Pierre Jean-Baptiste Le Roy

Pierre Jean Baptiste Leroy
Naissance
Décès
(à 90 ans)
Bruxelles
Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Enfant
Pierre François Charles Leroy (d)

Pierre Jean-Baptiste Le Roy, né à Namur le et mort à Bruxelles le , est un dessinateur, artiste peintre, aquafortiste et aquarelliste belge. Il est connu pour ses scènes de genre, ses peintures de bataille et ses paysages.

Biographie

Cavalier tenant les rênes de son cheval.

Pierre Jean-Baptiste Le Roy, né à Namur le , est le fils de Pierre François Le Roy, sculpteur et de Marie Catherine Briot. Il était marié à Caroline Eugénie Hellin. Il a plusieurs enfants dont plusieurs sont artistes-peintres : Pierre François Charles (1803-1833), Guillaume (1811-1886) et Joseph Anne Le Roy (1812-1860).

La Place de Bruges, Musée Groeninge.

Il est d'abord formé par son père puis, en l'absence de celui-ci, par le peintre paysagiste et animalier Jean-Baptiste De Roy[1].

Combat d'infanterie et de cavalerie.

Adoptant la peinture de genre, il signe des œuvres à l'huile, à l'aquarelle et au lavis. Dès 1805, il participe au salon d'Anvers. Il excelle en particulier dans la technique de l'eau-forte pour représenter de petites scènes militaires, de paysages bucoliques agrémentés de personnages et de scène animalières[1].

Au salon de Gand de 1811, la médaille d'or lui est décernée pour un grand dessin, L'Arc de triomphe de la porte de Laeken. En 1816, il reçoît une nouvelle médaille d'or au salon de Gand avec la Bataille de Waterloo, pour sa valeur documentaire et artistique. Á partir de 1816, il réalise une série de dessins pour l'éditeur Van Bever, retraçant notamment les épisodes de l'entrée et de l'intronisation du roi Guillaume Ier des Pays-Bas à Bruxelles. Il y a ajouté un certain nombre de scènes locales de Bruxelles qui ont gardé une grande valeur documentaire[1].

Après la Révolution belge de 1830, il s'expatrie en Hollande, à Paris, à Vienne et à Londres[1].

Á la suite de son décès le à Bruxelles, il reçoît des funérailles religieuses le à l'Église Saints-Jean-et-Étienne-aux-Minimes en présence du maréchal du Palais, de représentants de la Maison royale et des familles nobles[2].

On trouve ses œuvres au Musée de la ville de Bruxelles, au Palais Het Loo à Apeldoorn et au Musée Groeninge à Bruges.

Sélection d'œuvres

  • Rencontre entre les Mameluks et la cavalerie française, huile sur toile, salon d'Anvers de 1805.
  • Charge de cavalerie, huile sur toile, salon d'Anvers de 1805.
  • La Promenade du bœuf gras à Bruxelles, 1806.
  • La Danse de l'ours, eau-forte, 1806.
  • Vue de la place royale avec la promenade des Géants, salon de Gand de 1811.
  • Vue du salon de Gand, 1812.
  • Choc de cavalerie, 1812.
  • Course de chevaux, 1812.
  • Bataille de Waterloo, dessin, 1816.

Références

  1. Henri Hymans, Nouvelle biographie nationale, Bruxelles, Emile Bruylant, 1890-1891 (lire en ligne), p. 928-930
  2. « Nécrologie », L'Indépendance Belge,‎ , p. 2 (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Henri Hymans, Nouvelle biographie nationale, éd. Émile Bruylant, Bruxelles, 1890-1891.

Liens externes

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