Prix Nelly-Sachs de traduction littéraire
| Prix Nelly Sachs de traduction littéraire | |
| Situation | |
|---|---|
| Création | 1988 |
| Type | Prix littéraire |
| Siège | Strasbourg, France |
| Langue | français |
| Organisation | |
| Effectifs | 7 membres du Jury |
| Organisations affiliées | Association Capitale Européenne des Littératures (EUROBABEL) |
| Site web | http://www.prix-nelly-sachs.com |
Le Prix Nelly-Sachs de traduction littéraire est décerné chaque année depuis 1988 à un traducteur en langue française d’un recueil de poèmes, quelle qu’en soit la langue d’origine.
La remise du Prix a lieu au printemps, généralement à l’occasion du Marché de la poésie.
Le Prix de traduction Nelly-Sachs a été fondé à l’initiative de Maurice Nadeau, directeur de la Quinzaine Littéraire. Il compte parmi les prix associés des Grands Prix Littéraires de Strasbourg, notamment le Prix Européen de Littérature.
Objectifs
Le Prix Nelly-Sachs de traduction littéraire a pour objectif de mettre à l’honneur le travail des traducteurs œuvrant pour la découverte de grands textes poétiques issus des langues du monde entier.
Seule est prise en compte la qualité du travail. Le Prix peut donc être décerné à un traducteur de poésie renommé comme à un débutant.
Il a été attribué depuis son origine grâce à la générosité de Julia Tardy-Marcus, compatriote et amie de Nelly Sachs. Le Prix Nelly-Sachs est un hommage à cette grande poétesse, rescapée des camps de concentration, qui a obtenu le prix Nobel de littérature en 1966.
Membres du jury
Le jury du Prix Nelly-Sachs est composé de traducteurs, d’universitaires, d’écrivains et d’éditeurs. Tous sont traducteurs, et tous ont particulièrement pratiqué la traduction de poésie.
Le jury du Prix Nelly Sachs de traduction littéraire comprend sept membres :
- Laurence Breysse-Chanet - traductrice, universitaire
- Laurent Cassagnau - traducteur, universitaire
- Michèle Finck - poétesse, traductrice
- Patrick Hersant - traducteur, universitaire
- Jean-Baptiste Para - poète, traducteur
- Patrick Quillier - poète, traducteur, universitaire
- Michel Volkovitch - écrivain, traducteur, éditeur
Le jury du Prix Nelly-Sachs a longtemps été présidé par Anne Minkowski, tandis que le secrétariat du jury était confié à Jean-Yves Masson. Autres anciens membres du jury : René de Ceccatty, Sika Fakambi, Hélène Henry-Safier, José Kany-Turpin.
Le secrétariat du jury est actuellement assuré par Michel Volkovitch.
Liste des lauréats
- 1988 : Maurice Regnaut, pour la traduction de l’allemand de Mausolée, de Hans Magnus Enzensberger (Alinéa)[1].
- 1989 : Jean-Baptiste Para, pour la traduction de l’italien de L’océan et l’enfant, de Giuseppe Conte (Arcane 17).
- 1990 : Jean-Yves Masson, pour la traduction de l’allemand d’Avant le jour, de Hugo von Hofmannsthal (La Différence)
- 1991 : Nata Minor, pour la traduction du russe d’Eugène Oniéguine, d’Alexandre Pouchkine (Le Seuil), et Didier Lamaison, pour la traduction du portugais (Brésil) de Poésie, de Carlos Drummond de Andrade (Gallimard).
- 1992 : Jacques Ancet, pour la traduction de l’espagnol de Nostalgie de la mort, de Xavier Villaurrutia (José Corti) et de Mandorle (Unes) et d’Au dieu sans nom, de José Ángel Valente (José Corti).
- 1993 : José Kany-Turpin, pour la traduction du latin de De la nature, de Lucrèce (Flammarion).
- 1994 : Alain Suied, pour l’ensemble de son œuvre de traducteur.
- 1995 : Philippe Giraudon, pour la traduction de l’italien de Jeune est le temps, de Lalla Romano (La Différence).
- 1996 : Michel Volkovitch, pour la traduction du grec de Le temps des vaches maigres, de Dinos Christianopoulos (Desmos/Cahiers grecs).
- 1997 : Emmanuel Moses, pour la traduction de l’hébreu d’Un amas dans la nuit, de David Vogel (Métropolis).
- 1998 : Michel Chandeigne, pour la traduction du portugais de La condescendance de l’être, de Nuno Júdice (Le Taillis pré), et de Le cycle du cheval, d’António Ramos Rosa (Gallimard).
- 1999 : Dominique Grandmont, pour la traduction du grec de Poèmes, de Constantin Cavafy (Gallimard).
- 2000 : Isabelle de Gastines, pour la traduction du persan de Sept portraits, de Nezâmi (Fayard).
- 2001 : Michel Orcel, pour la traduction de Roland furieux, de l’Arioste (Le Seuil).
- 2002 : Prix non décerné.
- 2003 : Bruno Gaurier, pour la traduction de l’anglais de Poèmes, de Gerard Manley Hopkins (Décaèdre).
- 2004 : Dominique Le Buhan et Eryck de Rubercy, pour la traduction de l’allemand de Maximin, de Stefan George (Fata Morgana).
- 2005 : Patrick Hersant, pour la traduction de l’anglais de L’étrange et le connu et de La lucarne, de Seamus Heaney (Gallimard).
- 2006 : Charles-Henri de Fouchécour, pour la traduction du persan du Divân, de Hafez (Verdier).
- 2007 à 2009 : Prix non décerné.
- 2010 : Laurence Breysse-Chanet, pour la traduction de l’espagnol du Don de l’ébriété, de Claudio Rodríguez (Arfuyen).
- 2011 : André Markowicz, pour la traduction du russe du Soleil d’Alexandre, d’Alexandre Pouchkine (Actes Sud).
- 2012 : Danièle Robert, pour la traduction de l’italien de Rime, de Guido Cavalcanti (Vagabonde).
- 2013 : Brigitte Gautier, pour la traduction du polonais de Monsieur Cogito, de Zbigniew Herbert (Le bruit du temps).
- 2015 : Jacques Demarcq, pour la traduction de l’anglais de Dans l’hiver des villes, de Tennessee Williams (Seghers).
- 2016 : Véronique Lossky, pour la traduction du russe de Poésie lyrique (1912-1941), de Marina Tsvetaïeva (Les Syrtes).
- 2017 : Marie Cosnay, pour la traduction du latin des Métamorphoses d’Ovide (L’Ogre).
- 2018 : Jean-Claude Schneider, pour la traduction des Œuvres poétiques d’Ossip Mandelstam (Le bruit du temps / La Dogana).
- 2020 : Julien Lapeyre de Cabanes et Alexandre Pateau pour la traduction de l’allemand des Variations de la citerne, de Jan Wagner (Actes Sud).
- 2021 : Stéphane Michaud, pour la traduction de l’allemand d’Attraction terrestre, de Wulf Kirsten (La Dogana)[2].
- 2022 : François Dominique et Serge Gavronsky, pour la traduction de l’anglais de A, de Louis Zukofsky (Nous), et Max de Carvalho, pour la traduction du portugais de La muse irrégulière, de Fernando Assis Pacheco (Chandeigne).
- 2023 : Irène Gayraud, pour la traduction de l’espagnol de Pressoir, de Gabriela Mistral (Unes)[3].
- 2024 : Hoa Hôï Vuong, pour la traduction de l’anglais de L’œuvre poétique de Dylan Thomas (Arfuyen).
Notes et références
- ↑ « Prix de traduction Nelly Sachs - Les lauréats », sur prix-nelly-sachs.com (consulté le )
- ↑ « Le prix de traduction poétique Nelly-Sachs 2021 », 29/2/2022 (consulté le ).
- ↑ « Irène Gayraud lauréate du prix Nelly-Sachs de traduction 2023. », sur lacontreallee.com, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Une présentation et des informations détaillées sur les lauréats du prix de traduction Nelly Sachs sur le site du Prix Européen de Littérature
- l'Association ATLAS: prix littéraires de traduction
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