Pont d'Athis-Mons

Pont d'Athis-Mons
Le pont vu depuis la rive gauche (2015).
Le pont vu depuis la rive gauche (2015).
Géographie
Pays France
Région Île-de-France
Département Essonne
Commune(s) Athis-Mons et Vigneux-sur-Seine
Coordonnées géographiques 48° 42′ 17″ N, 2° 24′ 07″ E
Fonction
Franchit Seine
Fonction Pont ferroviaire
Itinéraire Ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Montargis
Caractéristiques techniques
Longueur 178 m
Construction
Construction 1863, 1871, 1952
Mise en service 1863
Maître d'ouvrage PLM
Entreprise(s)
  • 1871 : société Schneider et Cie et les entrepreneurs Bathier et Canapville.
  • 1944 : remise en service provisoire par SNCF et le Génie américain.
  • 1952 : Société des ponts et travaux en fer pour l'ossature métallique et entreprise Saignat pour le hourdis en béton armé.
Géolocalisation sur la carte : Essonne
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(Voir situation sur carte : France)

Le pont d'Athis-Mons, appelé aussi pont de Lyon ou pont du Bourbonnais, est un viaduc ferroviaire qui permet à la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Montargis de traverser la Seine entre Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons.

Situation ferroviaire

Le viaduc d'Athis-Mons, long de 178 mètres, permet le franchissement de la Seine au point kilométrique (PK) 18,860 de la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Montargis, entre les gares de Vigneux-sur-Seine et de Juvisy[1].

Histoire

Un projet de pont fixe routier entre Athis-Mons et Vigneux avait été étudié par les ponts et chaussées en 1860 à proximité de la station ferroviaire d'Athis (arrêt de « Petit-Mons » ouvert en 1841 sur la ligne de Paris à Corbeil) mais avait été abandonné en 1862 par manque de financement local[2].

Le « pont d'Athis » est mis en service en 1863 lors de la création du raccordement de Villeneuve-Saint-Georges à Juvisy, permettant à la compagnie du PLM d'exploiter, depuis Paris, la ligne de Juvisy à Corbeil qu'elle venait de reprendre au défunt syndicat du Bourbonnais.

Pont d'Athis-Mons détruit par le génie français pendant la guerre de 1870 (cliché d'Auguste Hippolyte Collard, 3 avril 1871).

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, l'ouvrage est détruit le par le génie français devant l’avance ennemie comme un grand nombre de ponts ferroviaires et routiers. Il a été reconstruit en 1872. La section de Villeneuve-Saint-Georges à Juvisy sur le PLM étant impossible, la desserte de Corbeil s'effectue au départ de la gare d’Orléans, comme aux premiers temps. La réouverture a lieu le 5 février 1872[3].

Au mois de , le PLM double le pont par un nouvel ouvrage, à la suite de l'élargissement de la plateforme, portée de deux à quatre voies entre les gares de Villeneuve-Saint-Georges et Juvisy[4]. En , une travée est dynamitée, mais les plus graves avaries sont causées par les bombardements des mois de mai et . À la Libération, deux travées sur cinq sont détruites et les autres partiellement endommagées. Le pont sera rétabli sous forme provisoire avec deux voies en , permettant une reprise du trafic avant sa reconstruction totale.

Le pont avec le train à vapeur SNCF 141.R.420 classé (1986).

Caractéristiques

Le pont d'Athis est un ouvrage biais à 70° qui comporte 5 travées égales de 35,50 m de portée, donnant une ouverture totale de 177,50 m.

On dispose de peu d'informations techniques sur le pont initial construit en 1863 par la compagnie du PLM : il s'agissait d'un pont en maçonnerie de cinq arches.

L'ouvrage, reconstruit en 1872 après la guerre de 1870, se composait de deux tabliers métalliques à deux voies, à poutres latérales continues à treillis en croix de Saint-André.

Après les bombardements alliés de 1944 (), « la reconstruction du pont a commencé par le tablier amont, entièrement édifié en acier (établissement d'un pont à poutres par-dessous composé de 8 poutres à âme pleine - 4 poutres par voie - supportant une dalle en béton armé) ; la reconstruction du tablier aval a eu lieu en 1952 (tablier à poutres à treillis en croix de Saint-André). »

Galerie

Pont d'Athis-Mons - 3 avril 1871, aval.

Bibliographie

Notes et références

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), « [745/1] Paris-Bercy - Malesherbes », p. 92.
  2. « Pont sur la Seine à la hauteur d'Athis-Mons », notice no IA91000549, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Bernard Lecoy, « Chemins de fer et déplacements autour de Paris pendant la crise de 1870-1871 », Revue d’histoire des chemins de fer, no 31,‎ , p. 181-200 (DOI /10.4000/rhcf.698, lire en ligne, consulté le )
  4. L'aventure de la grande ceinture, p. 110, par Bruno Carrière et Bernard Collardey, 2002, Éditions La Vie du Rail.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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