Qamar-ol-Moluk Vaziri

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قمرخانم سید حسینخان, QamarKhanoum Seyyed HosseinKhan |
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Qamar-ol-Molouk Vaziri, en persan : قمرالملوک وزیرى, appelée communément Qamar (mot arabe pour la lune) est une chanteuse iranienne célèbre, née en 1905 et morte en 1959. Elle était considérée comme la «reine» de la musique classique persane. Elle est aussi la première chanteuse à oser abandonner le hijab pour se produire tête nue face à un public d'hommes[1].
C'était une mezzo-soprano, vénérée pour sa maîtrise du répertoire de la musique vocale persane (radif) et ses interprétations sensibles[2].
Son parcours
Elle est née en 1905 à Takestan, en Iran. Sa mère est morte de fièvre typhoïde alors qu'elle n'avait qu'un an et demi. Elle a ensuite perdu son père, et sa grand-mère est devenue son tuteur légal. Cette grand-mère, Molla 'Khayr-ol-Nesa était une chanteuse reconnue, mise à contribution, notamment, dans des cérémonies de la cour du Nasseredin Shah, et dans des cérémonies religieuses évoquant le martyre des chiites à la bataille de Kerbala.
Elle accompagne sa grand-mère dans ses différents récitals[3],[4].
Elle chante et se produit à son tour. Très appréciée dans les années 1920, elle n'hésite pas à se produire tête nue devant les publics masculins, à une époque où les mollah ne toléraient pas les femmes sans voile dans la rue ou dans une assistance. Elle est menacée, insultée, mais elle tient bon[5]. Elle est la première Iranienne, en 1927, à être enregistrée et diffusée à la radio[6]. Vazirizāda est un nom d'artiste qu'elle choisit en l'honneur d'un musicien, et théoricien de la musique, 'Ali-Naqi Vaziri'[2], auteur d'une réforme de la musique en Iran, qui a permis aux femmes de participer à la vie musicale[6]. Elle reprend les chansons politiques du constitutionnaliste ‛Aref Qazvini. Sa chanson Jomhuri (« République ») est interdite par Reza Shah[7].
Elle arrête de chanter en 1956 après 30 ans d’interprétations de chansons et après avoir collaboré avec bien des auteurs-compositeurs et poètes de l'époque. Malgré sa popularité, elle vit pauvrement d'une pension versée par la radio nationale[8]. Elle est morte en 1959 à Shemiran, Téhéran, et est enterrée au cimetière Zahir o-dowleh.
Son succès ouvre la voie à d'autres chanteuses comme Ruh Angiz, Delkash (en), Parvane Khatareh (en), et Parissa[8].
Voir aussi
Notes et références
Notes
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Qamar-ol-Molk Vaziri » (voir la liste des auteurs).
Références
- ↑ (en) Alexis Petridis, « Rocking the casbah: the gig of a lifetime that put Iranian women back on stage », The Guardian, (lire en ligne)
- (en) Erik Nakjavani, « Qamar-al-Moluk Vaziri », sur Encyclopedia Iranica
- ↑ (fa) « قمر هنرمندی بزرگ و مردمی », sur Banoo Ghamarol Molooke Vaziri
- ↑ (fa) « بر ابریشم صدایش نقش هزاردستان می خواند. »
- ↑ Jean-Pierre Perrin, « Le chant des Iraniennes en quête de voie », Libération, (lire en ligne)
- (en) Rob Simms et Amir Koushkani, The Art of Avaz and Mohammad Reza Shajarian: Foundations and Contexts, Bloomsbury Publishing USA, (ISBN 979-8-7651-8386-1, lire en ligne), p. 124
- ↑ Simms et Koushkani 2012, p. 121
- Simms et Roushkani 2012 p. 125
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- QAMAR-AL-MOLUK VAZIRI, Encyclopædia Iranica
- A moon in the sky of Iranian music (BBC Persian)
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