Prise d'Ain Maatouf (1925)
La Prise d'Ain Maatouf, aussi nommé Bataille d'Ain Maatouf (en arabe : معركة عين معطوف) dans l'historiographie marocaine, est l'invasion et la prise du camp militaire français du village d'Ain Maatouf, chez la tribu Hyayna, dans la région de Taounate par les Moujahidins Rifains et Hayyanis, qui va découlé sur un massacre de tous les officiers français du camp lors de la Guerre du Rif.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Ain-Maatouf, Province de Taounate, Maroc |
| Issue |
Victoire des tribus
|
Première Tentative de reprise |
Batailles
- Dhar Ubarran (1921)
- Sidi Brahim (1921)
- Sidi Bouyane (1921)
- Igueriben (1921)
- Anoual (1921)
- Massacre de Dar El Kebdani(1921)
- Melilla (1921)
- Dar Hamed (1921)
- Kert (1921-1922)
- Tizzi Azza (1923)
- Tifarouine (1923)
- Agdoz (1923)
- Tétouan (1923)
- M'ter (1924)
- Sidi Messaoud (1924)
- Bouadel (1924)
- Chefchaouen (1924)
- Tazrout (1925)
- Zaezae (1925)
- Ain Maatouf (1925)
- Ouergha (1925)
- Kiffane (1925)
- Peñón de Alhucemas (1925)
- Cudia Tahar (1925)
- Hassi Medlam et Hassi Ouenzga (1925)
- Issoual (1925)
- Al Hoceima (1925)
- Ajdir (1925-1926)
- Dar Raïd (1926)
- Río Martín (1926)
- Taghzout (1927)
Contexte
À la suite de la « pacification » des tribus du Nord de Fès, le camp militaire d'Ain Maatouf est fondé en pour surveiller la région, éprise de nombreuses révoltes et attaques contre les troupes françaises. La région d'Ain Maatouf connait déjà plusieurs troubles et attaques, qui vont se renforcer avec l'entrée en guerre des rifains avec les français, à la suite de la venue en aide de la France à l'Espagne durant la guerre du Rif[1].
Déroulement
Les troupes rifaines, déjà autour du camp, vont le , avec des membres de la tribu Hyayna les ayant rejoints voulant apporter leur aide. Ces derniers vont alors encercler le camp « comme un bracelet autour du poignet », profitant des pentes rocheuses autour du camp. La nuit fût longue et les troupes françaises tenta de se défendre à coups de canon, faisant cinq morts dans les rangs des rifains. À l'aube, les Moujahidins déferlant sur le camp, via des grenades et enjambent les barbelés et autres protections du camp, semant la terreur parmi les garnisons françaises et laissant alors la main mise aux moujahidins (nommés ainsi dans l'historiographie marocaine) qui vont prendre contrôle du camp, point majeur durant la grande Bataille de l'Ouergha aux français. Les troupes françaises présentent seront massacrés par les rifains et les hayyanis, dont un seul soldat arrivera à fuir[2]. Une soixantaine d'autres prisonniers vont être fait et envoyé dans l'arrière camp de Ghafsaï aux mains de la République du Rif[3].
Première tentative de reprise
Dans une tentative de reprise du camp le , un simple soldat, Louis Berger, avec 18 tirailleurs sénégalais essayera de récupérer le camp, mais un accrochage arrive et une confrontation avec les troupes tribales se produit, ce qui causera la mort du soldat et des 18 tirailleurs dont les cadavres seront retrouvés plusieurs mois après[4],[5].
Suite
Les troupes de la République du Rif finiront par perdre le camp, récupéré et sécurisé à nouveau par plusieurs expéditions françaises telles que les expéditions menées par le Commandant Richard vers [6], mais surtout celles menées sous le commandement du Général Nogues, qui va lutter durant tout l'été et l'automne 1925 pour dégager les rebelles de la zone d'Ain Maatouf, Qalaa des Sless et d'Ain Aicha[7].
Notes et Références
- ↑ L. Voinot, Sur les traces glorieuses des pacificateurs du Maroc, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-402-18265-2, lire en ligne)
- ↑ (ar) معلمة المغرب - 11 (Encyclopédie du Maroc, tome 11) (lire en ligne), p. 3646
- ↑ (ar) أحمد البوعياشي, حرب التحرير الريفية 2 (lire en ligne), p. 369
- ↑ Jean Saulay, Histoire des goums marocains (1) : 1908-1956, FeniXX, (ISBN 978-2-402-38076-8, lire en ligne), p. 161
- ↑ Roger Spilmont, Les sept flammes, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-402-21862-7, lire en ligne)
- ↑ « La Dépêche de Constantine : journal politique quotidien », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ (ar) Ibrahim Boutaleb, وليام هو يستطن الحماية الفرنسية بالمغرب بين الأوج والأفول تحت قيادة الجنرال نوكيس 1943-1936, المملكة المغربية جامعة محمد الخامس منشورات كلية الآداب والعلوم الإنسانية بالرباط سلسلة نصوص و اعمال مترجمة رقم 10, 2001- 2002. (ISBN 978-9981-59-057-1, lire en ligne), p. 46
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