Pyramide d'Ânkhésenpépi III
| Commanditaire | |
|---|---|
| Hauteur |
15,72 m |
| Base |
15 m |
| Temple funéraire |
un à l'est |
| Pyramides satellites |
une à l'est |
La pyramide d'Ânkhésenpépi III (appelée aussi Ânkhnesmérirê III), épouse de Pépi II, a été découverte par la mission archéologique française de Saqqâra dirigée par Audran Labrousse entre 1980 et 1990. On l'a localisée autour du complexe funéraire de Pépi Ier.
Le complexe
Le complexe d'Ânkhésenpépi III se trouve à l'est de la pyramide et est inclus dans l'enceinte où se trouve aussi la pyramide d'Ânkhésenpépi II qui est située immédiatement au sud. Le complexe de la reine occupe la plus petite surface de la nécropole de la famille royale, encadré à l'ouest par la limite de cette nécropole, à l'est et au sud par le complexe de la reine Ânkhésenpépi II, et au nord par des installations cultuelles des particuliers[1].
Le temple funéraire de la reine se limite au strict nécessaire pour l’exercice du culte funéraire. Il ne comprend que la partie la plus intime d’un temple funéraire traditionnel, réduite à trois salles seulement. On accède à l’ensemble par une porte percée dans l’angle nord-est du mur d’enceinte nord, précédée de deux petits obélisques. Dans cet espace restreint, le temple intime est aménagé à l’est, contre le flanc de la pyramide. Il se compose d’une enfilade de deux pièces conduisant à la salle des offrandes. Enfin, au sud-est de la pyramide de la reine, une petite cour abrite en son centre une pyramide satellite[1].
La pyramide
À cause des pillages, la pyramide d'Ânkhésenpépi III est très ruinée. Elle mesure à la base 15,72 mètres (soit 30 coudées royales) et sa hauteur était d'à peu près quinze mètres. Ses appartements funéraires sont décorés de façades de palais autour du sarcophage et d’un bandeau de texte présentant ses titres[1].
Datation
Yannis Gourdon estime que la pyramide a été construite peu après le règne de Pépi II après la pyramide d'Mérititès II et après les trois pyramides des reines entourant le complexe funéraire de Pépi II[2].
Notes et références
- « MAFS »
- ↑ Gourdon 2016, p. 299.
Bibliographie
- Yannis Gourdon, Pépy Ier et la VIe dynastie, Paris, Pygmalion, , 429 p. (ISBN 978-2-7564-0558-2 et 2-7564-0558-2).
- Portail de l’archéologie
- Portail de l’Égypte antique