Prison de Can Sales
Presó de Can Sales • Prisión de Can Sales
| Prison de Can Sales (ca) Presó de Can Sales (es) Prisión de Can Sales | ||
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| Localisation | ||
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| Pays | ||
| Communauté autonome | ||
| Localité | Palma | |
| Quartier | Can Sales | |
| Coordonnées | 39° 34′ 15″ nord, 2° 38′ 34″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Palma de Majorque
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| Architecture et patrimoine | ||
| Construction | ||
| Démolition | ||
| Installations | ||
| Type | Bâtiment, prison pour femmes (en) et prison | |
| Fonctionnement | ||
| Date d'ouverture | ||
| Opérateur(s) | ||
La prison de Can Sales (en catalan : presó de Can Sales, en espagnol : prisión de Can Sales), connue également sous son nom de Les Germanetes (en espagnol : Las Hermanitas[1], en français : Les Petites sœurs), est une ancienne prison pour femmes des îles Baléares.
Située sur l'île de Majorque, dans la ville de Palma, elle est créée par les nationalistes pendant la guerre d'Espagne, puis continue à fonctionner quelques années sous la dictature franquiste[2].
Histoire
Guerre d'Espagne
Lorsqu'éclate la guerre d'Espagne, aucune prison pour femmes n'existe. Les nationalistes, après leur prise de pouvoir à Majorque en 1936, ont besoin, au cours de la terreur blanche, d'un lieu spécifiquement dédié aux femmes. En effet, la prison provinciale de Majorque ne parvient à gérer l'arrivée des républicains arrêtés durant la répression. Ils choisissent un hôpital créé en 1876, géré par la congrégation religieuse des Petites Sœurs des pauvres. La nouvelle prison dépend administrativement de la prison provinciale, mais reste dirigée par un directeur dédié, membre de la Phalange, et de deux surveillantes[3]. Pendant le conflit, plus d'une centaine de femmes sont incarcérées.
Après-guerre
Lorsque le dictateur Franco prend le pouvoir en 1939, après la défaite de l'Armée populaire de la République, Can Sales devient une prison à part entière[4]. Ainsi, durant l'été 1940, plus de 500 femmes républicaines, provenant de l'île de Minorque, de la ville de Gérone, de la prison pour femmes de Ventas de Madrid ou encore de la prison centrale de Saturraran[5], au Pays basque, sont dirigées vers la prison de Can Sales. L'organisation des Petites Sœurs des pauvres gère la prison[1], qui, en 1942, incarcère 940 détenues politiques[3]. Leur objectif est d'obliger les prisonnières à se convertir au catholicisme, comme le fut Matilde Landa[6],[7], ou à le respecter si elles sont baptisées.
Pour des raisons sanitaires, la prison de Can Sales ferme définitivement le .
Les détenues sont alors dirigées vers les prisons franquistes pour femmes d'Amorebieta ou retournent à celle de Saturraran au Pays basque[3].
Postérité
- Le site de la prison, démolie depuis, est situé au numéro 14 du carrer de Can Sales (rue de Can Sales), de la ville de Palma[1].
- En 2021, le Gouvernement des îles Baléares appose des plaques commémoratives pour la mémoire des prisonnières[8].
- Une plaque commémorative est également apposée sur la façade de la bibliothèque de Can Sales (ca), par la mairie de Palma[9].
Détenues célèbres
- Les cinq Roges des Molinar :
- Catalina Flaquer (1876-1937)
- Antònia Pascual Flaquer (1911-1937)
- Aurora Picornell (1912-1937)
- Maria Pascual Flaquer (1914-1937)
- Belarmina González Rodríguez (1914-1937)
- Maria Vaquer Moll (1902-1982), modiste et féministe baléare;
- Margalida Roig Colomar , syndicaliste[3],[10]
- Matilde Landa, dirigeante communiste, qui s'y suicide par défenestration en 1942[11],[12].
- Argentina Rubiera (1914-2007);
- Maria Pellico Remis, collègue de Matilde Landa;
- Julia Manzanal Pérez, commissaire du Cinquième régiment;
- Les institutrices Josefa García Segrety[13] et Luisa Riera Muñiz[5],[1],[14].
Voir aussi
- Condition des femmes en Espagne
- Prison pour femmes de Ventas (Madrid)
- Prison de Reina Amàlia (Barcelone)
- Prison pour femmes de Les Corts (Barcelone)
- Prison pour femmes d'Amorebieta (Pays basque)
- Prison centrale de Saturraran (Pays basque)
- Prison de Les Oblates de Tarragone de Tarragone (Tarragone)
Notes et références
- « NATXA POMAR. LAS HERMANITAS », Es Baluard Museu (consulté le )
- ↑ (es) « El dolor de las presas de Franco en Can Sales », (consulté le )
- David Ginard i Féron, « Entre el castigo y la redención. Las mujeres encarceladas en las Islas Baleares (1936-1943) », Studia Historica, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Presas de Franco, « Presas de Franco. Las galeras de mujeres », foromemoriacordoba, (lire en ligne
[PDF], consulté le )
- Esther Ballesteros, Nicolás, « Las mujeres antifascistas violadas, chantajeadas por la Iglesia y obligadas a ingerir aceite de ricino », elDiario.es, (consulté le )
- ↑ Nicolás, « Matilde Landa, la dirigente comunista forzada a bautizarse y que acabó suicidándose en una cárcel franquista », elDiario.es, (consulté le )
- ↑ (ca) dBalears, « Palma i Badajoz homenatgen Matilde Landa simultàniament », (consulté le )
- ↑
- ↑ (ca) F. M. R, « La biblioteca Can Sales, de casal amb llibres a casal de llibres », sur Ara Balears, (consulté le )
- ↑ « Evolución histórica del Feminismo en las Baleares en los siglos XX y XXI », Universitat de Les Illes Balears, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ manuelaguilerapovedano, « Las últimas horas de Matilde Landa », Tejiendo Historia, (consulté le )
- ↑ « La "oficina de penadas" de Matilde Landa - Cárcel de Ventas », (consulté le )
- ↑ Fernando Hernández Holgado, « ABAJO LAS DICTADURAS: Las cartas de Josefa García Segret », Memòria antifranquista del Baix Llobregat, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Carmen Requejo Sánchez, Una maestra republicana represaliada: Luisa Riera Muñiz, Oviedo, Trabe, (ISBN 9788419358622)
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