Pierre François Le Roy
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(à 73 ans) Bruxelles |
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Pierre François Le Roy (ou Leroy), né le à Namur (Belgique) et mort à Bruxelles le , est un sculpteur des Pays-Bas méridionaux (Belgique actuelle).
Biographie
Pierre François Le Roy, né le à Namur, est le fils d'Hubert François Le Roy et d'Anne-Catherine Duchesne. Il est issu d'une famille bourgeoise mais peu aisée. Le , il épouse à Namur Marie Catherine Briot. Leur fils, Pierre Jean-Baptiste Le Roy, a fait une carrière de dessinateur, de peintre de batailles et de chevaux[1].

Il sculpte dès sa jeunesse à Namur. De 1753 à 1755, il se perfectionne à Paris chez l’Anversois Jacques Verberckt, ornemaniste réputé qui a travaillé, entre autres, pour Louis XV à Versailles. De retour à Namur, il est reçu maître sculpteur en 1755 et bourgeois le . Il restaure les statues des Saints Pierre et Paul de l’église Saint-Loup et réalise une sainte Anne en bois pour la même église. En 1760, il part pour Nivelles où il reste un an et demi dans l’atelier de Laurent Delvaux, sculpteur de cour de Charles Alexandre de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens[2]. Vers 1762, il réalise de nombreuses sculptures en bois ou en marbre de Carrare pour la cathédrale Saint-Aubain de Namur et l'église Notre-Dame d'Harschamp de Namur.

Retournant à Paris vers 1765, il suit les cours de l’Académie royale de peinture et de sculpture et est choisi comme assistant par Charles-Antoine Bridan, sculpteur du roi de France Louis XV. De 1765 à 1768, Le Roy exécute des commandes pour lui dont, en 1867, deux statues monumentales pour la façade du portail de la cathédrale Saint-Étienne de Metz ainsi que des trophées d'arme pour la place de Metz. En 1768, Le Roy accompagne Bridan à Carrare pour sélectionner et acheter le marbre nécessaire à la réalisation d’une « Assomption », groupe colossal pour le maître-autel de la cathédrale de Chartres. Le voyage de Leroy en Italie dure quatre ans de 1769 à 1773 pendant lequel il a l'occasion de découvrir à Florence et Rome les antiquités gréco-romaines, l'art de la Renaissance ainsi que les artistes baroques[3]. Après être brièvement passé par Paris, il revient à Namur en 1773. Il y réalise la sculpture des ornements des confessionnaux de la cathédrale Saint-Aubain de Namur. L’impératrice Marie-Thérèse d'Autriche et le gouverneur Charles Alexandre de Lorraine acquièrent plusieurs de ses œuvres dans les années 1780[2].

Á partir de 1782, il réside par intermittence à Namur, ayant pris une maison en location à Bruxelles pour bénéficier de plus de commandes. En 1794, il s'installe définitivement à Bruxelles y menant une existence sans relief particulier[2].
Le , il meurt à Bruxelles chez son fils Pierre Jean-Baptiste[2].
Ses œuvres se retrouvent notamment dans différents monuments de Namur (cathédrale Saint-Aubain, église Saint-Loup et église Saint-Nicolas de Namur) et au musée des arts décoratifs de Namur.
Style artistique
Ses œuvres, d’inspiration néo-classique, se caractérisent par un grand souci de finition et de délicatesse. Il se distingue par la qualité de ses bas-reliefs, issue d’un savoir-faire acquis de Namur, à Paris et Rome. Il affectionnait le marbre de Carrare mais a également sculpté le bois, matière plus facile à travailler et moins coûteuse.
Sélection d'œuvres
- Ecco Homo, médaillon en marbre et chêne.
- Enfant endormi, marbre, musée des arts décoratifs de Namur.
- Statue de sainte Anne, église Saint-Loup de Namur.
- Anges (putti) et draperies, sculptures en bois, cathédrale Saint-Aubain de Namur.
- Quatre Évangélistes et quatre Docteurs de l’Église (Saints Jérôme, Augustin, Grégoire et Ambroise), médaillons, marbre de Carrare, cathédrale Saint-Aubain de Namur, c. 1762.
- Sainte-Face, bas relief en marbre, cathédrale Saint-Aubain de Namur.
- Ornement (Arma Christi) et Marie-Madeleine, le roi David, le Retour du Fils prodigue, le Christ bénissant, le Christ Bon Pasteur, saint Pierre, sculptures et médaillons en bois des confessionnaux, cathédrale Saint-Aubain de Namur.
- Statues monumentales, grès, cathédrale Saint Étienne de Metz, 1767-1768.
- L'Aurore, bois, vaisseau La Corvette, Le Havre, 1767.
- Buste de Starhemberg, terre cuite dorée, musée des arts décoratifs de Namur.
- Un moine en prière, terre cuite, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1768.
Hommage
En 2006, une exposition a été organisée au musée provincial des arts anciens du Namurois (à Namur) une exposition sur Les Le Roy : une dynastie d'artistes.
Notes et références
- ↑ Annales de la Société archéologique de Namur, Namur, Wesmael-Charlier, (lire en ligne)
- « Enfant endormi, arc et carquois », sur Les Bateliers (consulté le )
- ↑ « Pierre-François Le Roy, sculpteur namurois au Siècle des Lumières », sur Que Faire (consulté le )
Annexes
Articles connexes
Bibliographie
- Duquenne, Xavier, La vie de Pierre-François Le Roy, sculpteur de Namur (1739-1812) dans Les Le Roy (XVIIIe-XXe s.), une dynastie d’artistes, Namur, Société archéologique de Namur, 2006.
- Jacobs, Alain, Les œuvres du sculpteur Pierre-François Le Roy dans Les Le Roy (XVIIIe-XXe s.), une dynastie d’artistes, Namur, Société archéologique de Namur, 2006.
Liens externes
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