ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. ↑ « État-civil d'Ixelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  3. ↑ Dominique Wagneur, Paul Artôt : dessinateur, lithographe et peintre bruxellois (1875-1958) (mémoire présenté sous la direction de M. Colman en vue de l'obtention du grade de licencié en Histoire de l'Art - Archéologie), Liège, ULiège, — consultable à l'ULiège Library.
  4. (en) Rédaction, « Artot, Paul », sur catalogue.gsaarchives.net, (consulté le ).
  5. ↑ Rédaction, « La Libre esthétique », Le Peuple, no 50,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ Rédaction, « Le Salon Pour l'Art », Le Soir, no 118,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  7. Rédaction, « Nécrologie », Le Soir,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ Académie, « Prix Paul Artôt », Bulletin de l'Académie royale de Belgique, vol. 42,‎ , p. 14-15 (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Prix Paul Artôt », sur persee.fr, (consulté le ).
  10. ↑ Jules Dujardin, L'art flamand : Les artistes contemporains, Bruxelles, Arthur Boitte, , 360 p. (lire en ligne), p. 304.
  11. ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1903, Bruxelles, Imprimerie Fred. Tilbury, , 262 p. (lire en ligne), p. 111.
  12. ↑ Richard Dupierreux, « La fresque de Paul Artôt à Nederbrakel », Le Soir,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ « Paul Artôt », sur mskgent.be, (consulté le ).
  14. ↑ « Paul Artôt », sur mskgent.be, (consulté le ).
  15. ↑ Rédaction, « Moniteur », La Cité nouvelle,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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