Policier auxiliaire

Insigne de policier auxiliaire affecté à la Préfecture de police de Paris.

Les policiers auxiliaires (PA) étaient, en France, des appelés du contingent ayant choisi d'effectuer leur service national comme auxiliaires dans la Police nationale. Cette possibilité avait été introduite par la loi no 87-512 du [1]. C'était un service civil, cependant faisant partie des formes de service actif. Pour effectuer cette forme de service national, il fallait faire en amont des démarches particulières et satisfaire à certaines conditions de recrutement.

Revêtus de l'uniforme de la Police nationale, ils étaient différenciés de leurs collègues titulaires par leurs épaulettes vertes, le bandeau vert de leurs casquettes et le galonnage qui se portait sur la manche gauche de l'uniforme. A noter que malgré les correspondances avec ceux des entités militaires indiquées ci-après où l'on peut lire le grade de "sergent" et où n'apparait pas la distinction de "soldat de 1e classe", le galonnage correspondait respectivement à : 2ème classe, 1ère classe, caporal, caporal-chef.

La hiérarchie des policiers auxiliaires et sa correspondance avec la hiérarchie militaire sont fixées comme suit :

1° Gardien de la paix auxiliaire de 2e classe de la police nationale : soldat de 2e classe ;

2° Gardien de la paix auxiliaire de 1re classe de la police nationale : caporal ;

3° Sous-brigadier auxiliaire de 2e classe de la police nationale : caporal-chef ;

4° Sous-brigadier auxiliaire de 1re classe de la police nationale : sergent.

L'avancement des policiers auxiliaires en service actif, et de ceux de la disponibilité et de la réserve, est subordonné au respect des règles suivantes :

1° Le gardien de la paix auxiliaire de 2e classe de la police nationale ne peut être nommé gardien de la paix auxiliaire de 1re classe de la police nationale s'il n'a obtenu une qualification définie par le ministre de l'intérieur et accompli quatre mois de service effectif à compter de son incorporation.

2° Le gardien de la paix auxiliaire de 1re classe de la police nationale ne peut être nommé sous-brigadier auxiliaire de 2e classe de la police nationale s'il n'a obtenu une qualification définie par le ministre de l'intérieur et accompli deux mois de service actif dans son grade.

3° Le sous-brigadier auxiliaire de 2e classe de la police nationale ne peut être nommé sous-brigadier auxiliaire de 1re classe de la police nationale s'il n'a obtenu une qualification définie par le ministre de l'intérieur et accompli deux mois de service actif dans son grade.

Ces grades ont été remplacés au cours de leur existence par ceux, respectivement, de Policier Auxiliaire de 2e classe, de Policier Auxiliaire de 1e classe, de Policier Auxiliaire Hors Classe puis de Policier Auxiliaire de Classe Exceptionnelle et ce, jusqu'à la suspension du Service National.


Ils effectuaient des missions de soutien, circulation, renseignement aux passants, îlotage. Les policiers auxiliaires étaient armés de pistolets semi-automatiques Unique Rr51 de calibre 7,65 mm court.

Les policiers auxiliaires étaient accompagnés, en théorie, de manière permanente par des fonctionnaires de police sur le terrain. Ils bénéficiaient en outre d'une formation initiale et continue dans les centres de formation de la police nationale ou dans les écoles nationales de police (ENP) : règlements dont protocolaires, organisation et fonctionnement du Ministère de l'Intérieur et en particulier de la Police Nationale, instruction civique, sécurité de locaux, tir au pistolet semi-automatique, circulation, simulation d'interpellation et d'arrestation, secourisme, accueil, activités physiques etc[2]...

Les policiers auxiliaires n'étaient pas assermentés mais étaient cités dans l'ancien Code de la Route (articles R44 et R229-1) comme agents habilités à effectuer la circulation, dont les signes devaient être respectés par les conducteurs et prévalaient sur les feux et panneaux de signalisation routière.

En 1998, les policiers auxiliaires étaient au nombre de 6 520[3]

Il étaient plus nombreux auparavant - plus de 8000 - mais compte-tenu de l'apparition massive des Adjoints de Sécurité (emplois jeunes dans la Police Nationale) et la suspension progressive du service national, le nombre de Policiers Auxiliaires de ce fait était moins important.

Ainsi, ils ont disparu avec la suspension totale du service national en 2001, et comme indiqué, en partie remplacés par les adjoints de sécurité (nommés policiers adjoints depuis 2021).

Notes et références

Voir aussi

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